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Monthly Archives: mars 2017

BASKINE PAR PAUL SANDA, CONFÉRENCE COMPLÈTE

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« Licorne », Maurice Baskine

Dans un précédent article, nous évoquions la conférence qu’a donnée Paul Sanda, poète et directeur des éditions Rafaël de Surtis, autour de Maurice Baskine, peintre surréaliste. Les lecteurs attentifs et les amateurs d’alchimie trouveront ici l’intervention dans sa totalité.

 

 

 

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« ALSO SPRACH ZARATHUSTRA », Friedrich Nietzsche, 1891.

 

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Dionysos, masque tragique, mosaïque, Pompéi.

 

 » Ce n’est que là où il y a de la vie qu’il y a de la volonté : pourtant ce n’est pas la volonté de vie, mais — ce que j’enseigne — la volonté de puissance. Et la vie elle-même m’a confié ce secret : « Voici, m’a-t-elle dit, je suis ce qui doit toujours se surmonter soi-même.
« À vrai dire, vous appelez cela volonté de créer ou instinct du but, du plus sublime, du plus lointain, du plus multiple : mais tout cela n’est qu’une seule chose et un seul secret.
« Je préfère disparaître que de renoncer à cette chose unique, et, en vérité, où il y a déclin et chute des feuilles, c’est là que se sacrifie la vie — pour la puissance !
« Qu’il faille que je sois lutte, devenir, but et entrave du but : hélas ! celui qui devine ma volonté, celui-là devine aussi les chemins tortueux qu’il lui faut suivre !
« Quelle que soit la chose que je crée et la façon dont j’aime cette chose, il faut que bientôt j’en sois l’adversaire et l’adversaire de mon amour : ainsi le veut ma volonté.
« Et toi aussi, toi qui cherches la connaissance, tu n’es que le sentier et la piste de ma volonté : en vérité, ma volonté de puissance marche aussi sur les traces de ta volonté du vrai !
« Il n’a assurément pas rencontré la vérité, celui qui parlait de la « volonté de vie », cette volonté — n’existe pas.
« Car : ce qui n’est pas ne peut pas vouloir ; mais comment ce qui est dans la vie pourrait-il encore désirer la vie !
« Ce n’est que là où il y a de la vie qu’il y a de la volonté : pourtant ce n’est pas la volonté de vie, mais — ce que j’enseigne — la volonté de puissance.

HOUELLEBECQ SOUS INFLUENCE (article paru dans la revue en ligne nonfiction, en juillet 2013)

Résumé : L’auteur-culte Michel Houellebecq a de nombreux intercesseurs, à la fois sur le plan littéraire et philosophique, écrivains et penseurs dont les théories et/ou les visions semblent parfois contradictoires.

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« Les tiroirs de Michel Houellebecq », Bruno Viard, PUF, 2013.

 

   Les influences de Michel Houellebecq sont multiples, et reflètent parfaitement un mode de pensée complexe, sinon paradoxal. Échappant totalement aux conceptions dominantes, l’auteur des Particules élémentaires oscille en permanence entre une cruauté, un sens de la provocation affirmé, et une forme de générosité, de lyrisme, de joie, pour ne pas dire de naïveté.

   Une des premières contradictions houellebecquiennes tient à la question sexuelle. L’écrivain croit effectivement que la vie est vouée à la souffrance, mais que le coït reste une source de félicité, sinon l’unique source de félicité, ce en quoi il se distingue radicalement de Saint Augustin et Schopenhauer, tous deux condamnant explicitement les plaisirs de la chair. Le sexe peut néanmoins devenir source de souffrance chez les êtres physiquement peu attrayants, tous victimes de la compétition érotique inhérente au système.

   À ce titre, le féminisme, lié à Mai 68 et au changement de mœurs, est condamné sans appel. Malheureuses une fois devenues vieilles, les féministes payent, en quelque sorte, le prix de ce qu’elles ont contribué à mettre en place. Antiféministe, Houellebecq est également contre toute libéralisation des mœurs, celle-ci n’aboutissant en réalité qu’à un renforcement de l’égoïsme, à un détachement familial et à l’absence d’amour parents-enfants. Ce libéralisme moral et sexuel, qui mène à la désunion, à l’individualisme forcené, à un jeunisme impitoyable, explique en grande partie l’acrimonie des personnages, tout à la fois veules, haineux, et racistes.

