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Archives de Catégorie: Iran

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ÉVÉNEMENTIEL DE FÉVRIER 2018 (ADDENDUM/ERRATUM)

  Dans la version de mon événementiel publiée cette nuit, j’ai omis deux faits: la représentation théâtrale de mon ami Jean Hautepierre, et la représentation musicale de mon autre ami, venu de la Cantada, Yves Gaudin, dit YG, scientifique et comique. Le précédent billet a donc été dûment corrigé. Par ailleurs, plusieurs d’entre vous m’ont demandé ce qu’étaient devenus les acteurs du court-métrage iranien publié sur ce même blog en janvier, Vivre au présent. Signalons simplement que la famille Fallahdoost a été dispersée. Le patriarche, qui récitait le Shanahmeh, poème traditionnel perse, est décédé à la suite de Masoomeh, l’aînée. Ensuite frères et sœurs ont été séparés dans des institutions distinctes, toujours au nord de l’Iran. Ils se revoient néanmoins régulièrement, comme en témoigne la photo ci-dessous.

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BLOGORAMA 30: « LA PETITE RENARDE RUSÉE », BLOG DE DAN FERDINANDE

  Auteure, épouse du poète chtimi Guy Ferdinande, Dan Ferdinande honore de sa présence ce 30ème blogorama. Site varié, riche, « La Petite Renarde rusée », qui décrit les activités de galeriste, éditeur, plasticien et écrivain de Guy et Dan, devrait ravir les esprits curieux, avides d’ailleurs. On y retrouve à la fois des oeuvres inspirées par la Perse, mais aussi des dessins, des textes, des courts-métrages, le compte-rendu des vernissages. Laissons donc la parole à sa créatrice, et animatrice, en cette froide période de janvier…

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Le Rewidiage & autres… – Guy et Dan Ferdinande – 67 rue de l’Eglise, 59840 Lompret – 

   Créé en 2010, je voulais que ce blog soit un pendant de la revue sur papier Comme un Terrier dans l’Igloo que Guy publie depuis 1983. L’idée était que l’on y trouve les dernières nouvelles des Rewidiage Prods dont Guy est le maître d’œuvre : la revue, les chroniques musicales, les CD de chansons ou DVD de lectures, les recueils, les soirées-lectures de textes de création, et les expositions individuelles ou collectives dans la galerie « La Petite Renarde Rusée » (en hommage à l’opéra de Leoš Janáček.) ouverte dans notre maison en 1998. Je voulais aussi présenter les œuvres et les sites d’ami(e)s. À quoi se sont ajoutées, de 2012 à 2016, les lettres mensuelles à un prisonnier palestinien en Israël. Sur le blog figurent aussi le catalogue et l’historique des Rewidiage Prods.

La Petite Renarde rusée, blog de Dan Ferdinande (cliquer sur le lien)

CINÉ-CLUB 10: « VIVRE AU PRÉSENT » DE MEHDI RAZI, 2009, فیلم مستند زندگی در اکنون

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Mehdi Razi, réalisateur iranien.

Né en 1986 au Nord de l’Iran, Mehdi Razi a d’abord travaillé pour le théâtre, en tant qu’acteur et dramaturge, avant de suivre une école de cinéma à Téhéran. Venu en Suède en 2011, il a réalisé de nombreux courts-métrages et divers documentaires, dont certains ont été présentés à la télévision ou à l’occasion de festivals.

 

Marlik films, site des productions de Mehdi Razi

  Personnellement, je suis tombé un peu par hasard, au court de pérégrinations électroniques, sur ce bref documentaire, tourné dans le Gilan (au Nord de la Perse, soit déjà dans le Caucase). On y découvre un vieil homme handicapé, vivant avec ses six enfants déficients mentaux au sein d’une ferme isolée, dans des conditions de grande précarité. Mais le lecteur/spectateur se fera une idée par lui-même.

  De notre cru, les sous-titres français ne sont certes pas irréprochables. Que les potentiels iranophones soient donc indulgents. Nous en profitons également pour présenter notre nouvelle chaîne YouTube, qui apparaîtra très prochainement dans les liens, sur la page.

