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BLOGORAMA 25: « KATATSUMURI NO YUME »

   Collègue et amie, Sandra B. anime un blog au nom compliqué, pour nous Européens, mais riche et varié.  Historienne de formation, comme précisé ci-dessous, et japonisante invétérée, la jeune journaliste mêle articles sur la gastronomie, sur la mode, ou encore sur la littérature et l’art, avec une préférence marquée pour la culture nippone. À consommer, donc, sans modération! Mais laissons la parole à la principale intéressée.

sans-titre

   Le 13 août 2010, le petit Katatsumuri No Yume est sorti de sa coquille numérique pour parler culture, lifestyle et pop culture. Mais, avant de parler de sa croissance, je voudrais revenir sur sa genèse. Tout d’abord le nom : Katatsumuri No Yume qui signifie « Le Rêve de l’Escargot », mais avec la grammaire japonaise qui ne précise pas le nombre, on peut aussi dire le Rêve des Escargots, ou les Rêves des Escargots. J’aime bien cette idée de multiplicité et de flou et, à l’époque, je ne connaissais pas la symbolique de l’escargot en psychanalyse, mais finalement c’est un bon choix je pense.
   Quand j’ai lancé ce blog, je n’avais pas de ligne éditoriale précise, d’ailleurs je pense que je n’en ai toujours pas mais je voulais juste parler de ce qui m’intéressait, de la culture dans tous les sens avec des expositions, des animes, des mangas, des décryptages de tableaux et un peu tout ce qui me passe par la tête. A l’époque, j’écrivais mon premier mémoire de master d’histoire, j’avais besoin d’un espace d’expression plus libre et de délier ma plume loin de la sphère universitaire.
   Après sept ans passés à grandir ensemble, j’ai vu, à de multiples reprises, le Katatsu prendre son envol puis retourner hiberner dans sa coquille, n’ayant pas pu le nourrir régulièrement. Mais aujourd’hui, l’envie et les possibilités de partage sont plus grandes et je suis ravie de voir les réactions de mes lecteurs. Un cercle vertueux s’installe attisant ma curiosité, ma confiance en moi et ma volonté d’ouverture.

Katatsumuri no Yume, le blog

BLOGORAMA 24: « HOUELLEBECQ AU MILIEU DES GOUFFRES HUMAINS »

…. Où nous retrouvons Michel Houellebecq! Un blog fort intéressant, glané au hasard de mes pérégrinations électroniques, et concocté par une doctorante du Québec. Beaucoup d’articles très riches autour de l’écrivain français le plus célèbre de son temps. Je reproduis ci-dessous l' »A-propos ». Comme toujours, le site sera référencé dans mon propre blogroll (sites amis), et je mets le lien à la fin du résumé.

Soumission

 

   Isabelle Dumas est doctorante à L’Université de Montréal en littératures de langue française en cotutelle avec Paris 3-Sorbonne Nouvelle. Elle est également chargée de cours à l’U. de Montréal depuis 2013. Ses études doctorales portent sur l’oeuvre de Marcel Proust (voir http://www.marcelproustrecherche.wordpress.com) et sont financées par le FRQSC. Elle est spécialiste des romans de Houellebecq (M.A. de l’Université du Québec à Rimouski, études financées par la bourse Joseph-Armand-Bombardier du CRSH), est auteure d’un roman (Disloc) ainsi que de quelques nouvelles, et s’intéresse de près à la création littéraire. Elle a donné des conférences sur Proust et Houellebecq à Rimouski, à Montréal et à Longueuil, et a participé à plusieurs colloques au Québec et en France où elle a présenté des communications sur Proust et Houellebecq. Elle a publié des articles et des comptes rendus dans des ouvrages collectifs (coll. Classiques Garnier) et dans des revues (dont Histoires littéraires, @nalyses et Découvrir). Elle est aussi depuis 2013 responsable bénévole du comité des expositions du Groupe de peintres Alizarin, fondé en 1984. Elle est curieuse, fonceuse, et engagée à faire vivre, dans la mesure de ses moyens, la littérature.
« Houellebecq au milieu des gouffres humains » est un blogue, créé en juillet 2013, entièrement consacré à l’écrivain français. Il propose des analyses, des actualités, des critiques d’ouvrages, des citations commentées, des photos (dont des clichés inédits) ainsi que des liens vers des entrevues avec l’auteur, des articles de presse, etc. (rubrique « Blogroll »).
Courriel : isadumas.udem@gmail.com

BLOGORAMA 23: « LECTURES INDÉLÉBILES, ÉCRITURES VAGABONDES »

  Nous revenons enfin avec un nouveau « Blogorama », cette série autour des blogs littéraires et culturels. Pour ce numéro 23, laissons la parole à une fidèle lectrice, elle aussi sur WordPress.

