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PRÉSENTATION DE « VILLES/CIUDADES » (éd. Unicité, coll. « Eléphant blanc») À L’AMBASSADE D’ARGENTINE, LE 17 MARS.

Dans le cadre du « Printemps des Poètes », Pascal Mora et moi-même présenterons à l’ambassade d’Argentine (6 rue Cimarosa, 75016 Paris, métro Boissière) l’anthologie Villes/ Ciudades, édition bilingue illustrée réunissant trente-deux auteurs issus des deux pays, dont nos amis Claudine Sigler, Eric Dubois, Sébastien Souhaité ou Didier Ayres.

Vendu 18 euros, l’ouvrage a été publié par mes soins dans la collection « Eléphant blanc » (éditions Unicité).

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/MORA-Pascal/villes-ciudades/index.php

Au programme :
Exposition de Paula Noé Murphy, échange avec l’artiste et lecture de poèmes, avec la participation d’Esteban Charpentier, poète franco-argentin et auteur d’une anthologie personnelle bilingue Paris/ París .

Coordination et traduction :
Cecilia Acevedo Fuchs
Intermède musical par :
Pablo Urquiz 

Page Facebook de l’évènement:

https://www.facebook.com/events/3124198137910622?ref=newsfeed

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MARCHÉ DE LA POÉSIE 2021

Chers amis, chers lecteurs,

Comme annoncé sur le blog, nous étions donc réunis le samedi 23 octobre vers midi au marché de la poésie, autour de mon fameux éléphant blanc (nom de la collection), et des éditions Unicité. à cette occasion, j’ai pu rencontrer nombre d’auteurs et de poètes. J’en connaissais certains via les réseaux sociaux, ou simplement de noms. J’ai également retrouvé certains amis habituels, auteurs chez Unicité ou simplement amis (tout court), à l’instar de Pascal Mora, François Mocaër (l’éditeur lui-même), Christophe Esnault, Claudine Sigler, Odile Cohen-Abbas, Claire Boitel et tant d’autres. Ci-dessous quelques photos.

François Mocaër (directeur des éditions Unicité), et Christophe Esnault (futur auteur chez « Eléphant blanc »).
L’éléphant blanc d’eBay, à l’assaut du marché de la poésie, ici dans le bus 86.
Claudine Sigler (amie et préfacière de Chansons et poèmes, Paul Vecchiali), Etienne Ruhaud et Pascal Mora (animateur du café-poésie de Meaux et directeur de l’anthologie franco-argentine Villes/Ciudades)
Pascal Mora et Didier Ayres.

CAFÉ-POÉSIE DE MEAUX DU 16 OCTOBRE 2021: PRÉSENTATION DE « VILLES/CIUDADES »

Chers lecteurs,

Comme prévu, nous avons donc présenté l’anthologie bilingue franco-argentine Villes/Ciudades (publiée par mes soins dans la collection « Eléphant blanc », éditions Unicité) à l’occasion du Café-poésie de Meaux, le 16 octobre, de 11 heures à midi. L’occasion de retrouver des amis comme Claudine Sigler, Didier Ayres, Yasmina Mahdi et naturellement l’organisateur lui-même, Pascal Mora. Une exposition autour de l’Argentine était également organisée à la médiathèque Luxembourg, où nous nous retrouvons chaque mois, un samedi matin.

Pour commander notre anthologie:

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/MORA-Pascal/villes-ciudades/index.php

Pascal Mora, président de l’association « Café-poésie de Meaux », en pleine lecture.
Claudine Sigler en pleine lecture.
Un participant lit Traction-brabant, la revue de Patrice Maltaverne.
Quelques livres autour de l’Argentine, disposés par les bibliothécaires…
L’exposition photographique (photographie de Claudine Sigler).

« VILLES/CIUDADES », DEUX NOUVELLES VIDÉOS DE PASCAL MORA

Chers tous,

L’anthologie bilingue franco-argentine Villes/Ciudades paraît dans les jours qui viennent chez Unicité, dans ma chère collection « Eléphant blanc », et une dédicace/rencontre est prévue le 8 octobre à partir de 18h30 à l’espace Christiane Peugeot, 67 avenue de la Grande Armée.

Ci-dessous deux nouvelles vidéos de Pascal Mora, directeur de publication. Parue dans le webzine seine-et-marnais Magjournal 77, la première annonce l’exposition photographique qui aura lieu à la médiathèque Luxembourg de Meaux du 9 au 16 octobre. La seconde évoque également le fameux Café-poésie du samedi matin. Pascal y lit plusieurs extraits, parmi lesquels un de mes textes (plaisir narcissique). Précisons que je serai présent, en compagnie de mes amis Claudine Sigler, Sébastien Souhaité et Yasmina Mahdi le matin du 16, précisément, pour une lecture commune.

