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OUAF!

Canis lupus familiaris

Aujourd’hui, c’est la Saint-Bernard. Ce sympathique canidé aime consommer de la viande, jouer les mâles dominants, et renifler le cul des femelles. En revanche, il ne s’intéresse pas à la politique, ne fait pas de blagues douteuses, n’a lu ni Virginie Despentes, ni Michel Houellebecq, ni les Versets sataniques.

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SUR RUSHDIE (en vrac)

… La tentative de meurtre, perpétrée dans l’Etat de New-York, aura choqué le monde entier, à juste titre. Attaqué à de multiples reprises, Salman Rushdie n’avait jamais, jusqu’à présent, subi d’agression physique. Rappelons, avec les journalistes, que son traducteur japonais fut lui-même tué à l’arme blanche, et que l’éditeur norvégien fut blessé par un fanatique. Plusieurs réflexions me viennent, à bâtons rompus et dans le désordre.

  • Je suis frappé, tout d’abord, par la persistance même des islamistes. Trente-trois ans après la fameuse fatwa, un jeune Américain d’origine libanaise de 24 ans, qui n’a probablement jamais lu le livre, se jette sur un écrivain qu’il ne connaît pas, quitte à passer sa vie en prison. A l’heure actuelle, et bien que certains établissent un perpétuel parallèle, plus ou moins heureux, avec l’Inquisition, les remous suscités par le film de Mel Gibson (La passion du Christ), je crois qu’aucun autre mouvement religieux ne serait capable d’une telle détermination, jusque dans la haine. C’est ce qui fait aussi sa force. Je n’ai pas d’analyse géopolitique à produire, l’objet de ce blog étant littéraire (et j’ai déjà le sentiment de déborder). Je crains toutefois que l’attentat ne nourrisse une iranophobie de mauvais aloi. Loin de nous l’idée de dédouaner la république islamique de ses propres responsabilités. L’agresseur est un chiite américano-libanais, comme dit plus haut. Toutefois le meurtre demeure commandité par Téhéran, et les mollahs ont offert plus de 3 millions de dollars à qui exécuterait le « chien apostat » Rushdie. La promesse de récompense, qui avait été supprimée par le « modéré » Khattami (soucieux de normalisation) a été rétablie par la suite. D’ailleurs le journal d’Etat ultra-conservateur Kayhan salue Hadi Madar, le tueur (NB: on se demande ce que va devenir la récompense, au passage. Somme toute, Hadi a raté son coup puisque Rushdie semble se porter mieux. L’auteur aurait toutefois perdu un oeil. Je ne sais si ça compte en termes de bonus. C’est la famille qui palpe? Oui, mais comment faire passer l’argent aux Etats-Unis? On peut aussi imaginer des colis-cadeaux envoyés au pénitencier… Bon, a priori, le jeune homme aura une place à son nom à Téhéran. Ou tout simplement une impasse. C’est mal payé, pour passer le reste de ses jours derrière les barreaux… Reste les houris. J’arrête d’ironiser. Un coup d’Opinel est si vite parti).
  • Depuis les années 90, la plupart des attentats perpétrés en Europe sont le fait d’islamistes sunnites liés à Al Qaïda ou Daesh. Les attaques chiites semblent plus rares. En l’occurrence, Hadi Madar a voulu tuer Rushdie, et n’a pas visé le public. Aucune apologie de ma part. Je tente de rester objectif. Surprenant, le jeune tueur n’assume pas pleinement ses actes en plaidant « non coupable ».
  • Aucune leçon à donner. Simplement il est parfois important de lire réellement un livre, de voir un film en intégralité, de visiter un pays, avant d’en parler. Peut-être une platitude ou une lapalissade. Je ne sais. En l’occurrence, et au regard de l’actualité, cela me paraît vrai. Dans un précédent billet, publié il y a quelques années, j’évoquais justement les Versets sataniques. Qui les a réellement lus? Les milliers de Pakistanais qui manifestaient en 1988 aux cris d' »à mort Rushdie »? Les mêmes psychopathes qui marchaient à Londres, à Paris (soutenus, toute honte bue, par Jacques Chirac, qui n’avait lu que des extraits)? Un journaliste américain estime que Khomeini n’a pas lu l’ouvrage. C’est discutable. Je n’ai aucun élément de preuve de quoi que ce soit à ce niveau-là. Khomeini était ayatollah, et professeur de théologie, maîtrisait plusieurs langues et connaissait la poésie. Il était donc en mesure de comprendre un roman aussi long et complexe.
  • Je n’ai lu que Les Versets sataniques et Haroun, étudié en khâgne avec ma professeure d’anglais. Les puristes diront, à juste titre, qu’on doit commencer par Les Enfants de minuit, qui constituent en quelque sorte le premier acte. Je doute fort que les ennemis de Rushdie aient opéré la même démarche. Le récit demeure foisonnant, complexe, intègre la culture orientale dans sa dimension la plus large (de nombreuses références sont faites à l’actualité plus ou moins lointaine. On évoque ainsi un attentat sikh, et non islamiste, perpétré dans un avion). Il faut connaître les Mille et une nuits, un peu le Coran, un peu l’histoire de l’Iran, de l’Inde… En 2007, attiré par le parfum de scandale tel un insecte vers la lampe de bureau, j’avoue avoir feuilleté frénétiquement les 700 pages du volume à la recherche de passages croustillants, franchement islamophobes, car je souhaitait avant tout COMPRENDRE. Comprendre pourquoi un tel roman, ardu, réservé en soi à de fins lettrés et/ou à des universitaires, avait pu déclencher pareils phénomènes. Légèrement déçu et sceptique, je résolus de parcourir méthodiquement l’intégralité. Ce fut un long, et passionnant voyage. Je ne peux prétendre avoir tout saisi. Disons simplement que Les Versets sataniques constituent avant tout une oeuvre littéraire, éclipsée par la polémique. Qui lira vraiment l’ouvrage pour ce qu’il est? Qui saisira la finesse même, la truculence de Rushdie, par-delà les quelques pages dites problématiques?
