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JACQUES LUCCHESI PARLE D’ANIMAUX DANS « LA GRAPPE » (mon propre travail)

Notre ami, le poète et éditeur marseillais Jacques Lucchesi, parle d’Animaux dans le numéro 101 de La Grappe, revue seine-et-marnaise. Un chaleureux merci à lui. Nous joignons le lien vers « Le port d’attache », sa maison, et vers le site du périodique en question.

http://editionsduportdattache.blogspot.com/

https://revuelagrappe.fr/

 

Avis à tous les défenseurs de la cause animale : ce livre n’est pas pour vous. Car les Animaux d’Etienne Ruhaud n’ont rien à voir avec ceux – chiens, chats, vaches, cochons – dont vous vantez l’intelligence et la sensibilité à longueur de tribunes et que vous voudriez élever à la dignité humaine. Ils appartiennent à des espèces inconnues des zoologues. Ils ne sont pas gentils, même lorsqu’ils ne sont pas franchement menaçants. Voici, par exemple, les Caloplans « soudés au mur, leur vaste corps plat se couvre d’une épaisse fourrure brune et soyeuse, très douce. Pas de face ni de gueule : juste deux immenses yeux gris, qui luisent dans l’obscurité et vous fixent intensément.» Avouez, vous tous qui fondez devant le regard de votre toutou, que vous n’aimeriez pas partager votre chambre avec ces créatures. Et c’est encore pire avec les Krugs, « des insectes échassiers hauts de trois mètres, perchés sur des pattes noires et poilues », les limaces carnivores « longues de quatre mètres » ou les Lunes, « vastes méduses volantes descendues des plateaux du ciel ». Si de tels monstres avaient le mauvais goût de proliférer dans notre voisinage, les êtres humains auraient de quoi d’inquiéter. Et ils ne se soucieraient plus que de protéger une seule espèce : la leur.

Rassurez-vous, braves gens: ces étranges bestioles, vous ne les croiserez pas en dehors de ce petit livre. Car tout comme la Vouivre, Godzilla ou les insectes de feu chers à Jeannot Szwarc, ils appartiennent au monde de l’imaginaire. Celui d’Etienne Ruhaud, en l’occurrence, se révèle être particulièrement riche et inventif sur le plan verbal. En quelques lignes, froides et précises, il fait surgir des êtres et des mondes d’une noirceur que n’eût pas renié Lovecraft. Ces cauchemars, ce sont pourtant les siens. Il n’ a pas eu besoin d’aller chercher l’inspiration dans quelque grimoire de zoologie fantastique. En cela il fait véritablement œuvre de poète, poursuivant un filon commencé avec Bestiaire, son précédent recueil. Ce faisant, il nous rappelle, contre tous ceux qui réduisent l’animal à sa seule dimension biologique, la place importante qu’il occupe, depuis des millénaires, dans notre culture et sa richesse inépuisable en tant qu’objet littéraire.

On saluera, pour terminer, l’excellente préface de Jean Renaud et les étonnantes illustrations de Jacques Cauda. Autant d’apports qui concourent à faire de ce petit livre de 50 pages un pur bijou à découvrir sans tarder.

Jacques LUCCHESI

ENTRETIEN AVEC ÉRIC DUBOIS (janvier 2021). SÉRIE « LA VOIX DES AUTEURS ».

Poète, blogueur, président de l’association « Le Capital des mots », Éric Dubois (54 printemps), dont nous parlons ici régulièrement, sort un nouveau recueil en avril, aux éditions Unicité. Nous avons cherché à en savoir plus sur Somme du réel implosif. L’homme a accepté de répondre à nos questions.

https://www.lecapitaldesmots.fr/

https://poesiemag317477435.wordpress.com/

  • Somme du réel implosif… Le titre du recueil est singulier. Peux-tu nous en dire plus? Es-tu un poète du réel?

Somme du réel implosif..  C’est un bout de vers dans un des poèmes proposés que j’ai trouvé parlant. Je suis un poète du réel comme tous les poètes, qu’ils soient romantiques, symbolistes ou surréalistes…

  • Ce même réel apparaît souvent pénible, trivial. Dans la première partie, tu évoques ainsi La merde la pluie les pavés… Le monde extérieur est-il si décevant?

J’aime la trivialité du réel. Cette vulgarité, qui tranche avec la belle poésie. Cela, Baudelaire l’avait compris bien avant moi, et sans doute mieux que moi!

  • Ni vers libre à proprement parler, ni prose, ton style est délibérément fragmentaire, comme celui d’André du Bouchet. On songe parfois à une série de haïkaï. Est-ce justement pour mieux saisir un monde fuyant? Capter des images?

