PAGE PAYSAGE

Accueil » Mora Pascal

Category Archives: Mora Pascal

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE JUIN 2017

Chers amis,

18301837_10154297992387583_2997153184896469182_n

   Le jeudi 1er juin, de 16 heures à 22 heures, se tiendra le vernissage de la vente « Cent œuvres à cent euros ». Organisée par « Le cabinet des Curieux », nom qui évoque furieusement Balzac (cf. Le cabinet des antiques), l’opération vise à promouvoir des travaux généralement singuliers, tous vendus au même prix (prix qui est lui-même contenu dans le titre!). La vente se poursuivra par ailleurs jusqu’au 17.

  Pour s’y rendre: Cabinet des Curieux, 12 passage Verdeau, 75009 PARIS, Métro Grands Boulevards (ligne 3 ou 9). 06 13 74 78 92 cabinetdescurieux@gmail.com

35mdlp_prov-e3caa

  Le samedi 10 juin 2017, si tout va bien, je me rendrai à la 35ème édition du Marché de la Poésie, place Saint Sulpice (75007 PARIS, métro Saint Sulpice ou RER B station Luxembourg) en tant que simple touriste. Si vous souhaitez discuter, prendre un verre… Comme toujours 07 50 89 83 24. er10@hotmail.fr

4577

   Projeté dans le cadre d’ À la rencontre au cinéma l’Archipel le 8 novembre dernier, choisi deuxième meilleur court-métrage de l’année 2016 par Marc-Antoine Vaugeois, rédacteur à Format Court, montré en février dernier à New York dans le prestigieux bâtiment de l’Anthology Film Archives au cours du festival NewFilmMakers,

   Cantate/Macabre (réalisé par Stéphane Rizzi et co-écrit par votre serviteur) est aujourd’hui sélectionné au festival CÔTÉ COURT de Pantin.
Il y sera montré trois fois:
– Dimanche 11 juin à 21 h45 (ciné 104)
– Mercredi 14 juin à 20h15 (en présence du réalisateur)
– Vendredi 16 juin à 18h (ciné 104)
INFORMATIONS PRATIQUES:
FESTIVAL CÔTÉ COURT AU CINÉ 104
104 avenue Jean Lolive 93500 Pantin Métro : Église de Pantin (Ligne 5)
Bus : lignes 249, 170, 61
Station Vélib’ devant le Ciné 104
VOIR LE PLAN POUR VENIR

Entrée 1 séance :
• Plein tarif 5€
• Tarif réduit 3,50€

  HPIM2033

   Ancien producteur de musique (on lui doit Rapattitude, soit la première compilation de rap en France, en 1990), mais aussi chanteur, auteur, et réalisateur, Benny Malapa, enfant du XXème arrondissement, viendra interpréter des œuvres de Boby Lapointe notamment au cours de la fête de la musique, le mercredi 21 juin, à partir de 20 heures, et pour une bonne partie de la nuit. Rendez-vous donc à Culture Rapide, 103 rue Julien Lacroix, 75020 PARIS, métro Belleville.

 

18446796_989734754497217_6469252730291206225_n

   Jeudi 22 juin, à partir de 20H30, se tiendra l’habituel « Cénacle du Cygne », sous le patronage de Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake (comme toujours, à la Cantada II, 13 rue Moret, 75011 PARIS, métro Ménilmontant, ligne 2). Je viendrai y lire quelques poèmes, accompagnant ainsi les magiciens, danseuses et autres artistes lyriques habituellement présents!

meaux-17275_w600

 

     Organisé par mon ami Pascal Mora, auteur d’une œuvre riche dont j’ai déjà parlé sur le blog, le traditionnel Café Poésie se tiendra à la médiathèque de Meaux (Médiathèque Luxembourg, salle C. Beauchart, 2 rue Cornillon, 77100 MEAUX, 01 83 69 00 90), le samedi 24 juin à partir de 10H30. L’entrée est libre est chacun est amené à lire ses textes, s’il le désire. Là encore, si je parviens à contourner mes obligations professionnelles, je viendrai partager quelques fables de mon cru. N’hésitez pas à prendre contact, le cas échéant. Si j’y vais, ce sera par le Transilien, sachant que la salle n’est pas loin de la gare.

