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Category Archives: Actualité littéraire

ÉVÉNEMENTIEL D’OCTOBRE 2017 (ADDENDUM): MICHEL ZIMBACCA, SURREALISTE HISTORIQUE

Chers lecteurs,

  Précisons d’abord que j’ai fait une erreur en évoquant le prochain Café poésie de Meaux, organisé par notre ami Pascal Mora, et qui aura bien lieu le samedi 21 octobre, donc, à la médiathèque Luxembourg (cf. précédent post).

L-Invention-du-Monde

  Mais évoquons l’exposition « Libre moiseau » du surréaliste Michel Zimbacca. Né en 1924, ancien résistant, poète, cinéaste, compagnon de route d’André Breton et Benjamin Péret, l’homme expose ses créations (peintures, collages, dessins), à la galerie l’Usine de Claude Brabant, dans le dix-neuvième arrondissement, du 14 au 28 octobre. Je serai présent au vernissage (le 14, de 18h à 22h), et peut-être au finissage (le 28 donc), au 102 boulevard de la Villette, 75019 PARIS, 01 42 00 40 48.

Site web de l’Usine

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ÉVÉNEMENTIEL D’OCTOBRE 2017

Chers amis,

  Sortons (pour une fois) d’Île-de-France, pour annoncer un évènement azuréen, avec l’exposition de notre amie Monique Marta, poétesse, peintre et animatrice/créatrice de la revue associative Vocatif, artiste dont nous avons déjà parlé sur « Page paysage ». J’ai moi-même composé pour l’occasion un bref texte de présentation, qui sera reproduit ici, sur le blog, très prochainement. Si vous êtes dans le Sud, venez donc admirer les toiles de Monique dans les locaux de la BNP, , 49 avenue Borriglione, 06100 NICE.

 

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Une toile/carte de Monique Marta

 

  Le 10 octobre, le poète, essayiste et collagiste lillois Patrick Lepetit, viendra dédicacer son pamphlet anti-célinien à la librairie libertaire, au 145 rue Amelot, 75011 PARIS (station Oberkampf), à partir de 19H30. Patrick, qui participe au catalogue collectif consacré à la peinture de Monique Marta (cf. plus haut), est en outre un spécialiste du surréalisme. Étant moi-même un admirateur du Docteur Destouches (du moins de ses œuvres), je ne manquerai pas d’être présent!

Site de l’atelier de création libertaire.

 

céline lepetit

L’ouvrage est vendu pour la modique somme de dix euros.

 

  Le 16 octobre paraîtra le nouveau Diérèse. Riche et varié, ce nouveau numéro, supervisé par Daniel Martinez, comportera, outre les textes de Pierre Dhainaut ou Jacques Ancet,  les interventions de votre serviteur, avec un nouvel épisode du « Tombeau des poètes », dans lequel j’évoquerai cette fois, toujours au Père-Lachaise, les figures de Sadegh Hedayat, Nusch Éluard, Germaine Dulac ou encore Guillaume Apollinaire (dans le désordre). Trois articles critiques de mon cru seront également présentés, et ultérieurement reproduits ici même. Pour commander le numéro, comme toujours, envoyer un chèque de 18,88 euros (comprenant les frais de port) à l’ordre de Daniel Martinez, 8 avenue Hoche, 77330 OZOIR-LA-FERRIÈRE. L’abonnement pour 4 numéros est de 45 euros.

Le blog de Daniel Martinez.

 

Diérèse 71

« La part belle », nouvel opus de « Diérèse ».

 

   Le traditionnel « Cénacle du Cygne » se tiendra sinon le dernier jeudi du mois, soit le 26 octobre, à partir de 20H30 au bar « La Cantada II », 13 rue Moret, 75011 PARIS (station Ménilmontant). Animée par Marc-Louis Questin, aka Lord Mandrake, la soirée présente à la fois des poètes, des acteurs, des chanteurs et des danseurs. Votre serviteur s’y rend traditionnellement, lit parfois, ne lit pas d’autres fois. L’occasion de découvrir une scène ouverte, de nouveaux talents.

 

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Une scène ouverte, riche.

  Le samedi 21 octobre, à partir de 10h30, notre ami le poète Pascal Mora animera le « Café Poésie » de Meaux, une autre scène ouverte dédiée exclusivement au texte. Rendez-vous donc dans la salle Bulle de la médiathèque Luxembourg, espace C. Beauchart, 2 rue Cornillon, 77100 MEAUX. Chacun peut venir lire ses productions.

 

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Pascal Mora, auteur notamment d’Etoile nomade » et de « Paroles des forêts », deux recueils évoqués sur le blog.