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« Indélébiles ? » Indéfectibles, radiations, marques a-in-temporelles…

« Vagabondes? » Itinérance des mots, errance, nomadisme, méditations contemplatives…

Lecture, seconde nature

Toujours été insatiable, accrochée aux livres …

Ne me proposez pas de liseuse, j’y suis assez réfractaire (non pas que je sois rétive à la technologie), simplement, je lui préfère le contact soyeux, la texture, la prise en main, les odeurs de cuir et de papier, quitte à s’encombrer de P.A.L, autant qu’elles pèsent ! Certains d’ailleurs, portent les stigmates des relectures.

Intarissable aussi…

Je pourrai en parler des heures…Seul mot d’ordre de l’éclectisme, varier les tons et les styles (romans, science-fiction, poésie, théâtre, essais, bandes dessinées, classique ou contemporain…) selon les humeurs.

Je peux m’alanguir des heures (des éternités même !) en bibliothèques, librairies, salons, marchés d’occasion, ce qui me permet de fouiner, de découvrir de petites pépites

.Je me sens alors l’âme d’un chercheur d’or…Elles se révèlent avec une 4ème de couverture, un titre,un auteur,des couleurs, et même, le simple… hasard.

Ce blog est l’occasion de partager des moments de lectures et d’écritures, alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou expériences.

« Lectures indélébile, écriture vagabonde », blog (cliquer sur le lien)

 

BLOGORAMA 22: « L’AUTOBUS » DE FABRICE MARZUOLO

   autobus

   Écrivain volontiers frondeur, à une époque où le politiquement correct dissout, trop souvent, la parole littéraire, Fabrice Marzuolo a créé il y a déjà quelques temps la micro-revue poétique L’autobus, petit fanzine en format à l’italienne accueillant des auteurs très différents, tels Marc Bonetto, ou Xavier Frandon. Pas d’expérimentation tout azimuts, de hurlements de gorets ou de mots étalés partout sur la page, ni de haïkaï benêts en langue régionale: juste des textes sensibles, généralement vrais, parfois violents. L’objet s’acquiert sur simple envoi de timbres, à l’adresse indiquée sur le blog. Mais laissons la parole à l’intéressé lui-même:

Ça a débuté comme ça :
En 2011, avec pour thème Louis Ferdinand Céline
Puis il y a eu le numéro 2, l’Est de la France, avec un invité : Gilles Ortlieb.
Ensuite, un numéro spécial « revuiste » avec :
Cathy Garcia de la revue Délit de poésie
Patrice Maltaverne de Traction Brabant
Jean-Paul Lesieur (Comme en poésie)
Eric Dejaeger de Microbe  (Belgique)
Claude Vercey (les Polder, Décharge et Gros Textes)
Jacques Morin (dit Jacmo, de la revue Décharge)
Jean-Paul Morin (La Cave Littéraire)
A partir du numéro 11, la revue change de format (de A5 au A6, format paysage)

Les thèmes sont proposés pour être évités ou pas, selon l’inspiration de chacun. C’est avec le numéro 10, tant qu’à pousser le bouchon, que j’ai associé le thème avec le numéro, souvent à se tirer les cheveux, par exemple : le 10, c’est hé dix Constantine ; le 11, c’est l’aragne, alias Louis XI ; 12, les douze travaux d’Hercule ; 13, 13 à table, avec un clin d’œil à Louis Ferdinand Céline, et l’invité Jean-Paul Louis, des éditions du Lérot ;
14, la guerre de 14, etc.

   Il n’y a pas de formule d’abonnement, tout repose sur les échanges (timbres, plaquettes, vélos, gâteaux, avions, bretelles, pavillons, rien, etc.).

   Et ça continue, même si le moteur tousse, après tout, bien des poètes battent des ailes, ce qui tombe bien, le prochain passage, c’est un zoo. Le numéro en cours, c’est le 24(le thème à éviter aurait dû être les 24 heures du Mans mais je n’aime pas ce sport, alors j’ai préféré Henriette du Mans) Tout est bricolé à la main, j’en imprime environ une cinquantaine, une fois les numéros écoulés, je ne refais jamais un tirage, voilà pourquoi tous s’épuisent avant moi.