18157615-305244706556174-2780133801178300107-n

    Signalons enfin la parution, ces jours-ci, de la biographie consacrée à Ian Dury, personnage central de la scène rock, par mon ami Jean-François Jacq, plusieurs fois évoqué sur le blog, et dans les pages de Diérèse. Un livre qui s’adresse à tous les amateurs de pop, publié chez Ring, jeune et énergique maison. Je reproduis ci-dessous la description bio-bibliographique de la maison, ainsi que la vidéo de présentation. Signalons aussi la présence de Jean-François Jacq au Marché de la poésie le dimanche 11 juin de 14 heures à 19 heures, au stand des éditions Unicité, pour la dédicace de son livre Fragments d’un amour suprême (dont j’ai déjà parlé sur « Page paysage »).

Mon article sur « Fragments d’un amour suprême » (cliquer sur le lien)

   Un enfant de la rue. C’est ainsi que se définit Jean-François Jacq. Une enfance sans amour, en partie vécue dans le noir. Errance initiée dès l’âge de treize ans sur fond de viol, mort latente, internement psychiatrique par erreur, à quatorze ans ; de maladie rare : Guillain barré. Plusieurs mois de paralysie complète à la clé. S’en suivent de longues années à la rue, jusqu’à vingt-quatre ans. Puis le désir de se cultiver à outrance. Licence en Arts du spectacle, sans nul autre diplôme en poche. Premier récit autobiographique en 1998 : Heurt Limite (récit incantatoire). L’écriture prend alors irrémédiablement le dessus. À compter de 2012, il alterne biographies rock et récits autobiographiques. Cette même année, Le soleil noir du rock français : Olivier Caudron de Lili Drop à Olive, puis Hémorragie à l’errance (genèse). Nouvelle bio rock en 2014, Bijou : vie, mort et résurrection d’un groupe passion. En 2016, Fragments d’un amour suprême. Troisième volet autobiographique. Dans le sillage de son écriture, l’ombre d’Artaud, de Calaferte. En 2017, il signe chez Ring et livre une nouvelle biographie rock, Ian Dury : Sex & Drugs & Rock & Roll.    

 

ET BEL ÉTÉ À TOUS!!

« LA MAISON DE LA GAIETÉ », Denis Montebello,éditions « Le temps qu’il fait » (article paru dans « Diérèse » n° 69)

montebello-1

   Œuvres éphémères, œuvres fragiles, soumises aux aléas de la Nature, au mépris des vivants, les manifestations d’art brut disparaissent généralement sans bruit. Quelques passionnés défendent parfois ces créations spontanées au moyen d’une pétition, d’une mobilisation aussi restreinte que désespérée. Et puis plus rien. Le jardin merveilleux s’efface, rongé par la forêt, pillé, ou tout simplement détruit. L’ensemble de sculptures termine à la décharge, et tout le monde oublie. De rares « grandes » réalisations se maintiennent, tel le Palais idéal du Facteur Cheval, dans la Drôme, ou l’étrange Villa des cent regards, à Montpellier. Maçons, poètes du dimanche, autodidactes, et autres originaux finissent généralement dans le brouillard, loin des institutions officielles.

  C’est justement pour protester contre cet état de fait, et pour rendre un dernier hommage, que Denis Montebello célèbre aujourd’hui la maison de la Gaieté. Située à Chérac, en Charente Maritime, ornée de grandes mosaïques fleuries, de tessons, de cassons de vaisselle et de fragments, l’auberge appartint longtemps aux Villéger, père et fils, tenanciers avisés et artistes amateurs. Les anciens du village se souviennent des bal-musettes, des concerts ou des pièces de théâtre donnés là, avec une pointe de nostalgie. Soumis à la pression immobilière, trop cher à entretenir pour la nouvelle municipalité, l’établissement est en effet promis, à très court terme, à une démolition que rien ne peut entraver : ni la constitution d’une association de défense, ni la vidéo de présentation circulant sur YouTube, avec pour fond sonore les voix traînantes de Jean Gabin et de Damia, interprétant des airs de guinguette datant du Front Populaire.

