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UN ARTICLE SUR « ANIMAUX » DANS LES CAHIERS BENJAMIN PÉRET!

Merci à Jérôme Duwa pour sa note de lecture autour d’Animaux, dans les Cahiers Benjamin Peret numéro 10. Très intéressant, le périodique contient notamment un article sur la traduction de Péret en persan! Pour commander la revue:

https://www.benjamin-peret.org/qui-sommes-nous/publications/cahiers-benjamin-peret.html

« De la zoologie à la tératologie, il n’y a qu’un pas. Animaux propose l’ébauche d’un dictionnaire répertoriant quelques créatures ayant échappé à la sagacité des spécialistes. On croyait à tort connaître les « Baignoires », les « Truffes », ou les « Disques », alors qu’on ignorait tout de leur vie animale. De même pour les fameux « Bourgognes », ces escargots de taille prodigieuse qu’il est parfois nécessaire d’abattre d’une balle entre les deux cornes. De triste mémoire (quel souvenir nous ont-ils laissé au juste?), on évitera de mentionner ici les « Brains », ou, pire peut-être, les « Kraps » à l’inoubliable puanteur. Bienvenue parmi les cauchemars d’Etienne Ruhaud« 

CAFÉ-POÉSIE DE MEAUX DU 16 OCTOBRE 2021: PRÉSENTATION DE « VILLES/CIUDADES »

Chers lecteurs,

Comme prévu, nous avons donc présenté l’anthologie bilingue franco-argentine Villes/Ciudades (publiée par mes soins dans la collection « Eléphant blanc », éditions Unicité) à l’occasion du Café-poésie de Meaux, le 16 octobre, de 11 heures à midi. L’occasion de retrouver des amis comme Claudine Sigler, Didier Ayres, Yasmina Mahdi et naturellement l’organisateur lui-même, Pascal Mora. Une exposition autour de l’Argentine était également organisée à la médiathèque Luxembourg, où nous nous retrouvons chaque mois, un samedi matin.

Pour commander notre anthologie:

http://www.editions-unicite.fr/auteurs/MORA-Pascal/villes-ciudades/index.php

Pascal Mora, président de l’association « Café-poésie de Meaux », en pleine lecture.
Claudine Sigler en pleine lecture.
Un participant lit Traction-brabant, la revue de Patrice Maltaverne.
Quelques livres autour de l’Argentine, disposés par les bibliothécaires…
L’exposition photographique (photographie de Claudine Sigler).

L’ÉLÉPHANT BLANC AU MARCHÉ DE LA POÉSIE, SAMEDI 23 OCTOBRE.

Chers amis,

L’éléphant blanc sera présent, samedi, à midi trente, au stand des éditions Unicité (numéro 706), place Saint-Sulpice à Paris, avec les auteurs Pascal Mora (coordinateur de l’anthologie franco-argentine Villes/Ciudades), Odile Cohen-Abbas (auteure du Canon Sanda), et moi-même, venu dédicacer Animaux paru en 2020. Nous vendrons également sur place Chansons et poèmes de Paul Vecchiali.

Je serai également présent sur le marché, en tant que simple observateur, mercredi 20 dans l’après-midi, et samedi toute la journée. N’hésitez donc pas à me contacter: er10@hotmail.fr.

A très vite!

ETIENNE RUHAUD

Vous pourrez également acquérir la revue Diérèse 82, où figurent mes chroniques sur Pascal Mora, Matthieu Garrigou-Lagrange, Gaël Guillarme, et Jean-Louis Bailly, ainsi que ma note biographique consacrée au peintre Maurice Baskine, au stand 600.

« LE BRUTALISTE », MATTHIEU GARRIGOU-LAGRANGE, ÉDITIONS DE L’OLIVIER, PARIS, 2021. (note de lecture parue dans « Diérèse » 82, automne 2021).

