PAGE PAYSAGE

Accueil » Ruhaud Etienne

Archives de Catégorie: Ruhaud Etienne

« DISPARAÎTRE » DANS « CULTURE 31 »

Un chaleureux merci à Raphaëlle Dos Santos et à Bruno Del Puerto pour ce très bel article dans la webzine toulousain Culture 31. D’autant plus touché que je connais bien la ville, où réside une part de ma famille. Neuf ans après, le roman continue à vivre, grâce à vous.

https://blog.culture31.com/2022/01/20/le-gachis/?fbclid=IwAR3w2gsDSqgAlB_gulcdin8cAGOLjbfaUUnqm-1ahIDbHUd7UqfGdxOHLNA

« DIÉRÈSE » 83 (HIVER-PRINTEMPS 2022)

Chers amis,

Le quatre-vingt-troisième numéro de Diérèse paraît le 24 janvier. Outre un important dossier sur Thierry Metz, vous y trouverez deux articles critiques de mon cru, ainsi qu’une note biographique consacrée à André Delons (1909-1940), poète surréaliste et résistant, disparu en mer. Pour commander la revue, envoyez un chèque de 19,90 euros à l’ordre de Daniel Martinez (8 avenue Hoche, 77380 Ozoir-la-Ferrière). L’abonnement (un an, trois numéros), est à 45 euros.

PIERRE CORMARY PARLE DE « DISPARAÎTRE ».

Merci infiniment à notre ami, l’éminent houellebecquologue Pierre Cormary pour ce bel article sur mon roman Disparaître (éditions Unicité, 2013). Nous reparlerons avec Pierre -éléphanteau blanc d’octobre- de Roumanie et de femmes, très rapidement, à travers un livre.

http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2022/01/08/s-aneantir-a-propos-de-disparaitre-d-etienne-ruhaud-unicite-6359234.html?fbclid=IwAR2u720EJY6muIDaEBMrg5Jy1wzHLtUwhzsCwmRsW6F8xdfcJmPkRvXeFcE

CLÉMENT SIMON PARLE DE « CHANSONS ET POÈMES » DE PAUL VECCHIALI (ÉDITIONS UNICITÉ, COLL. « ÉLÉPHANT BLANC »)

Retrouvez le très riche article de notre ami cancalais Clément Simon autour de Paul Vecchiali, dans le jeune webzine Maze. Fin connaisseur du cinéaste, Clément évoque avec justesse et profondeur les textes du recueil, publié par votre serviteur dans la collection « Éléphant blanc », comme vous savez.

« ANIMAUX » À LA BNF

Animaux catalogué à la BNF!

Je l’ai déjà dit ici: un jour, au rez-de-jardin, je suis tombé sur le livre d’un surréaliste belge (publié dans les années 60), et qui n’avait jamais été massicoté. Les pages étaient donc encore reliées, ce qui signifie que personne ne l’avait lu en presque 55 ans. J’ai donc demandé à une bibliothécaire d’opérer, de peur d’abîmer ce beau volume bordeaux, évoquant Maldoror. Le livre n’avait donc bénéficié d’aucun like ni commentaire, mais au moins il était là, posé sur l’étagère, comme pour m’attendre. Et cela remplacera toujours n’importe quel blog ou n’importe quel texte Facebook non imprimé, destiné malgré tout à une disparition, à plus ou moins long terme. On me répliquera que la BNF disparaîtra d’ici la fin des temps, ou d’ici la fin de la France, que je souhaite la plus tardive possible. Certes. Mais d’ici là… Rien ne remplacera jamais l’imprimé. Joie narcissique, donc, à savoir mes propres livres conservés en ce lieu prestigieux, à côté des Reader’s digests comme des Harlequins, comme des Balzac. C’est dans ces moments-là que tout le reste, soit le nombre de ventes, la diffusion, demeurent indifférents. Accessoires, à tout le moins.

