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SORTIE DE « CHANSONS ET POÈMES », PAUL VECCHIALI, ÉDITIONS UNICITÉ, COLLECTION « ÉLÉPHANT BLANC ».

Chers amis, chers lecteurs,


  Directeur de la collection « Eléphant blanc » aux éditions Unicité, j’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer la sortie de Chansons et poèmes, un livre illustré du cinéaste Paul Vecchiali, et vous laisse le découvrir à travers ce bref quatrième de couverture: 


Les cinéphiles connaissent le goût de Paul Vecchiali pour la chanson. Très proche de Jacques Demy, l’homme introduit, dans chaque film, quelques couplets, sans qu’on puisse pour autant parler de comédie musicale au sens strict. Tantôt joyeux, tantôt mélancoliques, les refrains accompagnent ainsi l’image, et font partie de l’univers propre au réalisateur, fondant une part de sa singularité, de son style. Car c’est bien d’écriture, de littérature qu’il est ici question, comme en témoignent les poèmes publiés en seconde partie. L’occasion pour le lecteur, de redécouvrir les productions de Vecchiali à l’aune de la mélodie, et d’explorer un autre versant de l’oeuvre, peut-être plus intime.


 Vendu 20 euros, l’ouvrage est d’ores et déjà disponible sur le site d’Unicité. Vous pouvez également le demander à votre librairie, ou encore le commander sur un site marchand.


EDITIONS UNICITE | Eléphant blanc | Chansons et poèmes de Paul Vecchiali (editions-unicite.fr)


    Excellente fin de semaine à toutes et tous! 

ETIENNE RUHAUD

N.B.: Pour en savoir plus sur Paul Vecchiali:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Vecchiali

MALDOROR (1846-1870)

La photo fut retrouvée dans les années 70 par l’écrivain-docteur Jean-Jacques Lefrère. Les surréalistes, et notamment Breton (mort dix ans plus tôt), auraient probablement été déçus en découvrant les traits et l’apparence somme toute banale d’Isidore Ducasse, posant en jeune homme de famille, un peu raide dans son costume, bien loin des représentations romantiques du poète. Lefrère décrit sa quête, sa fascination pour Lautréamont dans l’essai ‘Le visage de Lautréamont (cf. post précédent). Une recherche acharnée qu’il faudrait mener pour retrouver la trace de Jeanne Duval, maîtresse métisse de Baudelaire elle aussi engloutie, avalée par Paris longtemps après le Maître. Plus difficile encore, puisqu’aucun nom ne correspond, aucun registre funéraire ne l’enregistre, aucune date ne coïncide. Puisque toute la correspondance fut détruite par la mère de Baudelaire, qui haïssait la jeune femme.

ANGST 11/09

UN POÈTE QUI S’APPELLE RÉVOLVER (Série: « Mémoire des poètes »)

Je n’ose prononcer le nom de Jean-Paul Belmondo tant les hommages pleuvent de partout. Ne soyons pas snobs, ou ne faisons pas semblant: la mort de l’acteur nous affecte malgré tout un peu, même si c’est la vie et il a bien profité.

Dans Pierrot le fou, le personnage de Ferdinand, (incarné par Belmondo et non par Bebel, clownisé dans les années 80), évoque à plusieurs reprises un poète qui s’appelle révolver. Et dans mon souvenir, Anna Karina, dont j’ai déjà parlé ici, et que j’ai eu la chance de croiser une fois à La Rochelle, cite Robert Browning. Il m’a fallu du temps, toutefois, pour établir un lien entre le nom de famille du poète élisabéthain, aujourd’hui bien oublié, et le browning, soit l’arme à feu conçue dans l’Utah, pays des mormons et du Grand Canyon. Car le poète qui s’appelle révolver est bien Browning. à supposer qu’il se fut appelé « Berreta », on aurait pu également parler d’un poète nommé révolver. Mais Robert s’appelait Browning, et non Beretta, ou Glock, ou Uzi. Le débat est donc clos.

Le fameux Robert Browning est lui-même évoqué non par Godard, mais par Ezra Pound, autre érudit amateur de citations et de références compliquées, partageant avec le cinéaste suisse une haine généralement injustifiée, et que nous passerons sous silence. Les premiers vers du second Cantos s’adressent en effet à Robert Browning, pourtant mort depuis longtemps, en termes directs, surprenants:

  1. Hang it all, Robert Browning,
  2. there can be but the one « Sordello. »
  3. But Sordello, and my Sordello?
  4. Lo Sordels si fo di Mantovana.

soit, en français:

Mais bordel, Robert Browning,

N’y a-t-il qu’un seul Sordello?

