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ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE JUIN 2017

Chers amis,

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   Le jeudi 1er juin, de 16 heures à 22 heures, se tiendra le vernissage de la vente « Cent œuvres à cent euros ». Organisée par « Le cabinet des Curieux », nom qui évoque furieusement Balzac (cf. Le cabinet des antiques), l’opération vise à promouvoir des travaux généralement singuliers, tous vendus au même prix (prix qui est lui-même contenu dans le titre!). La vente se poursuivra par ailleurs jusqu’au 17.

  Pour s’y rendre: Cabinet des Curieux, 12 passage Verdeau, 75009 PARIS, Métro Grands Boulevards (ligne 3 ou 9). 06 13 74 78 92 cabinetdescurieux@gmail.com

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  Le samedi 10 juin 2017, si tout va bien, je me rendrai à la 35ème édition du Marché de la Poésie, place Saint Sulpice (75007 PARIS, métro Saint Sulpice ou RER B station Luxembourg) en tant que simple touriste. Si vous souhaitez discuter, prendre un verre… Comme toujours 07 50 89 83 24. er10@hotmail.fr

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   Projeté dans le cadre d’ À la rencontre au cinéma l’Archipel le 8 novembre dernier, choisi deuxième meilleur court-métrage de l’année 2016 par Marc-Antoine Vaugeois, rédacteur à Format Court, montré en février dernier à New York dans le prestigieux bâtiment de l’Anthology Film Archives au cours du festival NewFilmMakers,

   Cantate/Macabre (réalisé par Stéphane Rizzi et co-écrit par votre serviteur) est aujourd’hui sélectionné au festival CÔTÉ COURT de Pantin.
Il y sera montré trois fois:
– Dimanche 11 juin à 21 h45 (ciné 104)
– Mercredi 14 juin à 20h15 (en présence du réalisateur)
– Vendredi 16 juin à 18h (ciné 104)
INFORMATIONS PRATIQUES:
FESTIVAL CÔTÉ COURT AU CINÉ 104
104 avenue Jean Lolive 93500 Pantin Métro : Église de Pantin (Ligne 5)
Bus : lignes 249, 170, 61
Station Vélib’ devant le Ciné 104
VOIR LE PLAN POUR VENIR

Entrée 1 séance :
• Plein tarif 5€
• Tarif réduit 3,50€

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   Ancien producteur de musique (on lui doit Rapattitude, soit la première compilation de rap en France, en 1990), mais aussi chanteur, auteur, et réalisateur, Benny Malapa, enfant du XXème arrondissement, viendra interpréter des œuvres de Boby Lapointe notamment au cours de la fête de la musique, le mercredi 21 juin, à partir de 20 heures, et pour une bonne partie de la nuit. Rendez-vous donc à Culture Rapide, 103 rue Julien Lacroix, 75020 PARIS, métro Belleville.

 

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   Jeudi 22 juin, à partir de 20H30, se tiendra l’habituel « Cénacle du Cygne », sous le patronage de Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake (comme toujours, à la Cantada II, 13 rue Moret, 75011 PARIS, métro Ménilmontant, ligne 2). Je viendrai y lire quelques poèmes, accompagnant ainsi les magiciens, danseuses et autres artistes lyriques habituellement présents!

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     Organisé par mon ami Pascal Mora, auteur d’une œuvre riche dont j’ai déjà parlé sur le blog, le traditionnel Café Poésie se tiendra à la médiathèque de Meaux (Médiathèque Luxembourg, salle C. Beauchart, 2 rue Cornillon, 77100 MEAUX, 01 83 69 00 90), le samedi 24 juin à partir de 10H30. L’entrée est libre est chacun est amené à lire ses textes, s’il le désire. Là encore, si je parviens à contourner mes obligations professionnelles, je viendrai partager quelques fables de mon cru. N’hésitez pas à prendre contact, le cas échéant. Si j’y vais, ce sera par le Transilien, sachant que la salle n’est pas loin de la gare.

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    Signalons enfin la parution, ces jours-ci, de la biographie consacrée à Ian Dury, personnage central de la scène rock, par mon ami Jean-François Jacq, plusieurs fois évoqué sur le blog, et dans les pages de Diérèse. Un livre qui s’adresse à tous les amateurs de pop, publié chez Ring, jeune et énergique maison. Je reproduis ci-dessous la description bio-bibliographique de la maison, ainsi que la vidéo de présentation. Signalons aussi la présence de Jean-François Jacq au Marché de la poésie le dimanche 11 juin de 14 heures à 19 heures, au stand des éditions Unicité, pour la dédicace de son livre Fragments d’un amour suprême (dont j’ai déjà parlé sur « Page paysage »).

