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SURRÉALISTES 25: FRANCIS MEUNIER (1924-1995)

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Musée d’art moderne de Cordes-sur-Ciel (Tarn)

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« SELON SILÈNE », FRÉDÉRIC TISON, L’Harmattan, 2018.

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   J’aime les rois mous, les princes légers, les petits maîtres et les poètes mineurs. J’aime ces silences, ces murmures – j’entends là les silences, les murmures dans les chroniques, dans les livres célèbres ou célébrés, parmi les paroles humaines convoquées au grand banquet des opinions délébiles: n’y décèle-t-on pas cette sorte de paix blanche, de paix secrète et scintillante qui est celle d’après l’orage? Or il est des orages ignorés, au cœur du silence, qui ne font aucun bruit – j’évoque aussi le calme des pensées et des mœurs, l’absence d’ambition vulgaire, les chatoiements discrets, les rêveries précises et délicates, les propositions sans cri, l’ironie simple – mais aussi les ombres étranges et douces, les eaux qui dorment, les choses sombres, toute la menace sourde et perpétuelle de la vie; ces divinités des bois, les elfes furtifs, les fées malicieuses, peut-être dangereuses. M’attirent les coulisses, la porte dérobée, la cave ou le grenier, l’autre chemin, l’impasse apparente qui soudain, ou lentement, se révèle passage ou traversée. (p. 12-13)

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ANGST 25

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ÉVÉNEMENTIEL D’AOÛT 2018

Chers amis, cher lecteurs,

Nous n’avons pas d’évènements à annoncer a priori. Un addendum suivra peut-être. En attendant, et pour vous souhaiter un beau mois d’août, nous diffusons ce clip musical, réalisé en URSS en 1969 sur une chanson de l’artiste nanaï (sibérien), Kola Beldy (1929-1993). Les paroles ne sont guère passionnantes, mais la réalisation vaut son pesant de caviar. On y voit notamment la Mer Noire, ainsi que les traditionnelles Lada.

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Вспоминаю тебя, сестричка, Ханина-ранина,
Когда рыбку бью в реке, Ханина-ранина.
Помню я, как сердце мое, Ханина-ранина,
Трепетало, как рыбка на остроге, Ханина-ранина.
Хотел бы тебе лодку рыбы самой вкусной набить, Ханина-ранина…

Traduction :
Je me souviens de toi, ma soeur, Hanina Ranina,
Quand j’attrape le poisson dans la rivière, Hanina Ranina
Je me souviens comment mon coeur, Hanina Ranina
tremblait comme un poisson sur un pic, Hanina Ranina
J’aimerais t’attraper un bateau de délicieux poissons, Hanina Ranina…

 

 

« CE LIEU SERA NOTRE FEU », PASCAL MORA, éditions Unicité, 2018, Itzpapalotl, série mexicaine, 9.

  Ce mois-ci nous ne faisons pas appel à notre amie Claudine Sigler, animatrice principale de la rubrique mexicaine « Itzpapalotl », dont nous avons chroniqué le dernier recueil ce mois-ci (cf. plus bas, ou plus haut). En revanche nous citons Pascal Mora, un autre ami, poète et animateur du Café Poésie de Meaux, régulièrement évoqué sur le blog. Pascal a publié il y a quelques mois un troisième livre, dont nous parlerons dans le prochain Diérèse (comme toujours, l’article sera relayé sur PAGE PAYSAGE). Laissons lui donc la parole, à travers ces quelques vers qui évoquent fort justement le Mexique.

Notre critique du recueil « Paroles des forêts ».

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Tenoch, le grand prêtre mexica fit un rêve.
Le dieu de la guerre, Huitzipochtli,
Commandait à son peuple d’explorer
Tous les territoires de l’est.

De construire une cité
Au lieu où ils apercevraient
L’aigle dressé sur un nopal
Dévorant un serpent, les ailes déployées.
Tenochtitlan, la cité de Tenoch
Fut édifiée sur le lac Texcoco
Oracle, ouragan, volcan, séisme.

