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« CE VIDE LUI BLESSE LA VUE », DENIS MONTEBELLO, éditions « La Mèche lente », 2018 (article paru dans « Diérèse » 74, automne-hiver 2018, et dans la revue en ligne « Actualité Nouvelle Aquitaine »)

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   Le titre surprend, et le sujet aussi. « Archéologue d’autoroute » selon ses propres termes, traducteur de Virgile et Pétrarque, Denis Montebello retrace, en quatre‐vingt pages, l’histoire d’une brique gallo‐romaine, conservée par l’obscur Louis‐Florimond Bonsergent, bibliothécaire et collectionneur pictavien, puis léguée au musée Sainte‐Croix. Le thème semblerait, à première vue, décalé, sinon rébarbatif : le genre de fascicule mal imprimé, édité par une association locale, vendu par l’office du tourisme, à la mairie, ou à la maison de la presse du coin, entre Détective et La Nouvelle République. Sauf que le livre, publié par les soins de Vincent Dutois, est esthétiquement beau, et qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle brique, d’un quelconque parpaing antique. Et d’ailleurs il ne s’agit que d’un fragment, une sorte de tesson recollé, et dont la photo est reproduite en couverture.
Découvert en 1861, lors du percement de la rue de l’Industrie (devenue rue Boncenne en 1900), l’objet évoque davantage un morceau de tuile, un débris. Tracés à la surface, en capitales, ces quelques mots latins ont de quoi surprendre le curieux, et offusquer le puritain : ateuritus heuticae salutem hoc illei in cunno, soit, en français, littéralement, ateuritus à heutica : salut ça pour elle, dans le con. Le tout est accompagné d’un phallus, grossièrement dessiné.
Qui a pu écrire, ou faire graver cela dans l’argile ? Enquêteur littéraire, Denis Montebello, à la suite de Bonsergent, estime qu’il s’agit d’un Gaulois, le nom Ateuritus étant typiquement celtique, et signifiant, par un curieux hasard «retrouvé». Quant à la demoiselle, à laquelle ces termes peu fleuris s’adressent, il s’agirait d’une courtisane, probablement une de ces prostituées exerçant dans les lupanars de Limonum, future ville de Poitiers. L’origine est‐elle orientale, grecque, comme semble le suggérer le patronyme Heutica ? S’agit-il de quelque belle Syrienne ramenée là par un maître romain ? D’une affranchie ? L’énigme demeure entière, mais prête lieu aux beaux développements dont l’auteur a le secret.

Tendu entre passé et présent, le style de Denis Montebello se veut délibérément anachronique et digressif. Composé de briques sans ciment apparent, de chapitres en apparence dépareillés, le récit se développe dans les marges, en suivant plusieurs routes, par détours savants, formant un rêve de charpente, ou, si on préfère, un rêve bien charpenté (p. 66). Fort de son érudition, l’homme mêle ainsi l’histoire vraie, celle des manuels, des chercheurs, à l’actualité, avec un mélange de sérieux et de décontraction, non sans une pointe de grivoiserie. Ainsi, après avoir évoqué le funeste destin de Limonum, pillée par des Maternus et sa troupe au second siècle de notre ère, ou s’être interrogé sur le destin quelque peu bancal de Florimond Bonsergent, l’auteur évoque, avec les termes anglo‐saxons en vigueur, les nouvelles formes de pornographie, quand Internet a pris le pas sur les briques, ou que Facebook construit un mur autrement plus virtuel. Pornhub, YouPorn, les stars du sexe, côtoient ainsi le visage de nos lointains ancêtres, comme si rien n’avait changé, finalement, et que tout pouvait renaître, ou du moins subsister, par l’alchimie du verbe. À la fin, l’enquête n’aura pas trouvé son terme, ne sera pas résolue. Qu’en con‐clure, donc ? Eh bien, laissons la parole à l’intéressé (p. 17) : Évitant un roman historique pour lequel je n’ai ni goût ni compétence, j’ai préféré m’embarquer avec Ateuritus pour une autre aventure. Plus intime et en même temps plus ambitieuse. Je laisse à d’autres le soin de qualifier l’entreprise. Je les écouterai quand ils m’auront lu.

