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Archives de Catégorie: Razi Mehdi

REDIFFUSION

Mahsa Amini (2000-2022). Jeune Kurde assassinée par les Gardiens de la Révolution.

J’ai visité l’Iran en 2019 et ce fut un voyage enchanteur malgré tout (difficultés administratives, contexte personnel, simple fait de traverser une dictature). Hormis quelques taxis par essence voleurs, et une mauvaise expérience avec un beauf local dans un restaurant, j’ai été agréablement surpris par la bienveillance des habitants, qui m’offraient des fruits au détour des rues, cherchaient à m’aider, visiblement touchés par le fait qu’un étranger s’intéresse à eux, et ce malgré les contentieux passés avec l’Hexagone. Surpris également par les contradictions même de l’Iran en matière de sexualité, de consommation de drogue, tout étant évidemment caché, voilé, si j’ose dire. Le sentiment aussi d’une perte d’influence, de grandeur. Même impression qu’en parcourant le Parthénon, ruines éparses d’une civilisation éteinte, malgré tout. Les deux grands ennemis d’hier (Grèce et Perse), ayant définitivement perdu une part d’eux-mêmes, de leur grandeur passée, de ce qu’ils furent. Nous ne citerons pas ici les mots de Paul Valéry, tant la phrase semble galvaudée, utilisée à tort et à travers. Mais oui, tout est mortel.

Toutefois je ne suis pas iranologue, je ne maîtrise pas le farsi, j’estime qu’un Français n’a pas de leçons à donner en matière d’islamisme, et donc je risque de ne produire que des banalités quant à la situation actuelle du pays. Sachant qu’une bonne partie des troubles se déroule apparemment au Nord, je repartage ce très beau documentaire, signé Mehdi Razi, autour d’handicapés mentaux, dans la province du Gilan. Je suis fier, et heureux, d’avoir contribué à le diffuser, non sans l’aide d’une généreuse assistante. Le propos du blog doit rester culturel.

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ÉVÉNEMENTIEL DE FÉVRIER 2018 (ADDENDUM/ERRATUM)

  Dans la version de mon événementiel publiée cette nuit, j’ai omis deux faits: la représentation théâtrale de mon ami Jean Hautepierre, et la représentation musicale de mon autre ami, venu de la Cantada, Yves Gaudin, dit YG, scientifique et comique. Le précédent billet a donc été dûment corrigé. Par ailleurs, plusieurs d’entre vous m’ont demandé ce qu’étaient devenus les acteurs du court-métrage iranien publié sur ce même blog en janvier, Vivre au présent. Signalons simplement que la famille Fallahdoost a été dispersée. Le patriarche, qui récitait le Shanahmeh, poème traditionnel perse, est décédé à la suite de Masoomeh, l’aînée. Ensuite frères et sœurs ont été séparés dans des institutions distinctes, toujours au nord de l’Iran. Ils se revoient néanmoins régulièrement, comme en témoigne la photo ci-dessous.

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CINÉ-CLUB 10: « VIVRE AU PRÉSENT » DE MEHDI RAZI, 2009, فیلم مستند زندگی در اکنون

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Mehdi Razi, réalisateur iranien.

Né en 1986 au Nord de l’Iran, Mehdi Razi a d’abord travaillé pour le théâtre, en tant qu’acteur et dramaturge, avant de suivre une école de cinéma à Téhéran. Venu en Suède en 2011, il a réalisé de nombreux courts-métrages et divers documentaires, dont certains ont été présentés à la télévision ou à l’occasion de festivals.

 

Marlik films, site des productions de Mehdi Razi

  Personnellement, je suis tombé un peu par hasard, au court de pérégrinations électroniques, sur ce bref documentaire, tourné dans le Gilan (au Nord de la Perse, soit déjà dans le Caucase). On y découvre un vieil homme handicapé, vivant avec ses six enfants déficients mentaux au sein d’une ferme isolée, dans des conditions de grande précarité. Mais le lecteur/spectateur se fera une idée par lui-même.

  De notre cru, les sous-titres français ne sont certes pas irréprochables. Que les potentiels iranophones soient donc indulgents. Nous en profitons également pour présenter notre nouvelle chaîne YouTube, qui apparaîtra très prochainement dans les liens, sur la page.

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