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RENCONTRE DU 2 OCTOBRE 2021 À LA LUCARNE DES ÉCRIVAINS

Etienne Ruhaud et Odile Cohen-Abbas.

Chers amis,

La rencontre d’hier à la Lucarne des écrivains s’est impeccablement déroulée. Nous étions une vingtaine (parmi lesquels nos amis Claudine Sigler, Alain Breton, Claire Boitel, Joëlle Thiénard, Alexis Denuy, Fabienne Leloup, Frédéric Tison, et Armel Louis, qui nous a chaleureusement accueillis). Odile Cohen-Abbas a présenté son essai sur Paul Sanda (publié par mes soins, chez Unicité, dans la collection « Eléphant blanc »), quand la jeune romancière belge Sophie Marchal a lu des extraits de son roman, Lorsque le rideau s’ouvre. L’éditeur lui-même François Mocaër, a quand a lui présenté son dernier recueil, Le don du silence est le diamant du vide. J’ai pu rencontrer plusieurs personnes, dont une dame charmante, veuve du peintre surréaliste serbe Ljuba. Affaire à suivre!

Nos prochains rendez-vous autour de l’Eléphant blanc:

  • vendredi 8 octobre, à 18h30; nous présenterons l’anthologie franco-argentine Villes/ciudades dirigée par Pascal Mora, espace Christiane Peugeot, 67 avenue de la Grande Armée, station Argentine.
  • samedi 16 octobre, à partir de 11 heures, nous présenterons cette même anthologie, cette fois à l’occasion de l’exposition organisée par le Café poésie de Meaux, à la médiathèque Luxembourg (dans cette même ville), en compagnie de Sébastien Souhaité, Claudine Sigler, Pascal Mora, Didier Ayres et Yasmina Mahdi notamment.
  • samedi 23 octobre, au marché de la poésie de la place Saint-Sulpice (métro Saint-Sulpice), nous présenterons la collection à partir de onze heures, au stand des éditions Unicité. Trois livres seront alors parus: Le Canon Sanda (Odile Cohen-Abbas), Chansons et poèmes (Paul Vecchiali), et l’anthologie Villes/Ciudades, donc.

Précisions à venir. A très vite!

Etienne Ruhaud

Odile Cohen-Abbas et Etienne Ruhaud.
Sophie Marchal lisant son roman.
Odile Cohen-Abbas lisant son essai. A l’arrière-plan, de gauche à droite: Claudine Sigler, Fabienne Leloup et Alain Breton.
François Mocaër.
Alexis Denuy et Etienne Ruhaud.

SORTIE LE 30 SEPTEMBRE

  La poésie se vit, se partage, par-delà les frontières, les océans. Créé en 2015 sous forme associative, le Café-poésie de Meaux s’inscrit dans cette tradition de parole offerte, en permettant aux auteurs débutants et confirmés de venir lire leur texte, le dernier samedi du mois, à la médiathèque municipale Luxembourg.

  Cette même ouverture préside à l’anthologie. Née de la rencontre entre deux terres, deux peuples, le livre donne effectivement à entendre des créateurs très différents, français et argentins, séparés par la mer, les kilomètres, réunis par le verbe. Vieille terre de littérature, l’Hexagone converse ainsi avec un pays frère, situé outre-Atlantique, en un dialogue original et fécond. Car si l’Argentine demeure pétrie de culture française, la France, elle aussi, se nourrit de culture argentine. Par-delà les désormais classiques Borges ou Cortazar, écoutons ainsi la voix de ces jeunes écrivains. Établissons une nouvelle correspondance. 

Etienne Ruhaud

RENCONTRE AUTOUR DE « VILLES/CIUDADES » À LA FONDATION CHRISTIANE PEUGEOT (LE 8 OCTOBRE 2021)

Chers amis,

Après notre rencontre autour du Canon Sanda à la Lucarne des écrivains le 2 octobre, retrouvons-nous lundi 4, à 18h30, à l’espace Christiane Peugeot (62, av. de la Grande Armée, 75017 Paris, Métro Porte Maillot/Argentine, ligne 1). Nous fêterons comme il se doit la sortie de Villes/Ciudades, anthologie bilingue franco-argentine dirigée par notre ami Pascal Mora (visuel à venir), éditée par François Mocaër chez Unicité, dans la collection éléphant blanc, créée par votre serviteur. L’ouvrage sera disponible sur place, au prix de 18 euros, en compagnie des deux autres livres publiés par nos soins:

  • Le Canon Sanda (essai d’Odile Cohen-Abbas)
  • Chansons et poèmes (recueil du cinéaste/écrivain Paul Vecchiali).

à bientôt, donc! Et belle rentrée à toutes et tous.

Etienne Ruhaud

N.B.: Ci-dessous mon article autour du livre de Christiane Peugeot consacré à Madame Steinheil, ainsi que quelques liens utiles.

https://www.espacechristianepeugeot.org/

http://www.editions-unicite.fr/

RENCONTRE AVEC ODILE COHEN-ABBAS LE 2 OCTOBRE 2021.

