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PAUL VECCHIALI À PARIS

À la Fnac des Halles!

Chers amis, chers lecteurs,

Notre auteur Paul Vecchiali sera donc à Paris à la fin du mois, du 30 au 1er octobre, au moment même où je serai en Bretagne, au festival poétique de Moëlan-sur-Mer (cf. précédemment). Je devrais toutefois croiser le cinéaste/écrivain le 29, à son arrivée. Ouf!

Je partage ici les informations glanées sur Facebook.

Bon dimanche!

E.R.

Pour commander Chansons et poèmes:

https://www.editions-unicite.fr/auteurs/VECCHIALI-Paul/chansons-et-poemes-de-paul-vecchiali/index.php

REDIFFUSION

Mahsa Amini (2000-2022). Jeune Kurde assassinée par les Gardiens de la Révolution.

J’ai visité l’Iran en 2019 et ce fut un voyage enchanteur malgré tout (difficultés administratives, contexte personnel, simple fait de traverser une dictature). Hormis quelques taxis par essence voleurs, et une mauvaise expérience avec un beauf local dans un restaurant, j’ai été agréablement surpris par la bienveillance des habitants, qui m’offraient des fruits au détour des rues, cherchaient à m’aider, visiblement touchés par le fait qu’un étranger s’intéresse à eux, et ce malgré les contentieux passés avec l’Hexagone. Surpris également par les contradictions même de l’Iran en matière de sexualité, de consommation de drogue, tout étant évidemment caché, voilé, si j’ose dire. Le sentiment aussi d’une perte d’influence, de grandeur. Même impression qu’en parcourant le Parthénon, ruines éparses d’une civilisation éteinte, malgré tout. Les deux grands ennemis d’hier (Grèce et Perse), ayant définitivement perdu une part d’eux-mêmes, de leur grandeur passée, de ce qu’ils furent. Nous ne citerons pas ici les mots de Paul Valéry, tant la phrase semble galvaudée, utilisée à tort et à travers. Mais oui, tout est mortel.

Toutefois je ne suis pas iranologue, je ne maîtrise pas le farsi, j’estime qu’un Français n’a pas de leçons à donner en matière d’islamisme, et donc je risque de ne produire que des banalités quant à la situation actuelle du pays. Sachant qu’une bonne partie des troubles se déroule apparemment au Nord, je repartage ce très beau documentaire, signé Mehdi Razi, autour d’handicapés mentaux, dans la province du Gilan. Je suis fier, et heureux, d’avoir contribué à le diffuser, non sans l’aide d’une généreuse assistante. Le propos du blog doit rester culturel.

JEAN-LUC GODARD (1930-2022). Mémoire des poètes.

Jean-Luc Godard et Anna Karina.

J’ai, comme tout le monde, appris la mort de Jean-Luc Godard ce matin. Je ne vais pas développer ici de biographie détaillée. Je pense que la presse va suffisamment en parler dans les jours qui viennent, et chacun peut consulter Wikipédia, ou autres. De lui, je retiens personnellement, essentiellement, Pierrot le fou ou Alphaville. Comme tout à chacun, je n’ai pas vu tous ses films. Je me rappelle également d’Adieu au langage, vu il y a quelques années dans une salle du Quartier Latin, étrange film en 3D, très esthétisant. Les gens partaient avant la fin de la séance. Il faut dire que l’exercice était intéressant, mais ardu.

La mort d’Elizabeth me laisse parfaitement indifférent. Là, en revanche… Le temps passe énormément, comme disait Jacques Roubaud, il me semble. On en prend conscience, souvent, lorsque disparaissent certaines figures tutélaires.

Paul Vecchiali, notre cher auteur (qui passera d’ailleurs dans la capitale fin septembre, au moment où je serai au festival poétique de Quimperlé), semble affecté. Il vient de perdre un ami.

Je reproduis ci-dessous les quelques articles où j’évoque le créateur, non sans distance parfois. Je demeurais un grand fan d’Anna Karina, dont le destin se confond (un peu), avec celui de Godard:

UN CLASSIQUE PAR MOIS: ROGER NIMIER (épisode 3)

Poursuivons la série, poursuivons le pari: lire un classique par mois, ou plutôt un auteur classique que nous n’aurions absolument jamais parcouru.

Je connais mal le groupe des Hussards. Non par prévention politique (car il faut demeurer ouvert, et considérer que le littéraire dépasse, souvent, l’idéologie au sens strict, sauf quand l »engagement supplante, et détruit, le plaisir du texte, son universalité). Il y a quelques années, j’achetai Monsieur Jadis, qui n’est sans doute pas le meilleur roman de Blondin. J’ai parlé récemment de Cécil Saint-Laurent, auteur d’une surprenante fiction autour de l’avortement, interdit dans les années 50. Venons-en à Nimier. Le Hussard bleu m’est tombé des mains, en faculté. Je n’ai pas d’expérience militaire réelle, et le format même du livre, ses courts chapitres, m’ont découragé. Trouvé dans une boîte à livres -et j’aime cette idée de rencontre fortuite, d’échange gratuit- Histoire d’un amour m’a séduit du fait de son format même, tant j’aime les vieux Folio, cette espèce de quadrilatère en 3 D inscrit sur la tranche, l’élégance même des couvertures blanches.