En tout lieu sera notre feu,
La ville épouse un lieu, son dieu symbole.
Amsterdam, ville du barrage.
Paris sur l’île, Paris la colline
Jérusalem, les cités versées côte à côte.
Lisbonne, le fleuve et l’océan
Rome des sept collines
Istanbul, pont passeur de continents. (page 25)

 

 

 

JACQUES LUCCHESI PARLE DU « BESTIAIRE » (mon propre travail, 5)

 

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Jacques Lucchesi, qui dirige la maison d’édition marseillaise « Port d’attache », et qui écrit de forts beaux poèmes, vient de signer la première chronique consacrée à mon petit « Bestiaire ». Si vous suivez bien, chers lecteurs, j’ai déjà parlé du « Port d’attache » dans un précédent « Blogorama »…

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   Dans son étude sur « Les Chants de Maldoror », Gaston Bachelard soulignait le caractère visqueux du bestiaire ducassien. On peut se demander ce que le vieux philosophe rationaliste aurait pu écrire sur le recueil d’Etienne Ruhaud, simplement titré « Bestiaire ». Car les créatures imaginaires qu’il offre à notre réflexion sont aussi – à l’exception des Centaures – de celles qui rampent et affectionnent l’élément Eau. Voici, par exemple, les biens nommés Ouranis, sortes de « nénuphars colorés qui éclairent la nuit océane », ce qui serait une très jolie chose s’ils n’étaient dotés d’une voracité à toute épreuve. Ou ces Larves dont « les œufs microscopiques forment une vague jaunâtre». Il y a aussi les Caloplans qui adhèrent irrésistiblement aux murs de votre salle de bain. Ou – pire encore – les Truffes, « cônes translucides » qui colonisent les estomacs. Mieux vaut arrêter ici la description de cet univers glauque et inquiétant dont la noirceur et l’humour froid ne sont pas sans rappeler les plus belles pages de Lovecraft. Car Etienne Ruhaud se révèle être un orfèvre du verbe. Il excelle dans la description minutieuse et érudite de ces créatures fantastiques qui semblent tout droit sorties de ses cauchemars d’enfant. On ne peut quitter qu’à la dernière page ce recueil sitôt qu’on l’a ouvert. Ce qui est d’autant plus aisé que l’ensemble ne fait, en tout et pour tout, que treize petites pages. Quelle frustration ! C’est dire que l’on attend impatiemment une suite.

L’article sur le blog des éditions du Port d’Attache (cliquer sur le lien)

Notre blogorama autour des éditions associatives du Port d’Attache

BLOGORAMA 35: « LES BELLES PHRASES », D’ÉRIC ALLARD

    Professeur de mathématiques, comme Jacques Roubaud, né en 1959 à Charleroi (la Belgique, cette terre de poètes!), Éric Allard, que j’ai croisé sur Facebook, me fait l’honneur d’un BLOGORAMA. Laissons lui donc la parole!

Allard-Eric

   Dans la continuité de mes activités de co-animateur de revue (Remue-Méninges, avec Antonello Palumbo, Pierre Schroven et Salvatore Gucciardo) et d’animateur de radio libre mais aussi de critiqueur sur le site CritiquesLibres.com, je me suis lancé dans la création d’un blog en décembre 2008 pour, au départ, poster mes textes (poésie, microfictions). Mais très vite, j’ai souhaité que le blog soit aussi tourné des contributions extérieures et j’ai posté des textes d’autres auteurs, disparus ou bien vivants… Puis, en janvier 2010, l’idée d’embringuer Denis Billamboz et Philippe Leuckx m’est venue pour constituer avec eux un trio de chroniqueurs de façon à couvrir un éventail de la production littéraire plus large. Pendant plusieurs années, les chroniques de Denis et Philippe ont été postées chaque week-end, en alternance.

   Mi-2016, deux figures féminines, Nathalie Delhaye et Lucia Santoro, ont complété l’équipe avant, un an plus tard, l’arrivée d’un duo familial composé de Philippe Remy-Wilkin et de son fils Julien-Paul. Enfin, tout dernièrement, Jean-Pierre Legrand a accepté de rejoindre l’équipe. Désormais le rythme de publication dépend de la réception des notes de lecture.

   En presque dix ans d’existence, le blog a enregistré 650 000 visites et couvert la sortie de quelque 1000 ouvrages relevant aussi bien de la grande édition que de la « petite », principalement dans les domaines du roman et de la poésie.

 

 

 

Allard-Eric

 

« Les belles phrases », blog d’Eric Allard (cliquer sur le lien)

 

 

 

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