  • Les fondamentalistes, qui prendront, dans le meilleur des cas, la peine de lire ces fameux Versets, seront déçus. Mais les militants bornés, uniquement guidés par le politique, le seront tout autant. L’essentiel du roman, la majeure partie, évoque en réalité le problème de la double appartenance. Jeune Kashmiri venu étudier en Grande-Bretagne à l’âge de treize ans, homme de couleur au milieu d’Anglais pur jus, Salman Rushdie s’est longtemps senti tiraillé entre ces deux cultures. Ni vraiment indien, ni vraiment anglais, l’homme a voulu incarner, à travers ses personnages, et sans tomber dans la caricature antiraciste (car les protagonistes indiens font eux aussi preuve d’intolérance, et manquent de solidarité), une souffrance personnelle. Rushdie est plutôt un homme de gauche modérée, soutien des travaillistes, et non un militant déclaré. Certainement pas un homme de droite, ou un agent du Mossad, comme le prétendent certains, en une vaine tentative de récupération, parfaitement malhonnête.
  • Le Point disait que Les Versets sataniques ne comportaient aucun blasphème. Ayant lu le Coran, vaguement parcouru des « Que sais-je? » consacrés aux Abbassides, ou à Mahomet, n’étant pas moi-même islamologue, je n’ai pas la légitimité nécessaire pour me prononcer. Je ne partage pas l’analyse du Point, malgré tout. Mahomet est clairement ridiculisé sous les traits d’un certain « Mahound ». Le point litigieux essentiel, d’après mes sources, vient des fameux versets. Dans la tradition musulmane, Satan aurait voulu corrompre le Prophète en introduisant l’idée du polythéisme. Or, dans le roman, c’est l’archange Gabriel lui-même (Djibril), qui amène ces mêmes faux versets. L’action fait l’objet de quelques paragraphes, sur quelques sept-cents pages, dans l’édition de poche. Un personnage d’imam taré, prétendant ouvrir la mer tel Moïse, apparaît également. Beaucoup y ont reconnu, à juste titre, Khomeini. Le vieil ayatollah, qui voulait, peu avant sa mort, marquer l’autorité chiite sur l’ensemble de l’oumma (communauté des croyants) en promulguant une fatwa, n’aura sans doute pas goûté la satire. On connaît la suite.
  • Mais cette suite, précisément, Rushdie la connaissait-il? Avait-il imaginé pareils remous? Les oulémas ont déclaré Rushdie impardonnable. Lui-même musulman (par l’origine), l’homme n’aurait pas l’excuse de l’ignorance comme pourrait l’avoir un non-musulman. On peut penser que Rushdie était conscient de blasphémer, et peut-être de régler ses comptes avec une religion qu’il avait fini par rejeter, assistant à diverses manifestations d’extrémisme, notamment au Pakistan. Toutefois, rappelons qu’il n’y avait pas, en 1988, de précédent. C’était avant les caricatures. Pas de précédents, en définitive. Aujourd’hui, de nombreuses personnalités sont menacées. Il y a eu Théo Van Gogh, Charlie Hebdo… Rien de tel, à l’époque. L’affaire Rushdie demeure la première manifestation concrète de cette nouvelle forme d’intolérance internationale. En rappelant que l’islam ne reconnaît pas les frontières, les nations en tant que telles.
  • Le titre même du livre a-t-il attiré l’attention des religieux? Etait-il délibérément racoleur? Car somme toute, les pages consacrées à la religion sont minoritaires. Si ce beau roman, emblématique du réalisme magique, s’était appelé autrement, le destin en aurait-il été modifié? On s’interroge. Car une nouvelle fois, le livre n’a rien de grand public. Le monde entier aurait ignoré Rushdie sans cette triste affaire. Pouvez-vous me citer, honnêtement, et sans faire un tour à la Fnac, beaucoup d’écrivains indiens contemporains? Sans tricher? Moi-même, hormis Rushdie, j’ai lu quelques anciens. Narayan, Naipaul, Satyajit Ray… J’en oublie. La fatwa, c’est à la fois la malchance (une vie traquée, une angoisse permanente), et la chance littéraire, la fortune de Rushdie. Les Versets sataniques se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires, et l’action d’Hadi Madar n’a fait que démultiplier les ventes. Contrairement à ce qu’a pu déclarer Chirac (cf. plus haut), dont un collègue et ami a pu me révéler le fond vaseux, Rushdie n’a pas voulu « faire du fric ». Peut-être a-t-il souhaité délibérément provoquer, car il connaissait l’Islam. Rushdie était déjà un écrivain célèbre, avait reçu le « Booker prize » pour Les Enfants de minuit. Il aurait pu continuer une carrière honorable sans cela, et c’est lui prêter beaucoup de malignité, de prévoyance, que d’insinuer pareille vénalité, pareil calcul. C’est choquant, aussi, dans la mesure où l’homme a largement payé de sa personne pour son courage. D’aucuns diront son inconscience. Je n’ai pas lu son autobiographie Joseph Anton. Apparemment, Rushdie s’y explique, et raconte sa vie de persécuté.
  • Lire, relire le livre. Avant tout. Je me répète. Oubliez le caractère légèrement confus de ces quelques notes et lisez le livre en entier. Accrochez-vous. N’abandonnez pas. Un grand moment de poésie, par-delà la controverse.

