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Chers lecteurs,

  Mon ancien blog (« Opéra fabuleux »), a hélas été supprimé par Hautetfort. Il aura donc vécu, de janvier 2013 à septembre 2014, date d’ouverture de « Page paysage », qui prend le relais. En outre j’ai ré-ouvert une page Facebook consacrée au site, ainsi qu’un compte twitter. Je compte prochainement me mettre sur Instagram, histoire de grappiller quelques vues supplémentaires. On s’adapte, on s’adapte…

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AUTOUR DU FILM D’EMMANUEL BOURDIEU (« Louis-Ferdinand Céline », suite et fin)

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   Autant le dire, comme je le prévoyais, le film d’Emmanuel Bourdieu m’a fortement déçu. Outre l’absence de ressemblance physique réelle entre Denis Lavant et Louis-Ferdinand Destouches, homme de haute stature, l’acteur, qui joue remarquablement, en fait parfois un peu trop. Disons: un peu trop pour Céline. Réputé méchant, dur, l’écrivain, qui faisait preuve d’une gouaille incroyable dans ses livres, n’était pas homme à crier, à vociférer, à parler franchement tel un Apache, un marlou, comme en témoignent les différentes vidéos filmées peu avant sa mort, dans son pavillon de Meudon (pavillon encore occupé par sa veuve, Lucette Almanzor, âgée de cent trois ans!). En outre, le film reste centré sur l’antisémitisme fanatique de l’écrivain, auteur de quatre gros pamphlets pour le moins haineux, disons-le net. Peu de considérations, donc, sur le style, sur l’oeuvre, qui seule m’intéresse. Célinien américain, lui-même israélite, professeur de littérature outre-Atlantique, les jeune Milton Hindus vient rendre visite au Maître, qui, pourchassé en France du fait de ses activités collaboratrices, s’est réfugié à Copenhague avec sa femme, et continue d’écrire tout en organisant sa défense. Naturellement, la rencontre n’a pas lieu, ou alors sur un mode désastreux: paranoïaque, aigri, Céline multiplie les provocations judéophobes à l’égard du malheureux lettré, qu’il soupçonne de vouloir le tuer pour le compte du Mossad, ou quelque chose d’équivalent. Tel est le pitch. Le résultat n’est pas franchement mauvais. On rit jaune, parfois. Simplement le rendez-vous est raté. On ne retient finalement du génial écrivain que les aspects les plus déplaisants, cette mentalité d’épicier de banlieue rapace et fort peu humaniste.

  C’est dommage car les acteurs sont bons, et que Denis Lavant est éblouissant. A ce détail près qu’il ne ressemble pas réellement au modèle, comme si la banalité même de Céline, son langage faubourien terne comme une rue de Bécon, gardaient quelque chose d’inimitable. L’acteur est flamboyant, Destouches ne l’était probablement pas. Ou alors l’était dans ses livres. Fâcheux, fort fâcheux.

   Je publie ci-dessous la réaction d’un ami de longue date, cinéphile invétéré, qui se reconnaîtra, et qui bien souvent me laisse de fort judicieux commentaires. Merci à lui, évidemment, et place au courrier des lecteurs:

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   Difficile de ne pas être au moins curieux de l’interprétation de Denis Lavant qui avoue lui-même: « Je ne suis vraiment pas un inconditionnel de Céline. Je n’ai pas réussi à lire les pamphlets en entier, je l’ai même mis un peu de côté, parce que je voyais bien que des gens étaient gênés, ce que je comprends très bien. Un de mes amis proches, comédien lui-même, dont je ne dirai pas le nom mais dont je précise qu’il n’est pas juif, a même refusé de voir mon spectacle… Mais c’est vrai que Céline me poursuit.

   Au Conservatoire, déjà, Jacques Lassalle m’avait demandé de travailler “Mort à crédit”. Et puis il y a Leos Carax, qui y revient sans cesse: dans “Boy Meets Girl”, un petit garçon dans le métro dit des passages de “Mort à crédit” avec un fort accent arménien. Dans “Mauvais Sang”, je vole chez un bouquiniste sur les quais un exemplaire de “Bagatelles pour un massacre” et dans “Les Amants du Pont-Neuf ”, il y a un certain Dr Destouches… Comme s’il était dit que je n’en aurai jamais fini avec Céline.»