 

 

ÉVÉNEMENTIEL DE SEPTEMBRE 2017

Chers amis, chers lecteurs,

   Juste trois évènements à annoncer en ce mois, grisâtre, de septembre 2017. Et trois évènements franciliens (de surcroît):

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  • Signalons tout d’abord les « Projos de Greta ». Deux projos pour le prix d’une, c’est possible ce mois-ci. Réalisatrice, chanteuse, Julie Chaux nous donne un double rendez-vous pour présenter les courts-métrages de jeunes créateurs généralement méconnus, débutants:
    – Lundi 11 septembre à 20h30 (précises) au cinéma Saint-André-des-Arts: « Une séance nommée désir », la crème de sa sélection de ces 5 dernières années, pour seulement 5€
    – Mardi 19 septembre dès 19h30 Au « Café de Paris » pour Les Projos de Greta, autour de la thématique « Arrêt sur mirage » (entrée gratuite).
    Au plaisir de vous y accueillir !

 

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Votre serviteur au Cénacle du Cygne, fin août.

 

  • Organisé par notre ami Marc-Louis Questin, aka Lord Mandrake, le traditionnel « Cénacle du Cygne » se tiendra comme chaque dernier jeudi du mois, à la Cantada II, bar métal s’il en est, au 10 rue Moret, dans le onzième arrondissement (métro Ménilmontant ou Oberkampf). La thématique en sera les vampires. Et nous accueillerons notamment Jacques Sirgent, spécialiste des créatures et directeur/fondateur du musée de vampires, aux Lilas, ou encore Jean Hautepierre, Jean-Yves Gaudin, que nous avons déjà évoqués ici. Je n’interviendrai pas personnellement mais la programmation sera riche. Le jeudi 28 septembre à partir de 20h30, à la Cantada II.

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  • Organisé cette fois par notre ami Pascal Mora, le prochain Café poésie de Meaux aura lieu le samedi 23 septembre à partir de 10h30 à la médiathèque Luxembourg (2 rue Cornillon, 77100 MEAUX, 01 83 69 00 90). Chacun peut lire et dire ses textes. Chaque rencontre sera dédiée à la lecture de quelques textes d’un poète renommé. Cette fois : Charles Baudelaire. Je pense être présent. N’hésitez donc pas à me contacter (07 50 89 83 24, er10@hotmail.fr)

 

ÉVÉNEMENTIEL (TARDIF) DU MOIS D’AOÛT 2017

  Étant parti une dizaine de jours en vacances (comme précisé plus bas), je n’ai pu rédiger le traditionnel, et mensuel, événementiel pour ce mois d’août 2017. Peu de choses à évoquer, car les gens sont généralement partis.

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  Comme indiqué sur l’affiche ci-dessus, mon ami Gilles Broussaud réalisera une des performances dont il est familier vendredi soir à Belleville, dans le cadre d’un vernissage dont pour l’heure je ne sais rien. Venez et découvrez! Nous serons de la partie.

cénacle août

  Animé par Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake, le traditionnel Cénacle du Cygne, où se mêle danse, poésie, magie, cinéma et théâtre, se tiendra le 24 août au bar « La Cantada II, 10 rue Moret, 75011 PARIS (métro Ménilmontant), à partir de 20h30. Nous y serons là encore présent.

RÉFLEXION LITTÉRAIRE 8: « COURRIER DES LECTEURS »

   Lecteur actif de « Page paysage », un camarade de faculté nous a laissé il y a quelques semaines un commentaire fort intéressant, à propos du travail littéraire et de la solitude, nécessaire à la création. Je le reproduis ici tel quel, en espérant que chaque auteur, ou chaque artiste, en prenne de la graine. Votre serviteur compris!

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Statue de Franz Kafka, Prague.