   Issu d’un milieu populaire, d’abord mécanicien, le très ambitieux Tomas Taveira devient, dans les années quatre-vingt, l’un des architectes portugais les plus en vue. Ayant reconstruit plusieurs quartiers lisboètes, et transformé le bâtiment où il réparait des autobus, l’homme semble au faîte de sa gloire quand un groupe d’adolescents diffuse une série de vidéos compromettantes. Filmées au camescope par Taveira lui-même, les sextapes le montrent en train d’humilier des secrétaires au cours de rapports plus ou moins consentis. Le scandale se répand vite. Taveira fait la une de la presse, devient indésirable et, doublé par ses concurrents, n’honore plus que de modestes contrats. Sa femme le conspue, et ses enfants sont harcelés à l’école. Dans la rue, jeunes et vieux l’injurient, citant les mots prononcés lors d’un ébat : Todo la dentro (soit fourre moi tout ça).

   C’est cet homme fatigué, usé, qu’est allé rencontrer Matthieu Garrigou-Lagrange, des années après les faits. Animateur de La compagnie des œuvres[1] sur France Culture, le journaliste-biographe a ainsi interrogé sans complaisance, plusieurs heures durant, le vieux lion blessé, en essayant de comprendre. Le résultat est étonnant. Le livre pourrait ainsi s’appeler grandeur et décadence d’un arriviste, tant l’ascension de Taveira semble étonnamment rapide, et tant, parallèlement, sa chute semble dure, fulgurante. Brutaliste, l’homme l’est à deux titres : avec les femmes, qu’il traite comme du bétail, et avec la pierre, qu’il manie avec audace, créant de nouveaux quartiers en rupture totale avec la vieille ville. Sans être un traité d’architecture, le roman demeure, à cet égard, fort instructif, éclairant le novice sur les différentes tendances d’alors. Nous découvrons ainsi ce qu’est le brutalisme des années 70-80, soit ce goût pour le béton décliné en formes géométriques abruptes. Pour autant, le livre, écrit dans un style sobre et poétique, n’a rien d’austère mais semble vivant, coloré, à l’instar du Portugal. Car c’est bien du Portugal que parle Le brutaliste, de ses contradictions, des tensions propres à une société alors en pleine transition, passant du salazarisme à la modernité. Incarnant, par son destin même, par sa personnalité, une forme de renouveau esthétique, Tomas Taveira ne s’en comporte pas moins en réactionnaire misogyne, au rebours de ses idées de gauche. Autofictionnel, le récit revient également sur la jeunesse même d’un auteur fasciné par les proscrits, les indésirables, les condamnés. Décrivant son propre coming out, sur le bouleversement induit, Matthieu Garrigou-Lagrange s’interroge sur sa fascination pour Taveira, qui n’est d’ailleurs jamais réellement nommé. Curiosité morbide ? Attirance irrationnelle ? Plusieurs pistes apparaissent, faisant du Brutaliste un récit ouvert.


[1] D’abord nommée « La compagnie des auteurs », l’émission existe depuis 2016.

RENCONTRE DU 2 OCTOBRE 2021 À LA LUCARNE DES ÉCRIVAINS

Etienne Ruhaud et Odile Cohen-Abbas.

Chers amis,

La rencontre d’hier à la Lucarne des écrivains s’est impeccablement déroulée. Nous étions une vingtaine (parmi lesquels nos amis Claudine Sigler, Alain Breton, Claire Boitel, Joëlle Thiénard, Alexis Denuy, Fabienne Leloup, Frédéric Tison, et Armel Louis, qui nous a chaleureusement accueillis). Odile Cohen-Abbas a présenté son essai sur Paul Sanda (publié par mes soins, chez Unicité, dans la collection « Eléphant blanc »), quand la jeune romancière belge Sophie Marchal a lu des extraits de son roman, Lorsque le rideau s’ouvre. L’éditeur lui-même François Mocaër, a quand a lui présenté son dernier recueil, Le don du silence est le diamant du vide. J’ai pu rencontrer plusieurs personnes, dont une dame charmante, veuve du peintre surréaliste serbe Ljuba. Affaire à suivre!