   Sans doute, le parti pris de situer l’action du film dans ce cadre (en 1948, Céline a fui la justice française. Il vient de passer près d’un an et demi dans une prison danoise. Il se terre dans une maison isolée, avec Lucette, sa femme, et le chat Bébert. C’est là, au Danemark, qu’il accepte de recevoir un jeune admirateur américain, qui souhaite s’entretenir avec lui et lui consacrer un livre: Milton Hindus.), de choisir ce moment précis de la vie de Céline, ces quelques jours seulement et de mettre en scène précisément ceci: « Ainsi dans une scène aussi dure que celle de la danse, lorsque Céline reprend à son compte la caricature du juif dans ce qu’elle peut avoir de plus insupportable, il exprime la banalité du cliché antisémite » a de quoi alimenter le dossier concernant l’antisémitisme de Louis-Ferdinand Céline, mais en posant plus de questions que de réponses peut-être, à travers ce personnage « saisi dans un moment d’absolue perturbation, en pleine crise,en pleine paranoïa ».

   Tes inquiétudes qu’« On oublie en quelque sorte le prosateur fulgurant, le visionnaire misanthrope, schopenhauerien » à la vision de ce film me paraissent plutôt teintées d’une crainte tout à fait subjective et revendiquée « pour la liberté d’expression » – il est vrai menacée aujourd’hui de tous côtés: les nombreux films censurés en France dernièrement pour des raisons de bonnes moeurs ou de politique liée au contexte géopolitique… Ton texte tendrait un peu vers cela, si je ne m’abuse: Richard Millet/ Céline, même combat au nom de la sacro-sainte liberté d’expression? [lci le lecteur évoque mon précédent article, E.R.]

Un amateur aimant aussi la liberté…

2016

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   Tout d’abord, je tenais à souhaiter une excellente année à tous mes lecteurs, aux abonnés comme aux occasionnels. Merci encore pour votre intérêt et pour votre soutien! J’aimerais aborder quelques points touchant le site, en manière de bilan programmatique:

  • « Page paysage » existe depuis septembre 2014. Le blog prend la suite d' »Opéra fabuleux », créé cette fois en janvier 2013, et qui aura donc connu un an et neuf mois d’existence. Le contenu de « Page paysage » ne diffère pas, fondamentalement, de celui d' »Opéra fabuleux ». J’ai avant tout choisi de changer d’adresse pour des raisons techniques. Hautetfort.com ne m’offrait effectivement pas toutes les capacités techniques de WordPress. Je trouve également cette dernière plateforme nettement plus attractive et esthétique. Vous apprécierez l’usage d’un tableau de Friedrich sur le bandeau d’accueil.
  • À travers ces pages, j’aborde essentiellement des sujets littéraires, parfois artistiques au sens large. « Diversité, c’est ma devise », écrivait La Fontaine. Loin de moi l’idée de me comparer un quelconque instant au fabuleux fabuliste. Toutefois, je pourrais faire miennes ses paroles. J’ai voulu, en effet, sur « Page paysage », évoquer des sujets variés, d’ordre poétique, esthétique, artistique. Je ne le regrette nullement. Disons simplement que je pense désormais me limiter à la littérature, ou ne plus aborder le cinéma et les arts plastiques que sous un angle livresque, ou à l’aune du surréalisme. Par-delà, Page paysage fera, en 2016, la part belle à la poésie, genre marginal, genre gratuit, genre libre. Par choix personnel, et pour élever le débat en cette période tendue, je ne parle pas de politique ici, et ne souhaite pas non plus en dire davantage sur ma vie privée, ou alors de manière extrêmement sibylline. Page paysage est dédié à la culture!
  • J’ai publié le bilan statistique proposé par wordpress.com le soir du 30 décembre. J’ai eu droit, cette année, à plus de 6300 visites, et plus de deux cents personnes sont abonnées à Page paysage. C’est là un net progrès, sachant que j’ai utilisé Facebook afin de diffuser l’information. Mon blog a été consulté sur tous les continents, y compris en Australie. Les visites viennent essentiellement des pays francophones, évidemment (France, Belgique), mais aussi d’Europe, et plus particulièrement de Roumanie. J’ai également des visiteurs africains, asiatiques, que je remercie au passage. Les billets les plus consultés restent ceux intitulés « Mémoire des poètes », et qui parlent des tombes d’auteurs. L’article consacré au destin tragique d’Hans Bellmer et Unica Zûrn a ainsi été vu 188 fois. Malgré tout, soyons lucides, la poésie se lit peu. Qu’importe! Je suis heureux d’échanger cette parole rare, à mon humble mesure.
  • Vous avez été plusieurs à me faire part de vos sentiments, à travers les commentaires. Je souhaite évidemment poursuivre mon exploration des blogs culturels, grâce à la rubrique « Blogorama ». N’hésitez donc pas à m’envoyer des descriptifs de vos travaux électroniques, en ligne: etienne.ferdinand@yahoo.fr
  • Sur le plan strictement littéraire, 2015 aura été une année relativement constructive et fructueuse, mais j’espère tout de même faire mieux en 2016. Au cours de ces douze derniers mois, j’ai écrit deux nouvelles, genre que je n’arrivais pas à aborder auparavant, plusieurs longs articles sur les cimetières parisiens, qui donneront matière à un livre d’ici un certain temps, une dizaine de notes critiques, et un seul poème, dont je suis content (« Les dorses »). J’aurais fait une lecture le 29 décembre, et commencé à être rémunéré pour mon travail. Enfin, je collabore à un journal d’information locale et à une revue poitevine assez célèbre, Le Picton. Par ailleurs, j’ai aidé la jeune Saghar a finir son mémoire consacré aux rapports entre théâtre iranien et français (mémoire dont j’ai rédigé une assez grande partie), et co-écrit les dialogues d’un court métrage, avec mon ami Stéphane Rizzi. Ce même film, bref mais incandescent, sera monté en janvier-février, et présenté dans des festivals, si tout va bien. D’autres projets cinématographiques devraient aboutir. En 2016 paraîtra mon petit bestiaire, aux éditions « La Porte ». J’ambitionne également de finir assez rapidement un essai autour de Thierry Jonquet qui traîne, qui traîne, et de composer d’autres contes, en vue d’un recueil. Mes prochains articles sortiront en février, dans L’ami du 20ème, et en mars, dans Diérèse. En 2015, j’ai également rencontré plusieurs personnalités littéraires intéressantes, tels Kemi Outkma, Jean-François Jacq ou Jean-Marc Proust. De tels moments sont évidemment stimulants.
  • Le format « blog » me convient. Je ne renonce pas, un jour, cependant, à créer ma propre micro-maison d’édition associative, volontairement confidentielle et uniquement consacrée à la poésie, aux textes récents et nouveaux que j’aime, avec une préférence pour l’érotisme et le surréalisme.
  • Je pense continuer à publier environ deux notes par semaine. Au-delà, les gens ne lisent plus.

