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« ANIMAUX » À LA BNF

Animaux catalogué à la BNF!

Je l’ai déjà dit ici: un jour, au rez-de-jardin, je suis tombé sur le livre d’un surréaliste belge (publié dans les années 60), et qui n’avait jamais été massicoté. Les pages étaient donc encore reliées, ce qui signifie que personne ne l’avait lu en presque 55 ans. J’ai donc demandé à une bibliothécaire d’opérer, de peur d’abîmer ce beau volume bordeaux, évoquant Maldoror. Le livre n’avait donc bénéficié d’aucun like ni commentaire, mais au moins il était là, posé sur l’étagère, comme pour m’attendre. Et cela remplacera toujours n’importe quel blog ou n’importe quel texte Facebook non imprimé, destiné malgré tout à une disparition, à plus ou moins long terme. On me répliquera que la BNF disparaîtra d’ici la fin des temps, ou d’ici la fin de la France, que je souhaite la plus tardive possible. Certes. Mais d’ici là… Rien ne remplacera jamais l’imprimé. Joie narcissique, donc, à savoir mes propres livres conservés en ce lieu prestigieux, à côté des Reader’s digests comme des Harlequins, comme des Balzac. C’est dans ces moments-là que tout le reste, soit le nombre de ventes, la diffusion, demeurent indifférents. Accessoires, à tout le moins.

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb46888381x?fbclid=IwAR2mhomKrHLnAxa7Te4K9PIn914dfA0h4YbR2bXSkKRWdK-TEnUBcgPXfR8

SERVICE DE PRESSE?

Je me demande si Flammarion va m’envoyer un service de presse d’Anéantir. Ils l’avaient fait pour Sérotonine, en 2018, puisque j’avais reçu le roman quelques jours avant sa sortie officielle. Je peux lire l’ouvrage d’une manière ou d’une autre, mais me sens séduit par le nouveau format imaginé par Houellebecq (cartonné, en dur, assez chic). J’aime aussi la longueur de l’ouvrage: 730 pages, soit nettement plus que les récits cachectiques que je lis bien souvent. L’homme ne s’est pas moqué de nous. A voir aussi s’il ne s’agit pas de remplissage, comme ce fut le cas pour La carte et le territoire. Du moins dans la dernière partie, très inspirée par le néo-polar à la Jonquet, en moins bon. Cela m’arrangerait quelque peu, en fait, qu’ils ne me l’envoient pas, car alors je ne me sentirais pas obligé de produire un papier, ce qui implique du travail, de la concentration, quand j’ai tant à faire par ailleurs (finir mes critiques, finir mes livres, faire des entretiens, publier pour « Eléphant blanc »). Etrange. Je me sens déjà comme intimidé par la taille du volume, par le fond.

En attendant je pense vraiment qu’on gagnerait à LIRE vraiment ce qu’écrit Houellebecq, quitte à le dénigrer par la suite. Je veux dire: on a parfaitement le droit de ne pas l’aimer ou simplement d’y être indifférent. Je suis moi-même sceptique bien souvent, vois bien qu’il y a un fond de manipulation derrière tout cela, que la presse en fait trop (j’en participe en parlant de lui. Sauf que je ne suis pas la presse et n’ai aucun pouvoir décisionnaire). Je n’écoute pas les gens qui n’ont pas lu. Point barre. Si le seul argument, c’est « oui c’est un réac et en plus c’est commercial », (en sous-entendant qu’on est nécessairement dans le camp du Bien, et comme si Houellebecq faisait du Zemmour light), aucun intérêt. On ne peut pas évoquer sérieusement un auteur qu’on ne connaît pas intimement, ou un pays dans lequel on n’a jamais mis les pieds. J’aime, à titre privé, et quand j’ai le temps, remonter à la source, soit au texte même: Houellebecq, donc, Rose bonbon, Richard Millet, Sacher-Masoch, L.F. Céline ou Les versets sataniques. Afin de savoir de quoi on retourne, quitte à condamner par la suite.