Nos prochains rendez-vous autour de l’Eléphant blanc:

  • vendredi 8 octobre, à 18h30; nous présenterons l’anthologie franco-argentine Villes/ciudades dirigée par Pascal Mora, espace Christiane Peugeot, 67 avenue de la Grande Armée, station Argentine.
  • samedi 16 octobre, à partir de 11 heures, nous présenterons cette même anthologie, cette fois à l’occasion de l’exposition organisée par le Café poésie de Meaux, à la médiathèque Luxembourg (dans cette même ville), en compagnie de Sébastien Souhaité, Claudine Sigler, Pascal Mora, Didier Ayres et Yasmina Mahdi notamment.
  • samedi 23 octobre, au marché de la poésie de la place Saint-Sulpice (métro Saint-Sulpice), nous présenterons la collection à partir de onze heures, au stand des éditions Unicité. Trois livres seront alors parus: Le Canon Sanda (Odile Cohen-Abbas), Chansons et poèmes (Paul Vecchiali), et l’anthologie Villes/Ciudades, donc.

Précisions à venir. A très vite!

Etienne Ruhaud

Odile Cohen-Abbas et Etienne Ruhaud.
Sophie Marchal lisant son roman.
Odile Cohen-Abbas lisant son essai. A l’arrière-plan, de gauche à droite: Claudine Sigler, Fabienne Leloup et Alain Breton.
François Mocaër.
Alexis Denuy et Etienne Ruhaud.

« VILLES/CIUDADES », DEUX NOUVELLES VIDÉOS DE PASCAL MORA

Chers tous,

L’anthologie bilingue franco-argentine Villes/Ciudades paraît dans les jours qui viennent chez Unicité, dans ma chère collection « Eléphant blanc », et une dédicace/rencontre est prévue le 8 octobre à partir de 18h30 à l’espace Christiane Peugeot, 67 avenue de la Grande Armée.

Ci-dessous deux nouvelles vidéos de Pascal Mora, directeur de publication. Parue dans le webzine seine-et-marnais Magjournal 77, la première annonce l’exposition photographique qui aura lieu à la médiathèque Luxembourg de Meaux du 9 au 16 octobre. La seconde évoque également le fameux Café-poésie du samedi matin. Pascal y lit plusieurs extraits, parmi lesquels un de mes textes (plaisir narcissique). Précisons que je serai présent, en compagnie de mes amis Claudine Sigler, Sébastien Souhaité et Yasmina Mahdi le matin du 16, précisément, pour une lecture commune.

A très vite!

PS: L’article complet de Magjournal 77

https://www.magjournal77.fr/vie-locale/item/55391-meaux-video-poesie-franco-argentine-et-exposition-photo-au-programme-du-cafe-poesie

REÇUS CE MATIN!

Pour commander le livre, publié chez Eléphant blanc (éditions Unicité), par nos soins, cliquer sur le lien suivant:

https://www.editions-unicite.fr/auteurs/Elephant-blanc/chansons-et-poemes-de-paul-vecchiali/index.php

UN POÈTE QUI S’APPELLE RÉVOLVER (Série: « Mémoire des poètes »)

Je n’ose prononcer le nom de Jean-Paul Belmondo tant les hommages pleuvent de partout. Ne soyons pas snobs, ou ne faisons pas semblant: la mort de l’acteur nous affecte malgré tout un peu, même si c’est la vie et il a bien profité.