  Je ne suis pas un grand amateur, ni un grand connaisseur, de techno. Reste que certains morceaux donnent envie de vivre, stimulent, dans un esprit nietzschéen. Vous apprécierez, je l’espère, cette petite incartade musicale (cf. ci-dessous), en essayant, pour les personnes les plus allergiques au genre, de tenir quelques secondes malgré tout. J’ai hésité à publier un morceau de Motörhead, que j’écoutais au lycée, et dont le leader vient de mourir, après bien des années de concerts et d’excès. Et puis… Bonne et sainte année dionysiaque!!

ISSN 2427-7193

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Chers amis, chers lecteurs,

  J’ai demandé à obtenir un numéro ISSN le 17 décembre dernier, auprès de la Bibliothèque nationale de France. Il me parvient aujourd’hui. Le blog sera donc dorénavant officiellement considéré comme un périodique électronique, soumis à des droits d’auteur, et enregistré sous le numéro suivant: ISSN 2427-7193.

SACD ET AUTRES QUESTIONS

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Chers amis, chers lecteurs,

  Certains d’entre vous se sont peut être étonnés du fait que je n’ai rien écrit sur le blog pendant un mois, et que j’ai supprimé la nouvelle « Saint-Valentin » (publiée le 14 février). J’ai eu, ces derniers temps, beaucoup à faire, et, de surcroît, j’ai dû protéger le texte en l’envoyant à la SACD. Je me ferai moins rare à l’avenir, sachant que l’adresse demeure peu fréquentée (mais on ne travaille pas pour la gloire). Merci à tous de me lire.

FERMETURE DE MA PAGE FACEBOOK

BIG-BROTHER

DU GASPILLAGE DE TEMPS SUR FACEBOOK PAR LES ECRIVAINS: Nombre d’auteurs et de créateurs perdent de précieuses heures sur Facebook, sachant que nous sommes mortels. J’ai ré-ouvert un compte après six mois de salvatrice abstinence pour lancer mon blog, sachant que je n’ai guère de lecteurs, et que ma page me permettait de me faire, un tant soit peu, connaître, de partager des perspectives d’ordre littéraire, et, plus généralement, artistique. Je vais encore cracher dans la soupe, inutilement, mais ce gadget prend un temps fou, temps qu’on pourrait consacrer à lire, à méditer, à écrire, sachant que nos opinions politiques, idéologiques ou religieuses sont inspectées, et connues, que la moindre déclaration déviante peut nous valoir une excommunication virtuelle. Bref, comme Prince l’a fait, j’arrête durablement Facebook tout en gardant le blog, et ce dans un avenir proche. Je dis donc aux fidèles de « Page paysage » de s’inscrire directement à la newsletter SUR le site (à droite). A tous une bonne fin de semaine. 

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