FABLES, MINIATURES PERSES

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BIBLIO-POÉSIE 3: LE CHOIX DE MARILYNE BERTONCINI

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   Le cinéaste et poète perse Abbas Kiarostami,عباس کیارستمی, est mort il y a quelques heures, à Paris, d’un cancer du foie. Série noire, ces derniers jours! Ayant résolu de ne pas donner un tour nécrologique au blog, qui n’est pas un cimetière, et ne me sentant pas la capacité d’évoquer une si brillante figure, je ne parlerai pas de son parcours. De nombreux articles ont été écrits, hier et aujourd’hui. L’homme avait choisi de rester en Iran après la Révolution, et ce malgré le recul intellectuel et civilisationnel opéré à cette époque, malgré la censure, toutes choses prédites par Houellebecq dans son dernier, et funeste roman. Abbas Kiarostami sera enterré à Téhéran, où il était né, soixante-seize ans plus tôt, au sein d’une famille modeste.

La page Wikipédia Abbas Kiarostami

  Revenons en à la poésie pure, celle qu’appréciait, et pratiquait, Kiarostami. Il y a déjà trois mois, j’ai lancé ma nouvelle rubrique bibliopoétique, en demandant aux lecteurs assidus (il en existe), de me donner la liste des dix ou vingt recueils les ayant le plus marqués. Ayant eu de nombreuses réponses, j’ai promis de publier une liste par mois, en alternant masculin et féminin, c’est-à-dire en éditant une liste donnée par une femme, puis une liste donnée par un homme, d’un mois à l’autre, et ce dans un souci de parité. Si vous comprenez quelque chose à ce que j’ai dit, c’est que je me suis mal exprimé, pour reprendre les termes de Jean-Luc Godard…

    Le dernier « Biblio-poésie » m’a été soufflé par Marc-Louis Questin, (auteur du Crépuscule des otaries, que je viens de chroniquer pour le prochain numéro de Diérèse. J’y reviendrai). Je donne cette fois la parole à la poétesse niçoise, originaire du Nord, Marilyne Bertoncini:

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1 – Alcools (Guillaume Apollinaire) –

2 – Les Fleurs du Mal (Charles Baudelaire)

3 – Les Villes Tentaculaires (Emile Verhaeren)

4 – Les Chimères (Gérard de Nerval) –

5 – Paroles (Jacques Prévert)

6 – La Centaine d’amour (Pablo Neruda)

7- Tout Jabes –

8 – Les Chants de Maldoror (Lautréamont) –

9 – Arbres d’Hiver (Sylivia Plath) –

10 – Ossi di Sepia (Eugenio Montale) –

11 – La Gerusalemme liberata (Torquato Tasso) –

12 – plusieurs recueils de Kenneth White –

13 – Le Parti pris des choses (Francis Ponge)

14 – La Complainte du vieux marin (Samuel Taylor Coleridge)

15 et suivants – toute la poésie d’Eluard, Aragon, Juarroz, et les poèmes de Martin Harrison – parce que je les ai traduits et qu’ils continuent de m’habiter (Serpent Arc-en-ciel, chez « Recours au Poème » éditeurs) ….

  Je livre la liste de façon quelque peu brute. Marilyne, dont j’ai évoqué le blog « Minotaur/a », est à la fois docteure ès Lettres, traductrice, et auteure, et animatrice du site « Recours au poème ». Sa biblio-poésie étant à la fois riche et variée, j’avoue me trouver un peu marri pour privilégier telle ou telle figure, pour citer tel ou tel poète…

Minotaur/a, le blog de Marilyne Bertoncini

« Recours au poème »

  Après moult tergiversations, je m’attacherai à citer Émile Verhaeren (1855-1916), dont les textes, évoquant la ville industrielle wallonne, m’ont fortement marqué durant mes études. Hommage est ainsi rendu à la Belgique, précieuse terre de poésie. J’en reviens également à un style plus classique, versifiée, après avoir évoqué, à plusieurs reprises, des figures actuelles:

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LE PORT (1895)

Toute la mer va vers la ville !

Son port est surmonté d’un million de croix :
Vergues transversales barrant de grands mâts droits.

Son port est pluvieux et suie à travers brumes,
Où le soleil comme un oeil rouge et colossal larmoie.

Son port est ameuté de steamers noirs qui fument
Et mugissent, au fond du soir, sans qu’on les voie.

Son port est fourmillant et musculeux de bras
Perdus en un fouillis dédalien d’amarres.

Son port est tourmenté de chocs et de fracas
Et de marteaux tournant dans l’air leurs tintamarres.

Toute la mer va vers la ville !

