PAGE PAYSAGE

Accueil » Actualité littéraire

Category Archives: Actualité littéraire

ÉVÉNEMENTIEL (TARDIF) DU MOIS D’AOÛT 2017

  Étant parti une dizaine de jours en vacances (comme précisé plus bas), je n’ai pu rédiger le traditionnel, et mensuel, événementiel pour ce mois d’août 2017. Peu de choses à évoquer, car les gens sont généralement partis.

thumbnail_FLY0810

  Comme indiqué sur l’affiche ci-dessus, mon ami Gilles Broussaud réalisera une des performances dont il est familier vendredi soir à Belleville, dans le cadre d’un vernissage dont pour l’heure je ne sais rien. Venez et découvrez! Nous serons de la partie.

cénacle août

  Animé par Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake, le traditionnel Cénacle du Cygne, où se mêle danse, poésie, magie, cinéma et théâtre, se tiendra le 24 août au bar « La Cantada II, 10 rue Moret, 75011 PARIS (métro Ménilmontant), à partir de 20h30. Nous y serons là encore présent.

RÉFLEXION LITTÉRAIRE 8: « COURRIER DES LECTEURS »

   Lecteur actif de « Page paysage », un camarade de faculté nous a laissé il y a quelques semaines un commentaire fort intéressant, à propos du travail littéraire et de la solitude, nécessaire à la création. Je le reproduis ici tel quel, en espérant que chaque auteur, ou chaque artiste, en prenne de la graine. Votre serviteur compris!

Franz_Kafka_Statue_Prague

Statue de Franz Kafka, Prague.

Au hasard:
Kafka : « Vous ne devez pas quitter votre chambre. Restez assis à votre table et écoutez. Vous n’avez même pas besoin d’écouter, attendez simplement, apprenez juste à être calme, et immobile, et solitaire. Le monde va s’offrir librement à vous afin que vous le dévoiliez. Il n’a pas le choix ; il roulera extatiquement à vos pieds. »
Picasso : « Sans grande solitude, aucun travail sérieux n’est possible. »
Goethe : « On peut être instruit par la société, mais on ne peut être inspiré que par la solitude. »
« Y a-t-il des règles à suivre pour être créatif? Dans son livre Daily Rituals. How Great Minds Make Time, Find Inspiration, and Get to Work, Mason Currey s’est amusé à répertorier les habitudes de plus de 150 personnalités. Bilan de ce curieux catalogue? Qu’ils soient compositeurs, peintres, architectes, dramaturges, scientifiques, écrivains ou encore poètes, les génies nourrissent tous leur fibre créative à grand renfort de routines bien calibrées.
Gustave Flaubert, par exemple, annonçait tous les matins son réveil à 10 heures précises en faisant sonner une cloche. Ses domestiques lui apportaient alors le journal, un verre d’eau, sa pipe et son courrier. Après avoir parcouru la presse, il toquait au plafond, signe qu’il était temps pour sa mère de le rejoindre dans sa chambre pour causer. En véritable forçat de l’écriture, l’auteur de Madame Bovary travaillait par ailleurs 12 heures par jour selon une routine bien réglée: après avoir tracé une phrase sur un manuscrit placé en hauteur sur un pupitre de musique, l’écrivain allumait sa pipe, se renversait sur son siège et contemplait les mots dans une atmosphère enfumée. Au bout d’un quart d’heure, il supprimait une virgule inutile. Au second quart d’heure, il remplaçait un mot inadapté. Après 45 minutes, il effaçait le tout et recommençait à zéro.
Doté d’une conscience aiguë de l’écoulement du temps, Benjamin Franklin segmentait quant à lui ses journées. Selon son scheme of order, une «charpente temporelle» qui trace le plan de la journée idéale, la bonne heure du lever est 5 heures du matin et celle du coucher 22 heures. Dans l’intervalle, l’inventeur du paratonnerre partageait ses journées entre le travail, auquel il consacrait 6 heures (de 8 à 11 heures et de 14 à 17 heures), la lecture (à midi), la musique et les divertissements (de 18 à 21 heures), et les repas. Convaincu des vertus de l’air frais, il travaillait nu tous les matins pendant une heure dans sa chambre, un rituel qu’il nommait le «bain froid» et qui était destiné à fortifier son corps et son esprit. Enfin, toutes ses journées débutaient et s’achevaient par deux questions: «Que vais-je faire de bien aujourd’hui?» et «Qu’ai-je fait de bon aujourd’hui?».
Eté comme hiver, Karl Marx se rendait à 9 heures à la salle de lecture du British Museum, qu’il ne quittait qu’à la fermeture, à 19 heures. Sa soirée était ensuite occupée à de nouvelles heures de travail intensif.
Solitude, grande discipline… SOLITUDE!
Distinguer solitude et isolement je vous prie! Quant à l’ego, que penser de l’intériorité – de l’enfant???
Laissons le dernier mot (du moins pour l’instant car les mondanités terrestres m’appellent!) à un contact, un poète plutôt, je veux dire un poète majeur…qui a donné ce conseil très clair:
« Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne – c’est à cela qu’il faut parvenir. Etre seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elle font. S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être prêt des choses: elles ne vous abandonneront pas. (…) Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et celui des bêtes, tout est plein d’évènements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l’enfant que vous fûtes: tristes et heureux; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien. »
Désolé pour ce long commentaire un peu bardé d’autorités…alors qu’il est question de création… mais toute création dialogue avec toute la CREATION…
Romantisme que tout cela?

