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SURRÉALISTES 6: MARILENA PELOSI (née en 1957 à Rio de Janeiro)

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« LA MAISON DE LA GAIETÉ », Denis Montebello,éditions « Le temps qu’il fait » (article paru dans « Diérèse » n° 69)

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   Œuvres éphémères, œuvres fragiles, soumises aux aléas de la Nature, au mépris des vivants, les manifestations d’art brut disparaissent généralement sans bruit. Quelques passionnés défendent parfois ces créations spontanées au moyen d’une pétition, d’une mobilisation aussi restreinte que désespérée. Et puis plus rien. Le jardin merveilleux s’efface, rongé par la forêt, pillé, ou tout simplement détruit. L’ensemble de sculptures termine à la décharge, et tout le monde oublie. De rares « grandes » réalisations se maintiennent, tel le Palais idéal du Facteur Cheval, dans la Drôme, ou l’étrange Villa des cent regards, à Montpellier. Maçons, poètes du dimanche, autodidactes, et autres originaux finissent généralement dans le brouillard, loin des institutions officielles.

  C’est justement pour protester contre cet état de fait, et pour rendre un dernier hommage, que Denis Montebello célèbre aujourd’hui la maison de la Gaieté. Située à Chérac, en Charente Maritime, ornée de grandes mosaïques fleuries, de tessons, de cassons de vaisselle et de fragments, l’auberge appartint longtemps aux Villéger, père et fils, tenanciers avisés et artistes amateurs. Les anciens du village se souviennent des bal-musettes, des concerts ou des pièces de théâtre donnés là, avec une pointe de nostalgie. Soumis à la pression immobilière, trop cher à entretenir pour la nouvelle municipalité, l’établissement est en effet promis, à très court terme, à une démolition que rien ne peut entraver : ni la constitution d’une association de défense, ni la vidéo de présentation circulant sur YouTube, avec pour fond sonore les voix traînantes de Jean Gabin et de Damia, interprétant des airs de guinguette datant du Front Populaire.

  Descendu de mon rêve (interdit de jardin), je me demande si ces fragments constituent une œuvre. S’ils composent seulement un paysage. Qu’est-ce qu’ils signent, alors, nos deux artistes ? Imitent-ils Pierre Loti avec leur maison ? s’interroge l’écrivain. « Archéologue d’autoroute » pour reprendre les termes d’un précédent volume, l’homme entend retracer l’histoire du lieu. La tâche n’est pas simple : car s’agit-il de parler de la maison, de ce qu’elle fut, ou de soi-même, de notre propre rapport à l’objet ? Texte mélangé, singulier, ce nouveau livre tient à la fois de l’essai, de la confession et de la promenade, d’une sorte d’errance délibérée, de vagabondage livresque. Évoquant le parcours des Villéger, le destin de leur étrange baraque, D. Montebello dévide le fil de ses propres souvenirs, de l’enfance lorraine, éden perdu, tel la maison, à la maturité, au milieu du Poitou. « L’instant biface du réveil », « Resséante et voyagère » : s’ensuit une série de chapitres au titre original, comme autant de digressions poétiques, comme les riches billets du blog « Cotojest », où se marient réminiscences, éruditions, conversations, fragments du présent et paysages vus en rêve. Loin des grosses machines littéraires de la rentrée, Denis Montebello poursuit ici un travail unique, inclassable, mélancolique et actuel.

BERNARD PRAS: HOMMAGE ANAMORPHIQUE AU FACTEUR CHEVAL

Réalisé par l’artiste montreuillois Bernard Pras dans le cadre d’une exposition passée, au palais du Facteur Cheval, à Hauterives, dans la Drôme.

« MAGICIENS DE L’ART BRUT », NOUVEAU NUMERO DE LA « QUINZAINE », DEMAIN DANS LES KIOSQUES!

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BLOGORAMA 2: LE SITE DE DAVID BROCOURT

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   Original, choquant, perturbant, mais toujours audacieux, le site de David Brocourt ravira, pêle-mêle, anthropologues, criminologues, amateurs d’art brut et de polars, ou tout simplement curieux. L’intéressé ayant répondu à mon invitation (présenter son propre blog ou site, dans la perspective de la série « Blogorama »), et ayant, de surcroît, présenter « Page paysage » sur son adresse, je ne peux que lui laisser la parole:

    »davidbrocourt,com » est un site internet autour duquel s’articulent divers pôles tous reliés par les uns aux autres par une certaine cohérence de ton ou de style entre les thèmes. Il comprend plusieurs rubriques et il présente mes propres créations ainsi que des œuvres et divers objets provenant de tueurs en série incarcérés. Il peut s’agir de dessins, de peintures, mais aussi de lettres, etc… Le site propose divers articles tel que des biographies, des récits de mes correspondances avec des serial killers ou des interviews donnés. Il propose de découvrir ou de redécouvrir des artistes, pour la plupart assez déviants et sombres. Il y a aussi une rubrique consacré à mon propre cabinet de curiosités qui regroupe divers objets de ma propre collection personnelle.  »davidbrocourt.com » offre également de nombreux documents en libre téléchargement. Ainsi, mon site internet  »davidbrocourt,com » me permet de présenter mon travail et les autres intérêts que je nourris. Le genre méconnu du  »True Crime Art » en fait partie. En effet, je collecte les œuvres (Dessins, peintures, poèmes, etc…) de détenus du monde entier, plus particulièrement de tueurs en série. Je les obtiens en entretenant directement des correspondances écrites avec eux et grâce à un réseau marginal particulier. Ces œuvres sont produites directement depuis des cellules de prison et élaborées avec les moyens du bord. Bien souvent bruts, mais parfois complexes et finement élaborées (Le temps ne leur manque pas), les travaux des assassins sont stupéfiantes et évoquent turpitudes, fantasmes… Bien évidemment, cet intérêt a une influence directe sur mes propres créations. En effet, le thème récurrent de mon travail reste l’être humain. L’être humain, cet animal, face à lui-même et au néant inhérent que lui inspire sa propre condition existentielle. Les corps que je représente se débattent, se tendent, enragent et sont parfois prostrés. Souvent étiqueté comme étant trop sombre et pas assez académique ou  »tendance », je n’attire pas la sympathie. Je peins principalement à l’acrylique et je dessine à l’encre de Chine. Quoi qu’il en soit j’aime explorer sans cesse de nouvelles techniques, bien souvent très personnelles, et peins parfois avec mon propre sang.

Le site de David Brocourt: http://www.davidbrocourt.com/

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