Mais Sordello… et mon Sordello?

Les Sordels de Mantoue…

Robert Browning (1812-1889)

Etudiant ès Lettres à Poitiers, j’ai essayé de comprendre, empruntant le fameux Sordello, vieux volume broché vert tout usé, à la bibliothèque universitaire. Sordello, sous la plume de Browning, qui n’est plus guère lu, constitue en réalité un long morceau de bravoure poétique, hagiographie laïque du troubadour italien fictif Sordel, contemporain de Dante… Et qui voyage, comme le fit Ezra Pound, lui-même passionné par Browning, dans les petites villes d’Italie et de Provence… C’est du moins mon souvenir. Le texte est chargé.

Mais on s’éloigne de Jean-Paul. L’acteur, et non le poète romantique allemand Jean-Paul.

Donc, un peu de mélancolie, oui, aujourd’hui, à l’annonce d’un décès attendu.

Et, toute pédanterie bue, pour parodier Mallarmé:

Le vierge, le vivace, le Bebel aujourd’hui…

SORTIE LE 30 SEPTEMBRE

  La poésie se vit, se partage, par-delà les frontières, les océans. Créé en 2015 sous forme associative, le Café-poésie de Meaux s’inscrit dans cette tradition de parole offerte, en permettant aux auteurs débutants et confirmés de venir lire leur texte, le dernier samedi du mois, à la médiathèque municipale Luxembourg.

  Cette même ouverture préside à l’anthologie. Née de la rencontre entre deux terres, deux peuples, le livre donne effectivement à entendre des créateurs très différents, français et argentins, séparés par la mer, les kilomètres, réunis par le verbe. Vieille terre de littérature, l’Hexagone converse ainsi avec un pays frère, situé outre-Atlantique, en un dialogue original et fécond. Car si l’Argentine demeure pétrie de culture française, la France, elle aussi, se nourrit de culture argentine. Par-delà les désormais classiques Borges ou Cortazar, écoutons ainsi la voix de ces jeunes écrivains. Établissons une nouvelle correspondance. 

Etienne Ruhaud

RENCONTRE AUTOUR DE « VILLES/CIUDADES » À LA FONDATION CHRISTIANE PEUGEOT (LE 8 OCTOBRE 2021)

Chers amis,

Après notre rencontre autour du Canon Sanda à la Lucarne des écrivains le 2 octobre, retrouvons-nous lundi 4, à 18h30, à l’espace Christiane Peugeot (62, av. de la Grande Armée, 75017 Paris, Métro Porte Maillot/Argentine, ligne 1). Nous fêterons comme il se doit la sortie de Villes/Ciudades, anthologie bilingue franco-argentine dirigée par notre ami Pascal Mora (visuel à venir), éditée par François Mocaër chez Unicité, dans la collection éléphant blanc, créée par votre serviteur. L’ouvrage sera disponible sur place, au prix de 18 euros, en compagnie des deux autres livres publiés par nos soins:

  • Le Canon Sanda (essai d’Odile Cohen-Abbas)
  • Chansons et poèmes (recueil du cinéaste/écrivain Paul Vecchiali).

à bientôt, donc! Et belle rentrée à toutes et tous.

Etienne Ruhaud

N.B.: Ci-dessous mon article autour du livre de Christiane Peugeot consacré à Madame Steinheil, ainsi que quelques liens utiles.

https://www.espacechristianepeugeot.org/

http://www.editions-unicite.fr/

RENCONTRE AVEC ODILE COHEN-ABBAS LE 2 OCTOBRE 2021.

Chers amis, chers lecteurs,

Nous serions heureux de vous voir prochainement à la Lucarne des écrivains, librairie associative du 19ème arrondissement, le 2 octobre à partir de 16 heures (au 115 rue de l’Ourcq, station Crimée). En tant que directeur de la collection « Eléphant blanc » (éditions Unicité), j’aurai le plaisir de présenter Le Canon Sanda, ouvrage d’Odile Cohen-Abbas consacré à l’oeuvre poétique de l’éditeur/auteur Paul Sanda. L’intéressée sera naturellement heureuse de dédicacer ses ouvrages. L’occasion nous sera également donnée de présenter Chansons et poèmes du cinéaste Paul Vecchiali, ainsi que Villes/Ciudades, anthologie franco-argentine dirigée par notre ami Pascal Mora. Enfin, vous découvrirez les poèmes de François Mocaër, responsable des éditions Unicité, ainsi que le roman de l’auteure belge Sophie Marchal.