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ÉVÉNEMENTIEL DE NOVEMBRE 2018

Chers amis, chers lecteurs,

Vous aurez probablement constaté que je n’ai pas publié la totalité des articles prévus le mois dernier. Il serait long, et peut-être vain, d’en expliquer les diverses raisons.

  Comme je l’ai annoncé dans le vlog (cf. précédent billet), je lirai donc des textes lors de la soirée « Acharniste » du 9 novembre (20h30 à la Cantada II, rue Moret, Paris XI), en compagnie d’Yves Gaudin, de Léonel Houssam et de Patrick Mosconi notamment. Et je viendrai au salon de la revue le 10, soit le lendemain, après 18h (espace des Blancs-Manteaux, rue Vieille du Temple, Paris IV, station Saint-Paul). Enfin, je serai de retour à la Cantada II le jeudi 22 septembre à partir de 20h30 pour lire d’autres textes, en compagnie de Lord Mandrake, alias Marc-Louis Questin, organisateur du Cénacle du Cygne, soirée plurielle. Tout est indiqué dans la vidéo (en précisant que le 9 novembre tombe un vendredi, et non un jeudi, comme j’ai pu le dire). Pour me contacter: er10@tutanota.com ou er10@hotmail.fr

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      Signalons également le traditionnel Café poésie de Meaux, organisé par mon ami Pascal Mora. Tout est indiqué ci-dessous (sur l’affiche). Hélas, exerçant une activité salariée, je ne pourrai être présent.

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   Signalons enfin deux parutions en revue. La première est un article de mon cru, consacré à la rue Philidor, paru dans le journal local L’ami du 20ème, disponible en kiosque et dans les paroisses. La seconde parution sera disponible vers le 27 novembre, dans Diérèse. Il s’agit d’articles critiques et de mini-biographies autour du Père-Lachaise. J’y évoque notamment le dernier livre de Denis Montebello, celui de Pascal Mora (cf. ci-dessus), et un ouvrage de Jacques Cauda. Chacun de ces textes sera reproduit ci-dessus avec l’aimable autorisation de Daniel Martinez, animateur du périodique. Hélas je ne dispose pas d’une photo de couverture en format image. Je partagerai un visuel lors de l’événementiel de décembre si tout va bien. Pour commander le numéro 74; envoyez un chèque de 18 euros à l’ordre de Daniel Martinez (8 avenue Hoche, 77380 Ozoir-la-Ferrière).

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ÉVÉNEMENTIEL DE JUIN 2018

Chers amis,

  Je vous annonce, tout d’abord, la parution d’un article rédigé par mes soins autour de la rue du Volga dans L’ami du 20ème, mensuel évoquant l’arrondissement. Plusieurs notices autour des surréalistes et trois notes critiques sont également publiées dans Diérèse 73, la revue littéraire de Daniel Martinez. Je reproduirai tout cela ici-même, sur Page Paysage, dans un avenir proche.

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  • Pour commander Diérèse, envoyer un chèque de 18 euros à l’ordre de Daniel Martinez, 8 avenue Hoche, 77330 OZOIR-LA-FERRIÈRE.
  • L’ami du 20ème s’achète dans les kiosques de l’arrondissement, ou dans certaines églises (1,70 euro).

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  Diérèse pourra également s’acquérir au traditionnel marché de la poésie (cf. affiche ci-dessus), place Saint-Sulpice. À titre privé, j’y viendrai le samedi 9 juin dans l’après-midi. Vous pouvez me contacter par mail (er10@hotmail.fr), si vous souhaitez me rencontrer. Notre ami Pascal Mora dédicacera lui son tout nouveau recueil, publié par Unicité (éditeur de mon roman Disparaître), entre 16 heures et 18 heures, au stand 706 (à côté de l’église). Par ailleurs, Thierry Radière, dont nous avons déjà parlé, sera lui aussi présent pour dédicacer Les Samedis sont au marché, ouvrage préfacé par Denis Montebello, au stand des Carnets du dessert de Lune, entre 17h30 et 18h30. En outre, le 15 juin, sort une édition revue et corrigée du recueil Nouvelles septentrionales, aux éditions Jacques Flament.