   Rien ne permet néanmoins d’affirmer que l’auteur adhère au propos de ces êtres de papier, ni même qu’il le condamne. Écriture du ressentiment, l’œuvre témoigne d’un cynisme inouï, mais possède aussi une sorte de pureté, une mystique du lien, de la tendresse et de l’enfance, toutes choses naturellement opposées à l’égoïsme. L’amour décrit et souhaité par Houellebecq est ainsi inconditionnel, total, et donc incompatible avec la notion de moi, de liberté individuelle.

   Les contradictions houellebecquiennes relèvent également du domaine philosophique. Ne voyant pas dans l’écriture de but en soi, Houellebecq, scientifique de formation, cherche effectivement à transmettre des idées, et, à ce titre, reste influencé par les grands penseurs du XIXe siècle, période charnière, à la naissance de la modernité.

   Politiquement, l’homme paraît difficile à situer. A priori de gauche, Houellebecq est trop pessimiste pour croire en l’homme, et surtout pour croire en un quelconque progrès : antilibérale sur le plan économique, la gauche l’est effectivement devenue sur le plan des mœurs, quand la droite, antilibérale sur le plan des mœurs, l’a toujours été sur le plan économique. Antilibéral sur le plan moral comme économique, à l’instar de Balzac, Houellebecq, partisan de la famille et hostile au mode de vie issu de Mai 68, n’est en réalité rattachable à aucun courant. Total, son antilibéralisme s’étend au domaine sexuel, et même poétique : l’écrivain défend ainsi la versification régulière à travers Rester vivant.

   Tout d’abord, le nom d’Auguste Comte, intellectuel là encore antilibéral, apparaît plusieurs fois dans les romans. Établissant un parallèle avec les Trente Glorieuses, Houellebecq voit dans les Trois Glorieuses le début du capitalisme économique, et la fin d’un certain modèle. De fait, cette période correspond aussi à la naissance de la philosophie comtienne et à l’émergence de certaines doctrines socialistes. Comte, qui apparaît fréquemment dans les romans de Houellebecq, rejette tout comme lui son époque. Héritier de Saint Simon, Comte, qui distingue trois états historiques (état théologique, état métaphysique et état positif), voit dans l’humanité la finalité des desseins divins, et, à ce titre, fonde une nouvelle religion basée sur la science, la connaissance, sans perspective de paradis, soit ce que Nietzsche nomme “arrière-monde”. Nostalgique d’un ordre ancien basé sur le christianisme, Houellebecq n’envisage dans la foi qu’un moteur d’organisation sociale, une source de lien. Percevant dans l’absence d’au-delà la cause de l’échec comtien (puisque le programme positiviste n’a jamais été appliqué), l’auteur de La Possibilité d’une île s’intéresse à la secte raélienne, et voit dans le clonage une forme de vie après la mort.

   Parallèlement, le romancier apprécie Pierre Leroux, autre saint-simonien utopiste, pourtant adversaire du positivisme d’Auguste Comte et de son exégète Prosper Enfantin, mouvement qu’il considère comme autoritariste. Inventeur du mot “socialisme”, Leroux combat à la fois l’idée de collectivisme absolu, mais aussi le capitalisme individualiste, pour trouver un moyen terme, l’“association”. Houellebecq, qui n’a pas foi dans le progrès, et donc dans le communisme (échec illustré par l’épisode cubain de Plateforme), pourrait souscrire au concept développé par Leroux. Pour autant, son gnosticisme, et la vision négative de la filiation propre aux personnages des Particules élémentaires, ne cadrent guère avec la religion de Leroux, chez qui l’au-delà se situe justement dans l’enfantement, seule existence post-mortem.