POSTÉRITÉ (FANTASME)

Être l’homme d’un seul livre, ou d’un seul personnage. Comme on pourrait être l’homme (ou la femme), d’une seule mélodie, ou d’un seul vers, d’un seul slogan, l’acteur d’une seule réplique que personne n’oublierait. Quitte à avoir évoqué un lundi où on s’aime, le petit vin blanc qu’on boit sous les tonnelles. Comme on pourrait avoir créé un seul type, adjectival, tel « ubuesque », ou « kafkaïen ». Ou « un Harpagon », ou « le soldat Chauvin », ou « Bambi », ou « Don Quichotte », ou « Pinocchio »… Ou entendre, pour un musicien, tel riff, tel refrain, repris dans un jouet pour enfants, ou dans de nombreux films… Quitte à ce que votre nom, donc votre ego, soit à jamais perdu dans la mémoire des foules. Que le nom de votre personnage soit même plus important que votre propre nom, dont personne ne se souvienne, ou qui s’efface dans un cimetière de banlieue, derrière la créature, la phrase, la créature, l’image, précisément, que vous auriez créée. Et qui vous double justement, en dépassant votre existence transitoire.

LA POSITION DU DÉCIDEUR

Sans être moi-même à proprement parler éditeur, ni directeur d’une revue (sinon électronique), je mesure désormais combien la position du décideur, est compliquée à l’égard de l’auteur. Car l’auteur, en France du moins, pense fréquemment que l’éditeur est à son service, et hurle souvent à l’incompréhension en cas de refus, ce qui est moins le cas outre-Atlantique. Un jour, un enseignant m’a expliqué en quoi l’auteur, fondamentalement, demeurait pour l’éditeur un prestataire de services. Comme 95 pour cent des étudiants, j’étais imprégné de marxisme (encore aujourd’hui) car c’était l’idéologie dominante à la faculté ès Lettres (comme le libéralisme l’est dans les écoles de commerce, ou en fac de droite), et de fait l’allégorie économique me choquait. Mais dans le fond, on est généralement choqué par les vérités. Et en effet, d’un point de vue financier, stricto sensu, l’auteur doit permettre à l’éditeur de s’en sortir, c’est-à-dire être rentable. Ou, à défaut, l’éditeur doit trouver des auteurs qui lui permettent ensuite de combler une sorte de trou financier, par exemple en publiant une tête d’affiche avant de sortir un livre de poésie, ou un texte expérimental qui se vendra moins (à l’instar de P.O.L.). De la même manière que Gus Van Sant sort un film plus commercial, tel Harvey milk après avoir réalisé « La trilogie de la mort », qui a probablement moins rapporté. Etant aux USA, où il faut bien gagner sa croûte, et où les cinéastes jouissent certes d’une liberté totale, mais n’ont pas la position de réalisateurs fonctionnaires, comme c’était le cas en ex-URSS. La position du décideur (éditeur, parent, dirigeant, professeur qui met une sale note), est inconfortable. Parfois on manque d’empathie (je m’inclue dans le « on ». Car on se sent toujours blessé quand on est éconduit). Pardonnez le ton péremptoire, le manque d’approfondissement. Cela fait suite à plusieurs discussions menées avec des amis hier soir.

CONSTAT

Je n’ai pu caser toutes mes critiques dans Diérèse 82. J’en publierai donc plusieurs directement sur le blog puis sur Babélio. J’ai reçu trop de livres et je terminerai tout d’ici 2023. Ensuite je ne sais pas si je continuerai la critique, sauf exceptionnellement pour rendre service à un ami et s’il y a un retour. La tâche, qui n’est pas rémunérée, est ingrate. Il faut plusieurs heures pour lire un livre et en parler. Globalement l’aventure est positive et donne lieu à de riches rencontres. Nombre d’auteurs prennent cela pour un dû même si Dieu merci la plupart sont reconnaissants. Je continuerai avec Canopée (ex-Centre National pour la documentation pédagogique) et l’Education nationale, autour d’essais arides. Et je me concentrerai uniquement sur mes tâches d’édition et d’écriture. Peut être un peu de journalisme local aussi. À voir. On ne peut pas tout faire.

PS; pour commander Diérèse, envoyez un chèque de 19,90 euros à Daniel Martinez, 8 avenue Hoche, 77330 Ozoir-la-Ferrière.

RICHARD MILLET (BONNE PENSÉE DU MATIN)

En 2011, le directeur d’une revue littéraire indépendante, par ailleurs riche, refusa un article sur Trois légendes de Richard Millet. Un livre pourtant apolitique. On sortait de la fameuse polémique, sans doute voulue par l’auteur (rien d’innocent), et je voulais justement resituer Millet en tant qu’auteur, et non en tant que héraut d’ultradroite. J’arguais alors du fait que je lisais Millet depuis la faculté, et qu’il s’agissait d’un vrai styliste, que je n’évoquais pas ses écrits polémiques, et que j’avais d’ailleurs consacré nombre de notes à des volumes moralement autorisés. Rien n’y fit.