  Descendu de mon rêve (interdit de jardin), je me demande si ces fragments constituent une œuvre. S’ils composent seulement un paysage. Qu’est-ce qu’ils signent, alors, nos deux artistes ? Imitent-ils Pierre Loti avec leur maison ? s’interroge l’écrivain. « Archéologue d’autoroute » pour reprendre les termes d’un précédent volume, l’homme entend retracer l’histoire du lieu. La tâche n’est pas simple : car s’agit-il de parler de la maison, de ce qu’elle fut, ou de soi-même, de notre propre rapport à l’objet ? Texte mélangé, singulier, ce nouveau livre tient à la fois de l’essai, de la confession et de la promenade, d’une sorte d’errance délibérée, de vagabondage livresque. Évoquant le parcours des Villéger, le destin de leur étrange baraque, D. Montebello dévide le fil de ses propres souvenirs, de l’enfance lorraine, éden perdu, tel la maison, à la maturité, au milieu du Poitou. « L’instant biface du réveil », « Resséante et voyagère » : s’ensuit une série de chapitres au titre original, comme autant de digressions poétiques, comme les riches billets du blog « Cotojest », où se marient réminiscences, éruditions, conversations, fragments du présent et paysages vus en rêve. Loin des grosses machines littéraires de la rentrée, Denis Montebello poursuit ici un travail unique, inclassable, mélancolique et actuel.

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE JANVIER

Chers lecteurs,

 Signalons d’abord ma propre présence, pour la troisième fois, dans le journal d’arrondissement L’ami du 20ème. Je signe cette fois un article très bref autour de la rue Lucien-Leuwen, derrière l’ancien village de Charonne. Vous pouvez, si vous le souhaitez, me demander l’article en question par mail (er10@hotmail.fr). Je le mettrai de toute manière en ligne le mois prochain, début février donc, comme je mets en ligne ce mois-ci mon travail autour de l’association « Les Morts de la rue ». Ce mois-ci, le journal évoque également les fresques de l’église Notre-Dame de la Croix, à Ménilmontant (entre autres).

laune

  Signalons aussi la prochaine rencontre entre mon ami Pascal Mora (dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur le blog, et qui a écrit deux très beaux recueils), et la femme de Lettres argentine Lili Muñoz, à la bibliothèque Julio Cortazar de la maison de l’Argentine (27 boulevard Jourdan, Cité Universitaire, 75014 PARIS, station « Cité universitaire » par le RER B ou « Poterne des peupliers » par le tramway, ligne T3). L’entrée est libre, et la rencontre aura lieu le jeudi 19 janvier à 19 heures. Amis hispanophones, bienvenue

thumbnail_ccf25122016_00000

  Enfin, comme chaque mois, sous l’égide de Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake, se tiendra le traditionnel « Cénacle du Cygne », au sous-sol du bar « La Cantada II », 13 rue Moret, 75011 PARIS, métro Ménilmontant. Je ne sais pas encore si j’interviendrai, car mon inspiration poétique s’assèche (je continue à écrire, mais plus de poésie, hélas, ou alors des vers sur Paris qui me paraissent insipides. J’en reparlerai). En revanche, les habitués ou les novices pourront goûter des spectacles de danse, des courts-métrages, une lecture de mon ami Jean Hautepierre et autres joyeusetés.

cantada-ii

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS D’OCTOBRE

ruhaud-au-cenacle

Au « Cénacle du Cygne », à la Cantada II, le 22 septembre. Merci à Cassandra Hans.

 

Chers amis, chers lecteurs,

  Je reviens vers vous après une interruption d’environ quinze jours. Certains m’ont demandé pourquoi j’avais posté la célébrissime pensée de Blaise Pascal autour du « Divertissement ». Pascal, qui apparut longtemps sur les billets de 500 francs, avant le passage à l’euro, m’a énormément marqué lorsque j’étais en première. Ayant résolu de poster ce qui me plaisait sur « Page paysage », et de citer des textes m’ayant bouleversé, j’ai donc tout naturellement décidé de reproduire le passage évoqué plus haut. Cette assez brève considération décrit assez bien la finalité tragique de l’existence, ou plutôt son absence de finalité, pour qui n’adhère à aucune religion, pour qui la vie s’arrête avec la mort, sans espoir d’au-delà, d’illusoire arrière-monde.

   Mais revenons-en à des sujets plus légers, ou, disons, plus concrets, je déroule ci-dessous, avec un peu de retard, l’évènementiel du mois d’octobre.

  lucarne1

   Vendredi 6 octobre, à partir de 19h30, mon ami Pascal Mora présentera son recueil Paroles des forêts, à la librairie « La Lucarne des écrivains », dont j’ai déjà parlé (115 rue de l’Ourcq, 75019 PARIS, métro Crimée). Seront également présents Georges Friedenkraft et Jacqueline Persini. Si vous suivez bien, j’ai parlé du livre de Pascal dans la revue Diérèse.