A très vite!

PS: L’article complet de Magjournal 77

https://www.magjournal77.fr/vie-locale/item/55391-meaux-video-poesie-franco-argentine-et-exposition-photo-au-programme-du-cafe-poesie

« VILLES/CIUDADES », ANTHOLOGIE FRANCO-ARGENTINE, VIDÉO DE PRÉSENTATION PAR PASCAL MORA (Eléphant blanc)

Chers amis, chers lecteurs,

Villes/ciudades, notre chère anthologie franco-argentine, paraît le 30 septembre chez Unicité, dans ma collection « Eléphant blanc ». En avant-première, une vidéo bilingue de notre ami Pascal Mora, président de l’association « Café-poésie de Meaux » et directeur de publication. Figurent dans le livre, entre autres, plusieurs figures familières de PAGE PAYSAGE: Claudine Sigler, Eric Dubois, Didier Ayres, Sébastien Souhaité, et votre serviteur.

http://www.editions-unicite.fr/index.php

« H.P. », DIDIER AYRES, PIÈCE PUBLIÉE SUR LELITTERAIRE.COM (note publiée dans « Diérèse » 81, printemps-été 2021).

Enfermé dans un asile étrange, situé dans les Alpes, un certain Rougemont (dont le nom rappelle celui d’un célèbre philosophe helvète), subit l’institution. Le pitch est posé. Courtes, intenses, les douze scènes qui s’ensuivent rappellent douloureusement ce que représente l’internement, entre traitement intense, prise de médicaments, sollicitations du personnel soignant et rapports parfois confus avec les autres malades. Sobrement intitulée H.P. mais sous-titrées « scènes de désespoir et de miracle », la pièce représente des anonymes, parmi lesquels, donc, ce fameux Rougemont, quinquagénaire dont nous ne connaissons ni l’âge exact, ni le patronyme puisqu’il s’appelle parfois « Abdelnor ». Un flou total reste entretenu tout au long du texte, comme s’il s’agissait de nous placer dans la tête d’un fou. Les repères spatio-temporels s’effacent, nous ne savons pas quel jour nous sommes, à quelle heure, ni même où précisément. Tout semble fuir, laissant place à une angoisse latente, permanente, sournoise. Rougemont-Abdelnor tente de trouver ses marques, de se rattacher à des souvenirs, à des éléments concrets, sans succès. Impitoyable, la logique de la psychose s’impose. Ne restent que des bribes : paroles d’autres patients, souvenirs d’une existence passée, d’une vie normale révolue (scène 10), dialogues de sourds avec les infirmières, qui tentent tant bien que mal de raisonner le (les ?) malade(s), quand rapidement nous ne comprenons plus qui parle à qui :

Vous savez pourquoi vous êtes ici ?

Non.

Parce que l’on vous a trouvé errant en banlieue de Bâle avec un simple tricot sur le dos et les pieds nus.

Les didascalies sont volontairement elliptiques, les conversations interrompues, faites de bric et de broc, de considérations sur l’identité morcelée, le temps qu’il fait. À la fin, comme pour sauver du désespoir, demeure la foi. Une sorte de croyance absurde, vaine, selon laquelle les choses peuvent changer : Une issue ? Il n’y a pas d’issue, juste des miracles (…) La foi, si tu préfères. Puis tout s’évanouit, dans ce théâtre d’ombres.

Critique, poète, co-directeur de la revue L’hôte, le polygraphe Didier Ayres a également consacré sa thèse de doctorat à Koltès, dont l’influence est ici palpable. Dans un style simple et direct, l’auteur nous parle en effet admirablement de la maladie, à l’instar d’Artaud, d’Hölderlin ou Nerval, tous créateurs qui ressentirent en leur chair les affres de l’aliénation.

Pour lire la pièce:

http://www.lelitteraire.com/?p=66609

Notre précédent article sur Néant de Didier Ayres:

DIÉRÈSE 81 (été 2021)

Sous le patronage de Daniel Martinez, le Diérèse nouveau est en route! Outre la poésie contemporaine, les traductions et les textes libres, retrouvez mes chroniques autour du surréalisme ainsi que quatre notes de lecture de mon cru. Les différents articles seront mis en ligne ici même au fil du temps. Pour être précis:

  • deux notes biographiques autour des poètes plasticiens Théodore Koenig et Paul Jean Revel
  • quatre critiques littéraires autour de Didier Ayres (H.P.), Paul Sanda (Sept fragments immanents pour une alchimie poétique), Radu Bata (Le Blues roumain) et Claire Boitel (Vitamines noires).

