PAGE PAYSAGE

Accueil » Maltaverne Patrice

Category Archives: Maltaverne Patrice

« VIVRE C’EST OUBLIER QU’ON EST MORT », FABRICE MARZUOLO, éditions du Contentieux, Toulouse, 2017.

 

ob_e816cf_marzuolo

Livre publié dans la ville rose par notre ami Robert Roman, avec une magnifique couverture du regretté Pascal Ulrich.

PAYSAGE DE BOUCHERIE

 

Ces gens laids du mois d’août et monstrueux de septembre

sages-femmes tranchées dans les haies d’aubépine

cerfs-volants d’enfants avec un couteau entre les dents

mères en ballon qui s’élèvent comme de la tripaille de ciel

du miel d’abeilles folles

des coulures de plaies sur la tête

il pleut de l’ivraie à perte de vue

le monde va comme une balle perdue

 

Un article sur le recueil, par Patrice Maltaverne.

Publicités

UNE LECTURE DU « BESTIAIRE »

  Blogueur, animateur de la revue lyonnaise Traction-Brabant, auteur, et éditeur, Patrice Maltaverne, dont j’ai déjà parlé ici, me fait l’honneur d’un article, le deuxième consacré à mon petite Bestiaire. Laissons lui donc la parole!

Ruhaud1

 

« Bestiaire », d’Etienne Ruhaud

Édité par « La Porte », ce « Bestiaire » d’Étienne Ruhaud présente à travers des textes en prose, dix animaux fantasmagoriques ou existants, dont la description fait la poésie, mais qui sont loin d’être des animaux attirants.

Ici d’ailleurs, la poésie peut très bien venir de la science, tellement cette dernière dépasse la fiction. Et le lecteur a parfois du mal à distinguer ce qui pourrait être possible et ce qui ne l’est pas.

Extrait de ce « Bestiaire » : « Les dorses » :

« Une excroissance au loin, telle une barrière de corail, sortie de l’océan.

Ils ont poussé là comme un mauvais sort, encerclant une île oubliée des atlas, pour former un atoll empli d’algues violettes.

La partie immergée est couverte d’une large couche de granit noir, armure posée sur un corps spongieux et fragile, de couleur marron. La partie émergée, elle, est garnie de peignes triangulaires en métal bleu, flexibles mais plus tranchants que des rasoirs, et dressés à la verticale, hauts vers le ciel.

Le vent qui souffle dedans produit des ultrasons, audibles au large. »

Pour en savoir plus sur « Bestiaire », d’Etienne Ruhaud, qui est vendu au prix de 4 €, vous pouvez écrire à son éditeur, Yves Perrine, à l’adresse suivante : 215 rue Moïse Bodhuin 02000 LAON.

Pour consulter l’article en ligne (sur le blog de Patrice Maltaverne)

« MÉANDRES », Hubert Le Boisselier (in « Traction-Brabant 72 »)

traction-brabant

Alors il y eut ce pli pris à la glaise à la terre sombre à la tombe et à l’ombre qui s’étendait sans retenue sur la saison

Un pli creusé par les rivières à la force de leur rayonnement resté longtemps contraint par les berges métalliques

Et au paysage l’eau douce arrache la surface se charge des riches limons d’un épiderme qu’il charrie longuement

Creusant vallées et précipices à faire frémir la raison jusqu’au réseau souterrain de la moelle épinière

Labourant la terre morsure et caresse jusqu’à l’avènement d’une  forme pour le paysage gorgé d’une récolte

Plaines et collines secouées par une cavalcade artère tendue vers le dénouement les bras ouverts de l’estuaire

Et au corps consentant l’eau vive impose la torsion sans recours la courbe plutôt que de rompre l’effort

Tournant méandres au cœur des forêts humides et sonores où dans les plis minéraux sont nées les pensées des hommes

« PLEIN PHARE », JEAN-BAPTISTE PÉDINI, éditions La Porte, Laon, 2015.

   Fabriqués par Yves Perrine et par son épouse à Laon, dans l’Aisne, les minuscules livres des éditions La Porte, (chez qui je publierai mon prochain recueil en 2016), sont à la fois sobres et beaux. On y trouve à la fois des poètes célèbres, comme Jean Rousselot, Max Alhau ou Antoine Emaz, mais aussi de nouvelles plumes, de nouveaux styles. On peut commander ces petites plaquettes de 16 pages, tirées à 200 exemplaires, cousues main, et à couverture d’ivoire, en envoyant un chèque directement à Yves Perrine (3,75 euros par ouvrage, ou 20 euros pour 6 ouvrages parus dans l’année. 215 rue Moïse Bodhuin, 02000 LAON).