 

laure-missir   Le 8 octobre, de 19 heures à 22 heures, se déroulera le vernissage de l’exposition « L’échappée belle », à la galerie l’Usine (102 boulevard de la Villette, métro Colonel Fabien). Sous la patronage de Claude Brabant, créatrice et animatrice de la revue « Empreintes », vous pourrez admirer les collages de Laure Missir et Pierre Rojanski. La clôture de l’exposition aura lieu le samedi 22 octobre à 20 heures. A cette occasion, la compagnie médiévale « Ficta musica » viendra lire des fabliaux grivois, sur fond de musique d’époque. L’entrée est libre (téléphone 01 42 00 40 48).

fabliaux

 

   Le 15 et 16 octobre 2016 se déroulera le 26ème salon de la revue, espace des Blancs Manteaux, au 46 rue Vieille du Temple, 75004 Paris (métro Saint-Paul). Sera présente une nouvelle fois « Empreintes », la revue de Claude Brabant, ainsi que de nombreux périodiques littéraires. J’y serai normalement vers 18 h 30, samedi soir. N’hésitez pas à me contacter si vous y aller (er10@hotmail.fr, 07 50 89 83 24).

salon-de-la-revue

 

  Ce même samedi 15 octobre, cette fois à Nice, la plasticienne et poétesse Monique Marta présentera le numéro 28 de la revue Vocatif, autour du symbolisme, à partir de 19 heures, à l’Atelier 17 (au 17 rue des Ponchettes). Lecture de textes, exposition des peintures de Thérèse Cigna et des collages de Monique. Musique de Cyril Cianciolo. Présence du philosophe Marc Herceg et du poète Michel Capmal. Je ne pourrai en être, hélas, mais si vous habitez le Var… Par ailleurs, vous pouvez évidemment commander Vocatif. Je joins le lien vers le site ci-dessous (cliquer dessus).

Site de la revue « Vocatif »

vocatif

 

  Le samedi 22 octobre se tiendra, sous les auspices de Pascal Mora (évoqué plus haut), le fameux Café/poésie, à la bibliothèque municipale de Meaux, en Seine-et-Marne. Je joins donc l’affiche, où vous trouverez tous les éléments nécessaires. Je pense moi-même y aller. Une nouvelle fois, si vous voulez me faire signe… (er10@hotmail.fr, 07 50 89 83 24, bis repetita placent).

affichecafe-poesie1

  Le jeudi 27 octobre, vers vingt heures, je viendrai également lire mes poèmes au traditionnel « Cénacle du Cygne » organisé par mon ami le poète Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake, fréquemment évoqué sur le blog. L’adresse est toujours la même (bar « La Cantada II », 13 rue Moret, 75011 PARIS, métro Ménilmontant ou Parmentier). Je reprends ici la présentation de la page Facebook:

   Cette soirée ludique, magique, sensuelle et décadente présentée par Lord Mandrake rend hommage au monde magique de Walt Disney et aux comics. Avec la participation de Juan Ramon Alarcon, Etienne Ruhaud, Zoro Astre, Carmilla Faith aka Carmilla Bathory, Aurélien Bédeneau, Celine Bédeneau, Julie Chaux, Dolly Creepyy, Alexis Denuy, Daisy Deparys, Electric Press Kit (session acoustique), The Freaks, Yves Gaudin aka Y.G., Alain Gilot, Jean Hautepierre, Allan Mac Horn, David Krampz, Didier Malherbe, Pascal Perrot, Jean Peyrelade, Marc-louis Questin, Rhinoceros, Marie-Jose Salas de Ballesteros, Translucid Souls (Bruno Gaia & Juana Le Piranha), Richard Wahnfried aka Richard Turek, AnnSo Unter, Nina Zivancevic + invites-surprise. Entrée et participation libres.

cenacle-octobre-2016

    Pour terminer, évoquons la parution prochaine (fin octobre), aux éditions 11-13, de Lalita, le dernier roman de Marie-Thérèse Schmitz, épouse de mon ami le musicien québécois Michel Guay. Une grande fresque pleine d’humanité au coeur de l’art Indien, de la peinture au cinéma. À découvrir!