Retrouvez une présentation plus complète sur le blog dédié:

Diérèse 81 : Diérèse et les Deux-Siciles (hautetfort.com)

Pour commander Diérèse, envoyer un chèque de 19,90 euros (15 euros + 4,90 euros de frais de port), à Daniel Martinez, 8 avenue Hoche, 77330 Ozoir-la-Ferrière. L’abonnement (3 numéros annuels) est de 45 euros.

La revue sortira fin mai, aux alentours du 30.

DIDIER AYRES PARLE D' »ANIMAUX » DANS « LA CAUSE LITTÉRAIRE » (mon propre travail)

Un chaleureux merci à mon ami Didier Ayres et à son épouse Yasmina Mahdi, qui précédemment a chroniqué Disparaître. Quel beau cadeau de Noël! Merci aussi à Léon-Marc Lévy, directeur de La Cause littéraire. Ci-dessous un lien vers l’article en ligne:

https://www.lacauselitteraire.fr/animaux-etienne-ruhaud-par-didier-ayres

Étrangeté

Outre le vif sentiment que j’ai ressenti à la lecture des Animaux d’Étienne Ruhaud, je ne cessais d’inventer des titres à cette chronique. Est-ce la profusion des images – entre doute et effroi –, la qualité de la surprise, la liberté d’invention, l’aspect débridé des descriptions d’animaux imaginaires, est-ce cela qui me poussait dans cette science des titres ? Tel a été en tout cas mon chemin dans le livre. Je consigne ici quelques-unes de ces tentatives : Zoomorphie, Pur animal organique, Les bêtes intérieures, L’en-soi des faunes, Matière des bestioles, L’animal plurivoque, Là où meurent la raison des proies, Bêtes soûles, Rien de naturel. Cette liste veut seulement rendre la complexité et ce qui déréalise en même temps ce bestiaire riche et original.

Ce qui ressort de cette écriture, c’est le mélange de didactique feinte, qui permet de voir ce qui se déroule dans l’esprit du rédacteur, et cette impression d’insolite constante, qui me ramenait à Lynch ou Cronenberg, pour me référer au seul cinéma. Cependant, il faut dire aussi que cette collection bizarre d’un belluaire littéraire se rapproche plus facilement de Michaux ou encore du Cthulhu de Lovecraft que d’Apollinaire et des gravures de Dufy.

Dans ces descriptions se dessine une inquiétude devant une certaine agitation. Car ces bestioles parfois dangereuses, espèce de silures qui se décomposeraient, qui viendraient du royaume anthropologique des dieux de l’eau, faune remontant du monde aqueux de l’imagination bien souvent, sont ensemble fascinantes et repoussantes, en tout cas propres à une aventure intérieure très imagée, où le monstre est rendu visible. Est-ce du domaine de la tératologie, telle que l’évoque Foucault dans ses cours sur les Anormaux au Collège de France ?

Quoi qu’il en soit on se trouve sans doute dans la comptine enfantine et effrayante ou dans le monde plastique et organique de certains tableaux de Max Ernst. De cette manière on ne sombre pas tout à fait dans l’angoisse, mais on se voit pris au sein d’images ambiguës, comme les représente Jérôme Bosch, homme à tête de chien, créatures à demi-oiseau qui avalent des corps humains, fous à tête de chouette et aux bras multiples… Peut-être aussi on pourrait analyser la libido de ces drôles de chèvre-pied, comme s’il y avait en eux un mélange de désir et de mort. En fait, c’est particulièrement dans l’étrangeté que nous plongeons, dans un état à moitié fasciné par des espèces de freaks et un intérêt presque scientifique pour ces cartels d’un muséum fabuleux.

Donc, rien de mièvre ; pas de tendresse excessive pour des animaux domestiques doux et joueurs, des pets anglais si amusants et un tantinet ridicules. Non, au mieux on serait témoin de guerres de fourmis, de jets d’acide, de crimes étranges des abeilles des sables, ou au moins au-devant de la cruauté, absolument pas gratuite mais facilitant l’imagination et le rêve. Et comme je veux citer un extrait qui me semble parlant, je le ferai avec son entrée Scorpions, qui est mon signe zodiacal – et je précise que je suis la veille de la Toussaint, dans une contiguïté au mortel.