Au hasard:
Kafka : « Vous ne devez pas quitter votre chambre. Restez assis à votre table et écoutez. Vous n’avez même pas besoin d’écouter, attendez simplement, apprenez juste à être calme, et immobile, et solitaire. Le monde va s’offrir librement à vous afin que vous le dévoiliez. Il n’a pas le choix ; il roulera extatiquement à vos pieds. »
Picasso : « Sans grande solitude, aucun travail sérieux n’est possible. »
Goethe : « On peut être instruit par la société, mais on ne peut être inspiré que par la solitude. »
« Y a-t-il des règles à suivre pour être créatif? Dans son livre Daily Rituals. How Great Minds Make Time, Find Inspiration, and Get to Work, Mason Currey s’est amusé à répertorier les habitudes de plus de 150 personnalités. Bilan de ce curieux catalogue? Qu’ils soient compositeurs, peintres, architectes, dramaturges, scientifiques, écrivains ou encore poètes, les génies nourrissent tous leur fibre créative à grand renfort de routines bien calibrées.
Gustave Flaubert, par exemple, annonçait tous les matins son réveil à 10 heures précises en faisant sonner une cloche. Ses domestiques lui apportaient alors le journal, un verre d’eau, sa pipe et son courrier. Après avoir parcouru la presse, il toquait au plafond, signe qu’il était temps pour sa mère de le rejoindre dans sa chambre pour causer. En véritable forçat de l’écriture, l’auteur de Madame Bovary travaillait par ailleurs 12 heures par jour selon une routine bien réglée: après avoir tracé une phrase sur un manuscrit placé en hauteur sur un pupitre de musique, l’écrivain allumait sa pipe, se renversait sur son siège et contemplait les mots dans une atmosphère enfumée. Au bout d’un quart d’heure, il supprimait une virgule inutile. Au second quart d’heure, il remplaçait un mot inadapté. Après 45 minutes, il effaçait le tout et recommençait à zéro.
Doté d’une conscience aiguë de l’écoulement du temps, Benjamin Franklin segmentait quant à lui ses journées. Selon son scheme of order, une «charpente temporelle» qui trace le plan de la journée idéale, la bonne heure du lever est 5 heures du matin et celle du coucher 22 heures. Dans l’intervalle, l’inventeur du paratonnerre partageait ses journées entre le travail, auquel il consacrait 6 heures (de 8 à 11 heures et de 14 à 17 heures), la lecture (à midi), la musique et les divertissements (de 18 à 21 heures), et les repas. Convaincu des vertus de l’air frais, il travaillait nu tous les matins pendant une heure dans sa chambre, un rituel qu’il nommait le «bain froid» et qui était destiné à fortifier son corps et son esprit. Enfin, toutes ses journées débutaient et s’achevaient par deux questions: «Que vais-je faire de bien aujourd’hui?» et «Qu’ai-je fait de bon aujourd’hui?».
Eté comme hiver, Karl Marx se rendait à 9 heures à la salle de lecture du British Museum, qu’il ne quittait qu’à la fermeture, à 19 heures. Sa soirée était ensuite occupée à de nouvelles heures de travail intensif.
Solitude, grande discipline… SOLITUDE!
Distinguer solitude et isolement je vous prie! Quant à l’ego, que penser de l’intériorité – de l’enfant???
Laissons le dernier mot (du moins pour l’instant car les mondanités terrestres m’appellent!) à un contact, un poète plutôt, je veux dire un poète majeur…qui a donné ce conseil très clair:
« Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne – c’est à cela qu’il faut parvenir. Etre seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elle font. S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être prêt des choses: elles ne vous abandonneront pas. (…) Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et celui des bêtes, tout est plein d’évènements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l’enfant que vous fûtes: tristes et heureux; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien. »
Désolé pour ce long commentaire un peu bardé d’autorités…alors qu’il est question de création… mais toute création dialogue avec toute la CREATION…
Romantisme que tout cela?

 

RÉFLEXION LITTÉRAIRE 7: UN ENTRETIEN AVEC MARC-LOUIS QUESTIN

  Poète, essayiste, animateur de la revue Salamandre, éditeur chez Eleusis, créateur du spectacle du « Cénacle du Cygne » auquel je participe chaque dernier jeudi du mois, Marc-Louis Questin nous livre ici ses réflexions littéraires et personnelles, depuis sa maison de Brunoy, dans l’Essonne. Une interview passionnante, réalisée par « Cinémagie créations », une chaîne YouTube créée par le jeune artiste breton Pierre Kerroch, à découvrir et explorer!

« À UN MOMENT DONNÉ », Thierry Radière, éditions Tarmac, 2016 (article paru dans « Diérèse » 70, printemps-été 2017)

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   Un recueil intimiste : ainsi pourrions-nous qualifier l’ouvrage. Publié chez Tarmac, la toute jeune maison nancéenne dirigée par Jean-Paul Goiri, ce bref volume au titre évocateur retranscrit effectivement une série d’instants précis, comme autant de réminiscences propres à l’auteur. De la première nouvelle, qui raconte un accident routier, à la dernière, qui cette fois parle d’un ascenseur bloqué et d’une étonnante rencontre, chaque intrigue plonge ses racines en des réminiscences plus ou moins lointaines, parfois dans de minuscules souvenirs, décrits avec précision. Car le style demeure essentiellement introspectif : écrits à la première personne, les différents textes du volume explorent minutieusement les pensées, le ressenti du narrateur. Dans « L’océan », ainsi, Thierry Radière parle d’un singulier souvenir d’enfance, ces quelques secondes où sa sœur a manqué de se noyer, alors que lui-même restait sur la plage à se prélasser : Valérie s’assit sur la serviette, au bord du trou que j’avais creusé quelques minutes auparavant, mit ses jambes dedans et me demanda de l’enterrer jusqu’à la taille, pour sentir comment ça faisait d’avoir une moitié du corps au soleil et l’autre moitié sous le sable. Le ton est absolument sincère, puisqu’il s’agit de tout dire, sans fard, d’évoquer de la façon la plus vraie possible, la plus authentique, l’angoisse de l’évènement, de ces quelques minutes où tout aurait pu basculer. Le style est quant à lui  à la fois sobre, dépouillé et subtil, net et précis. Ressuscité, revivifié, par la magie d’une phrase harmonieuse, sonnant juste, le passé ressurgit, devient présent. Nous ressentons ainsi pleinement l’anxiété du garçonnet qui manque de perdre un être cher, qui chute dans une bouche d’égout, cette fois dans « L’épicerie ».

  Nouvelliste, romancier, poète, auteur de nombreux livres mais aussi blogueur[1], Thierry Radière, qui enseigne l’anglais à Fontenay-le-Comte en Vendée, signe là un ouvrage à la fois léger et profond, dans un genre négligé par la grosse artillerie littéraire.

 

[1] « Sans botox ni silicone » : http://sbns.eklablog.com

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