schmitz

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE SEPTEMBRE 2016

   C’est la rentrée, chers lecteurs! Ayant marqué une pause estivale toute relative en juillet-août, j’en reviens aujourd’hui, en ce premier jour de septembre, aux fondamentaux du blog, en annonçant quelques évènements à venir. Le mois va être riche!

urban sax

  Le vendredi 9 septembre, à partir de 18 heures, notre ami Marc-Louis Questin dédicacera son ouvrage consacré au groupe mythique « Urban sax ». Le livre, qui est paru chez Unicité, est accompagné d’un CD, et coûte 22 euros. Rendez-vous nous est donné au Centre Culturel Peugeot, 62 avenue de la Grande Armée, 75017 PARIS (métro « Porte Maillot », ligne 1). Je ne pourrai hélas être présent, pour des raisons professionnelles, mais le livre m’intéresse (la dédicace, que j’ai d’ailleurs déjà annoncée, a été décalée à cette date pour raisons techniques). Ci-dessous une petite présentation de l’ouvrage en question:

   Ce livre est le premier ouvrage consacré à la dimension esthétique, philosophique et poétique du groupe mythique Urban Sax. L’écriture profondément baroque de Marc-Louis Questin s’inscrit dans une longue tradition de récits jouant sur plusieurs niveaux de sens à la manière des poupées russes du romancier cubain José Lezama Lima. Le théâtre des sons mis en forme par les compositions étincelantes de Gilbert Artman redéfinit la relation de l’être humain à l’univers, à la musique tourbillonnante des sphères. L’esprit de chaque lieu investi s’imprègne ainsi du sceau de ces étranges symphonies ludiques et voluptueuses, répétitives et solennelles. Ethnologie, architecture, scénographie et musicologie se font écho entre les pages de cette étude originale. Le jeu des sons mène à l’éveil, à une sereine lucidité, à une vision renouvelée et transfiguratrice du monde.

   Urban Sax demeure une référence majeure en matière de musique vivante et performante, en incessant mouvement de dérive urbaine et de psycho-géographie. Ce pertinent essai montre la puissance, la beauté et la singularité de cette musique incomparable et inclassable. Il y est aussi question d’une méditation intense sur le pouvoir subtil des sons, le silence et le vide, l’espace et l’infini, la présence à soi-même et l’éternel retour.

   Écrivain, peintre, magnétiseur et comédien, Marc-Louis Questin dirige les Éditions Éleusis spécialisées dans la littérature fantastique. Fondateur du Cercle Dionysos et de la revue gothique La Salamandre, passionné de danse japonaise Butô, d’expressionnisme allemand, d’illusionnisme et de cinéma expérimental, il participe à différents projets de groupes tels que Barbarossa Umtrunk, Electric Press Kit, Heavenly Creatures, The Cemetary Girlz.

   Marc-Louis Questin aka Lord Mandrake anime régulièrement les soirées du Cénacle du Cygne au cabaret parisien La Cantada.

    Le lendemain soir, soit le samedi 10 septembre, nous pourrons cette fois écouter l’immortel auteur des Versets sataniques, Salman Rushdie, et son acolyte Wadji Mouawad, au théâtre de la Colline (15 rue Malte Brun, 75020 PARIS, métro Gambetta, ligne 3).

salman

  Je joins ci-dessous la présentation postée sur le site du théâtre, et qui est très complète:

   À l’occasion de la sortie en France du roman « Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits », les éditions Actes Sud et La Colline organisent une rencontre entre les auteurs Salman Rushdie et Wajdi Mouawad le samedi 10 septembre à 20h30.
Trois adolescents seront invités à monter sur le plateau pour cet entretien.

entrée libre, réservation indispensable
au 01 44 62 52 00 ou à contactez-nous@colline.fr

 

meaux

      Le samedi 10 septembre, les activités du Café-Poésie de Meaux reprendront également, comme me l’indique l’ami Pascal Mora, auteur du superbe recueil Paroles des forêts, évoqué sur le blog. Si vous habitez en Seine-et-Marne et que vous souhaitez lire des textes, participer à l’aventure… Ci-dessous le descriptif que m’a laissé Pascal:

Le Café-Poésie de Meaux reprend ses activités en septembre.

Durant la saison 2016 /2017 ,  nous prévoyons d’inviter des éditeurs, auteurs,

ateliers d’écriture, lycéens, musiciens…

Il est ouvert à toute forme poétique. Lecture, chant ou représentation

de 10 minutes environ pour chaque lecteur , acteur ou chanteur. Bien

sûr, il est possible d’assister à la rencontre en tant qu’auditeur uniquement. Entrée

libre et gratuite. L’adhésion à l’association et la participation à

l’organisation des rencontres sont bienvenues.