   Autre théoricien célèbre que l’écrivain cite souvent, Tocqueville, qui se défie de l’État et du “despotisme démocratique”, prône lui aussi l’association, sur le modèle de Leroux. Houellebecq, qui reprend certaines analyses tocquevilliennes à propos de la société contemporaine, conçoit l’individualisme comme une forme d’autisme, de repli total sur soi, de coupure. À l’inverse, Tocqueville comprend l’individualisme comme fruit de la compétition, donc du rapport à autrui, et, par-delà, estime que le gouvernement dit “démocratique” organise justement une sorte d’émiettement social, afin de briser les ambitions et les talents propres, pour conserver le pouvoir et exercer un contrôle.

   Nous retrouvons là une des principales contradictions de l’auteur, qui décrit à la fois le pur libéralisme sexuel dans Extension du domaine de la lutte, et qui pour autant dédaigne la notion même d’amour-propre, donc l’intersubjectivité (amour-propre dont bien des protagonistes, lâches et méprisables, semblent effectivement dépourvus). Le rejet houellebecquien de l’analyse psychologique le range dans la continuité comtienne, et l’éloigne du sociologue Gabriel Tarde, qui croit lui en la notion de mimésis, d’imitation et d’émulation réciproque. Le refus de l’individu, considéré en tant que pur solipsisme, conduit également Houellebecq à ne pas voir les mouvements de masse, et à ne pas traiter les grands crimes massifs du XXe siècle (essentiellement le nazisme et le stalinisme), de façon claire.

   Cette absence de psychologie en tant que telle est aussi tributaire de la philosophie de Schopenhauer, autre grand intercesseur. Une nouvelle fois, l’influence conjointe de Comte et du philosophe allemand a quelque chose de paradoxal. Pour Schopenhauer, en effet, l’homme est malheureux car la vie est mauvaise en soi, nihilisme que ne partage pas Comte, qui lui ne dénigre nullement l’histoire et le progrès, en considérant que le désastre contemporain est avant tout lié à l’individualisme, lui-même lié à l’évolution économique et sociale de son temps, après la fin de l’Ancien Régime. En définitive, Houellebecq ne peut réconcilier l’ontologie négative schopenhauerienne et l’historicisme comtien.

   Bouleversé, jeune homme, par la lecture du Monde comme volonté et représentation, Nietzsche, déteste lui aussi son époque, mais demeure très différent de Houellebecq du fait de sa conception virile de l’existence, son apologie de la force. L’écrivain est tout de même plus intéressé par la compassion schopenhauerienne que par la volonté de puissance nietzschéenne, et juge, à la différence de Rousseau, que la pitié n’a rien de naturel, mais provient au contraire d’un long travail de civilisation.

   Si l’on s’en tient aux influences littéraires qui irriguent l’œuvre, le dégoût de la filiation exprimé à plusieurs reprises pourrait éloigner Houellebecq de Hugo, mais le lier à Flaubert, (bien que Comte valorise, lui, la transmission). Proche de Nerval, à jamais hanté par le manque maternel et en quête d’amour, Houellebecq demeure sans doute plus proche encore de Balzac, maître et fondateur du roman réaliste. Refusant, toujours à l’image de Comte, la société bourgeoise née après 1830, Balzac est en effet l’un des grands modèles clairement revendiqué par Houellebecq, et ce dans tous ses livres. Ardent défenseur du catholicisme et légitimiste convaincu, Balzac, décrit les mécanismes économiques et boursiers dans la majeure partie de ses récits, pour mieux condamner le règne de l’argent et la perte de tout repère. Houellebecq s’inscrit définitivement dans la continuité romanesque de La Comédie humaine.

   L’aigreur de Balzac à l’égard du temps présent n’est pas sans rappeler le dégoût exprimé dans Le Spleen de Paris. Les Fleurs du mal sont plusieurs fois directement reprises dans les textes de Houellebecq, qui partage avec le génie symboliste un même sentiment d’abandon et un même écœurement à l’égard de la Nature. D’abord poète, Houellebecq assume pleinement le modèle baudelairien, et décrit avec horreur la ville moderne, dans La Poursuite du bonheur notamment. Enfin, Houellebecq, qui pourtant ne s’en réclame pas, rejoint Proust, qui lui ne croit ni en la vie mondaine, ni en l’amitié, mais seulement dans la littérature. Obsédé par le retour à la matrice originelle, c’est-à-dire la mère, le créateur de La Recherche du temps perdu raconte lui aussi des histoires d’enfants mal aimés.