Une présentation des éditions « La Porte » sur le blog de Denis Heudré. (cliquer sur le lien)

  Moi-même souscripteur, j’ai découvert récemment Plein phare, oeuvre du jeune poète Jean-Baptiste Pédini, qui évoque la mer en termes mélancoliques, nostalgiques. Beaucoup d’images, de sensations, un peu de révolte aussi, et d’angoisse. Un créateur à suivre:

c440ba61

   D’ici on ne distingue rien. Les lambeaux de l’horizon remuent dans la lumière. L’eau grouille de mains noires. Une bouée dérive. La lune coule par intermittence. Un bateau de croisière disparaît dans la nuit. Ce naufrage se fera sans nous. À moins que l’on perde en mer quelque chose de l’enfance. D’ici tout se ressemble et personnes n’est à la hauteur des obsessions et des fantasmes, des petites dunes écorchées dans la paume du soir, de la douceur peut-être. On ouvre grand la fenêtre. Le phare s’éteint. Un peu de bois brûle sur la plage. Personne ne cherche le sommeil.

Une présentation du recueil, par Patrice Maltaverne (cliquer sur le lien)

BLOGORAMA 17: « ARRÊT SUR POÈMES », LE BLOG DE MURIELLE-COMPÈRE DEMARCY

"Trash fragilité", de Murielle Compère-Demarcy, aux éditions du Citron Gare

« Trash fragilité », de Murielle Compère-Demarcy, aux éditions du Citron Gare

   Les quelques lecteurs réguliers de « Page paysage » m’ont vu condamner Facebook avec une certaine vigueur. Il est vrai que le réseau présente bien des aspects déplaisants: photos de vacances publiées, et retrouvées par des collègues, débats politiques et/ou idéologiques vains, étalage ad nauseam du Moi, flicage, etc., etc., etc. Je l’ai dit et annoncé, je me suis surtout réinscrit parce que vous étiez trop rares, chers abonnés, et qu’il me fallait, un peu, diffuser. Et aussi parce que je devais découvrir d’autres créateurs.

   L’objectif a été partiellement atteint: j’ai gagné des abonnés, et j’ai rencontré quelques créateurs, et créatrices. Parmi elles, Murielle Compère-Demarcy, très active sur le Net, et auteure de plusieurs recueils, parmi lesquels Trash fragilité, publié par mon ami en poésie Patrice Maltaverne, aux éditions du Citron Gare (j’ai déjà parlé de Patrice ici même, si vous êtes attentifs!). Murielle a accepté ma proposition de Blogorama, et s’est fort bien présentée elle-même. Laissons lui donc la parole!

  Enseignante, documentaliste dans le second degré après avoir été libraire plusieurs années à Paris, Murielle Compère-Demarcy est l’auteur de La F– du Logis, opus de nouvelles mi-réalistes mi-imaginaires paru en août 2014, et de trois recueils de poèmes parus en 2015 : Coupure d’électricité publié en février 2015 aux éditions du Port d’Attache de Marseille, La Falaise effritée du Dire publié aux éditions du Petit Véhicule de Nantes, Trash fragilité paru en juin 2015 aux éditions du Citron Gare de Metz. Auparavant Murielle Compère-Demarcy, qui signait encore de son monogramme MCDem., a publié 2 plaquettes de poèmes chez Michel Cosem éditeur, éditions Encres Vives, dans la collection Encres Blanches (L’Eau-Vive des falaises, en avril 2014, et Je marche—, poème marché/compté à lire à voix haute et dédié à Jacques Darras, édité en août 2014).

   Publiée dans des revues dont elle partage l’état d’esprit et un point de vue sans concession sur le monde (Traction-Brabant, Nouveaux Délits ou encore Le Moulin des Loups, Libelle, Traversées, Poésie/première, Décharge, Verso) elle est par ailleurs rédactrice et écrivain à La Cause Littéraire où elle rédige chroniques, articles et publie quelques créations poétiques.

  Elle anime depuis février 2015 un blog, « Arrêt sur poèmes » dont l’objectif est la diffusion et le partage des écritures poétiques provenant de tout horizons.

   J’ai crée mon blog pour la nouvelle année 2015 pour jeter des ponts vers d’autres écrivant de mon espèce, et avec l’espoir de partager sur le même territoire de l’écriture des points de vue, des coups de rage, des éclaircies. Sans concession. Sans sentimentalisme. Sans lyrisme fleur-bleue ou arbre pleureur.

