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DES NOUVELLES DE L’AUTOBUS

  Auteur, blogueur, et animateur de feu la micro-revue francilienne L’Autobus, dont j’ai déjà parlé ici dans la rubrique « Blogorama », Fabrice Marzuolo revient avec un nouvel opus autoédité via Amazon. Je viens de commander, et relaie donc son appel aux lecteurs, en espérant qu’ils soient le plus nombreux possible (une vingtaine, ce serait déjà bien). Haut les cœurs!

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   J’ai contacté un éditeur, ça n’a rien donné. Pas deux, je me suis démerdé tout seul sur Amazon, au moins ça donne « l’impression » de ne pas gratter que pour son tiroir. Mes nouvelles ne changent pas, toujours des perdants, des qui plaisent pas aux gens. Le zizi avait attiré douze lecteurs, pas de quoi se prendre pour un jésus, ce gros saucisson lyonnais. Et avec ce nouveau Far West, je ne pense pas dépasser le précédent record d’autant qu’ayant bazardé la revue l’Autobus , le côté lecteur des écrivants ira encore diminuant. Sur ce blog endormi, personne n’est supposé avoir connaissance de cette publication, c’est d’ailleurs pour les fantômes que j’écris mes livres. À toi l’égaré ici-bas !

https://www.amazon.fr/Far-West-Fabrice-Marzuolo/dp/2953932089/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1487786486&sr=8-1&keywords=marzuolo

Site du blog « L’autobus »

Blogorama 22, consacré à « L’autobus »

 

BASKINE À CORDES

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   Le peintre surréaliste franco-ukrainien Maurice Baskine (1901-1968), dont je parlerai plus en détail dans un prochain « Tombeau des poètes », a fait l’objet d’une rétrospective au musée d’art de Cordes-sur-Ciel, dans le Tarn. Alchimiste, écrivain, et éditeur, avec sa compagne Rafael de Surtis, Paul Sanda (qui a publié mes Petites fables en 2009), évoque la figure de cet artiste injustement méconnu.

 

UNE LECTURE DU « BESTIAIRE »

  Blogueur, animateur de la revue lyonnaise Traction-Brabant, auteur, et éditeur, Patrice Maltaverne, dont j’ai déjà parlé ici, me fait l’honneur d’un article, le deuxième consacré à mon petite Bestiaire. Laissons lui donc la parole!

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« Bestiaire », d’Etienne Ruhaud

Édité par « La Porte », ce « Bestiaire » d’Étienne Ruhaud présente à travers des textes en prose, dix animaux fantasmagoriques ou existants, dont la description fait la poésie, mais qui sont loin d’être des animaux attirants.

Ici d’ailleurs, la poésie peut très bien venir de la science, tellement cette dernière dépasse la fiction. Et le lecteur a parfois du mal à distinguer ce qui pourrait être possible et ce qui ne l’est pas.

Extrait de ce « Bestiaire » : « Les dorses » :

« Une excroissance au loin, telle une barrière de corail, sortie de l’océan.

Ils ont poussé là comme un mauvais sort, encerclant une île oubliée des atlas, pour former un atoll empli d’algues violettes.

La partie immergée est couverte d’une large couche de granit noir, armure posée sur un corps spongieux et fragile, de couleur marron. La partie émergée, elle, est garnie de peignes triangulaires en métal bleu, flexibles mais plus tranchants que des rasoirs, et dressés à la verticale, hauts vers le ciel.

Le vent qui souffle dedans produit des ultrasons, audibles au large. »

Pour en savoir plus sur « Bestiaire », d’Etienne Ruhaud, qui est vendu au prix de 4 €, vous pouvez écrire à son éditeur, Yves Perrine, à l’adresse suivante : 215 rue Moïse Bodhuin 02000 LAON.

Pour consulter l’article en ligne (sur le blog de Patrice Maltaverne)

« RENOUVEAU » (Stéphane Mallarmé)

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« Le Soleil », Edvard Munch

Le printemps maladif a chassé tristement
L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide,
Et, dans mon être à qui le sang morne préside
L’impuissance s’étire en un long bâillement.

Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne
Qu’un cercle de fer serre ainsi qu’un vieux tombeau
Et triste, j’erre après un rêve vague et beau,
Par les champs où la sève immense se pavane

Puis je tombe énervé de parfums d’arbres, las,
Et creusant de ma face une fosse à mon rêve,
Mordant la terre chaude où poussent les lilas,

J’attends, en m’abîmant que mon ennui s’élève…
– Cependant l’Azur rit sur la haie et l’éveil
De tant d’oiseaux en fleur gazouillant au soleil

« CRATÈRE » Raymond Bozier

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il y eut
une explosion
le souffle violent des éclats métalliques
les morceaux de chair du feu
le sang des vitres brisées
les regards effrayés des portes arrachées
les os brisés du mobilier renversé
les visages ensanglantés de la poussière
les vêtements arrachés des cris
les corps des ambulances
les larmes de la douleur
le temps de la terreur

PROMENADES LITTÉRAIRES EN ÎLE-DE-FRANCE 1 (Châtenay-Malabry 1)

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Chateaubriand, cheveux aux vents

  Dimanche dernier, il faisait beau. Et nous nous sommes rendus, Guide vert en main, à la Vallée-aux-Loups, station Robinson, RER B. Je renvoie le lecteur aux habituelles notices Wikipédia, décrivant assez bien le lieu, ou encore au plan fourni à l’entrée, et paraphé par le président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian. Disons simplement que Chateaubriand (1768-1848), François-René pour les dames, acheta le domaine en 1807, et s’y exila plus ou moins pour fuir Paris, après avoir écrit un article anti-bonapartiste. Il y commença notamment la rédaction des Mémoires d’outre-tombe, et y acheva Les Martyrs, avant de revendre la maison en 1818. Le parc à l’anglaise alentour est orné de nombreux arbres rares, souvenirs des voyages de l’auteur. À l’intérieur, on peut notamment admirer plusieurs portraits célèbres de l’homme, ainsi que la bergère dans laquelle Madame Récamier, son amante, posa pour le peintre David (le tableau original est exposé au Louvre).

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Domaine de Chateaubriand, vue générale (photo de Saghi Sam)

 

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La bergère sur laquelle Juliette Récamier posa pour Jacques-Louis David. Le tableau original se trouve au Louvre, dans les salles rouges (photo trouvée via Google images)

MAISON DE CHATEAUBRIAND

Tour Velléda, du nom de la prêtresse gauloise Velléda, personnage du roman Les Martyrs (1809). Photo glanée sur Internet.

Les allées sont également bordées de nombreuses citations, déployées sous formes de bannières tendues par des mâts:

   Je marchais sur la plage désertée de la mer. Les grèves abandonnées du flux m’offraient l’image de ces espaces désolés que les illusions laissent autour de nous lorsqu’elles se retirent. 

SOIRÉE AUTOUR DE BAUDELAIRE, AU CÉNACLE DU CYGNE

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   Le jeudi 23 mars se tiendra le traditionnel « Cénacle du Cygne », à la Cantada II (13 rue Moret, 75011 PARIS, station Ménilmontant). La thématique en sera « Charles Baudelaire ». Ayant été fortement marqué par Les fleurs du mal, à l’adolescence, je serai naturellement de la partie pour lire quelques poèmes du maître. Venez donc nombreux, à partir de 20H30. Spectacles de danse, court-métrages, littérature, shows… Un programme riche, sous la férule de Marc-Louis Questin, aka Lord Mandrake.

Le cœur content, je suis monté sur la montagne
D’où l’on peut contempler la ville en son ampleur,
Hôpital, lupanars, purgatoire, enfer, bagne,

Où toute énormité fleurit comme une fleur.
Tu sais bien, ô Satan, patron de ma détresse,
Que je n’allais pas là pour répandre un vain pleur ;

Mais comme un vieux paillard d’une vieille maîtresse,
Je voulais m’enivrer de l’énorme catin
Dont le charme infernal me rajeunit sans cesse.

Que tu dormes encor dans les draps du matin,
Lourde, obscure, enrhumée, ou que tu te pavanes
Dans les voiles du soir passementés d’or fin,

Je t’aime, ô capitale infâme ! Courtisanes
Et bandits, tels souvent vous offrez des plaisirs
Que ne comprennent pas les vulgaires profanes

(Le Spleen de Paris, « Épilogue »)

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