Mon style oscille  effectivement entre la prose et le vers libre. Et je m’exprime souvent de manière fragmentaire, à travers une série de distiques comme tu as pu le constater. Je n’aime pas la poésie bavarde, mis à part quelques exceptions (Claudel, Péguy ou Aragon…) Dire peu pour dire plus, cela me convient. Au fond, je suis un taiseux quand je suis seul, avec moi-même, hors du spectacle du monde et hors mondanités.

  • Tu as publié une vingtaine de plaquettes depuis 2001. On te doit aussi un détour par la prose, à travers deux romans (Lunatic et Paris est une histoire d’amour), ainsi qu’un récit autobiographique (L’homme qui entendait des voix, Unicité, 2019). Établis-tu un lien entre la prose et la poésie? Te considères tu d’abord comme un poète, et pourquoi avoir choisi ce moyen d’expression?

Je suis un poète qui écrit des récits et des poèmes, un poète qui dessine et peint, un poète qui photographie et fait des vidéos faussement bidons, mais un poète avant tout. À l’instar de Cocteau, je suis un poète du réel et parfois du surréel, qui fait de la poésie, qui en écrit. J’ai toujours écrit des récits, des romans, qui ont disparu dans des corbeilles ou bien donné à des amis. Les ont-ils gardés? Je n’en sais rien! Il faut dire que j’ai commencé à quatorze ans. La peinture, le dessin, c’est venu vers trente ans, quand j’ai fait un séjour en HP pour bouffée délirante.

  • Ce dernier recueil est-il autobiographique? Si oui, dans quelle mesure?

Oui, je parle de schizophrénie, j’emploie le mot tel quel sans périphrase inutile et sans masque.

  • La poésie doit être faite par tous. Non par un, déclare Lautréamont. Président de l’association “Le capital des mots”, blogueur, ancien animateur de radio, penses-tu que le poète doive s’isoler pour créer? La pratique d’Internet, le fait d’échanger sur les réseaux, ont-ils une influence sur ton rapport au poème, sur ton écriture?

On peut écrire partout, au café, dans son bain ou dans son lit avec un crayon et du papier ou un ordinateur, de préférence seul. L’écriture est un acte solitaire! Internet, Facebook, Twitter ou Instagram c’est surtout pour montrer ce qu’on a dans le ventre, sous le capot. J’aime bien utiliser ces supports-là, je ne m’en cache pas. Comme j’aime utiliser les blogs.

  • Tu pratiques également la peinture, à titre amateur. Ta poésie est souvent figurative, ancrée dans le présent, comme nous l’avons dit plus haut. Doit-on établir un lien entre la plume et le pinceau? Es-tu influencé par certains plasticiens?

C’est amusant: la plupart des gens trouve mes peintures, mes dessins, mes textes, abstraits sinon abscons. En fait, je photographie le réel et n’évite pas toujours les clichés… Je plaisante. Dans les faits, je me sens influencé par Van Gogh, Matisse ou Basquiat, soit des peintres du réel. À l’âge de seize ans, j’ai découvert le surréalisme:  Breton, Eluard, Desnos, Artaud, Ernst, Dali, Bellmer… Tous ces créateurs ont durablement marqué l’adolescent naïf et maladroit que j’étais. J’ai commencé à écrire des textes plus audacieux, plus imagés… Puis je me suis lassé… Tout cela m’a construit, a cimenté ma sensibilité, de manière plus ou moins consciente. Mon écriture est également tributaire de mes rêves.

  • Tu évoques aussi la peur des mots, et le terme silence apparaît de manière récurrente, au détour des pages. Dans un précédent recueil (Mais qui lira le dernier poème?  publie.net, 2011), tu t’interrogeais sur le sens même de la poésie, sur son impuissance, sur sa possible disparition. Peu médiatisée, peu lue, la poésie a-t’elle encore un sens?

 Oui, elle en a un, celui d’être en dehors de la littérature et dedans. Les poètes sont les aristocrates de la littérature, et en même temps des laborantins. Même s’ils ne s’en rendent généralement pas compte. 

  • Un poème doit être/une empreinte. Malgré sa fragilité, la poésie ne nous sauve-t-elle pas, justement, du désespoir, de la disparition?

Elle est disparition et épiphanie, elle vit et elle meurt, elle renaît à chaque vie.

  • Signature du bonheur/qui transforme les fantômes. La joie, le bonheur, font parfois de timides percées au sein d’un livre généralement sombre, mélancolique. Connais-tu des moments de joie, quand tu écris?

  Oui, quand c’est fini. La joie n’est pas dicible, elle est même obscène quand elle est démonstrative. On n’écrit pas quand on est heureux. Heureux, on vit, on fait l’amour, on aime mais on n’écrit pas. L’écriture est une magnifique tragédie.