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb46888381x?fbclid=IwAR2mhomKrHLnAxa7Te4K9PIn914dfA0h4YbR2bXSkKRWdK-TEnUBcgPXfR8

« UNE GARANCE POUR LE VIOLONCELLE, MYLÈNE VIGNON, ÉDITIONS UNICITÉ, SAINT-CHÉRON, 2013. (ARTICLE PARU DANS « LE SALON LITTÉRAIRE » EN JANVIER 2014).

Une série d’hommages : ainsi pourrions-nous qualifier le nouveau recueil de Mylène Vignon, femme de Lettres, blogueuse, journaliste, et animatrice du site « Saisons de culture ». Reprenant, par le titre, une métaphore de Maria Elena Vieira da Silva[1], Une garance pour le violoncelle ressemble en effet d’abord à une belle suite de dédicaces, ou plutôt d’odes à diverses personnes aimées, ou à des éléments, des lieux familiers. Ainsi, page 42, lorsque l’auteure s’adresse à Nina, dans le texte « Vers Nina » : Dors/Et j’écris le poème/Pour toi/Nina/Rien que pour toi, ou encore page 24, dans le texte « Vers les saisons » : Regarder une fleur/Avant de s’en aller/Sans se retourner/Observer le printemps/La veille d’un été/Et rêver. Une large part est faite aux créateurs, musiciens et plasticiens, que la poétesse, par ailleurs critique artistique[2], prend plaisir à célébrer, non sans une certaine complicité : Paris New York/West Side Story/Bernstein/Des cris joyeux/Percent l’hiver/Neigeux (page 26).

   Aucune phrase ne semble détachée, gratuite, et chaque moment, chaque passage, raconte un instant de vie. Une histoire personnelle se déroule ainsi, au fil du livre, comme si le recueil tout entier formait une sorte d’autobiographie fragmentaire. Écrite dans une langue à la fois simple et lyrique, exempte de prosaïsme, Une garance pour le violoncelle rappelle par son style la pureté et la limpidité du haïku. Les vers libres s’enchaînent dans une secrète harmonie, en une série d’images fugaces mais précises, picturales, loin de toute abstraction, de tout hermétisme : Un cri nyctalope/Alcôve interlope/Divan de minuit/Harmonie/Bras de lune/Rivière d’étoiles/Givre/Palette de lumière/Comète (« Vers la nuit », page 33). L’ensemble laisse une impression de vivacité, de bonheur, même si la mélancolie, l’amertume pointent parfois : On chante pour ne pas pleurer (« Vers la nostalgie », page 16).

   Publié par les soins de François Mocaër, jeune éditeur riche d’un catalogue déjà fourni et varié, illustré par Adrienne Jalbert, ce bref ouvrage, profond et touchant, évoque une trouée de lumière en ce morne début d’année.

[1] Un jaune d’or … richesse/Un violet de cobalt pour la rêverie/Une garance qui fait entendre le violoncelle (Maria Elena Vieira da Silva, Testament)

[2] Cf. notamment Rencontre avec Olivier Debré suivi de La Ferveur de l’être, éditions Unicité, 2010.

PS; Retrouvez notre article sur le site « Vu d’ailleurs »:

BONNE ANNÉE 2022!

Nos vues depuis le premier jour.

Chers lecteurs, chers abonnés, chers amis en poésie,

Comme l’an précédent, je préfère désormais présenter mes voeux par écrit. La vidéo exige en effet un travail de montage assez important, et je ne me sens pas doué pour la chose. Je compte toutefois relancer ma chaîne YouTube, à terme. Mais c’est un autre problème.

Je tiens d’abord à vous remercier pour votre fidélité, votre attachement au blog. Vous êtes désormais 143 abonnés, avec des profils souvent très différents. Cela reste évidemment modeste, en termes de fréquentation et de visibilité. Mais qu’importe, au fond, puisque les choses existent, se maintiennent, progressent. Abordons quelques points, sous forme de bilan.