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   Ce même Pascal Mora animera également le dernier Café-Poésie de Meaux de la saison. Comme toujours, l’évènement se déroule à la médiathèque Luxembourg. J’y serai, pour lire mes textes. La scène est ouverte à tous, le samedi 16 juin au matin, à partir de 10 heures 30. Là encore, pour me contacter: er10@hotmail.fr

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   Le traditionnel « Cénacle du Cygne », animé par notre autre ami Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake, se tiendra lui comme toujours à la Cantada II, 13 rue Moret, 75011 Paris (métro Ménilmontant), le jeudi 28 juin à partir de 20h30. De nombreux participants, parmi lesquels des danseuses, des performers, des poètes et des acteurs, sont attendus. J’irai, mais probablement en simple spectateur.

ÉVÉNEMENTIEL D’AVRIL 2018

 

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De gauche à droite: Cristina Hermeziu, Diana Adamek, Maria Iaroslavchi, Irina Theodorescu, Isabelle Lagrange, et Etienne Ruhaud.

Chers amis,

  Ouvrons le mois d’avril, non avec un poisson, non avec un Kinder Surprise, mais bien avec cette photo, souvenir d’une émouvante rencontre au Salon du Livre de Paris, le 17 mars, au pavillon de la Roumanie. Bien qu’arrivé légèrement en retard suite à des problèmes de transport, j’ai pu présenter La douce histoire du triste éléphant, roman publié par les soins de notre ami Paul Sanda et de sa compagne Rafael de Surtis. Un très beau moment. Et sinon…

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   Silène, dont nous avons déjà parlé sur le blog, dédicacera ses livres, parmi lesquels Moana et 14-14 (éditions Bragelonne), le 4 avril à la librairie ‘Jeux Lis là’ en compagnie d’Aude Marzin (17 rue du Champ de Mars, 75007 PARIS, 01 44 18 38 77). Pour des raisons professionnelles, je ne pourrai peut-être être pas venir, hélas.

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  Le 6 avril, cette fois, de 18 heures à 21 heurs, Patrick Frêche et son équipe reçoivent Denis Montebello à la Librairie du Rivage (62 boulevard Aristide Briand, 17200 ROYAN), pour une rencontre et d’âpres ou aimables conversations autour de Ce vide lui blesse la vue (éditions La Mèche lent,) & Comment écrire un livre qui fait du bien (éditions Le temps qu’il fait). Nous reparlerons très rapidement de Denis, à travers deux articles. Pour le découvrir, ou le redécouvrir:

Une présentation du blog de Denis Montebello

Un entretien avec Denis Montebello autour de Pétrarque

« La nouvelle austrasie », un texte de Denis Montebello.

Un article autour de « La maison de la gaieté », paru dans « Diérèse » 69.

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   Comme indiqué ci-dessus, le traditionnel « Café-poésie » de Meaux, animé par Pascal Mora, se tiendra le samedi 21 avril.

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   Le mardi 24 avril, à partir de 19h15, l’association « Le Capital des Mots » (du nom éponyme de la revue en ligne), dirigée par le poète Eric Dubois, la poétesse Mélodie Quercron et la chanteuse Marie Volta, dont le but est de promouvoir la poésie et les écritures contemporaines dans les médias, le web, les bibliothèques et les librairies etc. explorera le thème suivant « Poésie, Musique & Chanson ».
Avec Marie Volta, Pascal Hermouet, Eric Dubois, Pierre Kobel, Mélodie Quercron, Odile Loiret-Caille, Miguel Coelho pianiste, musicien et poète, Claire Kalfon (sous réserve), Fabienne Alliot ( sous réserve) , Françoise Geier, Murielle Compère-Demarcy, Laurence Bouvet, Etienne Ruhaud (moi-même, donc), Manuel Renaud, et l’artiste (dessinateur) et auteur (chansons et récits) invité Jean-Louis Guitard, ainsi que d’autres surprises.
Des textes de la poétesse et peintre Catherine Andrieu seront aussi lus.