 

RÉFLEXION LITTÉRAIRE 7: UN ENTRETIEN AVEC MARC-LOUIS QUESTIN

  Poète, essayiste, animateur de la revue Salamandre, éditeur chez Eleusis, créateur du spectacle du « Cénacle du Cygne » auquel je participe chaque dernier jeudi du mois, Marc-Louis Questin nous livre ici ses réflexions littéraires et personnelles, depuis sa maison de Brunoy, dans l’Essonne. Une interview passionnante, réalisée par « Cinémagie créations », une chaîne YouTube créée par le jeune artiste breton Pierre Kerroch, à découvrir et explorer!

« À UN MOMENT DONNÉ », Thierry Radière, éditions Tarmac, 2016 (article paru dans « Diérèse » 70, printemps-été 2017)

b0188f_882e9364f3934ad189c3c622807c4118~mv2_d_1447_2552_s_2.jpg_srz_376_591_85_22_0.50_1.20_0

 

   Un recueil intimiste : ainsi pourrions-nous qualifier l’ouvrage. Publié chez Tarmac, la toute jeune maison nancéenne dirigée par Jean-Paul Goiri, ce bref volume au titre évocateur retranscrit effectivement une série d’instants précis, comme autant de réminiscences propres à l’auteur. De la première nouvelle, qui raconte un accident routier, à la dernière, qui cette fois parle d’un ascenseur bloqué et d’une étonnante rencontre, chaque intrigue plonge ses racines en des réminiscences plus ou moins lointaines, parfois dans de minuscules souvenirs, décrits avec précision. Car le style demeure essentiellement introspectif : écrits à la première personne, les différents textes du volume explorent minutieusement les pensées, le ressenti du narrateur. Dans « L’océan », ainsi, Thierry Radière parle d’un singulier souvenir d’enfance, ces quelques secondes où sa sœur a manqué de se noyer, alors que lui-même restait sur la plage à se prélasser : Valérie s’assit sur la serviette, au bord du trou que j’avais creusé quelques minutes auparavant, mit ses jambes dedans et me demanda de l’enterrer jusqu’à la taille, pour sentir comment ça faisait d’avoir une moitié du corps au soleil et l’autre moitié sous le sable. Le ton est absolument sincère, puisqu’il s’agit de tout dire, sans fard, d’évoquer de la façon la plus vraie possible, la plus authentique, l’angoisse de l’évènement, de ces quelques minutes où tout aurait pu basculer. Le style est quant à lui  à la fois sobre, dépouillé et subtil, net et précis. Ressuscité, revivifié, par la magie d’une phrase harmonieuse, sonnant juste, le passé ressurgit, devient présent. Nous ressentons ainsi pleinement l’anxiété du garçonnet qui manque de perdre un être cher, qui chute dans une bouche d’égout, cette fois dans « L’épicerie ».