PS: Mon précédent billet:

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE SEPTEMBRE 2016

   C’est la rentrée, chers lecteurs! Ayant marqué une pause estivale toute relative en juillet-août, j’en reviens aujourd’hui, en ce premier jour de septembre, aux fondamentaux du blog, en annonçant quelques évènements à venir. Le mois va être riche!

urban sax

  Le vendredi 9 septembre, à partir de 18 heures, notre ami Marc-Louis Questin dédicacera son ouvrage consacré au groupe mythique « Urban sax ». Le livre, qui est paru chez Unicité, est accompagné d’un CD, et coûte 22 euros. Rendez-vous nous est donné au Centre Culturel Peugeot, 62 avenue de la Grande Armée, 75017 PARIS (métro « Porte Maillot », ligne 1). Je ne pourrai hélas être présent, pour des raisons professionnelles, mais le livre m’intéresse (la dédicace, que j’ai d’ailleurs déjà annoncée, a été décalée à cette date pour raisons techniques). Ci-dessous une petite présentation de l’ouvrage en question:

   Ce livre est le premier ouvrage consacré à la dimension esthétique, philosophique et poétique du groupe mythique Urban Sax. L’écriture profondément baroque de Marc-Louis Questin s’inscrit dans une longue tradition de récits jouant sur plusieurs niveaux de sens à la manière des poupées russes du romancier cubain José Lezama Lima. Le théâtre des sons mis en forme par les compositions étincelantes de Gilbert Artman redéfinit la relation de l’être humain à l’univers, à la musique tourbillonnante des sphères. L’esprit de chaque lieu investi s’imprègne ainsi du sceau de ces étranges symphonies ludiques et voluptueuses, répétitives et solennelles. Ethnologie, architecture, scénographie et musicologie se font écho entre les pages de cette étude originale. Le jeu des sons mène à l’éveil, à une sereine lucidité, à une vision renouvelée et transfiguratrice du monde.