  Rendez-vous donc à l’Entrepôt, 7 rue de Pressensé, 75014 PARIS, métro Pernéty.

Le site de l’Entrepôt

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   Animé par Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake, le Cénacle du Cygne, qui regroupe peintres, poètes, cinéastes, danseurs et farfelus, se tiendra le jeudi 26 avril à partir de 20h30 au bar « La Cantada II », 13 rue Moret, 75011 PARIS (métro Ménilmontant).

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   Enfin, le samedi 28 avril, à partir de 17h 30, notre ami Alexis Denuy, fidèle du Cénacle, viendra parler des aquarelles du chanteur Francis Lalanne, qui sera présent. On prévoit de nombreuses performances jusqu’à minuit. Rendez-vous cette fois au Théâtre de Verre, 12 rue Henri Ribière, 75019 PARIS, métro Place des Fêtes (ligne 11)

Le site du Théâtre de Verre.

 

 

 

ÉVÉNEMENTIEL DE MARS 2018

Chers lecteurs, chers poètes,

  Un événementiel qui intervient quelque peu tardivement, en ce vendredi 2 mars. Il faut dire aussi que le mois de février, rigoureux et venteux cette année, ne compte que vingt-huit jours, ce qui décale tout.

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  Certains bondiront peut-être, ou se désabonneront du blog, en voyant l’illustration ci-dessus. Mon ancien professeur de littérature comparée, Julien Hervier, normalien et agrégé d’allemand, âgé de 82 ans, publie un livre autour du très controversé Pierre Drieu La Rochelle, qui fut, avant son revirement politique vers l’extrême-droite, très proche de Breton et du groupe surréaliste (j’en reparlerai un jour). Par nostalgie étudiante, et parce j’ai lu quatre fois Le feu follet, je pense donc me rendre à la dédicace qui se tiendra le 6 mars à partir de 18h15 à la grande librairie Compagnie, dans le Quartier Latin (58 rue des Écoles, 75006 PARIS, métro Cluny-La Sorbonne). Je joins ci-dessous le quatrième de couverture:

   D’«Alcool» à «Saphisme», Julien Hervier dresse un portrait alphabétique de Drieu la Rochelle en «désamoureux». Cette approche originale éclaire l’écrivain, «couvert de femmes» et entré en Pléiade en 2012, dans les zones d’ombre qui font de lui un cas à part en littérature, à la fois honni et admiré. Une histoire de désamours explore ainsi les grandes passions douloureuses de l’auteur de Gilles et du Feu follet : la guerre, la politique, l’amitié et la sexualité, et d’autres, moins connues : la peinture, la religion, l’argent, la drogue, etc.
Après sa grande biographie d’Ernst Jünger, on attendait que Julien Hervier consacrât un livre à Drieu la Rochelle, dont il est l’un des meilleurs connaisseurs actuels. Plutôt qu’une somme biographique, il a choisi l’élégance et la sobriété d’un abécédaire. Cet essai objectif, aux citations choisies, ne manquera pas d’être un bréviaire pour les amateurs de l’écrivain et, pour les autres, une passionnante entrée dans son œuvre.

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  Ce même mardi 6 mars, à peu près à la même heure et pas trop loin, Dominique Noguez, qui a préfacé mon roman Disparaître, présentera son propre roman à la librairie du Panthéon (15 rue Victor Cousin, RER B Luxembourg, métro Cluny la Sorbonne). Le tout sera accompagné de lectures d’Arthur Dreyfus et de Mark Greene.

Notre article sur « Pensées bleues » de Dominique Noguez (cliquer sur le lien)

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 Le jeudi 8 mars, cette fois à la librairie « L’humeur vagabonde » (dont le nom reprend le titre du célèbre livre d’Antoine Blondin, situé au Père-Lachaise), Frédéric Ciriez dédicacera BettieBook, son nouveau roman, histoire des amours contrariés d’un critique littéraire professionnelle et d’une booktubeuse de Melun, sur fond de « revenge porn ». Du beau, du neuf! (Librairie « L’humeur vagabonde », 44 rue du Poteau, 75018 PARIS, métro Jules Joffrin ou Porte de Clignancourt).

