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Archives de Catégorie: Pataphysique

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JOYEUSE ANNÉE 147!

1_TAXfZ9ki1RZFTHSBL2b3ZgChers amis, chers lecteurs pataphysiciens!

 

  Bonne année 147! Samedi, votre serviteur a croisé la route de son ami Maximilian Gilessen, traducteur de Raymond Roussel en allemand, ainsi que de Fernando Arrabal, grand Satrape, rue du Volga.

 

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Fernando Arrabal, photo d’Etienne Ruhaud.

Mon article sur la rue du Volga

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SURRÉALISME 34: JORGE BANDEIRA, PATAPHYSIQUE (MADE IN BRASIL)

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Mon ami pataphysicien brésilien, Jorge Bandeira, originaire de Manaus, a judicieusement repris mon portrait Facebook pour compléter son calendrier pataphysique (Alfred Jarry ayant créé un calendrier spécifique, ubuesque, au cours de sa brève existence). J’envoie des éditions françaises d’Ubu à Jorge, dans le Nordeste, et il me renvoie ses travaux, grosso modo. C’est donc avec plaisir que je vous présente son travail sur cette page, lui disant MERDRE!

PS: Et avouez que je fais quand même plus jeune sur la photo…

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RUE DU VOLGA (article paru dans « L’ami du 20ème » en septembre 2018)

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   Plus long fleuve d’Europe, la Volga devient le Volga sous la plume de Jules Verne, dans Michel Strogoff, roman des steppes sibériennes publié en 1876. La forme masculine semble donc pratiquée au XIXème siècle, ce qui explique probablement que la « Vieille Rue », ou « Ancien chemin de Montreuil », soit devenue rue du Volga et non rue de la Volga en 1877. Avec ses 3690 kilomètres, le cours d’eau russe traverse huit grandes villes, parmi lesquelles Nijni-Novgorod, Kazan, avant de se jeter dans la Caspienne, en formant le détroit d’Astrakhan. Des peuples fort divers, parmi lesquels les Tatars musulmans, les Kalmouks bouddhistes ou encore des Allemands, vivent dans son bassin. Longue de 485 mètres, la rue du Volga débute elle au 70 rue d’Avron, et s’achève au 65 boulevard Davout, exactement en face de la station de tramway « Porte de Montreuil », après le restaurant situé à l’angle.

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   Plutôt calme et résidentielle, sans commerces bruyants, la voie forme un saisissant contraste avec la rue d’Avron parallèle. Pas de monuments marquants, mais une belle petite place ombragée, à l’extrémité Ouest, avec une fontaine à caryatides de la Mairie de Paris, plantée sur un dallage qui évoque une portée musicale garnie de notes et d’une clé de sol, formée par des pavés. Évoquons également le romantique pont en meulière qui enjambe la rue, décor occasionnel pour les photographes de mode, juste avant un parc, ainsi que la minuscule section piétonnière séparant la rue des Pyrénées et la rue des Maraîchers. Outre le salon oriental El Warda ou l’Entrepôt 49, ainsi que la bar du Manoir, la rue du Volga héberge le collège de Pataphysique, installé dans un atelier, au numéro 51 A. Fondé en 1948 en mémoire d’Alfred Jarry (1873-1907), écrivain fantaisiste et auteur du célèbre Ubu-roi, régie selon des termes bien précis, l’organisation promeut des sciences inexistantes, dans un esprit absurde, humoristique, et publie la revue Viridis candela (« la chandelle verte » en latin).

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ADDENDUM: ROLAND TOPOR JEUDI SOIR BUTTE MONTMARTRE

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   Né en 1980, ayant donc poussé en Grande Mitterrandie, de Vichy à Solutré, j’ai été très marqué, enfant, par l’émission « Téléchat », cette drôle de série mettant en scène un présentateur sous forme de félin, muni d’un plâtre parlant, d’un micro parlant, d’un téléphone parlant, et accompagné d’une collaboratrice autruche, tout aussi décalée. Ah, qu’on était loin des sitcoms japonais servis en même temps, ou par la suite, mettant en scène d’éternels chevaliers nippons aux cheveux en brosse, sortant des super pouvoirs pour anéantir je ne sais quel monstre venu de l’espace! Et pourtant ce n’est pas si loin.

  Il y a trois ans environ, j’apprenais par un ami que « Téléchat » était en réalité l’oeuvre de Roland Topor (1938-1997). Je ne vais pas me lancer dans la biographie de l’homme, dont je parlerai de toute façon sur le blog, et probablement dans un prochain Diérèse. Enterré au cimetière Montparnasse, le grand Satrape de Pataphysique Topor demeure lié, de loin, dans l’inspiration, au surréalisme (on lui doit notamment l’incroyable générique de ¡Viva la muerte! de Fernando Arrabal, évocation de l’Espagne franquiste). Je rajoute juste ici une petite note à l’évènementiel d’hier. Jeudi soir, en effet, soit le 6 octobre, au 27 rue Véron (75018 PARIS, métro Abbesses ou Blanche), aura lieu le vernissage d’une exposition consacrée à Topor, avec ses gravures et ses lithographies. Le tout sera accompagné d’une chorégraphie, entre 18h et 20 heures, en pleine rue. J’en serai!

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