   Urban Sax demeure une référence majeure en matière de musique vivante et performante, en incessant mouvement de dérive urbaine et de psycho-géographie. Ce pertinent essai montre la puissance, la beauté et la singularité de cette musique incomparable et inclassable. Il y est aussi question d’une méditation intense sur le pouvoir subtil des sons, le silence et le vide, l’espace et l’infini, la présence à soi-même et l’éternel retour.

   Écrivain, peintre, magnétiseur et comédien, Marc-Louis Questin dirige les Éditions Éleusis spécialisées dans la littérature fantastique. Fondateur du Cercle Dionysos et de la revue gothique La Salamandre, passionné de danse japonaise Butô, d’expressionnisme allemand, d’illusionnisme et de cinéma expérimental, il participe à différents projets de groupes tels que Barbarossa Umtrunk, Electric Press Kit, Heavenly Creatures, The Cemetary Girlz.

   Marc-Louis Questin aka Lord Mandrake anime régulièrement les soirées du Cénacle du Cygne au cabaret parisien La Cantada.

    Le lendemain soir, soit le samedi 10 septembre, nous pourrons cette fois écouter l’immortel auteur des Versets sataniques, Salman Rushdie, et son acolyte Wadji Mouawad, au théâtre de la Colline (15 rue Malte Brun, 75020 PARIS, métro Gambetta, ligne 3).

salman

  Je joins ci-dessous la présentation postée sur le site du théâtre, et qui est très complète:

   À l’occasion de la sortie en France du roman « Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits », les éditions Actes Sud et La Colline organisent une rencontre entre les auteurs Salman Rushdie et Wajdi Mouawad le samedi 10 septembre à 20h30.
Trois adolescents seront invités à monter sur le plateau pour cet entretien.

entrée libre, réservation indispensable
au 01 44 62 52 00 ou à contactez-nous@colline.fr

 

meaux

      Le samedi 10 septembre, les activités du Café-Poésie de Meaux reprendront également, comme me l’indique l’ami Pascal Mora, auteur du superbe recueil Paroles des forêts, évoqué sur le blog. Si vous habitez en Seine-et-Marne et que vous souhaitez lire des textes, participer à l’aventure… Ci-dessous le descriptif que m’a laissé Pascal:

Le Café-Poésie de Meaux reprend ses activités en septembre.

Durant la saison 2016 /2017 ,  nous prévoyons d’inviter des éditeurs, auteurs,

ateliers d’écriture, lycéens, musiciens…

Il est ouvert à toute forme poétique. Lecture, chant ou représentation

de 10 minutes environ pour chaque lecteur , acteur ou chanteur. Bien

sûr, il est possible d’assister à la rencontre en tant qu’auditeur uniquement. Entrée

libre et gratuite. L’adhésion à l’association et la participation à

l’organisation des rencontres sont bienvenues.

Les rencontres du Café-Poésie auront lieu à la Médiathèque du Luxembourg

1er étage/ dans la salle bulle au niveau de l’espace jeunesse.

Dates pour 2016 :

– Samedi 10 septembre    10h30/12h30

– Samedi 22 octobre       10h30/12h30

– Samedi 19 novembre   10h30/12h30

– Samedi 17 décembre  10h30 /12h30

Pour toute information, contacter Pascal Mora

pmora1262@gmail.com

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  Le dimanche 11 septembre, à 15 heures, le poète Eric Dubois, dont j’ai déjà parlé sur « Page Paysage », fera une lecture du recueil Chaque pas est une séquence (éditions Unicité), au Cabinet de Curiosités, 41 bis rue Vandrezanne, près de la Butte aux Cailles (Paris 13, métro Tolbiac) dans le cadre du festival « 0+0 ».