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  Retour au Quartier-Latin le 9 mars, puisque le plasticien et écrivain Jacques Cauda présentera ses dessins, à partir de 18h30 à la librairie « L’Emoi des mots », comme indiqué ci-dessus. Nous évoquerons d’ailleurs plus longuement le travail littéraire de ce même Jacques Cauda, habitant du XXème, dont nous avons déjà parlé ici même à plusieurs reprises.

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   Du 10 au 11 mars (soit toute la nuit), notre ami plasticien et nouvel auteur bordelais David Brocourt présentera son livre de correspondance avec des tueurs en série (publié au Camion noir), au festival « Sadique master », au cinéma « Les 5 Caumartin », (101 rue Saint-Lazare, 75009 PARIS, métro Saint-Lazare). Pour les passionnés d’enquête, de crime. Sanglant!

Une présentation de « Page paysage » sur le site de David Brocourt (cliquer sur le lien)

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   Le 17 mars, comme chaque mois, notre ami Pascal Mora animera le Café Poésie de Meaux, à la médiathèque Luxembourg. Je viendrai peut-être y lire mes propres textes.

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   Ce même 17 mars, de 14h à 15h, notre amie Diana Adamek, professeure de littérature à Cluj-Napoca dédicacera La douce histoire du triste éléphant, roman publié chez Rafael de Surtis, au pavillon de la Roumanie, au Salon du Livre de Paris (1 Place de Versailles 75015 Paris).

Notre article sur le roman de Diana Adamek (cliquer sur le lien)

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   Le 22 mars, après 20 heures, à la Cantada (13 rue Moret, 75011 PARIS, métro Ménilmontant), se tiendra le Cénacle du Cygne, soirée artistique libre, animée par l’inaltérable Marc-Louis Questin, avec des chants, de la danse, de la poésie, du théâtre, des performances, du cinéma… J’y lirai mes textes. Venez nombreux!

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Signalons enfin la parution de plusieurs livres, écrits par quatre amis de longue date, lecteurs du blog, et parfois contributeurs:

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  • L’âme-chambre, chez Unicité, par Prisca Poiraudeau.

 

_ Ce monde m’étonneTrès au-delà de l’irréel et J’avais bien dit Van Gogh par Catherine Andrieu.

 

  • Ce vide lui blesse la vue (éditions « La Mèche lente »), et Comment écrire un livre qui fait du bien (éditions « Le Temps qu’il fait ») par Denis Montebello.

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  • Eldorado de notre amie, animatrice de la rubrique « Itzpapalotl » Claudine Sigler, chez Blurb.

   Nous évoquerons ces sept ouvrages prochainement ici même. D’ores et déjà, si vous souhaitez en connaître (un peu) sur les auteurs…

Pour commander « Eldorado » de Claudine Sigler (cliquer sur le lien)

Le site de Catherine Andrieu (cliquer sur le lien)

Un entretien avec Denis Montebello autour de Pétrarque (cliquer sur le lien)

Blogorama 4: Une présentation de « Cotojest », le blog de Denis Montebello (cliquer sur le lien)

« La maison de la gaieté » de Denis Montebello, présenté par Etienne Ruhaud (cliquer sur le lien)

Blogorama; « Fée noire », le blog de Prisca Poiraudeau. (cliquer sur le lien)

« La demeure des chiens fantômes » de Prisca Poiraudeau par Etienne Ruhaud (cliquer sur le lien)

 

ÉVÉNEMENTIEL DE NOVEMBRE 2017

Chers amis,

   Un mois de novembre chargé, au sens positif du terme, s’annonce. Et l’événementiel sera riche.