(entretien réalisé par Etienne Ruhaud, janvier 2021)

« L’HOMME-RAVIN », RAYMOND BOZIER, FAYARD, 2008 (note de lecture parue en 2008 dans « Quai des Lettres »)

         Les romans de Raymond Bozier mettent en scène des marginaux : un paysan muet, mais lettré, dans Lieu-dit, de jeunes SDF dans Rocade, des « soldats somnambules »…

         Publié en même temps que La maison des courants d’air, « construction imaginaire », L’homme-ravin nous plonge cette fois dans l’autisme, la rupture, à travers le monologue d’un homme qui se croit né d’une automobile, et se confond plus ou moins avec le ravin dans lequel il a chuté. Interné suite à un mystérieux incident, totalement hors du monde, Rahling, tel le Poprichtchine de Gogol, tient le journal de sa psychose, évoque son insensibilité aux êtres et aux choses, au passé, obsédé par le besoin de fuir, retourner à la Nature auprès de « Mère-Voiture » :

Ils font comme si j’avais jamais vécu dans un ravin, sous des arbres, au côté d’une mère ravagée (…) Ils ne veulent pas voir que je suis passé de l’autre côté du miroir dans lequel ils ont l’habitude de se reconnaître.

         L’homme-ravin parviendra-t-il à quitter ce monde qui l’indiffère ? Rejoindra-t-il ce gouffre originel ? La trajectoire individuelle de Rahling, personnage allégorique, semble incarner le destin de la population entière, coupée d’elle-même, suite à une catastrophe. L’auteur  évoque ainsi la manière, sans doute, dont l’Humanité finirait un jour par disparaître, soit cet accident provoqué ou involontaire, aux proportions aussi phénoménales qu’immaîtrisables. Tragique, irréversible, cet « éloignement de la nature » dont parle R. Bozier dans  Bords de mer*, et dont souffre notre héros, prend donc valeur de prophétie.

         Superbe, la chute de L’homme-ravin nous rappelle que l’auteur est d’abord  poète, comme l’indique la quatrième de couverture. Loin de la simple description clinique, l’écriture de R. Bozier renoue effectivement avec le style sobre et imagé de son premier recueil, récemment réédité en ligne par François Bon, sur le site Tiers-Livre*.

L’homme ravin : un roman qui interroge…


[*] L’homme-ravin, Raymond Bozier, Fayard, 2008.

* Flammarion , 1998.

* Roseaux, CCL éditions, 1984, réed. sur publie.net : http://www.publie.net/

BONNE ANNÉE 2021! -ADDENDUM- (Libre-propos)

Chers amis,

En espérant que l’année commence bien, quelques précisions, suite au précédent billet:

  • En 2020, j’ai écrit quinze articles critiques, à la fois pour le réseau Canopé et pour la revue Diérèse. Je poursuivrai en 2021. Simplement je ne peux plus accepter de nouveaux services de presse, car j’ai déjà beaucoup à faire. Directeur de Diérèse, Daniel Martinez accepte cinq notes de lecture par numéro. De fait, dans la mesure où le périodique paraît trois fois par an (cela dépend), je ne publie que quinze recensions en douze mois, ce qui représente déjà une certaine masse de travail. Présentement, je ne pourrai même pas chroniquer tout ce qui m’a été envoyé. Cela débordera sur 2022.
  • La collection que je m’apprête à diriger chez Unicité ne devrait publier que cinq titres par an. Je ne souhaite pas recevoir de manuscrits, mais sélectionner moi-même. Et là encore le programme d' »Éléphant blanc » est complet pour 2021-2022. Je joins d’ailleurs le logo, dessiné par les soins de Jacques Cauda (cf. ci-dessus). Prochainement, je mettrai en ligne une assez longue réflexion autour de l’Harmattan (quels avantages à être édité chez eux? Quels inconvénients?), pour mes amis poètes. J’y partagerai mon expérience personnelle.

Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière (Alphonse Allais) 

Encore une fois, malgré tout, le meilleur pour 2021. Haut les coeurs!

Votre dévoué,

Etienne Ruhaud

ANGST 53

ANGST 53

BONNE ANNÉE 2021! (Libre-propos)

Chers lecteurs, chers abonnés, chers amis en poésie,

Pas de vidéo YouTube, cette année, pour vous souhaiter mes voeux de réussite et de bonheur, pour vous remercier, tout simplement, de suivre le blog. Je me suis tassé une vertèbre, en effet, en glissant sur le parterre en bois détrempé de la BNF mardi 22 décembre, et donc souffre un peu en position assise, ce qui m’interdit de tourner. Revenons sur 2020, avec quelques chiffres, et quelques considérations sur le blog:

  • Globalement, en termes de fréquentation, il ne s’agit pas d’un bon cru. En 2019, on comptait, 29606 vues pour 13408 visiteurs, 105 mentions « j’aime » et 65 commentaires. En 2020, on ne compte plus que 11620 vues (soit moins de la moitié), pour 6955 visiteurs, 120 mentions « j’aime » (légère progression), et 93 commentaires (les lecteurs ont davantage participé au débat). Comment l’expliquer? Outre la crise du COVID (qui aurait normalement dû inciter les gens à se tourner davantage vers Internet), je pense que cette décrue est liée à divers facteurs. D’une part, il y a à l’évidence un problème de référencement. J’ai voulu acheter un nom de domaine pour 15 euros, mais la chose n’a pas été enregistrée. Par ailleurs, j’ai arrêté ma rubrique « événementiel », et donc la fréquentation s’est légérement tarie. Enfin, j’ai peut-être resserré le propos autour de thématiques moins porteuses.
  • On remarque que la fréquentation s’est davantage concentrée sur la France. En 2019, les Etats-Unis arrivaient largement en tête. Désormais, on compte 7887 visites hexagonales, 2396 visites américaines (WordPress étant américain), 178 visites belges, 142 visites canadiennes, et 79 visites italiennes. Depuis sa création en 2014, le blog a eu droit à 44 604 visites du monde entier.
  • Nous avons publié 715 billets en six ans. Cette année, l’article ayant récolté le plus de vues reste « La gloire est une plage privée », récit autobiographique de mon ami Thierry Théolier, suivi par « Les fenêtres » de Baudelaire (une simple citation), et enfin par une note biographique autour de Juliette Drouet, inhumée au cimetière de Saint-Mandé. Citons, en quatrième position, ma note sur l’écrivain persan Sadegh Hedayat, qui continue à fasciner. .
  • En termes de rubriques et de construction du blog: 2020 aura été semblabe à 2019. Je publie en moyenne 8 billets par mois. Certaines classifications demeurent invariables: la série décalée « Angst » expose une photographie dérangeante, ou étrange, glanée sur Google images. La série « Mémoire des poètes » évoque, elle, un auteur vivant ou mort, généralement inhumé au cimetière du Père-Lachaise. La série « surréalismes » est dédiée à l’art plastique surréaliste. La série « Libre propos », ou « Réflexion personnelle » correspond à un texte plus ou moins autobiographique, ou à une simple méditation littéraire. La série « critique », mensuelle, est, elle, consacrée à mes impressions de lecture. J’y recycle souvent une note parue dans Diérèse, revue à laquelle je collabore depuis 2003. La série « création personnelle » correspond généralement à un poème écrit par mes soins. Enfin, la série « mon propre travail » évoque mes rencontres avec des lecteurs, les articles qui me sont consacrés, ou les simples commentaires publiés sur Amazon, Babélio, etc.
  • En octobre 2020, j’ai publié mon quatrième livre chez Unicité, Animaux. Ce dernier a rencontré un certain écho dans la presse spécialisée, ainsi qu’à la radio, nouveau média pour moi. En 2021, je pense terminer mon ouvrage autour des surréalistes inhumés au Père-Lachaise. J’en ai déjà écrit 300 pages et tient un illustrateur lui-même illustre. Chez quel éditeur? On verra. L’important, c’est de terminer. Par ailleurs, je dirigerai normalement la collection « Eléphant blanc » chez Unicité. Nous éditerons quatre ou cinq livres par an, en sélectionnant soigneusement les auteurs. Je n’en parlerai que fort peu sur Facebook, afin de ne pas être confronté à d’incessantes demandes, cela va de soi.
  • Autre activité, le groupe « surréalismes », dont j’aimerais parler en vidéo, rassemble 1500 personnes sur Facebook. Des Européens, des Africains, des francophones ou non… Le lieu numérique constitue un bel endroit de passage, d’échange.
  • Quelles perspectives? 2021 devrait ressembler à 2020. Je terminerai donc normalement mon essai sur le Père-Lachaise ainsi qu’un texte d’une trentaine de pages autour d’une amie peintre. Je poursuivrai l’animation du blog sur le même mode (et peu me chaut, au fond, la décrue, tant que nous gardons un noyeau dur de fidèles). J’essaierai éventuellement de diffuser un peu plus sur les réseaux, sans en passer par twitter que j’abhorre. Par ailleurs je ferai des interviews, qui seront relayées ici même. Enfin, j’aimerais développer davantage notre chaîne YouTube, et, au-delà, moderniser le portail, en termes purement techniques. Je parlerai enfin essentiellement des abonnés, en citant leurs textes. Je crois en une forme de solidarité, à ce niveau.

Merci à vous, qui me suivez. Le meilleur pour cette nouvelle année…

Votre ami,

Etienne Ruhaud

PS: Enregistré à la Bibliothèque Nationale sous l’ISSN 2427-7193, « PAGE PAYSAGE » est considéré comme un périodique électronique à parution irrégulière, et donc protégé par le code de la propriété intellectuelle.

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