  • Depuis 2019, le blog connaît une décrue. En 2021, nous enregistrons 10150 vues, pour un total de 5987 visiteurs. Les mentions « J’aime » ont par contre augmenté (132 cette année, contre 118 l’an dernier), et enfin les lecteurs commentent davantage. Je pense que nous allons donc vers une forme de fidélisation: moins de public, certes, mais un public plus investi. J’avoue ne disposer d’aucune explication. Je n’ai pas diffusé le blog à fond comme je le faisais précédemment. Cela demande des efforts, du temps… Or je préfère écrire. D’ailleurs j’aurai publié 120 billets en 2021, soit quinze de plus qu’en 2020. Depuis le début, en septembre 2014, nous en sommes à 108 421 vues.
  • La plupart des visiteurs viennent de France, puis des Etats-Unis, d’Allemagne, d’Irlande, de Belgique, du Canada et de Suisse. Là encore, je ne dispose d’aucune explication plausible. WordPress étant un moteur américain, nous touchons évidemment le monde entier.
  • Nous avons publié 730 billets en six ans. Cette année, l’article ayant récolté le plus de vue demeure ma chronique sur Michel Zimbacca (1924-2021), cinéaste du groupe surréaliste qui nous a quittés en avril. En termes de rubriques et de construction du blog: 2021 aura été semblable à 2020. Je publie en moyenne entre 9 et 10 billets par mois. Certaines classifications demeurent invariables: la série décalée « Angst » expose une photographie dérangeante, ou étrange, glanée sur Google images. La série « Mémoire des poètes » évoque, elle, un auteur vivant ou mort, généralement inhumé au Père-Lachaise. La série « surréalismes » est dédiée à l’art plastique. La série « Libre propos », ou « Réflexion personnelle » correspond à un texte plus ou moins autobiographique, ou à une simple méditation littéraire. La série « critique », mensuelle, est, elle, consacrée à mes impressions de lecture. J’y recycle souvent une note parue dans Diérèse, revue à laquelle je collabore depuis 2003. La série « création personnelle » correspond généralement à un poème écrit par mes soins. La série « mon propre travail » évoque mes rencontres avec des lecteurs, les articles qui me sont consacrés, ou les simples commentaires publiés sur Amazon, Babelio, etc. Enfin, je cite une fois par mois un autre auteur contemporain.
  • Le premier janvier 2021, je disais que je terminerai mon essai sur le Père-Lachaise surréaliste, et je n’y suis pas parvenu. Vendredi 7 janvier, j’envoie un tapuscrit électronique à deux éditeurs, dont l’Harmattan, avec pour titre Panorama 2005-2021. Le texte, qui compte plus de 250 pages, compile les différents articles écrits ces quinze dernières années, parmi lesquels, essentiellement, diverses notes de lectures. J’y ai ajouté les entretiens d’auteurs, au nombre de six. Je m’astreindrai cette fois sérieusement à achever le recueil sur le Père-Lachaise. Si les choses se maintiennent, ce qui est loin d’être évident, je serai par ailleurs présent début mars au festival de Moëlan-sur-Mer, invité par Paul Sanda et par Bruno Geneste.
  • En 2021, année de lancement de la collection, nous avons donc publié trois livres: Le Canon Sanda, essai consacré à la poésie de Paul Sanda écrit par Odile Cohen-Abbas, Chansons et poèmes, un recueil de Paul Vecchiali reprenant les refrains qu’on trouve dans les films, et enfin Villes/Ciudades, anthologie bilingue franco-argentine dirigée par notre ami Pascal Mora, animateur du café/poésie de Meaux, et lui-même auteur. En 2022, si tout va bien, nous publierons cinq ou six livres (selon les possibilités). Le programme est déjà établi, et nous ne pouvons donc recevoir de nouveaux manuscrits. Chaque ouvrage sera très différent. Nous n’en dirons pas davantage. Signalons aussi le lancement d’un blog spécialement consacré à la collection, qui est désormais présente à part entière sur le site des éditions Unicité.
  • Fondé en 2019, le groupe « surréalisme(s)’ poursuit sa route. J’y suis simplement moins présent, tant Facebook s’avère chronophage. J’ai plus ou moins passé le relais à notre ami Eric Dubois, maintes fois cité ici-même. Cette autonomie me convient parfaitement.
  • Enfin, je ne pourrai pas accepter de nouveaux services de presse en 2022. Je dois déjà finir ce que j’ai à faire, soit lire une vingtaine de livres et les chroniquer progressivement. Je ne suis pas payé pour mes critiques (seul le réseau Canopé, lié à l’Education Nationale, verse des droits), et parfois les auteurs me voient uniquement comme quelqu’un qui va parler d’eux. Sans se soucier de mon blog, sans même lire mes propres écrits. C’est ainsi, même si souvent les gens cherchent aussi à me connaître, et qu’on en vient à des échanges intéressants. Simplement, pour des raisons purement techniques, je ne peux poursuivre de la sorte, de même que je ne peux plus lire uniquement ce qui me plaît, au hasard de l’inspiration. Les contraintes de temps m’obligent à me concentrer sur mes propres projets, et donc à parcourir des volumes en rapport avec ces mêmes projets, précisément.