Descriptif complet du festival « 0+0 » (cliquer sur le lien)

jauffret

   Le samedi 17 septembre, Régis Jauffret, que j’apprécie, dédicacera son nouveau roman à la librairie « Les Cahiers de Colette » (23 rue Rambuteau, 75004 PARIS, métro Rambuteau ligne 11), à partir de 18 heures. Ci-dessous un bref résumé du livre, que je suis en train de lire, d’ailleurs:

   Noémie est une artiste-peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec un architecte de près de trente ans son aîné avec lequel elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par une lettre adressée par Noémie à la mère de cet homme : elle s’y excuse d’avoir rompu. Une correspondance s’amorce alors et s’affermit entre les deux femmes, qui finissent par nouer des liens diaboliques et projeter de se débarrasser du fils et ex-amant. Elles imaginent même de le dévorer cuit à la broche au cours d’un infernal banquet. En réalité, ce roman parle d’amour. Les deux femmes sont des amoureuses passionnées. La vieille dame a appelé son fils du nom du seul homme qu’elle ait jamais aimé, et qui est mort accidentellement avant leur mariage. Noémie, elle, est une « collectionneuse d’histoires d’amour », toujours à la recherche de l’idéal. Au fil des lettres que, de son côté, il échange avec les deux protagonistes, le fils et ex-fiancé exprime toute la passion qu’il éprouve toujours pour Noémie. Un roman d’amour épistolaire, donc, dans la plus belle tradition du genre.

elka

  Le mercredi 21 septembre, à partir de 18 heures à 20 heures 30, la jeune Elka Léonard, dont j’ai déjà parlée sur le blog, et dont les peintures mêlent érotisme et humour, participera à un vernissage collectif à la galerie Mona Lisa (32 rue de Varenne, 75007 PARIS, métro Rue du Bac, ligne 12). Je ne pourrai être présent au vernissage en question mais visiterai de toute façon l’exposition ultérieurement.

Pour consulter le site d’Elka Leonard (cliquer sur le lien): https://www.artactif.com/elka#.V8fiPKKbcU0

jacq

  Le jeudi 22 septembre à 19h30, à la Lucarne des écrivains, notre ami Jean-François Jacq présentera Fragments d’un amour suprême, autobiographie poignante dont je parlerai dans le prochain numéro de la revue Diérèse. La librairie, où j’ai fait plusieurs lectures, se trouve au 115 rue de l’Ourcq, 75019 PARIS, métro Crimée (ligne 7). L’auteur Michel-Olivier Dury parlera lui de La Vie comme ça. Ci-dessous le descriptif de la soirée, sur le site de l’établissement.

Une soirée avec Jean-François Jacq pour Fragments d’un amour suprême et Michel-Olivier Dury pour La Vie comme ça.

Fragments d’un amour suprême
Deux hommes de milieux très différents, mais chacun avec des cassures, se rencontrent et s’aiment jusqu’à ce que la mort les sépare. Jean-François Jacq, tout en nous faisant part de ses émotions avec justesse, nous amène à une profondeur d’analyse que porte une écriture qui ne lâche rien à la facilité mais au contraire nous interroge. Un récit autobiographique que l’auteur parvient à nous faire partager avec son humanité.
 
La Vie comme ça
Avec cet ouvrage, Michel-Olivier Dury nous invite à lire deux histoires, tout d’abord celle d’un homme dans le milieu du travail de la fonction publique. L’emprise de ses supérieurs hiérarchiques qui frisent le ridicule l’amène à éprouver des états d’âme qui, paradoxalement, vont lui ouvrir la porte des souvenirs et de l’inspiration pour former en parallèle un second récit, celui de sa jeunesse. Alors, au gré des entrées et sorties de ses chefs, l’auteur revoit ou réinvente son enfance et son adolescence émaillées d’aventures, de sentiments, d’expériences amoureuses homosexuelles tout en retenue. Il y a beaucoup de drôlerie et de tendresse mélangée dans ce livre qui amènera le lecteur à se revoir lui-même dans sa propre enfance ou jeunesse.

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Marc-Louis Questin lisant les textes de Prisca Poiraudeau au Cénacle du Cygne (photographie personnelle)

  Le jeudi 22 septembre, enfin, se tiendra le fameux Cénacle du Cygne, dont je ne rate presque aucune édition, et où je vendrai moi-même mon propre petit recueil, Le Bestiaire. Comme toujours Lord Mandrake, alias Marc-Louis Questin, auteur de l’essai mentionné plus haut, fait bien les choses, invitant poètes, chanteurs, danseurs, plasticiens et cinéastes pour des soirées à la fois variées et riches, surprenantes. Comme toujours rendez-vous nous est donnée à la cave du bar « La Cantada II », 13 rue Moret, 75011 PARIS (métro Ménilmontant, ligne 3). Venez nombreux!

  Et bon courage pour la rentrée!

cassandra hans

La belle danseuse Cassandra Hans en pleine action.

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