   Parfois difficile à saisir dans sa globalité, l’œuvre houellebecquienne est donc riche de multiples influences, souvent paradoxales, mais toutes liées aux mêmes obsessions. Original, provocateur, Houellebecq reste fascinant, jusque dans ses incohérences

LU DANS « PHOENIX » numéro 24

  Marie-Christine Masset, qui a déjà évoqué Diérèse dans la revue marseillaise Phoenix, reparle de nous dans le numéro 24, qui vient de paraître. Un bel hommage, où il est notamment évoqué la série « Tombeaux des poètes », créée par votre serviteur.

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    Dans son édito Notes éparses, Daniel Martinez confie aux lecteurs le souffle qui parle Sur le blanc du monde. La traduction redimensionne le chant littéraire écrit-il, ainsi Domaine International donne à lire le poète brésilien Carlos Nejar, le Danois Christensen, le Sud Africain Sinclair Beiles et l’Américain Edgar Bowers. Dans Cahier I, huit poètes sont présents. La série poétique de Pierre Dhainaut Pour ce matin ce sera tout fait se correspondre art poétique et force créative, elle insuffle ce blanc du monde rendu accessible Les poèmes n’accèdent à leur forme exacte que s’ils sont incapables de s’y fixer, comme les arbres.// Les poèmes ne font qu’esquisser une phrase dont nous ne verrons pas le terme. Nous avons toujours, dit-elle, à accueillir. Cahier II invite huit poètes et des lettres de Jean Malrieu à Jean-François Mathé. Diversité des voix et qualité sont de mises, quelques brefs extraits : le sentiment, lui, était d’une branche à l’autre perdu (Pascale Flavigny) Flétrissons le soir, ne craignons/ que le silence sans flocons (Isabelle Lévesque) revenir à ce jour/où la vie tenait à une porte mal fermée (Gilles Lades). L’échange épistolaire est quant à lui éclairé par cette « joie noire » où Malrieu puisait son inspiration. Les lettres disent la dévotion de leur auteur à son travail de revuiste pour Sud, sa bienveillance et son honnêteté. Recevoir une lettre de Jean, c’était recevoir des nouvelles d’un monde où « il fait un temps de poème » conclut Dhainaut dans sa présentation. La lettre, lien pérenne et traversée, loin de ne graver qu’une trace, est ce courant drainant ses forces et révélant ad vitæm ses secrets. La partie Regards ne s’éloigne qu’en apparence du poème en offrant à lire des extraits d’un roman de Hélène Mohone, des notes de Pierre Bergounioux (mai 2016) et un texte en prose poétique de Daniel Abel. Dans ses notes, Bergounioux n’enchante pas le quotidien. Le détail des menus faits dit l’adhésion d’un homme au bonheur et à la fraternité. La fragilité physique se dilue dans la lumière des petits gestes,  de l’attraction de l’histoire sociale et celle de la littérature. Ensuite, le lecteur retrouve avec plaisir Etienne Ruhaud et sa rubrique Tombeau des poètes IV (Cimetière du Père Lachaise division 27 Jean Rollin et division 49 Gérard de Nerval). Outre faire le récit de leur parcours en offrant des détails propres à satisfaire la curiosité et l’intérêt (même des plus érudits), Ruhaud emploie un style truculent où l’hommage n’est jamais atténué. Ainsi nous écrit-il qu’un lecteur a laissé un homard en plastique sur la tombe de Nerval et nous rappelle que la légende veut que le poète se soit baladé avec un homard tenu en laisse sur les marches du Palais Royal. Simple détail ? Ce numéro de Diérèse s’achève sur Bonnes Feuilles où dix-sept contributeurs  offrent leurs lectures, chroniques et études se succèdent. Se trouve là prouvée cette assertion de Michaux reproduite dans l’édito écrire tient, pour certains, du vivre.