Merci à vous, qui me suivez. Le meilleur pour 2022, année de feu…

Votre ami,

Etienne Ruhaud

Mosaïque romaine (Tunisie). Plaçons 2022, année de feu, sous les auspices du bon Dionysos/Bacchus!

… On se quitte en musique, avec l’immortel, le maudit, Syd Barret (1946-2006), dont l’univers psychédélique m’aura tellement marqué, notamment pour l’écriture d’Animaux.

PS: Enregistré à la Bibliothèque Nationale sous l’ISSN 2427-7193, « PAGE PAYSAGE » est considéré comme un périodique électronique à parution irrégulière, et donc protégé par le code de la propriété intellectuelle.

Flaming

Alone in the clouds all blue
Lying on an eiderdown
Yippee, you can’t see me
But I can you

Lazing in the foggy dew
Sitting on a unicorn
No fair, you can’t hear me
But I can you

Watching buttercups cup the light
Sleeping on a dandelion
Too much, I won’t touch you
But then I might

Screaming through the starlit sky
Traveling by telephone
Hey ho, here we go
Ever so high

Alone in the clouds all blue
Lying on an eiderdown
Yippee, you can’t see me
But I can you

POSTÉRITÉ (FANTASME)

Être l’homme d’un seul livre, ou d’un seul personnage. Comme on pourrait être l’homme (ou la femme), d’une seule mélodie, ou d’un seul vers, d’un seul slogan, l’acteur d’une seule réplique que personne n’oublierait. Quitte à avoir évoqué un lundi où on s’aime, le petit vin blanc qu’on boit sous les tonnelles. Comme on pourrait avoir créé un seul type, adjectival, tel « ubuesque », ou « kafkaïen ». Ou « un Harpagon », ou « le soldat Chauvin », ou « Bambi », ou « Don Quichotte », ou « Pinocchio »… Ou entendre, pour un musicien, tel riff, tel refrain, repris dans un jouet pour enfants, ou dans de nombreux films… Quitte à ce que votre nom, donc votre ego, soit à jamais perdu dans la mémoire des foules. Que le nom de votre personnage soit même plus important que votre propre nom, dont personne ne se souvienne, ou qui s’efface dans un cimetière de banlieue, derrière la créature, la phrase, la créature, l’image, précisément, que vous auriez créée. Et qui vous double justement, en dépassant votre existence transitoire.

« LE SILENCE D’AIMER », APOLLINE FONTAINE, ÉDITIONS DOURO, 2021 (NOTE PARUE DANS LE WEBZINE « AMUSE-BEC »)

Ma note de lecture consacrée au Silence d’aimer est parue cette fois dans le webzine Amuse-bec, créé et dirigé par David Laurençon (cliquer sur le lien ci-dessous).

http://amuse-bec.com/apolline-fontaine/

« FÊTE LA MORT! », JACQUES CAUDA, ÉDITIONS SANS CRISPATION, PARIS, 2020 (ARTICLE PARU DANS « ZONE CRITIQUE »)

… C’est la première fois que je participe à la jeune revue Zone critique et j’en suis fort heureux. Retrouvez ci-dessous mon article sur le très sadien roman de l’ami Jacques Cauda, Fête la mort! (cf. lien ci-dessous)

%d blogueurs aiment cette page :