Alors comment résumer l’intrigue? Disons simplement qu’il s’agit d’un roman de moeurs, écrit par un bourgeois assumé, ce qui sous ma plume n’a rien de péjoratif. Une ancienne soldate ayant combattu à l’Est en 14-18, devenue couturière, retrouve à Paris un ancien prisonnier de guerre autrichien, devenu peintre cynique, moderniste. Trompée par l’artiste raté, Michèle Vilmain tente de se suicider, et embauche une jeune infirmière naïve, qu’elle forme à la vie parisienne, avant de la mettre dans les pattes du peintre en question, un certain Philip. Je ne dévoile pas la fin. Disons simplement qu’Anne, le jeune infirmière en question, termine dans les bras de John, soldat américain qu’elle n’aime pas vraiment, et rejoint le Nouveau Continent, légèrement perdue.

Daté? Oui, un peu. Mais superbement écrit, dans une langue parfois surprenante car très poétique. Les dialogues sont également savoureux, de même que le sens psychologique de Nimier, sa critique même du parisianisme. Je retiens également cette longue scène onirique finale, lorsqu’ Anne, bien ballotée par les évènements, rêve de retrouver l’ingrat Philip en une nuit d’amour, alors même qu’elle dort dans le train qui la mène vers le ferry:

Obstinément, Anne gardait son front contre la vitre. Le froid et le vacarme la brûlaient. La campagne, comme une peau bien morte, s’étirait sous ses yeux. À chaque kilomètre, un grand morceau de cette peau s’arrachait d’elle-même et la laissait désespérée, mais vive (…) Cette grande époque qui s’était terminée en une semaine, elle l’imaginait comme un continent entier. Elle s’éloignait de lui, mais ce continent existait. Elle quittait la France pour qu’il demeure intact. (…)

Bientôt, elle serait sur Le-Paris et elle se plairait à bord. Il fallait qu’elle sache bien ça. Pour se moquer d’elle, sans doute, ce bateau portait ce nom-là.

Paris était une grande ville qui servait à toutes sortes de choses. On en faisait une capitale, un centre intellectuel, un lieu de plaisir, un tas de monuments gris sous un ciel gris. C’était aussi un ciel noir et un fleuve qui traversait la ville. Le long de ce fleuve, elle avait marché, aux côtés de Philip. Et le matin, elle s’était réveillée devant lui. Et il lui avait parlé. Et il avait entendu sa voix véritable. (p. 171-173). 

En 1961, le roman a été adapté pour l’écran, avec une distribution prestigieuse (Jean Seberg, Micheline Presle, Maurice Ronet). Roger Nimier a lui-même co-scénarisé le film.

UN CLASSIQUE PAR MOIS. CÉCIL SAINT-LAURENT (épisode 1)

Sur Facebook, j’ai lancé défi. Lire un classique par mois, d’un auteur que vous n’avez jamais pratiqué. Ça peut être une pièce de Racine, ou un long roman, ou un bref recueil. Le tout est de s’y tenir et d’être honnête. J’ai moi-même des lacunes, et mon programme demeure « serré », dans la mesure où je dois parcourir plusieurs services de presse, des livres autour du surréalisme. Peu de temps, donc, pour les incontournables, ceux que je me devais de lire, au cours de mes études.

Reste à définir ce qu’est un classique… Rimbaud, c’est un classique.. Franck Herbert aussi. Je me plie à la règle en publiant chaque mois une photo du livre lu (entre tous les autres). On pourra se référer à La bibliothèque idéale, soit à l’excellent volume de Bernard Pivot, longue série de bibliographie, pour qui veut acquérir une solide culture littéraire.

Hasard du calendrier: la veille du vote anti-IVG de la cour suprême aux Etats-Unis, j’entame ce bref roman trouvé dans une boîte à livres. Cécil Saint-Laurent y évoque justement la question de la sexualité féminine et de l’avortement, en 1954. C’est la première fois que je lis le vieux Hussard, et je n’ai pas été emballé par l’intrigue. Bizarrement, Saint-Laurent pourtant conservateur, semble prendre la défense de la jeune Pénélope Racan, jeune femme volage mise en garde à vue. Je recopie paresseusement une critique trouvée sur Babelio, et qui résume assez bien l’histoire:

36, quai des Orfèvres, 1954. Hélène, maîtresse éconduite à cause de Peny, a décidé de se venger. Elle envoie une lettre anonyme à la police judiciaire: le docteur Danieli, toxicomane, exercerait ses talents au noir comme avorteur et Peny serait sa cliente. L’inspecteur principal adjoint Forbin est chargé de la faire avouer. Car si elle n’a rien à craindre, Danieli, lui, est passible d’une peine de prison. Forbin va découvrir cette jeune femme de 22 ans, qui a l’âge de sa fille, et a choisi de passer son existence à aller d’un homme à l’autre, leur distribuant des notes suivant leurs prouesses au lit. C’est ça, être une jeune femme moderne, affirme-t-elle à Forbin. Forbin sait qu’elle a avorté. Peny sait qu’il sait. Mais dans ce roman noir, l’enquête est subalterne. Il s’agit surtout d’exprimer le conflit de deux générations autour de la nouvelle condition féminine. Danieli finit par se suicider, probablement d’une overdose, et Peny est relâchée. Une Sacrée Salade est un plaidoyer en demi-teintes pour qu’on n’avorte plus dans la clandestinité

Une sacrée salade a été adapté en 1955 par Alexandre Astruc. On y retrouve notamment Anouk Aimée, ainsi que Michel Piccoli et Gianni Esposito.