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  Signalons tout d’abord le 27ème salon de la revue, qui se tiendra, comme chaque année, dans le Marais, à l’espace des Blancs-Manteaux, et réunira nombre de périodiques intéressants, parmi lesquels notamment Empreinte de mon amie Claude Brabant, infatigable chantre de l’art brut, et première secrétaire du regretté Guy Debord.. Les indications se trouvent sur la photo ci-dessus. Je m’y rendrai moi-même le samedi 11, après 18H30.

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   Une semaine plus tard, au même endroit exactement, se tiendra le Salon de l’autre Livre, qui regroupe des éditeurs indépendants. A voir, donc, pour les auteurs en quête de maison. La liste complète des structures présentes se trouve sur le site même de l’association.

Site web de l’association « L’autre livre » (cliquer sur le lien)

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  Signalons, comme chaque mois, le traditionnel Café Poésie de Meaux, animé par notre ami Pascal Mora, maintes fois évoqué ici. Comme toujours, chacun peut venir lire ses textes à partir de 10h30, le samedi 18 novembre, donc, au dernier étage de la médiathèque Luxembourg, 1 rue Cornillon.

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   Autre évènement incontournable, pour ceux qui suivent, le Cénacle du Cygne, animé par Marc-Louis Questin, se tiendra comme d’habitude au 13 rue Moret, dans le sous-sol du bar « La Cantada II ». Nous y retrouverons danseurs, cinéastes, auteurs et magiciens, autour d’une soirée consacrée au Moyen-Âge. Venez donc (j’y serai pour lire quelques poèmes!), le 23 novembre à partir de 20h30.

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Avec sa couverture toute noire, la revue « Chats de Mars » contient de riches illustrations en noire et blanc. L’objet s’obtient auprès de Julien Boutreux, contre quelques timbres seulement.

    Comme indiqué dans le dernier billet, la revue tourangelle Chats de mars 4 est parue, et ne coûte que quelques timbres, à envoyer à Julien Boutreux (jlboutreux@gmail.com)

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   De l’autre côté de l’Atlantique, notre ami, le jeune poète franco-québécois David Nadeau, animateur de la revue La vertèbre et le rossignol, très marqué par le surréalisme, vient de sortir un recueil regroupant tous les textes écrits entre 2006 et 2016. L’ouvrage peut se commander sur le site éditorial Lulu.com.

Cliquer sur le lien pour acheter le livre de David Nadeau.

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   J’ai oublié d’en parler le mois dernier (l’événementiel était déjà préparé), mais l’écrivain vendéen Thierry Radière que nous avons évoqué au détour d’une note de lecture (pour son recueil de nouvelles intitulé À un moment donné), a publié le 2 octobre un livre de poésie, aux éditions belges « Les Carnets du Dessert de Lune ». Préfacé par notre ami Denis Montebello, et illustré par Virginie Dolle, l’ouvrage est vendu 12 euros. Ci-dessous un bref extrait:

AUX DÎNERS DES RATS 

   Qu’aurais-je fait seul au milieu des fruits et légumes avec des voix incompréhensibles chuchotant derrière mon dos ? Bien sûr l’homme survit à tout ou presque et peut se représenter l’infini où qu’il soit, mais après sa boisson vite bue et les quelques mètres de marché parcourus de long en large et plusieurs fois, il reste le temps à vivre que l’imagination ne peut faire à sa place. Les marchands sont des habitués ; les clients endimanchés. Le vendeur de poulets rôtis laissera comme à l’accoutumée une petite pomme de terre dans la sauce du sac chaud que nous prendrons et poserons délicatement au fond du chariot rouge après l’avoir réglé. Nous ne la mangerons pas cette unique patate. Elle ira à la poubelle, seule, rejoindre les restes du repas et la carcasse de l’oiseau cuit. Avec un pincement au cœur de déchet mal à l’aise, je laisserai la compassion faire son travail de digestion en pensant aux dîners des rats les yeux grands ouverts.

