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Archives de Catégorie: Surréalisme

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BONNE ANNEE 2019! (vlog 3)

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SURRÉALISTES 30: PEGEEN VAIL GUGGENHEIM (1925-1962)

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SURRÉALISTES 29: « MÉLANCOLIE HERMÉTIQUE » DE GIORGIO DE CHIRICO (1888-1978)

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ÉVÉNEMENTIEL DE DÉCEMBRE 2018

Chers lecteurs,

21/06/1991. STUDIO: CLAUDE COURTOT, ECRIVAIN

   Le jeudi 13 décembre, un hommage sera rendu au surréaliste Claude Courtot à la librairie « Les éditeurs associés », dans le VIème arrondissement de Paris (11 rue Médicis). Tout est indiqué ci-dessous. Retrouvez également ma biographie de l’écrivain. Membre de l’association des amis de Benjamin Peret, je serai naturellement présent (pour me contacter er10@tutanota.com)

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Le samedi 15 décembre, je serai à Meaux, en compagnie de mes amis Pascal Mora et Claudine Sigler, afin de lire des textes.

OCTAVIO PAZ, une présentation par Claudine Sigler. (« Itzpapalotl », série mexicaine, 11).

   Octavio Paz (1914- 1998) naît durant la Révolution. Issu d’une famille déjà bien ancrée dans la vie politique mexicaine, il est élevé en partie par son grand-père paternel, romancier qui encourage ses premiers contacts avec la littérature. Octavio Paz connaît ensuite une double carrière de diplomate (il est notamment ambassadeur du Mexique en Inde) et d’enseignant dans diverses universités des Etats-Unis. Mais avant tout, il demeure un immense auteur. Très tôt influencé par les grands écrivains espagnols comme Antonio Machado, il écrit d’abord des textes à caractère social et philosophique, et traduit en espagnol une Anthologie du Portugais Fernando Pessoa. Enfin, sa rencontre la plus déterminante est celle du mouvement surréaliste, en France. Une de ses œuvres les plus célèbres est le Labyrinthe de la solitude (1950), suite de réflexions sur la nation et le peuple du Mexique. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1990. Tout au long de son oeuvre, son style ne cesse d’évoluer, produit de par son ouverture d’esprit, de par son idéologie humaniste et de par son intérêt pour les nouvelles tendances littéraires et poétiques. C’est ce qui rend sa poésie si ample, si universelle, et en même temps si particulière.

   (« Le grand mystère du poème, a-t il écrit, c’est qu’il n’est de la poésie qu’à condition de ne pas la garder par devers soi : il est fait pour la répandre ou la faire couler”. Dont acte, avec le texte ci-dessous).

OctavioPaz

 

VIENTO, AGUA, PIEDRA

El agua horada la piedra,
el viento dispersa el agua,
la piedra detiene al viento.
Agua, viento, piedra.

El viento esculpe la piedra,
la piedra es copa del agua,
el agua escapa y es viento.
Piedra, viento, agua.

El viento en sus giros canta,
el agua al andar murmura,
la piedra inmóvil se calla.
Viento, agua, piedra.

Uno es otro y es ninguno:
entre sus nombres vacíos
pasan y se desvanecen
agua, piedra, viento.

 

VENT, EAU, PIERRE

                                                À Roger Caillois

                  
L’eau perce la pierre             
Le vent disperse l’eau
La pierre arrête le vent
Eau, vent, pierre
 
Le vent sculpte la pierre
La pierre se fait coupe pour l’eau
L’eau s’échappe et se fait vent
Pierre, vent, eau.
 
Le vent dans ses méandres chante
L’eau qui coule murmure
La pierre immobile se tait
Vent, eau, pierre
 
L’un est l’autre et ne l’est pas :
Entre leurs noms vides,
Ils passent et ils s’évanouissent
 Eau, pierre, vent.

(Traduction de Claudine Sigler)

                                                                                    

MÉMOIRE DES POÈTES XXX: CLARENCE JOHN LAUGHLIN (1905-1985), Cimetière du Père-Lachaise, columbarium, division 87, case 777 (article paru dans « Diérèse » 74, automne-hiver 2018)

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   Né le 14 août 1905 à Lake Charles, en Louisiane, Clarence John Laughlin déménage avec sa famille à la Nouvelle Orléans dès l’âge de cinq ans. Son père, récemment ruiné suite à de mauvaises affaires, trouve effectivement un travail à l’usine. Amoureux des mots, ce dernier transmet sa passion littéraire au jeune Clarence John. La disparition de cette figure paternelle aimante, en 1918, affecte cruellement l’adolescent. Timide, introverti, solitaire, ce dernier quitte l’école dès 1920, à l’âge de quinze ans, sans cesser de lire et d’apprendre. Très cultivé, inspiré par les Symbolistes français, Clarence John souhaite avant tout devenir écrivain, et compose de nombreux poèmes, récits, dont beaucoup demeurent encore inédits.

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« Elegy for the old South », John Clarence Laughlin

   Il découvre la photographie à plus de vingt-cinq ans en autodidacte, et se lance comme professionnel, en freelance. Il commence par photographier les rues et la vie, à la Nouvelle-Orléans, avant de déménager pour New-York dès 1940, et travaille pour Vogue. Brouillé avec Edward Steichen, le rédacteur en chef, il est ensuite employé par le gouvernement, et développe en parallèle un projet original, en jouant sur l’illusion, en mêlant formes géométriques, corps accessoires et costumes, selon son propre style. Son principale modèle est alors Dody Weston Thompson (1923-2012), femme à la beauté trouble, qui épousera Edward Weston et deviendra elle-même photographe.

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   Revenu à la Nouvelle-Orléans, Clarence John Laughlin meurt le 2 janvier 1985, à l’âge de soixante-dix neuf ans. L’homme, qui a beaucoup exposé, laisse derrière lui plus de 17000 clichés, ainsi que plusieurs plaquettes poétiques. Méprisé par beaucoup de professionnels ou d’historiens de l’art, Laughlin, qui admirait profondément Eugène Atget, repose désormais au columbarium, dans la case 777, soit en surface. « In memory of Clarence John LAUGHLIN 1905-1985, surrealist writer and photographer » pouvons nous lire sur sa dernière demeure. L’homme, qui usait d’un matériel ancien, dépassé, apparaît aujourd’hui comme un des premiers photographes surréalistes américains. Refusant toute forme de réalisme, Laughlin, qui a commencé par capter le Sud profond, se tourne en effet délibérément vers l’imaginaire, délaissant toute forme de réalisme, de vraisemblance, au profit de photomontages parfois érotiques, parfois un peu sinistres, pour ne pas dire gothiques, à travers de singulières scènes oniriques en noir et blanc. Photography is one of the most authentic and integral modes of expression in this world in which we lives déclare-t-il, soit La photographie est l’un des plus purs moyens d’exprimer le monde qui nous entoure.

N.B. : La case 777 se situe à la surface, à droite de la chapelle mortuaire, au rez-de-chaussée.

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SURRÉALISTES 28: « LE TEMPLE » DE PAUL DELVAUX (1897-1994)

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