Désormais, pour le public réactionnaire, Millet est devenu porte-drapeau d’une idéologie, quand pour le reste du lectorat il est devenu infréquentable. Dans les deux cas on oublie qu’il fut, et qu’il reste, écrivain. Je lis Millet comme je lis Eluard ou Aragon, ou même Jonquet et Annie Ernaux (enfin, je l’ai lue je veux dire. Restons brefs). Je refuse de me fermer des portes. Par ailleurs j’aime la sincérité de Millet, même si parfois je le trouve poseur et extrêmement pénible dans son catholicisme militant, et plus encore dans son mépris pour une jeunesse que sa génération a, en partie, façonnée. « Jeune con »? Répondre « ok, boomer »? Ou ne pas tomber dans les généralisations qu’on reproche à l’homme de Lettres, donc ne pas condamner toute une tranche d’âge? Recontextualiser, notamment mai 68, tout en souhaitant que les soixanthuitards assument enfin leur mandarinat? La condamnation qui a touché Millet a dû gonfler les ventes, tant les gens aiment l’interdit. En espérant qu’il reparle de la Corrèze ou de femmes, ou encore du Liban, sans nécessairement évoquer la guerre.

FRÉQUENTATION

« Flag », Jasper Johns, USA, 1955.

La fréquentation du blog est en chute libre depuis janvier 2020. Une part des visiteurs venait des Etats-Unis, ce que je ne me suis jamais expliqué, dans la mesure où tous les articles sont en français (peut-être des francophones, ou des Cajuns). Je pense surtout que cela demeure lié au fait que j’en sois resté à la version gratuite, non par économie mais parce que la technique m’agace vite, et que j’en demeure à une forme de minimalisme.

Bizarrement, et je le dis sans affectation, peu me chaut. On pourra toujours objecter que je n’en parlerais pas si je m’en moquais réellement. Disons simplement que le blog est peut-être d’abord un moteur, plus qu’une fin en soi ou une façon de capter l’attention. Evidemment, on aime être lu. Evidemment, il y a là une satisfaction narcissique évidente, sans quoi on ne chercherait pas un éditeur, et on ne partagerait aucun texte (ce pourquoi d’ailleurs l’attitude de certains auteurs qui feignent le détachement est si vaine et si agaçante). Toutefois, je réalise que le simple fait de poursuivre un projet sur des mois, des années, suffit à sa peine. Et que la finalité réelle demeure le livre. Donc, si on en produit pas de livres, et qu’on en reste à l’idée de récolter un maximum de likes et de smileys (souvent de pure complaisance), cela ne fait aucun sens. Le blog permet certes de partager des choses, mais il m’apparaît surtout comme un brouillon vers la finalité supérieure du volume, de l’imprimé, qu’il soit physique ou électronique, sous forme de PDF, d’ebook. C’est très personnel. Je ne crois pas à la survivance des blogs après la disparition de l’auteur. Les livres, eux, même ignorés, resteront à la Bibliothèque Nationale. Il m’est ainsi arrivé d’ouvrir un livre de Théodore Koenig, précédemment évoqué, qui n’avait pas été coupé, et donc jamais lu depuis son arrivée dans les magasins de l’établissement, soixante ans plus tôt. J’ai donc demandé à un agent de couper les pages en question, et le livre a existé, sous mes yeux, mon regard. Comme s’il m’attendait, ou comme s’il attendait n’importe quel lecteur. Tandis que les lignes que vous lisez ici, si elles ne sont imprimées, un jour, disparaîtront à jamais (enfin, tout disparaîtra à jamais. C’est un autre débat. A voir, d’ailleurs. On attend qu’Elon Musk sauve l’Humanité, à défaut de sauver la prose de quelque surréaliste wallon).

Le blog m’aide à maintenir une forme de discipline d’écriture, puisque je me fixe de fournir tant de billets -même de simples images bizarres glanées sur le Net-, par mois. Le fait d’être, même un peu, suivi, génère une pression positive. Mais le fait d’avoir quinze, trente, ou trois mille followers n’est pas en soi si déterminante. Mieux vaut un roman lu par cent personnes qu’un blog lu par des milliers.