Mon article sur « Fragments d’un amour suprême » (cliquer sur le lien)

   Un enfant de la rue. C’est ainsi que se définit Jean-François Jacq. Une enfance sans amour, en partie vécue dans le noir. Errance initiée dès l’âge de treize ans sur fond de viol, mort latente, internement psychiatrique par erreur, à quatorze ans ; de maladie rare : Guillain barré. Plusieurs mois de paralysie complète à la clé. S’en suivent de longues années à la rue, jusqu’à vingt-quatre ans. Puis le désir de se cultiver à outrance. Licence en Arts du spectacle, sans nul autre diplôme en poche. Premier récit autobiographique en 1998 : Heurt Limite (récit incantatoire). L’écriture prend alors irrémédiablement le dessus. À compter de 2012, il alterne biographies rock et récits autobiographiques. Cette même année, Le soleil noir du rock français : Olivier Caudron de Lili Drop à Olive, puis Hémorragie à l’errance (genèse). Nouvelle bio rock en 2014, Bijou : vie, mort et résurrection d’un groupe passion. En 2016, Fragments d’un amour suprême. Troisième volet autobiographique. Dans le sillage de son écriture, l’ombre d’Artaud, de Calaferte. En 2017, il signe chez Ring et livre une nouvelle biographie rock, Ian Dury : Sex & Drugs & Rock & Roll.    

 

ET BEL ÉTÉ À TOUS!!

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MEMOIRE DES POETES IV, ANDRE HARDELLET (1911-1974), CIMETIÈRE DE PANTIN 1

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CIMETIÈRE DE PANTIN (164 avenue Jean Jaurès, 93500 PANTIN, Station Fort d’Aubervilliers ou Aubervilliers Pantin-Quatre chemins, ligne 7)

   Immense, pour ne pas dire monstrueux, le cimetière de Pantin s’étale sur 107 hectares, compte 32 kilomètres d’avenue et d’allées, et regroupe près de 145 000 sépultures, soit plus d’un million de défunts, ce qui en fait le plus grand cimetière de France, le troisième plus grand cimetière d’Europe, et le septième plus grand cimetière du monde encore en activité. Ouvert par la préfecture de la Seine en 1886, cet énorme ensemble dépend bien, administrativement, de Paris, à l’instar des cimetières de Bagneux (créé la même année), et de Thiais, installés en banlieue par manque de place intra-muros. Sa situation géographique, le faible nombre de personnalités connues, l’état de dégradation de nombreuses sépultures, abîmées par la pollution, la tristesse qui s’en dégage, n’en font pas un lieu touristique, à la différence du Père-Lachaise. Il s’agit d’abord d’un cimetière populaire.

   Depuis plusieurs années, la municipalité tente de rendre le lieu plus attractif. Un plan avec les tombes célèbres (parmi lesquelles celle du cinéaste Jean-Pierre Melville, né Grumbach, ou du philosophe Emmanuel Lévinas) est ainsi fourni à l’accueil. De même on dénombre près de 8700 arbres, de 74 essences différentes, donnant leur nom aux allées (avenue des Marroniers rouges, avenue des Acacias communs, avenue des Peupliers argentés), et certaines divisions, telle la 88, sont transformées en secteurs paysagers. Enfin, un véhicule aménagé a été prévu pour le transport des personnes à mobilité réduite.

NB : Le cimetière compte 217 divisions, numérotées de 1 à 163, puis de 201 à 217, ce qui fait un total de 180 divisions, composées généralement d’une quarantaine de tombes.

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ANDRÉ HARDELLET

Division 9 :  Né à Vincennes le 13 février 1911, André Hardellet entame des études de médecine avant de reprendre la bijouterie familiale, les Alliances Nuptia, dans le Marais. Il ne commence à publier qu’à quarante ans passés, avec La Cité Montgol (Seghers, 1952), mais s’impose vite comme un poète singulier, le seul conquérant des terres vraiment lointaines qui vaillent la peine, pour reprendre les termes d’André Breton en 1958. Romancier, essayiste, l’homme, qui fréquente le milieu littéraire parisien, tournera également un court-métrage avec Serge Gainsbourg en 1972, La dernière violette, et écrira plusieurs chansons, dont le fameux « Bal chez Temporel », repris par Guy Béart et Patachou :

Si tu reviens jamais danser

Chez Temporel un jour ou l’autre

Pense à ceux qui tous ont laissé leur nom gravé

Auprès du nôtre.

  En 1973, le prestigieux prix des Deux-Magots récompense l’ensemble de son œuvre. La même année, Lourdes, lentes…, récit érotique, rimbaldien, publié quatre ans plus tôt chez Jean-Jacques Pauvert sous le pseudonyme de Steve Masson, choque Raymond Marcellin, ministre de l’Intérieur, et Hardellet se trouve condamné pour « outrages aux bonnes mœurs », par la 17ème chambre correctionnelle de Paris. Très affecté par l’affaire, un peu oublié par la critique, l’homme s’épanche auprès de Françoise Lefèvre un certain 23 juillet 1974… et meurt le lendemain, à l’âge de soixante-trois ans. La romancière lui rendra hommage dans Les larmes d’André Hardellet (éditions du Rocher, 1998). Publiées en trois tomes chez Gallimard entre 1990 et 1992, dans la collection l’Arpenteur, ses œuvres sont aujourd’hui largement reconnues, et étudiées par le monde universitaire. Plusieurs professeurs, tels Françoise Demougin ou l’écrivain-cinéaste Philippe Claudel, maître de conférences à Nancy, lui ont ainsi consacré leur thèse. Enterré avec les siens, André Hardellet repose dans un caveau très sobre, sans décoration, indiqué sur le plan fourni à l’entrée.

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