   Je privilégie les voies singulières où la littérature circule assez dans les relais de la parole ou de l’écrit pour se faire sentir viscérable, dans le flux d’un quotidien où, déplacer ou broyer / résorber avant qu’il ne soit trop tard des caillots de noir dans le sang qui asphyxierait notre avancée, nos escapades vitales vers la lumière, paraît plus que nécessaire.

   Je lis un livre de poèmes comme j’ouvre sur la lumière la fenêtre du jour et de mes insomnies. C’est tout dire.

   Sur mon blog figurent des liens vers des sites-phares d’éditeurs comme les blogs des éditions du Citron Gare de Patrice Maltaverne, de Nouveaux Délits de Cathy Garcia, des blogs de journalistes littéraires rencontrés comme celui d’Alexandra Oury-Blaire ou les chroniques du journaliste-écrivain Philippe Lacoche, et bien d’autres liens encore. La rubrique « Des blogs, des blogs, des blogs », « Des revues, des revues, des revues« , ou « Des livres, des livres, des livres » partagent des coups de cœur, diffusent des pépites d’auteurs-poètes ou écrivains : Matthias Vincenot, Eric Dubois, François Teyssandier, Xavier Frandon, Thieery Radière, Christophe Esnault, Marilyne Bertoncini. Je publie également des Textes du Jour, Citations du Jour, Livres du Jour –sortes de textes marqués au rouge dans l’Agenda Perpétuel qu’est l’Agenda de la Poésie.

« Arrêt sur poèmes », le blog de Murielle-Compère Demarcy:

http://poeviecriture.over-blog.com/

murielle compère demarcy

« LE CITRON GARE », lectures.

   Poète, blogueur, fondateur de la revue Traction-Brabant, et de la maison « Le citron gare », Patrice Maltaverne est intervenu le 5 mars à la la fameuse librairie « La lucarne des écrivains », où j’ai moi-même présenté Disparaître, il y a maintenant un an et demi. Je n’ai pu assister à la soirée, pour des raisons professionnelles. Trois vidéos sont néanmoins disponibles sur Youtube:

PS: J’ai publié il y a quelques jours un article que Patrice a consacré à mon roman, ainsi qu’une présentation de son propre blog dans le BLOGORAMA 5 du 14 octobre 2014.

« DISPARAÎTRE », UNE CRITIQUE PARUE SUR LE BLOG DE PATRICE MALTAVERNE EN JUILLET 2013

"Disparaître", d'Etienne Ruhaud

Comment s’en sortir quand on est célibataire, que l’on vient de perdre son emploi, même précaire, et que l’on vit seul en région parisienne ? Renaud est le personnage principal du premier roman d’Etienne Ruhaud, qui se trouve confronté à cette problématique du pire.

Si cela continue comme ça, d’ailleurs, nous allons assister à la naissance d’un nouveau genre littéraire, comme une sorte de roman d’apprentissage à l’envers. La faute à notre société et surtout à ses décideurs, qui savent très bien s’occuper de la jeunesse, en pensant d’abord à eux-mêmes ! Ainsi, sans le vouloir, « Disparaître » peut être vu comme une oeuvre engagée dans une dénonciation, même a minima, de ces ravages sociaux.

Ici, la réponse à la question de la survie en milieu urbain tient dans un seul mot : disparaître, qui donne le titre du roman.

Mais je ne peux vous en révéler davantage, auquel cas ce texte n’aurait plus de mystère pour vous.

J’ai en tout cas beaucoup aimé « Disparaître » pour plusieurs raisons : d’abord, l’excellente connaissance et description des paysages urbains, qui ne se limitent pas aux seuls immeubles et rues qui les desservent, mais également à moult friches industrielles ou immobilières situées au milieu de nulle part…

Ensuite, l’auteur sait très bien rendre la solitude en milieu urbain, quelque chose de profondément déshumanisé, où seules les pensées ont encore une consistance humaine.

Enfin, le style de l’auteur, qui reste dans la retenue, ajoute encore à la crédibilité du chemin de croix de Renaud.

Ainsi, « Disparaître » constitue une description fidèle des conditions de vie d’aujourd’hui, entre réussite scolaire et faillite sociale, à laquelle est trop souvent destinée notre génération perdue.

Pour en savoir plus sur ce livre, vendu au prix de 13 €, vous pouvez vous renseigner sur le site de son nouvel éditeur basé dans la région parisienne, Unicité, http://www.editions-unicite.com/, dont le mail est editionsunicite@laposte.net

http://poesiechroniquetamalle.centerblog.net/rub-etienne-ruhaud-.html

%d blogueurs aiment cette page :