Pour commander le livre de Thierry Radière (cliquer sur le lien)

 

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  Une fois n’est pas coutume, diffusons un peu de musique. Guitariste/chanteur du groupe pictave Wallack, mon camarade d’études et ami Cyprien Tillet annonce la sortie d’un album studio en janvier. Dès à présent, goûtez le son du single « White noise », directement sur le site de Wallack, qui se produira notamment le vendredi 17 novembre au café-concert « Le plan B », à 20h30, au 30-32 boulevard du Grand Cerf à Poitiers. Je ne pourrai hélas être de la partie.

Site officiel du Wallack.

  Voilà. On se quitte avec une image prise dans le jardin des Tuileries, par un dimanche clair et ensoleillé d’octobre, à l’occasion de la FIAC (Art contemporain). « Jamais un coup de dés n’abolira le hasard » (Mallarmé dixit).

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« Mushroom dice », GIlles Barbier, 2017. Photographie de Saghi Sam.

 

 

« LA MAISON DE LA GAIETÉ », Denis Montebello,éditions « Le temps qu’il fait » (article paru dans « Diérèse » n° 69)

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   Œuvres éphémères, œuvres fragiles, soumises aux aléas de la Nature, au mépris des vivants, les manifestations d’art brut disparaissent généralement sans bruit. Quelques passionnés défendent parfois ces créations spontanées au moyen d’une pétition, d’une mobilisation aussi restreinte que désespérée. Et puis plus rien. Le jardin merveilleux s’efface, rongé par la forêt, pillé, ou tout simplement détruit. L’ensemble de sculptures termine à la décharge, et tout le monde oublie. De rares « grandes » réalisations se maintiennent, tel le Palais idéal du Facteur Cheval, dans la Drôme, ou l’étrange Villa des cent regards, à Montpellier. Maçons, poètes du dimanche, autodidactes, et autres originaux finissent généralement dans le brouillard, loin des institutions officielles.

  C’est justement pour protester contre cet état de fait, et pour rendre un dernier hommage, que Denis Montebello célèbre aujourd’hui la maison de la Gaieté. Située à Chérac, en Charente Maritime, ornée de grandes mosaïques fleuries, de tessons, de cassons de vaisselle et de fragments, l’auberge appartint longtemps aux Villéger, père et fils, tenanciers avisés et artistes amateurs. Les anciens du village se souviennent des bal-musettes, des concerts ou des pièces de théâtre donnés là, avec une pointe de nostalgie. Soumis à la pression immobilière, trop cher à entretenir pour la nouvelle municipalité, l’établissement est en effet promis, à très court terme, à une démolition que rien ne peut entraver : ni la constitution d’une association de défense, ni la vidéo de présentation circulant sur YouTube, avec pour fond sonore les voix traînantes de Jean Gabin et de Damia, interprétant des airs de guinguette datant du Front Populaire.

  Descendu de mon rêve (interdit de jardin), je me demande si ces fragments constituent une œuvre. S’ils composent seulement un paysage. Qu’est-ce qu’ils signent, alors, nos deux artistes ? Imitent-ils Pierre Loti avec leur maison ? s’interroge l’écrivain. « Archéologue d’autoroute » pour reprendre les termes d’un précédent volume, l’homme entend retracer l’histoire du lieu. La tâche n’est pas simple : car s’agit-il de parler de la maison, de ce qu’elle fut, ou de soi-même, de notre propre rapport à l’objet ? Texte mélangé, singulier, ce nouveau livre tient à la fois de l’essai, de la confession et de la promenade, d’une sorte d’errance délibérée, de vagabondage livresque. Évoquant le parcours des Villéger, le destin de leur étrange baraque, D. Montebello dévide le fil de ses propres souvenirs, de l’enfance lorraine, éden perdu, tel la maison, à la maturité, au milieu du Poitou. « L’instant biface du réveil », « Resséante et voyagère » : s’ensuit une série de chapitres au titre original, comme autant de digressions poétiques, comme les riches billets du blog « Cotojest », où se marient réminiscences, éruditions, conversations, fragments du présent et paysages vus en rêve. Loin des grosses machines littéraires de la rentrée, Denis Montebello poursuit ici un travail unique, inclassable, mélancolique et actuel.

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