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JACQUES LUCCHESI EN FORME!

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Signalons à nos aimables lecteurs la parution de deux nouveaux livres, de la main de notre ami marseillais Jacques Lucchesi (qui a évoqué mes propres ouvrages): un recueil de nouvelles érotiques publiées chez Douro, dans la collection dirigée par Jacques Cauda, et un essai autour de l’antispécisme (anti-antispéciste, si l’on veut, donc, in fine, spéciste), cette fois aux éditions de Paris. On trouvera la description et les liens ci-dessous. Précisons également que Jacques Lucchesi dirige depuis plusieurs années les éditions phocéennes du Port d’Attache.

Éditions du Port d’Attache (editionsduportdattache.blogspot.com)

L’animal serait-il devenu notre alter-ego ? Pour les antispécistes, il faudrait ouvrir en grand les
portes des zoos, attribuer aux animaux des droits subjectifs et, bien entendu, s’abstenir de les
consommer jusque dans leurs productions naturelles : les fourrures, bien sûr, mais aussi la laine et le
cuir, sans oublier les œufs, le miel et la soie, tous produits issus de la domestication.
Ainsi pourquoi ne pas envisager d’expérimenter de nouveaux médicaments sur des
handicapés et des comateux plutôt que sur des rats, des chiens et des singes en parfaite santé
comme le préconisent certains ? Ou, selon d’autres, déculpabiliser la zoophilie lorsqu’elle est
librement consentie ! Pour ces gens-là, l’animal serait un homme comme les autres et sa libération
s’inscrirait dans un processus politico-social, tout comme l’antiracisme et le féminisme.
Un projet qui n’est pas seulement chimérique, mais aussi pernicieux et dangereux pour
notre société. Il avalise l’idée qu’il n’y a qu’une différence de degré entre l’homme et l’animal, lequel
mériterait de jouir des mêmes droits que l’être humain. En jouant sur la corde sensible et en
instrumentalisant les émotions liées à la condition animale, ce discours attaque la civilisation
occidentale qu’il charge de tous les maux. En oubliant qu’il en est le pur produit.
et ouvrage, entre l’essai et le pamphlet, veut démonter les arguments de l’idéologie antispéciste,
mais aussi ceux du véganisme, de la collapsologie et de l’écologie radicale. Sans nier la
nécessité d’améliorer le sort des animaux dans notre société, l’auteur rappelle que le monde humain
s’est bâti sur la différence homme-animal. Et qu’il vaudrait mieux maintenir la part d’altérité des
animaux plutôt que de vouloir les humaniser à tout prix.

L’auteur
————————————————————————
Né en 1958, Jacques Lucchesi s’est rapidement tourné vers le
journalisme et la critique d’art après des études de philosophie et
d’écologie humaine. Il est, parallèlement, l’auteur d’une œuvre
éclectique et abondante (recueils de poèmes et de nouvelles, essais
littéraires et philosophiques). Depuis longtemps intéressé par le théâtre,
il a adapté Les dialogues avec Leuco de Cesare Pavese et publié une
pièce aux éditions ETGSO, Les monologues de l’Homme-Serpent
(2011), créée à Marseille en 2008.

(Présentation sur le site de l’éditeur).

Peut-on encore écrire et publier des textes érotiques en 2020 ?
Peut-on, bien modestement, essayer de s’inscrire dans une tradition littéraire qui a, depuis longtemps, ses lettres de noblesse en France ? Il serait facile de répondre oui et pourtant, ces questions peuvent se poser en cette époque de passions tristes ; à l’heure où notre société est laminée par une vague de censure et de puritanisme d’une rare violence, conséquence du politically correct américain. Un coup d’oeil sur les murs de nos villes, de plus en plus réquisitionnés par les néo-féministes, suffit à comprendre que la chasse à l’homme est ouverte, que ses désirs sont de plus en plus condamnés et repoussés dans le champ de la perversion. En ce sens les nouvelles rassemblées dans cet ouvrage n’échappent pas à une intention polémique. Elles expriment, à travers leurs différents canevas, une révolte contre cet état de choses étouffant.
Car l’érotisme de Jacques Lucchesi ne fait pas dans la dentelle. Il prend sa source dans les bas-fonds de la psyché humaine, là où le sexe et l’argent forment un couple indissociable, où la frustration et la rêverie onaniste débouchent sur des situations fortement transgressives. Ici les femmes profitent des hommes autant qu’ils profitent des femmes. Chacun se sert avant d’être servi dans un sempiternel jeu de dupes où seule règne la loi du désir, où la faim (de l’autre) justifie tous les moyens pour l’assouvir — et l’asservir.
Point n’est besoin d’être devin pour comprendre que cet éloge du libertinage ne fera pas l’unanimité chez celles et ceux qui ouvriront ce livre. Car l’auteur, selon le mot du prince de Ligne, préférera toujours « les époques de catins aux époques de Catons ».
JL

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