Les flots qui voyagent comme les vents,
Les flots légers, les flots vivants,
Pour que la ville en feu l’absorbe et le respire
Lui rapportent le monde en leurs navires.
Les Orients et les Midis tanguent vers elle
Et les Nords blancs et la folie universelle
Et tous les nombres dont le désir prévoit la somme.
Et tout ce qui s’invente et tout ce que les hommes
Tirent de leurs cerveaux puissants et volcaniques
Tend vers elle, cingle vers elle et vers ses luttes :
Elle est le brasier d’or des humaines disputes,
Elle est le réservoir des richesses uniques
Et les marins naïfs peignent son caducée
Sur leur peau rousse et crevassée,
A l’heure où l’ombre emplit les soirs océaniques.

Toute la mer va vers la ville !

Ô les Babels enfin réalisées !
Et cent peuples fondus dans la cité commune ;
Et les langues se dissolvant en une ;
Et la ville comme une main, les doigts ouverts,
Se refermant sur l’univers !

Dites ! les docks bondés jusques au faite
Et la montagne, et le désert, et les forêts,
Et leurs siècles captés comme en des rets ;
Dites ! leurs blocs d’éternité : marbres et bois,
Que l’on achète,
Et que l’on vend au poids ;
Et puis, dites ! les morts, les morts, les morts
Qu’il a fallu pour ces conquêtes.

Toute la mer va vers la ville !
La mer pesante, ardente et libre,
Qui tient la terre en équilibre;
La mer que domine la loi des multitudes,
La mer où les courants tracent les certitudes ;
La mer et ses vagues coalisées,
Comme un désir multiple et fou,
Qui renversent les rocs depuis mille ans debout
Et retombent et s’effacent, égalisées;
La mer dont chaque lame ébauche une tendresse
Ou voile une fureur ; la mer plane ou sauvage ;
La mer qui inquiète et angoisse et oppresse
De l’ivresse de son image.

Toute la mer va vers la ville !

Son port est parsemé et scintillant de feux
Et sillonné de rails fuyants et lumineux.

Son port est ceint de tours rouges dont les murs sonnent
D’un bruit souterrain d’eau qui s’enfle et ronfle en elles.

Son port est lourd d’odeurs de naphte et de carbone
Qui s’épandent, au long des quais, par des ruelles.
Son port est fabuleux de déesses sculptées
A l’avant des vaisseaux dont les mâts d’or s’exaltent.

Son port est solennel de tempêtes domptées
Et des havres d’airain, de grès et de basalte.

RETOUR DU MARCHÉ

  Comme prévu, je suis donc allé au marché de la poésie, sous la pluie, hier après-midi. Qu’en dire, sinon que la fréquentation était relativement forte, et que rien ne semblait, a priori, distinguer cette édition des précédentes? Première impression, toujours désagréable, ce sentiment de prétention, de fatuité, qui saisit le visiteur, comme si tous ces égos généralement forts, concentrés au même endroit, étaient au touche-touche. Seconde impression, nettement plus positive: la présence d’éditeurs et d’auteurs de qualité, certains fort simples, bien qu’étreints, parfois, par l’étiquette. Cette année, je n’aurais pas fait de grandes nouvelles découvertes. Naturellement, j’ai retrouvé mon éditeur François Mocaer, seul responsable, talentueux, d’Unicité, et nos amis Eric Dubois, Mylène Vignon. J’ai également longuement discuté avec un homme fraichement publié par la maison, et qui présente une très belle anthologie du haïku, intéressante pour toute personne appréciant le genre (ce qui n’est pas mon cas, j’y reviendrai peut être dans un prochain billet):

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  Quoi qu’il en soit, bien des années après le célébrissime Fourmis sans ombre, ce recueil devrait apporter un certain renouveau. En me baladant dans les travées, j’ai également croisé un poète iranien, responsable là aussi d’une fort belle anthologie bilingue, présentée dans un format esthétique assez inhabituel, très grand, par les édition « Le temps des cerises », maison dirigée par Jean Ristat, grand poète français actuel et ancien secrétaire de Louis Aragon. Déclamant des textes d’Ahmad Chamlou, que tout le monde connaît, debout sur un banc, Reza Afchar Nadéri rendit hommage à son pays d’origine, grande terre de culture, d’art et de poésie, aujourd’hui étranglé par la dictature que nous connaissons tous. Mais dissocions poésie et politique: vendu vingt euros, ce qui n’est pas excessif pour un ouvrage illustré de cette qualité, le volume rassemble des créateurs très différents, et nous fait voyager:

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  Ensuite, j’ai pu m’entretenir avec des membres de l’incroyable CIPM (Centre International de la Poésie de Marseille), association qui était en grande difficulté, il y a plusieurs années, et qui, outre de très riches recueils,publie les magnifiques Cahiers du refuge, qui constituent des hommages à divers poètes, pour un prix là encore raisonnable. A l’occasion, j’ai évoqué mon travail autour d’Antonin Artaud, qui, après avoir été inhumé dans la ville de sa mort, Ivry, a été transféré à Marseille, sa ville d’origine, au cimetière Saint-Pierre. Apparemment, il y aurait deux personnes nommées « Antonin Artaud » dans la nécropole, toutes deux inhumées… la même année. Laquelle est la bonne, ou plutôt, laquelle est véritablement le poète surréaliste, l’acteur génial, et le fou magnifique? C’est pour répondre à cette épineuse question que j’ai acquis le DVD Antonin Artaud à Marseille, vendue par le CiPM pour 5 euros seulement. Le film, que je n’ai pas encore eu le temps de voir, est réalisé par Alain Paire:

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  Marseille terre de poésie? Par-delà les clichés, il n’y a pas que l’OM, le pastis, les calanques et la corruption dans la cité phocéenne, mais bien quelques maisons exigeantes, comme Al Dante. Notons également au passage, et pour rester dans le champ funéraire, la présence, par l’esprit, d’Arthur Rimbaud, mort sur place à son retour du Harrar, en 1891.

   Pour finir, je me suis longuement entretenu avec Zéno Bianu, poète reconnu, qui était en dédicace au stand Gallimard. J’ai évidemment acheté son recueil, Infiniment proche et Le désespoir n’existe pas, avant d’évoquer mon projet de recueil autour des tombes de surréalistes. L’homme qui a longuement fréquenté le mouvement, et côtoyé certains de ses éminents représentants, m’a donné quelques précieuses indications. Je conseille à tous, amateurs de poésie,  ou tout simplement aux obsédés, ou aux sentimentaux, l’excellent Eros émerveillé, anthologie de la poésie érotique française chez NRF/Poésie Gallimard (là encore). La couverture est ornée par un magnifique fessier callipyge, peint par Clovis Trouille (le tableau Calcutta! Calcutta!).

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  C’est à peu près tout pour cette année, sachant que je ne suis pas resté longtemps. Avant de partir, je n’ai pu m’empêcher de retourner à l’église Saint Sulpice, admirer les incroyables bénitiers de Jean-Baptiste Pigalle, qui, avant de donner son nom à un quartier chaud, a fait de belles choses avec ses mains, au XVIIIème siècle. Admirons ainsi ce coquillage géant, posé sur un rocher en marbre brut, mais habilement taillé, pour donner une impression de naturel, et parcouru de crabes marins, recouverts d’algues en pierre:

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RETOUR À THIAIS

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   Pourquoi j’aime autant les cimetières, les tombes, les disparus, les oubliés, les sépultures de clowns, d’artistes de music-hall, de has been, de ces gens dont il reste si peu, sinon une indication, un surnom? S’agit-il là de complaisance morbide avec ce sentiment honteux de contempler à loisir le malheur, ou du désir de maintenir quelque chose, de l’angoisse de la perte, d’un goût non avoué pour la marginalité? De l’espoir que, de nous, quelque chose subsiste? Je ne saurais répondre, tant on est mauvais juge de soi-même. Ce matin, je suis revenu au cimetière de Thiais, ce vaste ensemble funéraire aux cénotaphes anonymes, où furent ensevelis tant de maudits, terroristes, résistants, collabos, et surtout SDF, de ces petites morts du métro qu’on n’aimerait pas voir, que j’évoque dans Disparaître, mon bref et unique roman. Je ne sais quand l’heure viendra ni ce que deviendra notre corps. Reste que l’endroit, pour glauque qu’il soit, demeure toujours aussi émouvant, au fond, si on sait le sonder, y redécouvrir les figures méconnues, à l’image du peintre américain Beaufort Delaney, dont l’art joyeux et le sourire contrastent tant avec la tristesse abyssale de la zone. En marchant ce matin dans les allées, sous le timide soleil, redécouvrant les lignes et les lieux de mon récit, au sud de nulle part, mais accompagnée de S., jeune Iranienne enthousiaste, me revenaient en mémoire les airs de Fahrad Mehrad,Jacques Brel persan enterré dans le minuscule carré achéménide de l’ensemble, comme un souvenir d’empire enfoui.

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