Les rencontres du Café-Poésie auront lieu à la Médiathèque du Luxembourg

1er étage/ dans la salle bulle au niveau de l’espace jeunesse.

Dates pour 2016 :

– Samedi 10 septembre    10h30/12h30

– Samedi 22 octobre       10h30/12h30

– Samedi 19 novembre   10h30/12h30

– Samedi 17 décembre  10h30 /12h30

Pour toute information, contacter Pascal Mora

pmora1262@gmail.com

AVT_Eric-Dubois_4120

  Le dimanche 11 septembre, à 15 heures, le poète Eric Dubois, dont j’ai déjà parlé sur « Page Paysage », fera une lecture du recueil Chaque pas est une séquence (éditions Unicité), au Cabinet de Curiosités, 41 bis rue Vandrezanne, près de la Butte aux Cailles (Paris 13, métro Tolbiac) dans le cadre du festival « 0+0 ».

Descriptif complet du festival « 0+0 » (cliquer sur le lien)

jauffret

   Le samedi 17 septembre, Régis Jauffret, que j’apprécie, dédicacera son nouveau roman à la librairie « Les Cahiers de Colette » (23 rue Rambuteau, 75004 PARIS, métro Rambuteau ligne 11), à partir de 18 heures. Ci-dessous un bref résumé du livre, que je suis en train de lire, d’ailleurs:

   Noémie est une artiste-peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec un architecte de près de trente ans son aîné avec lequel elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par une lettre adressée par Noémie à la mère de cet homme : elle s’y excuse d’avoir rompu. Une correspondance s’amorce alors et s’affermit entre les deux femmes, qui finissent par nouer des liens diaboliques et projeter de se débarrasser du fils et ex-amant. Elles imaginent même de le dévorer cuit à la broche au cours d’un infernal banquet. En réalité, ce roman parle d’amour. Les deux femmes sont des amoureuses passionnées. La vieille dame a appelé son fils du nom du seul homme qu’elle ait jamais aimé, et qui est mort accidentellement avant leur mariage. Noémie, elle, est une « collectionneuse d’histoires d’amour », toujours à la recherche de l’idéal. Au fil des lettres que, de son côté, il échange avec les deux protagonistes, le fils et ex-fiancé exprime toute la passion qu’il éprouve toujours pour Noémie. Un roman d’amour épistolaire, donc, dans la plus belle tradition du genre.

elka

  Le mercredi 21 septembre, à partir de 18 heures à 20 heures 30, la jeune Elka Léonard, dont j’ai déjà parlée sur le blog, et dont les peintures mêlent érotisme et humour, participera à un vernissage collectif à la galerie Mona Lisa (32 rue de Varenne, 75007 PARIS, métro Rue du Bac, ligne 12). Je ne pourrai être présent au vernissage en question mais visiterai de toute façon l’exposition ultérieurement.

Pour consulter le site d’Elka Leonard (cliquer sur le lien): https://www.artactif.com/elka#.V8fiPKKbcU0

jacq

  Le jeudi 22 septembre à 19h30, à la Lucarne des écrivains, notre ami Jean-François Jacq présentera Fragments d’un amour suprême, autobiographie poignante dont je parlerai dans le prochain numéro de la revue Diérèse. La librairie, où j’ai fait plusieurs lectures, se trouve au 115 rue de l’Ourcq, 75019 PARIS, métro Crimée (ligne 7). L’auteur Michel-Olivier Dury parlera lui de La Vie comme ça. Ci-dessous le descriptif de la soirée, sur le site de l’établissement.

Une soirée avec Jean-François Jacq pour Fragments d’un amour suprême et Michel-Olivier Dury pour La Vie comme ça.

Fragments d’un amour suprême
Deux hommes de milieux très différents, mais chacun avec des cassures, se rencontrent et s’aiment jusqu’à ce que la mort les sépare. Jean-François Jacq, tout en nous faisant part de ses émotions avec justesse, nous amène à une profondeur d’analyse que porte une écriture qui ne lâche rien à la facilité mais au contraire nous interroge. Un récit autobiographique que l’auteur parvient à nous faire partager avec son humanité.
 