Le site de la revue :
http://autobus.centerblog.net/

PS: Pour acquérir L’autobus, il ne vous en coûtera que quelques timbres. Écrire donc directement à Fabrice Marzuolo (fabrice.marzuolo@wanadoo.fr)

marzuolo

 

BLOGORAMA 21: « PEUT(-)ÊTRE », LE BLOG POÉTIQUE DE JULIEN BOUTONNIER

photos en tete 6  Jeune auteur résidant à Toulouse, Julien Boutonnier a accepté notre demande d’information, et nous livre ainsi quelques informations sur un blog entièrement poétique. Laissons lui donc la parole:

   J’ai créé ce blog « peut(-)être » en février 2012. Le nom « peut(-)être » renvoie à la fois, par l’opération du trait d’union entre parenthèses, à l’incertitude et à la possibilité, lesquelles se conditionnent l’une l’autre. Cette alliance d’un non savoir et d’une ouverture reste, je crois, un motif essentiel de l’écriture.

   Le désir qui fut la cause du blog tient à la solitude dans laquelle je me trouvais. Pour comprendre ma démarche, il est donc nécessaire de bien situer celle-ci dans son environnement numérique. Mon entreprise n’a en effet de sens qu’en ce qu’elle trouve sa place au cœur d’autres entreprises d’écriture, lesquelles stimulent, bordent, déplacent la mienne. Cette dimension de partage est un trait essentiel de ma présence sur le web. Elle est comme un axiome, lequel je pourrais énoncer de la sorte : écrire en numérique, c’est lire et relayer le travail des autres autant que produire et diffuser le sien propre.

   Je publie régulièrement sur mon blog, au moins plusieurs fois par semaine. J’essaie de donner à ressentir l’écriture au plus près de l’acte. Des photos peuvent ponctuellement accompagner le texte, mais aussi de la musique, des enregistrements audio. J’essaie d’utiliser au mieux les potentialités qu’offre le numérique, ce qui oblige à une certaine mesure pour éviter la dispersion. J’essaie de transmettre également, par le biais d’un journal , l’esprit de mes tentatives, d’en livrer les principes d’organisation, les sources d’inspiration. Pour certains travaux, je livre les différentes versions qui se succèdent dans le temps pour transcrire au plus près l’avancée de l’écriture.
   Les thématiques qui traversent ce blog sont le trauma, la mort, l’amour, la division du sujet humain, la Shoah, le poème. En résumé, je crois que j’essaie d’explorer la raison d’être. Mes moyens sont la poésie, l’essai, l’aphorisme, la note, dans un contexte numérique.

   J’ai écrit sur ce blog le livre Ma mère est lamentable édité en numérique et papier aux éditions publie.net.
   Outre mon journal, quelques travaux au long cours font la trame de ce blog. Il s’agit du « médaillon » et des « balises ». Ce dernier texte, issu du même rêve qui a provoqué l’écriture de « Ma mère est lamentable », croise les motifs du deuil, du rêve et de la Shoah. Il devrait donner lieu à un site, un livre numérique et un livre papier. Il faut noter enfin qu’on peut lire plusieurs échanges avec des créateurs numériques ; ce sont les « vases communicants ».

Lien vers publie.net, où acheter le livre de Julien Boutonnier

« peut(-)être », le blog de Julien Boutonnier

« Ma mère est lamentable », publie.net

je me suis appuyé contre un frêne. il y a ce ruisseau, presque une rivière, qui fait l’eau dans la pente douce. de temps à autre un corps d’enfant passe, bute contre les pierres, clapote et repart. je ne parviens pas à concilier la solitude. chaque pas dans l’herbe rouge sang est une butée dans l’horreur. et le ciel jusque bas se tait et pèse, et fait des rides au temps qui passe. j’ai perdu jusqu’à. peu tient encore. la guerre est morte. restent certaines heures l’après-midi quand la lumière se heurte à l’ennui. il m’arrive de m’appuyer contre un muret. voir ce qui glisse et tremble. c’est un ventre à la limite que je suis. une viscère qui contemple en dernier. peut-être. et toi tu as passé dans une nuit qui ne reviendra pas. ta voix descelle les roches encore parfois. les éboulis me diront. mais ce n’est plus toi. il y a mes mains aussi, elles regarderont la mort que je deviens. ce poids à la fin. (« Dérives », note 573, billet du blog publié le 2 novembre 2015)

BLOGORAMA 20: « LE DIMANCHE INDO-EUROPÉEN »

   image_1-3  Comment aborder la linguistique et l’étymologie avec humour, en rapprochant des langues aussi différentes que l’allemand et le perse, l’espagnol et le danois? La réponse se trouve dans ce blog, animé depuis la Belgique par Frédéric Blondieau, un passionné de belle langue, auteur de savoureux billets, publiés de manière dominicale, et dont la lecture s’avère plaisante, instructive autant que drôle. Frédéric a volontiers répondu à notre demande de Blogorama, et s’est prêté au jeu de manière exhaustive. Laissons lui donc la parole pour cette vingtième édition:

   Le dimanche indo-européen est né de ma passion pour les langues, et en particulier pour l’étymologie. Comme beaucoup de monde je pense, ma vision de l’étymologie des mots français s’arrêtait au latin et au grec. A l’université, quelle ne fut ma surprise quand je suivis un cours dédié aux racines proto-indo-européennes: une révélation! Je comprenais que la plupart des langues européennes, mais aussi indiennes et perses provenaient vraisemblablement d’un même tronc. Que l’on pouvait remonter bien plus loin que le latin ou le grec, jusqu’à une langue préhistorique parlée il y a plus de 5000 ans, quelque part dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire. Même si toute cette matière se réduit finalement en théories et hypothèses – oui, comment voulez-vous prouver l’existence d’une langue si ancienne, et qui plus est préhistorique, donc par définition non-écrite? -, elle permet pourtant d’expliquer les nombreuses similitudes entre nos langues modernes. Dans mon blog, je pars souvent d’un mot usuel, français ou anglais, et tente de remonter à sa racine proto-indo-européenne, souvent par le latin, le grec, ou le vieux francique, à ne pas négliger non plus. A partir de là, le travail inverse peut commencer: répertorier les mots qui, en français, anglais, ou dans d’autres langues indo-européennes, proviennent de cette racine particulière, et sont donc par conséquent apparentés au mot par lequel avait débuté ma recherche. Le résultat est parfois surprenant! Auriez-vous pensé, par exemple, que «femme », « faon » et « fenouil » proviennent d’une même racine proto-indo-européenne *dhē-, « sucer, téter » ? Ou qu’à l’inverse, le français « temps » et l’anglais « time », pourtant si proches par la forme et par le sens, ne sont en rien liés étymologiquement? Même si je suis traducteur de formation (russe, espagnol et anglais), je ne suis pas à proprement parler un linguiste, loin de là! Je suis simplement un passionné. Je base en réalité mon travail sur le travail d’autrui ! Des sources qui m’apparaissent dignes de confiance: les recherches d’éminents linguistes spécialisés en linguistique historique, comme Calvert Watkins, Robert Beekes, Pierre Chantraine, Alain Rey, Donald Ringe, Guus Kroonen, Serguei Sakhno, Michiel de Vaan… Mon but est de transmettre le plaisir que j’éprouve toujours à retrouver derrière les mots courants les traces de leurs formes les plus anciennes ; j’essaye de faire connaître ce fascinant savoir que la linguistique comparative et historique nous apporte, mais en le rendant nettement plus digeste qu’à l’origine (avez-vous déjà essayé de décrypter un ouvrage de linguistique comparative ?). D’où ma démarche, fondamentalement personnelle, décalée, ou parfois même irrévérencieuse: je veux un blog plaisant à lire, amusant, qui puisse vous instruire tout en vous faisant sourire… Bon dimanche à toutes et tous!

« Le dimanche indo-européen » (cliquer sur le lien)

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BLOGORAMA 19: « LA TÊTE DE L’ARTISTE », VIDEOBLOG DE YANN LANDRY

  1731998_300x300    Ci-joint un nouveau « Blogorama », ou plutôt, devrais-je dire, un « Vidéoblograma ». Vidéaste, caméraman, écrivain, auteur de plusieurs clips, Yann Landry, qui vit en Languedoc-Roussillon, anime depuis plusieurs années « La tête de l’artiste ». Yann a accepté de se prêter au jeu. L’occasion, aussi, pour moi de faire un peu de promotion, puisque l’ami cherche à filmer des concerts, à réaliser des publicités, comme il l’explique fort bien lui-même:

   La Tête de l’Artiste propose des prestations vidéo aux artistes : interviews, clips, reportages, captations de concert, d’expos… Pour que le public puisse connaître puis reconnaître les artistes nouveaux ou moins nouveaux; et cela passe à travers la voix, les expressions corporelles, le visage. L’artiste expose ses points de vue sur lui-même, sa tête, son art, son parcours, son actu… mais également son point de vue sur la création artistique contemporaine et la place de l’artiste dans l’espace culturel. L’artiste fait également découvrir ses prestations scéniques et ses œuvres.

NB: Ci-dessous le roman illustré de Yann, un entretien de l’écrivain-performer Jean-Louis Costes, ma propre interview autour du roman Disparaître, et une publicité pour Canson.

"Matière noire", un livre illustré.

« Matière noire », un livre illustré.

« La tête de l’artiste » (site)

« La tête de l’artiste » (page Facebook)

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