Marie-Christine Masset

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Le site de la revue « Phoenix »

DES NOUVELLES DE L’AUTOBUS

  Auteur, blogueur, et animateur de feu la micro-revue francilienne L’Autobus, dont j’ai déjà parlé ici dans la rubrique « Blogorama », Fabrice Marzuolo revient avec un nouvel opus autoédité via Amazon. Je viens de commander, et relaie donc son appel aux lecteurs, en espérant qu’ils soient le plus nombreux possible (une vingtaine, ce serait déjà bien). Haut les cœurs!

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   J’ai contacté un éditeur, ça n’a rien donné. Pas deux, je me suis démerdé tout seul sur Amazon, au moins ça donne « l’impression » de ne pas gratter que pour son tiroir. Mes nouvelles ne changent pas, toujours des perdants, des qui plaisent pas aux gens. Le zizi avait attiré douze lecteurs, pas de quoi se prendre pour un jésus, ce gros saucisson lyonnais. Et avec ce nouveau Far West, je ne pense pas dépasser le précédent record d’autant qu’ayant bazardé la revue l’Autobus , le côté lecteur des écrivants ira encore diminuant. Sur ce blog endormi, personne n’est supposé avoir connaissance de cette publication, c’est d’ailleurs pour les fantômes que j’écris mes livres. À toi l’égaré ici-bas !

https://www.amazon.fr/Far-West-Fabrice-Marzuolo/dp/2953932089/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1487786486&sr=8-1&keywords=marzuolo

Site du blog « L’autobus »

Blogorama 22, consacré à « L’autobus »

 

BASKINE À CORDES

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   Le peintre surréaliste franco-ukrainien Maurice Baskine (1901-1968), dont je parlerai plus en détail dans un prochain « Tombeau des poètes », a fait l’objet d’une rétrospective au musée d’art de Cordes-sur-Ciel, dans le Tarn. Alchimiste, écrivain, et éditeur, avec sa compagne Rafael de Surtis, Paul Sanda (qui a publié mes Petites fables en 2009), évoque la figure de cet artiste injustement méconnu.

 

UNE LECTURE DU « BESTIAIRE »

  Blogueur, animateur de la revue lyonnaise Traction-Brabant, auteur, et éditeur, Patrice Maltaverne, dont j’ai déjà parlé ici, me fait l’honneur d’un article, le deuxième consacré à mon petite Bestiaire. Laissons lui donc la parole!

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« Bestiaire », d’Etienne Ruhaud

Édité par « La Porte », ce « Bestiaire » d’Étienne Ruhaud présente à travers des textes en prose, dix animaux fantasmagoriques ou existants, dont la description fait la poésie, mais qui sont loin d’être des animaux attirants.

Ici d’ailleurs, la poésie peut très bien venir de la science, tellement cette dernière dépasse la fiction. Et le lecteur a parfois du mal à distinguer ce qui pourrait être possible et ce qui ne l’est pas.

Extrait de ce « Bestiaire » : « Les dorses » :

« Une excroissance au loin, telle une barrière de corail, sortie de l’océan.

Ils ont poussé là comme un mauvais sort, encerclant une île oubliée des atlas, pour former un atoll empli d’algues violettes.

La partie immergée est couverte d’une large couche de granit noir, armure posée sur un corps spongieux et fragile, de couleur marron. La partie émergée, elle, est garnie de peignes triangulaires en métal bleu, flexibles mais plus tranchants que des rasoirs, et dressés à la verticale, hauts vers le ciel.

Le vent qui souffle dedans produit des ultrasons, audibles au large. »

Pour en savoir plus sur « Bestiaire », d’Etienne Ruhaud, qui est vendu au prix de 4 €, vous pouvez écrire à son éditeur, Yves Perrine, à l’adresse suivante : 215 rue Moïse Bodhuin 02000 LAON.

Pour consulter l’article en ligne (sur le blog de Patrice Maltaverne)

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