Page Facebook de l’évènement: https://www.facebook.com/events/42478249907228

ANGST 61

angst 61

« PETITE HISTOIRE DE LA JONGLE », JACQUES BARON. CITATION (merci à Ambroix, alias P.G.).

PETITE HISTOIRE DE LA JONGLE

Eléphant Eléphant allant en promenade
pourquoi emportes-tu cet oiseau sur ton dos
Mais c’est un oiseau-lyre Il va voir un malade
un souffrant qui n’a plus que la peau sur les os

un de mes vieux amis un éléphant sauvage
qui ne vient plus s’asseoir au cercle de famille
Lorsque l’enfant paraît il n’est pas d’autres sage
pour savoir désigner le garçon ou la fille

Eléphant de minuit allant à l’eau dormante
Eléphant de la lune cet oiseau sur ton dos
n’est pas un oiseau-lyre à la plume charmante
Mais un vieux crocodile un vieux sac en croco

Eléphant de minuit éléphant de la lune
j’irai jusqu’au bout portant l’oiseau on se tutoie
et votre voix de terre un peu trop m’importune
De l’oiseau en croco j’ai décidé le choix

Oui j’irai jusqu’au bout sur les jambes de soie

Comme le temps passe… Incroyable comme le temps passe vite… Aujourd’hui, 17 février 1967, les journaux parisiens sont pleins de Toutankhamon. On expose son masque d’or au Petit Palais. Je lis: « vers sa vingtième année la vie s’éloigne de lui. Pourquoi? Comment? Personne ne peut encore répondre à ces questions: il fut enterré en avril comme les fleurs des bouquets funéraires permettent de l’apprendre ».

Qu’ai-je affaire ici de ce pharaon qui sortit en 1922, de la vallée des Rois où, depuis des millénaires, il vivait sa vie de mort supérieur? Signe des temps… Le temps passé ne se retrouve jamais… Nous faisons glisser d’une main dans l’autre, entre nos doigts, les grains de sable du désert. Geste machinal dans lequel il serait vain de voir celui de l’orpailleur idéaliste espérant trouver quelque trace de l’or du temps dans la poussière minérale et cependant spirituelle. Pourtant, si la mémoire se met à étinceler tout d’un coup? Ne serait-ce qu’à cause d’un rayon de soleil qui frappe la poignée de sable retenue dans la main…

Toutankhamon est venu sans que je le cherche. Il est venu comme un éclaireur de l’au-delà, avec son regard d’enfant-dieu étonné et sa momie, regarder par-dessus mon épaule cette écriture qu’il ne sait pas lire, qui va en dépit du bon sens hiéroglyphique et qui est la mise en train de quelques souvenirs. C’est en 1922 que l’archéologue Carter pria Lord Carnavon, alors à Londres, de se hâter d’accourir en égypte pour ouvrir la nécropole de Neb Kheperou Ré, autrement dit Toutankhamon. Lord Carnavon en mourut.

En 1922, il y eut de curieuses rencontres, à Paris, entre des jeunes gens qui se voulaient poètes et se trouvaient, chacun avec ses raisons particulières, dans un état d’exaspération qui les conduisait au même rendez-vous. C’est en 1922 que je fis la connaissance d’André Breton. Toutankhamon n’y fut pour rien.

ENVIE

J’ai envie de publier un recueil d’entretiens et de notes critiques chez l’Harmattan, en regroupant tout ce que j’ai fait jusqu’à présent notamment sur le blog. Je pense que les traces électroniques vont disparaître. L’imprimé lui demeurera. Même lu par dix, trente, quarante lecteurs. À la bibliothèque de recherche, par exemple, je suis déjà tombé sur un livre non coupé daté des années 60. Ce qui veut dire qu’en soixante ans absolument personne ne l’avait lu. Et pourtant il existe. Il est là. Posé comme pour attendre ma venue deux décennies et demi après la mort d’un auteur que je ne rencontrerai jamais physiquement.

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