LES SCORPIONS

Myriades de scorpions, comme un mauvais rêve dans la ville en guerre.

Long de plusieurs mètres, leur corps orange et brun se couvre d’une fine fourrure vénéneuse. Leurs yeux violets brillent de cruels éclats, trouent la nuit d’éclairs rouges.

Ils se nourrissent des charognes laissées par les combats, mais aussi d’êtres vivants. Leur dard plonge hommes et animaux en d’atroces convulsions. Leurs pinces déchirent chair et os.

L’État les utilise pour éliminer les gêneurs. Opposants, marginaux et délinquants ont ainsi disparu de la cité, réduits en charpie, enterrée en fosse commune, loin des regards.

PARUTIONS (mon propre travail)

Chers amis, chers lecteurs,

  Mon article consacré à Néant de Didier Ayres, a été repris dans la revue en ligne « Le littéraire ». Par ailleurs, plusieurs notes de lecture ainsi qu’un « tombeau des poètes » consacré à Maurice Rapin et Mirabelle Dors ont été publiés dans « Diérèse » numéro 78 (envoyer un chèque de 18 euros, FDP compris à l’ordre de Daniel Martinez, 8 avenue Hoche, 77380 Ozoir-la-Ferrière).

Ma note de lecture en ligne (cliquer sur le lien)

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« NÉANT », DIDIER AYRES, TARABUSTE, 2019 (article paru dans Diérèse 77, automne-hiver 2019)

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  Exigeante, l’écriture de Didier Ayres paraît bien loin des effets de manche ou des considérations esthétiques propres à tant d’auteurs. De prime abord, cela ressemble fort à un journal intime, ou plutôt à un journal poétique divisé en cinq « cahiers », composé dans un style efficace, délibérément dépouillé, tout en brèves notations. Avec un langage pauvre (p. 21), D. Ayres tente essentiellement de se comprendre, de saisir son être, à la manière de Montaigne. Fidèle à son objet d’étude (qui n’est autre que lui-même), l’écrivain se regarde, se décrit, sans pour autant verser dans le narcissisme littéraire, le nombrilisme si commun à la production actuelle. Ici, le moi est traité en tant que pur objet d’observation, de dissection, avec pour seul scalpel la plume, et pour conclusions médicales, le texte. Ayant [son] étude pour toute occupation, Didier Ayres semble tout entier tourné vers l’intériorité, reconnaissant ainsi s’enclore en une sorte de citadelle. Si le monde vibrionne comme une ruche (p. 38), la vie monastique semble tentante à cet homme dont l’âme est un poème double et vitreux. La tentation mystique n’est pas loin non plus, mais la voie semble bloquée, pour laisser place au pessimisme, au nihilisme annoncé par un titre programmatique. La mort étant la seule vraie finalité (p. 31), l’écriture constitue-t-elle un refuge ? Fidèle à une tâche doublement austère et irréalisable, Didier Ayres n’a pas même le soutien d’une religion vers laquelle il voudrait tendre, en vain. En concevant des sortes d’épîtres (p. 95), l’homme, qui, de son propre aveu, voudrait prendre la robe de bure, ne peut dépasser l’angoisse existentielle, la certitude de marcher vers la disparition, qu’en grattant des pages, encore et encore, avec cette obstination de griffonner puis de biffer (p.31). Il ne s’agit pas de composer des poèmes, de faire du bel ouvrage, de se perdre dans le vers ou dans le morceau lyrique, mais bien de se saisir, de dessiner un modèle qui toujours échappe. Comme si cette quête insensée, en apparence vaine, remplaçait les habituels exercices littéraires. Parfois la beauté jaillit au détour d’une phrase, d’un paragraphe, mais il s’agit en quelque sorte d’une beauté fortuite, de la richesse involontaire d’un poème (p. 34). L’objectif n’est pas là. Nous ne jouons pas.

   « Là où d’autres proposent des œuvres, je ne propose rien d’autre que de montrer mon esprit », déclare Antonin Artaud dans L’ombilic des limbes. Pareille considération s’applique parfaitement à ce nouveau recueil, publié par les soins de Djamel Meskache et Tatiana Lévy, aux élégantes éditions Tarabuste. Animateur d’atelier d’écriture, docteur ès Lettres, directeur de la revue L’hôte, Didier Ayres propose ici une voie exigeante, loin des sentiers battus.

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Didier Ayres et votre serviteur, au salon « Ecriture et spiritualité », le 1er décembre 2019 au collège des Bernardins (Paris)

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