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Archives de Catégorie: Toole John Kennedy

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ANNIVERSAIRE!

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   Le 9 septembre 2014, Donald Tusk démissionnait de son poste de premier ministre de la Pologne pour présider le Conseil européen, succédant ainsi à Herman Van Rompuy… C’est tout ce que j’ai trouvé sur Wikipédia, du moins, pour cette date. Aucune mention de l’ouverture du blog, où votre serviteur publiait un premier billet évoquant John Kennedy Toole, immortel auteur de La conjuration des imbéciles. 

  Cela fait donc très exactement cinq ans, soit un quinquennat, que nous publions ici, après avoir clôturé un précédent blog, sur hautetfort. Joyeux anniversaire à « Page Paysage » et grand merci aux happy fews (une centaine d’abonnés) qui le suivent!

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John Kennedy Toole (1937-1969)

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LA POSITION DU LECTEUR (brève réflexion)

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   Le 26 mars 1969, John Kennedy Toole se suicidait au gaz dans sa voiture, à la Nouvelle Orléans. Il avait trente et un ans, et laissait derrière lui un grand manuscrit, refusé de son vivant, sauvé par sa mère, et considéré désormais comme un chef d’œuvre. Le rejet des grandes maisons l’avait, en quelque sorte, tué.

   J’ai lu La Conjuration des imbéciles deux fois, avec un plaisir égal, et le cas Toole m’amène à d’amères réflexions. Il est parfois difficile de saisir la portée de ce qu’on vous donne à lire, et il est souvent difficile d’y faire face. De façon générale, s’engager, ou d’être engagé, à lire un manuscrit, ou même un livre publié, s’avère délicat. Les gens placent un grand espoir en vous, que vous n’osez décevoir, car, au fond, vous les aimez bien, et même s’ils vous sont indifférents, même si vous ne les voyez que rarement et que leur démarche procède d’un certain égocentrisme, vous n’avez pas envie de les blesser. On touche au nerf, à l’être interne. L’absence de reconnaissance littéraire, artistique, ou, pire, l’indifférence, procèdent de la déception amoureuse, et pousse parfois à la haine. Ce pourquoi mieux vaut n’être ni éditeur, ni critique.

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