Dans Pierrot le fou, le personnage de Ferdinand, (incarné par Belmondo et non par Bebel, clownisé dans les années 80), évoque à plusieurs reprises un poète qui s’appelle révolver. Et dans mon souvenir, Anna Karina, dont j’ai déjà parlé ici, et que j’ai eu la chance de croiser une fois à La Rochelle, cite Robert Browning. Il m’a fallu du temps, toutefois, pour établir un lien entre le nom de famille du poète élisabéthain, aujourd’hui bien oublié, et le browning, soit l’arme à feu conçue dans l’Utah, pays des mormons et du Grand Canyon. Car le poète qui s’appelle révolver est bien Browning. à supposer qu’il se fut appelé « Berreta », on aurait pu également parler d’un poète nommé révolver. Mais Robert s’appelait Browning, et non Beretta, ou Glock, ou Uzi. Le débat est donc clos.

Le fameux Robert Browning est lui-même évoqué non par Godard, mais par Ezra Pound, autre érudit amateur de citations et de références compliquées, partageant avec le cinéaste suisse une haine généralement injustifiée, et que nous passerons sous silence. Les premiers vers du second Cantos s’adressent en effet à Robert Browning, pourtant mort depuis longtemps, en termes directs, surprenants:

  1. Hang it all, Robert Browning,
  2. there can be but the one « Sordello. »
  3. But Sordello, and my Sordello?
  4. Lo Sordels si fo di Mantovana.

soit, en français:

Mais bordel, Robert Browning,

N’y a-t-il qu’un seul Sordello?

Mais Sordello… et mon Sordello?

Les Sordels de Mantoue…

Robert Browning (1812-1889)

Etudiant ès Lettres à Poitiers, j’ai essayé de comprendre, empruntant le fameux Sordello, vieux volume broché vert tout usé, à la bibliothèque universitaire. Sordello, sous la plume de Browning, qui n’est plus guère lu, constitue en réalité un long morceau de bravoure poétique, hagiographie laïque du troubadour italien fictif Sordel, contemporain de Dante… Et qui voyage, comme le fit Ezra Pound, lui-même passionné par Browning, dans les petites villes d’Italie et de Provence… C’est du moins mon souvenir. Le texte est chargé.

Mais on s’éloigne de Jean-Paul. L’acteur, et non le poète romantique allemand Jean-Paul.

Donc, un peu de mélancolie, oui, aujourd’hui, à l’annonce d’un décès attendu.

Et, toute pédanterie bue, pour parodier Mallarmé:

Le vierge, le vivace, le Bebel aujourd’hui…

SORTIE LE 30 SEPTEMBRE

  La poésie se vit, se partage, par-delà les frontières, les océans. Créé en 2015 sous forme associative, le Café-poésie de Meaux s’inscrit dans cette tradition de parole offerte, en permettant aux auteurs débutants et confirmés de venir lire leur texte, le dernier samedi du mois, à la médiathèque municipale Luxembourg.

  Cette même ouverture préside à l’anthologie. Née de la rencontre entre deux terres, deux peuples, le livre donne effectivement à entendre des créateurs très différents, français et argentins, séparés par la mer, les kilomètres, réunis par le verbe. Vieille terre de littérature, l’Hexagone converse ainsi avec un pays frère, situé outre-Atlantique, en un dialogue original et fécond. Car si l’Argentine demeure pétrie de culture française, la France, elle aussi, se nourrit de culture argentine. Par-delà les désormais classiques Borges ou Cortazar, écoutons ainsi la voix de ces jeunes écrivains. Établissons une nouvelle correspondance. 

Etienne Ruhaud

ENVIE

J’ai envie de publier un recueil d’entretiens et de notes critiques chez l’Harmattan, en regroupant tout ce que j’ai fait jusqu’à présent notamment sur le blog. Je pense que les traces électroniques vont disparaître. L’imprimé lui demeurera. Même lu par dix, trente, quarante lecteurs. À la bibliothèque de recherche, par exemple, je suis déjà tombé sur un livre non coupé daté des années 60. Ce qui veut dire qu’en soixante ans absolument personne ne l’avait lu. Et pourtant il existe. Il est là. Posé comme pour attendre ma venue deux décennies et demi après la mort d’un auteur que je ne rencontrerai jamais physiquement.

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