AURORA CORNU (1)

Roumaine, rohmérienne… Bientôt l’éléphant blanc nous amènera rive gauche, en compagnie de Pierre Cormary, pour parler de l’actrice et femme de Lettres Aurora Cornu, en un récit bio-autobiographique. Parution du livre début automne chez Unicité, dans ma chère collection.

FERDINAND

« Ce que je voulais dire, c’est… Bof… Pourquoi? »

BIENTÔT!

Venez nous retrouver au Grand-Action, 5 rue des Ecoles, 75005 PARIS), et acheter le livre de Paul Vecchiali!

PAUL VECCHIALI À PARIS

Chers amis,

Je reproduis ci-dessous le message laissé par Paul Vecchiali, notre auteur, sur sa page Facebook:

MON VOYAGE PARISIEN DU 25 AU 30 AVRIL:

  • 26 avril, inauguration de « ma » salle au Grand-Action, 5 rue des Écoles vers 19 H et projection de deux de mes courts-métrages en boucle dans cette salle (à savoir LES ROSES DE LA VIE et LA CÉRÉMONIE) – Aussitôt après, projection de LES RUSES DU DIABLE (version réalisateur) dans la grande salle, en présence de Geneviève Thénier et de Jean-Claude Drouot
  • 27 avril : sortie de PAS… DE QUARTIER. Présentation vers 20 H dans la grande salle en présence de Mona Heftre, Ugo Broussot, Jérôme Soubeyrand et bibi, suivie de débats.
  • 28 avril au Méliès de Montreuil, vers 19 H 45, signature de quelques romans, d’un recueil de nouvelles et de Chansons et Poèmes. Suivie de la présentation de PAS.. DE QUARTIER en présence de Jérôme Soubeyrand, Ugo Broussot et Bibi
  • 29 avril : projection de VECCHIALI EN DIAGONALES (Emmanuel Vernières) puis de PAS… DE QUARTIER
  • 30 avril : au cinéma LE PANTHÉON : projection de EN HAUT DES MARCHES à 11 H. Vers 14 H à la Librairie du Panthéon : signature de mon autobiographie avec Noël Simsolo comme modérateur (LE CINÉMA FRANÇAIS, ÉMOIS ET MOI) et en présence de jean-Paul Barriolade, éditeur de classe ! Venez nombreux, ça fera plaisir ! O U F !

Je pense être présent, entre autres, le 28 avril à Montreuil, pour évoquer notre livre Chansons et poèmes, paru dans ma collection « Eléphant blanc ». Vous pouvez éventuellement me contacter par mail: er10@hotmail.fr

KATERINE DU DIMANCHE

Un dimanche soir, TF1, récemment (et ouais…). Me suis infligé Le lion, mauvais film d’espionnage, navet notoire à juste titre boudé par le public mettant en scène un psychiatre (Philippe Katerine) et son patient (Dany Boon), pseudo agent secret. En couple avec une femme fatale rangée des bécanes, le psy s’embarque dans une aventure absolument débile en compagnie de l’espion, qui répond à tous les clichés du genre, en mode James Bond hexagonal. Je pense que la « comédie » (ils auraient dû enregistrer les rires), se veut second degré. C’est plus que raté. Le qualificatif est faible. Du Mocky en moins bon. C’est dire…

Me suis donc fait violence pour tenir une heure. J’aurais mieux fait d’ouvrir un livre ou de zapper pour M6, chaîne populaire mais instructive. Dans les années 2000, je croisais Katerine sur le vieux port de La Rochelle. Et je le trouvais bon, du moins dans ses chansons. Non seulement j’estime ses albums de plus en plus surfaits et potaches (au mauvais sens du terme. Le potache pouvait être sublime, comme chez Jarry). Mais je le crois médiocre comédien, à l’instar de Houellebecq, qui n’a absolument rien d’un acteur, encore que sa mise de poète maudit soit parfaitement calculée. Passons sur Dany Boon, qui m’est indifférent… Passons aussi sur l’expo mignoniste au bon marché, où Katerine expose ses machins roses, non sans humour par contre. Au fond, je ne saisis pas pourquoi l’artiste accède à un statut culte au moment où il baisse. La bobocratie? Sans me placer au-dessus du lot (car je coche une bonne partie des cases), c’est quand même de plus en plus vain. On est loin des premiers disques!

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