L’HARMATTAN (Libre-propos)

Une amie, qui a du mal à publier sa poésie, me demandait ce que valait l’Harmattan. Alors, évidemment, je ne peux critiquer la maison-mère, puisque j’y ai publié un essai sur la poésie en 2012 (pour étoffer ma maigre bibliographie, sachant que j’étais alors invité à un festival de poésie québécoise). Formulons juste, une réponse honnête, nécessairement subjective et circonstanciée:

  • Le gros défaut de l’Harmattan tient à la nature même des contrats, dont les conditions peuvent paraître léonines, puisqu’on demande souvent à l’auteur de racheter une partie du stock. En outre, ce dernier fait lui-même le prêt-à-clicher, ce qui demande bien de la patience. Les droits d’auteur sont dérisoires.
  • Plus de la moitié de mes contacts y ont publié au moins un volume. Et on trouve d’excellentes choses, pointues. Heureusement que l’Harmattan existe.
  • Le choix est vaste: publications autour de l’économie burkinabaise, essais signés par des catholiques radicaux, des ufologues, ou par des militants trotskistes. J’aime cette diversité, cette pluralité, à titre privé.
  • L’Harmattan, contrairement à certaines petites maisons associatives manquant de moyens, est plutôt bien distribué. De plus la maison existera encore dans vingt ans (au moins). Les livres sont disponibles, même pour quelques semaines, dans les grandes librairies de la rue des Ecoles. L’Harmattan vend également une version numérique.
  • Les auteurs bénéficient d’un abattement de trente pour cent sur le catalogue, ont droit à des tarifs préférentiels sur les places du théâtre du Lucernaire, propriété de l’Harmattan.
  • J’ai vendu 221 exemplaires de mon essai sur la poésie. Ce n’est pas si mal, au fond, car le sujet était plus que confidentiel.
  • Certaines collections sont valables et reconnues. Qu’il s’agisse de musicologie ou même de poésie, avec l’excellent « Accent tonique » notamment.
  • Des auteurs aujourd’hui renommés comme Pierre Jourde ont publié chez L’Harmattan. Il ne s’agit donc pas d’une tache sur le CV bibliographique. Plusieurs écrivains estampillé l’Harmattan passent sur France Culture. Un auteur l’Harmattan a reçu le prix du roman gay 2020, etc. Actuellement, je lis les mémoires du surréaliste Claude Courtot, et ça vaut largement un livre de chez Gallimard.
  • L’Harmattan refuse nombre de manuscrits. Il ne s’agit donc pas de compte d’auteur déguisé.

MASS(T)ICOTAGE (Libre-propos)

Un de mes meilleurs amis a consacré sa thèse à José Corti, dont la librairie, en face du Sénat, a été reprise, hélas. Il me paraît difficile de ne pas repecter le premier éditeur des surréalistes, qui publia également Saddegh Hedayat (bien que la traduction de La Chouette aveugle soit aujourd’hui discutée), et Julien Gracq, sans oublier les petits romantiques tel Alphonse Rabbe ou Petrus Borel. D’un prix raisonnable, les livres sont beaux, imprimés de façon traditionnelle, et c’est pourquoi j’enrage en les massicotant comme un cochon. Car quoi qu’on en dise la chose est délicate, même avec un bon instrument. J’ai l’impression de passer à côté de quelque chose, ou ne pas maîtriser les codes. Né en 1980, je suis habitué aux Folios, n’utilise pas de stylo-plume, écris sur des carnets achetés en supermarché, télécharge sur une liseuse, tape directement les textes à l’ordinateur, et préfère les mails à la correspondance manuscrite. C’est ainsi. Toutefois, comme le suggérait une autre amie libraire, il est bon u’une infime part de la production éditoriale conserve ce côté rétro.

BONNE ANNÉE 2021! (Libre-propos)

Chers lecteurs, chers abonnés, chers amis en poésie,

Pas de vidéo YouTube, cette année, pour vous souhaiter mes voeux de réussite et de bonheur, pour vous remercier, tout simplement, de suivre le blog. Je me suis tassé une vertèbre, en effet, en glissant sur le parterre en bois détrempé de la BNF mardi 22 décembre, et donc souffre un peu en position assise, ce qui m’interdit de tourner. Revenons sur 2020, avec quelques chiffres, et quelques considérations sur le blog:

  • Globalement, en termes de fréquentation, il ne s’agit pas d’un bon cru. En 2019, on comptait, 29606 vues pour 13408 visiteurs, 105 mentions « j’aime » et 65 commentaires. En 2020, on ne compte plus que 11620 vues (soit moins de la moitié), pour 6955 visiteurs, 120 mentions « j’aime » (légère progression), et 93 commentaires (les lecteurs ont davantage participé au débat). Comment l’expliquer? Outre la crise du COVID (qui aurait normalement dû inciter les gens à se tourner davantage vers Internet), je pense que cette décrue est liée à divers facteurs. D’une part, il y a à l’évidence un problème de référencement. J’ai voulu acheter un nom de domaine pour 15 euros, mais la chose n’a pas été enregistrée. Par ailleurs, j’ai arrêté ma rubrique « événementiel », et donc la fréquentation s’est légérement tarie. Enfin, j’ai peut-être resserré le propos autour de thématiques moins porteuses.
  • On remarque que la fréquentation s’est davantage concentrée sur la France. En 2019, les Etats-Unis arrivaient largement en tête. Désormais, on compte 7887 visites hexagonales, 2396 visites américaines (WordPress étant américain), 178 visites belges, 142 visites canadiennes, et 79 visites italiennes. Depuis sa création en 2014, le blog a eu droit à 44 604 visites du monde entier.
  • Nous avons publié 715 billets en six ans. Cette année, l’article ayant récolté le plus de vues reste « La gloire est une plage privée », récit autobiographique de mon ami Thierry Théolier, suivi par « Les fenêtres » de Baudelaire (une simple citation), et enfin par une note biographique autour de Juliette Drouet, inhumée au cimetière de Saint-Mandé. Citons, en quatrième position, ma note sur l’écrivain persan Sadegh Hedayat, qui continue à fasciner. .
  • En termes de rubriques et de construction du blog: 2020 aura été semblabe à 2019. Je publie en moyenne 8 billets par mois. Certaines classifications demeurent invariables: la série décalée « Angst » expose une photographie dérangeante, ou étrange, glanée sur Google images. La série « Mémoire des poètes » évoque, elle, un auteur vivant ou mort, généralement inhumé au cimetière du Père-Lachaise. La série « surréalismes » est dédiée à l’art plastique surréaliste. La série « Libre propos », ou « Réflexion personnelle » correspond à un texte plus ou moins autobiographique, ou à une simple méditation littéraire. La série « critique », mensuelle, est, elle, consacrée à mes impressions de lecture. J’y recycle souvent une note parue dans Diérèse, revue à laquelle je collabore depuis 2003. La série « création personnelle » correspond généralement à un poème écrit par mes soins. Enfin, la série « mon propre travail » évoque mes rencontres avec des lecteurs, les articles qui me sont consacrés, ou les simples commentaires publiés sur Amazon, Babélio, etc.
  • En octobre 2020, j’ai publié mon quatrième livre chez Unicité, Animaux. Ce dernier a rencontré un certain écho dans la presse spécialisée, ainsi qu’à la radio, nouveau média pour moi. En 2021, je pense terminer mon ouvrage autour des surréalistes inhumés au Père-Lachaise. J’en ai déjà écrit 300 pages et tient un illustrateur lui-même illustre. Chez quel éditeur? On verra. L’important, c’est de terminer. Par ailleurs, je dirigerai normalement la collection « Eléphant blanc » chez Unicité. Nous éditerons quatre ou cinq livres par an, en sélectionnant soigneusement les auteurs. Je n’en parlerai que fort peu sur Facebook, afin de ne pas être confronté à d’incessantes demandes, cela va de soi.
  • Autre activité, le groupe « surréalismes », dont j’aimerais parler en vidéo, rassemble 1500 personnes sur Facebook. Des Européens, des Africains, des francophones ou non… Le lieu numérique constitue un bel endroit de passage, d’échange.
  • Quelles perspectives? 2021 devrait ressembler à 2020. Je terminerai donc normalement mon essai sur le Père-Lachaise ainsi qu’un texte d’une trentaine de pages autour d’une amie peintre. Je poursuivrai l’animation du blog sur le même mode (et peu me chaut, au fond, la décrue, tant que nous gardons un noyeau dur de fidèles). J’essaierai éventuellement de diffuser un peu plus sur les réseaux, sans en passer par twitter que j’abhorre. Par ailleurs je ferai des interviews, qui seront relayées ici même. Enfin, j’aimerais développer davantage notre chaîne YouTube, et, au-delà, moderniser le portail, en termes purement techniques. Je parlerai enfin essentiellement des abonnés, en citant leurs textes. Je crois en une forme de solidarité, à ce niveau.

Merci à vous, qui me suivez. Le meilleur pour cette nouvelle année…

Votre ami,

Etienne Ruhaud

PS: Enregistré à la Bibliothèque Nationale sous l’ISSN 2427-7193, « PAGE PAYSAGE » est considéré comme un périodique électronique à parution irrégulière, et donc protégé par le code de la propriété intellectuelle.

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