Chers amis, chers lecteurs,

Nous serions heureux de vous voir prochainement à la Lucarne des écrivains, librairie associative du 19ème arrondissement, le 2 octobre à partir de 16 heures (au 115 rue de l’Ourcq, station Crimée). En tant que directeur de la collection « Eléphant blanc » (éditions Unicité), j’aurai le plaisir de présenter Le Canon Sanda, ouvrage d’Odile Cohen-Abbas consacré à l’oeuvre poétique de l’éditeur/auteur Paul Sanda. L’intéressée sera naturellement heureuse de dédicacer ses ouvrages. L’occasion nous sera également donnée de présenter Chansons et poèmes du cinéaste Paul Vecchiali, ainsi que Villes/Ciudades, anthologie franco-argentine dirigée par notre ami Pascal Mora. Enfin, vous découvrirez les poèmes de François Mocaër, responsable des éditions Unicité, ainsi que le roman de l’auteure belge Sophie Marchal.

Page Facebook de l’évènement: https://www.facebook.com/events/42478249907228

RETOUR DU MARCHÉ

  Comme prévu, je suis donc allé au marché de la poésie, sous la pluie, hier après-midi. Qu’en dire, sinon que la fréquentation était relativement forte, et que rien ne semblait, a priori, distinguer cette édition des précédentes? Première impression, toujours désagréable, ce sentiment de prétention, de fatuité, qui saisit le visiteur, comme si tous ces égos généralement forts, concentrés au même endroit, étaient au touche-touche. Seconde impression, nettement plus positive: la présence d’éditeurs et d’auteurs de qualité, certains fort simples, bien qu’étreints, parfois, par l’étiquette. Cette année, je n’aurais pas fait de grandes nouvelles découvertes. Naturellement, j’ai retrouvé mon éditeur François Mocaer, seul responsable, talentueux, d’Unicité, et nos amis Eric Dubois, Mylène Vignon. J’ai également longuement discuté avec un homme fraichement publié par la maison, et qui présente une très belle anthologie du haïku, intéressante pour toute personne appréciant le genre (ce qui n’est pas mon cas, j’y reviendrai peut être dans un prochain billet):

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  Quoi qu’il en soit, bien des années après le célébrissime Fourmis sans ombre, ce recueil devrait apporter un certain renouveau. En me baladant dans les travées, j’ai également croisé un poète iranien, responsable là aussi d’une fort belle anthologie bilingue, présentée dans un format esthétique assez inhabituel, très grand, par les édition « Le temps des cerises », maison dirigée par Jean Ristat, grand poète français actuel et ancien secrétaire de Louis Aragon. Déclamant des textes d’Ahmad Chamlou, que tout le monde connaît, debout sur un banc, Reza Afchar Nadéri rendit hommage à son pays d’origine, grande terre de culture, d’art et de poésie, aujourd’hui étranglé par la dictature que nous connaissons tous. Mais dissocions poésie et politique: vendu vingt euros, ce qui n’est pas excessif pour un ouvrage illustré de cette qualité, le volume rassemble des créateurs très différents, et nous fait voyager:

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  Ensuite, j’ai pu m’entretenir avec des membres de l’incroyable CIPM (Centre International de la Poésie de Marseille), association qui était en grande difficulté, il y a plusieurs années, et qui, outre de très riches recueils,publie les magnifiques Cahiers du refuge, qui constituent des hommages à divers poètes, pour un prix là encore raisonnable. A l’occasion, j’ai évoqué mon travail autour d’Antonin Artaud, qui, après avoir été inhumé dans la ville de sa mort, Ivry, a été transféré à Marseille, sa ville d’origine, au cimetière Saint-Pierre. Apparemment, il y aurait deux personnes nommées « Antonin Artaud » dans la nécropole, toutes deux inhumées… la même année. Laquelle est la bonne, ou plutôt, laquelle est véritablement le poète surréaliste, l’acteur génial, et le fou magnifique? C’est pour répondre à cette épineuse question que j’ai acquis le DVD Antonin Artaud à Marseille, vendue par le CiPM pour 5 euros seulement. Le film, que je n’ai pas encore eu le temps de voir, est réalisé par Alain Paire:

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  Marseille terre de poésie? Par-delà les clichés, il n’y a pas que l’OM, le pastis, les calanques et la corruption dans la cité phocéenne, mais bien quelques maisons exigeantes, comme Al Dante. Notons également au passage, et pour rester dans le champ funéraire, la présence, par l’esprit, d’Arthur Rimbaud, mort sur place à son retour du Harrar, en 1891.

   Pour finir, je me suis longuement entretenu avec Zéno Bianu, poète reconnu, qui était en dédicace au stand Gallimard. J’ai évidemment acheté son recueil, Infiniment proche et Le désespoir n’existe pas, avant d’évoquer mon projet de recueil autour des tombes de surréalistes. L’homme qui a longuement fréquenté le mouvement, et côtoyé certains de ses éminents représentants, m’a donné quelques précieuses indications. Je conseille à tous, amateurs de poésie,  ou tout simplement aux obsédés, ou aux sentimentaux, l’excellent Eros émerveillé, anthologie de la poésie érotique française chez NRF/Poésie Gallimard (là encore). La couverture est ornée par un magnifique fessier callipyge, peint par Clovis Trouille (le tableau Calcutta! Calcutta!).

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  C’est à peu près tout pour cette année, sachant que je ne suis pas resté longtemps. Avant de partir, je n’ai pu m’empêcher de retourner à l’église Saint Sulpice, admirer les incroyables bénitiers de Jean-Baptiste Pigalle, qui, avant de donner son nom à un quartier chaud, a fait de belles choses avec ses mains, au XVIIIème siècle. Admirons ainsi ce coquillage géant, posé sur un rocher en marbre brut, mais habilement taillé, pour donner une impression de naturel, et parcouru de crabes marins, recouverts d’algues en pierre:

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