La Vie comme ça
Avec cet ouvrage, Michel-Olivier Dury nous invite à lire deux histoires, tout d’abord celle d’un homme dans le milieu du travail de la fonction publique. L’emprise de ses supérieurs hiérarchiques qui frisent le ridicule l’amène à éprouver des états d’âme qui, paradoxalement, vont lui ouvrir la porte des souvenirs et de l’inspiration pour former en parallèle un second récit, celui de sa jeunesse. Alors, au gré des entrées et sorties de ses chefs, l’auteur revoit ou réinvente son enfance et son adolescence émaillées d’aventures, de sentiments, d’expériences amoureuses homosexuelles tout en retenue. Il y a beaucoup de drôlerie et de tendresse mélangée dans ce livre qui amènera le lecteur à se revoir lui-même dans sa propre enfance ou jeunesse.
IMG_1832

Marc-Louis Questin lisant les textes de Prisca Poiraudeau au Cénacle du Cygne (photographie personnelle)

  Le jeudi 22 septembre, enfin, se tiendra le fameux Cénacle du Cygne, dont je ne rate presque aucune édition, et où je vendrai moi-même mon propre petit recueil, Le Bestiaire. Comme toujours Lord Mandrake, alias Marc-Louis Questin, auteur de l’essai mentionné plus haut, fait bien les choses, invitant poètes, chanteurs, danseurs, plasticiens et cinéastes pour des soirées à la fois variées et riches, surprenantes. Comme toujours rendez-vous nous est donnée à la cave du bar « La Cantada II », 13 rue Moret, 75011 PARIS (métro Ménilmontant, ligne 3). Venez nombreux!

  Et bon courage pour la rentrée!

cassandra hans

La belle danseuse Cassandra Hans en pleine action.

TOUCHÉ LE NERF

   Vesalius_Fabrica_p332

   Mon précédent billet, autour des relations souvent malheureuses entre les réseaux sociaux et la littérature ont provoqué un mini tollé (bien mini, je vous assure, car vous êtes peu nombreux à me lire). J’ai eu l’impression de toucher le nerf, de blesser certains auteurs qui me sont proches, et que j’estime, et avec lesquels j’ai, téléphoniquement, tenté d’arrondir les angles, de mettre de l’eau dans mon vin, de tempérer, comme on dit. À la fin de la réflexion, hier, j’ai promis d’approfondir les choses, d’ajouter quelques lignes, en guise d’addendum. D’une part, je regrette que certains se soient sentis visés. J’évoquais, de manière assez générale, mais en prenant des exemples concrets, et sans nommer personne, ce qui me paraît toujours être une forme de dépendance narcissique à la toile. Il va de soi que je ne m’exclue pas du champ: il ne s’agit pas là d’une autocritique littéraire au sens marxiste du terme. Simplement je suis conscient qu’en animant un blog, et en connaissant l’ambition d’écrivain qui m’habite, je cherche évidemment à réussir. En réalité, je désirais surtout parler de ce qui, dans les réseaux sociaux, freine l’inspiration, ou du moins empêche la création. Comme je l’expliquais, Internet est essentiellement chronophage, et, mal utilisé, peut nous donner l’impression de faire quelque chose d’important, alors que nous nous contemplons de façon un peu morbide. D’autre part, j’avais promis d’énumérer, même brièvement, même extrêmement brièvement, les bienfaits du Net pour l’écrit. Ils sont multiples:

  • Support gratuit, le blog permet de diffuser l’information sans en passer par le support imprimé (ce qui, en sus, a un impact écologique positif. Mais là je n’y connais rien). C’est d’ailleurs en ce sens que j’ai créé la rubrique « blogorama », qui décrit les portails de certains amis, ou de gens que je crois intéressants.
  • Sur le plan technique, et comme l’affirmait l’estimé poète Pascal Mora (qui a écrit le très beau recueil Paroles des forêts, si vous suivez bien), Internet permet d’inclure de la vidéo, de la photo, et donc d’arriver à une forme de polyphonie artistique. Je n’irais pas jusqu’à parler d’art total, mais après tout cela n’aurait rien d’excessif.
  • Internet a ouvert la voie à de nouvelles formes d’édition, libres. François Bon, qui a créé le blog remue.net en 1997 (déjà presque vingt ans!), puis publie.net en 2008 (j’en ai parlé ici même), a su justement tirer parti de ce média.
  • Internet permet de rencontrer d’autres artistes, d’échanger, de créer des cercles informels, qui peuvent aboutir à des amitiés, au partage de la parole, à une sorte d’économie participative du verbe. J’ai, à titre privé, pu croiser grâce à Facebook de nombreuses personnes qui aujourd’hui me sont chères, et avec lesquelles j’ai justement plaisir à communiquer.
  • Sans entrer en d’infinies considérations autour de la dématérialisation (je vous renvoie une nouvelle fois à l’excellent essai de François Bon Après le livre), Internet permet de s’envoyer des fichiers sans en passer par la fatigante case « Poste », ce qui représente aussi un gain d’ordre financier. De plus on peut trouver actuellement de nombreux livres de poésie sur les sites de vente en ligne, ce qui permet, dans une certaine mesure, de retrouver des plumes oubliées.
  • Il y aurait sans doute bien d’autres points à développer. En réalité, cela pourrait faire l’objet d’un volume complet. J’attends vos suggestions en commentaire, chers et trop rares lecteurs.

 »PAROLES DES FORÊTS », Pascal Mora, éditions Unicité, 2015 (article paru dans « Diérèse » 66, hiver 2015)

   1540-1

   Illustré par de beaux clichés végétaux, ce troisième recueil de Pascal Moral s’inscrit dans la lignée d’Étoile nomade (L’Harmattan, 2011). Évoqué par nos soins dans Diérèse n°58 (hiver 2012, p. 314-315), le précédent livre ressemblait à une série d’instantanés sensibles, de paysages, de «poésimages » pour reprendre les termes de l’auteur, également photographe. Pareillement, ce nouvel opus, publié par les soins d’Unicité, évoque la nature, mais aussi la ville, en une série de vers libres, tantôt longs, tantôt plus courts, toujours riches en sensations, en visions, pour former une longue ode, en quatre grandes parties, quatre grands textes. Constitué d’une seule et vaste pièce, emportée par l’enthousiasme, le souffle poétique, « Chênes » explore les sous-bois, nous parle de nos racines, en termes métaphoriques dans une union heureuse, cosmique, avec la Nature : Sur la face du tronc,/Filaments de sentiers brisés sur terres tremblantes,/Isthmes et presqu’îles formant écailles de tortue,/L’arbre se raconte (p.13). Sans perdre ce lien primal avec la Terre, « Voyage dans le grand temps » s’aventure cette fois aux confins de la mémoire, mêlant endroits, anecdotes, souvenirs proches et lointains, à la manière des fameux Cantos de Pound : Montvernot, diapason de brume/Vitraux harmoniques aux couleurs d’aube/Communiant sur les chemins qui respirent/Avec la lenteur des pierres (p. 35). Troisième pan, troisième tableau du quadriptyque, « La clairière centre du monde », qui rappelle le nom du site animé par le poète (clairiere.net), porte un titre programmatique : lieu primordial, essentiel, lieu où, comme le dit fort bien Irène Duboeuf dans sa préface, « se dévoilent les secrets » la clairière permet de se retrouver, de se recentrer sur soi-même, tout en rétablissant un lien premier avec l’univers. Loin d’être de simples aquarelles un peu mièvres, ou un peu superficielles, les poèmes de Pascal Mora procèdent en effet d’une approche mystique qu’on ne saurait réduire à une pratique un peu figée, ritualisée, à une sorte de délire illuminé ou à un paganisme panthéiste quelque peu naïf. Évoquant tout à la fois les figures prophétiques de Jésus ou de Bouda, le poète use aussi du verbe pour accéder à une forme de sagesse, un rapport heureux avec le Tout ; et cette fusion se produit précisément dans la clairière, au milieu, là où se font entendre les « paroles des forêts ».
Quatrième et dernière partie du recueil, « Retour au temps » colle au réel pour nous parler de voyages lointains, sur l’esplanade du Temple notamment (p. 87), sans pour autant négliger, oublier, le milieu urbain longuement dépeint à travers Étoile nomade : Le mouvement permanent des chantiers/Qui précipite la prospérité des ruines. Les corneilles portent leurs gouffres qui bougent/Vers les fabriques (p. 73). Poésie jeune, poésie neuve, poésie lyrique, en tous points éloignée de l’abstraction ou du jeu linguistique, l’écriture de Pascal Mora ré-enchante le Monde.

%d blogueurs aiment cette page :