  Nouvelliste, romancier, poète, auteur de nombreux livres mais aussi blogueur[1], Thierry Radière, qui enseigne l’anglais à Fontenay-le-Comte en Vendée, signe là un ouvrage à la fois léger et profond, dans un genre négligé par la grosse artillerie littéraire.

 

[1] « Sans botox ni silicone » : http://sbns.eklablog.com

ÉVÈNEMENTIEL (suite): THIERRY RADIÈRE ET LES « PROJOS DE GRETA »

15203230_1625278007773078_2777456938006289017_n

 

  Organisé par la jeune artiste polyvalente Julie Chaux, le prochain numéro des  « Projos de Greta », qui regroupe des courts-métrages réalisés par de nouveaux talents, se déroulera au Café de Paris, 158 rue Oberkampf (métro Belleville ou Père-Lachaise), le 20 juin, de 19H30 à 23H30. Vous trouverez ci-dessous une présentation, glanée sur Facebook:

Presque cinq ans après sa première apparition, le thème romantique revient pour le dernier jour du printemps, rompant avec les habituels thèmes profonds (mais non pas « prise de tête » !) pour insuffler une dose de légèreté dans l’air et faire battre vos petits cœurs comme au premier jour (de votre premier amour).
° De la romance qui dure, du coup de foudre rose-bonbon, mais aussi des petites touches de noirceur de ci de là, car l’amour c’est léger, mais parfois grave… un peu seulement, car ce soir, quoi qu’il arrive, c’est happy-end assuré, satisfait ou remboursé ! Si vous êtes déjà in love, venez en couple, et si vous êtes seul… ma foi vous ne devriez pas le rester longtemps !

  
— “Le premier pas“ d’Aurélien Laplace
— “Antonia“ de Laura Lago
— “Ma nouvelle robe“ de Nicolas Paban
— “Un silence“ de Lancelot Mingau
— “Invisible“ de Frédéric Baboulaz
— “Borderline therapie“ de Frédéric Guyot
— « Claire et Bruno : une histoire d’amour et de viande crue » de Lionel Delebarre

En présence des équipes des films.

En arrivant, même en cours de projection, prenez un verre au bar et filez avec dans la salle du fond.
Vous pourrez aussi vous restaurer, tout en regardant des courts-métrages, comme à la maison !

fontenay-le-comte.thierry-radiere-publie-ses-histoires-de-solitude

   Auteur vendéen, poète, Thierry Radière, dont nous serons amenés à reparler en juillet, dédicacera ses livres du 25 au 27 août 2017 au salon de Lalinde, en Dordogne. Je ne serai pas présent. Mais si vous habitez dans la région…

« Sans botox ni silicone », le blog de Thierry Radières

 

RÉFLEXION LITTÉRAIRE 6

ours

DES MONDANITÉS POÉTIQUES

   Évidemment, une part de la poésie, ou plutôt des contacts, ne peuvent se créer que dans un cadre mondain. On ne peut être publié, connu, sans user, ne serait-ce qu’un minimum, des vernissages, marchés de la poésie, ou autres évènements publics, pour partager son art. La tentation est parfois grande de rester dans sa grotte, une sorte d’isolement romantique, d’envoyer de temps à autres des textes à telle ou telle revue, à tel ou tel éditeur, comme le font certains créateurs perdus dans une ferme, à la campagne (afin, peut être, de se targuer d’une forme de pureté de l’intention, qui n’est autre qu’une nouvelle forme d’ego, de projection de l’ego. Car la poésie, à l’image du théâtre est généralement ego, et le marché de la poésie la réunion d’ego parfois surdimensionnés et souffrants) Comment doser, entre sociabilité peut être excessive, et nécessaire solitude? Car l’écriture nécessite aussi le retour sur soi, l’intériorité… Bigre!

MARCHÉ DE LA POÉSIE

35mdlp_prov-e3caa

Chers amis,

   Contrairement à ce que j’annonçais dans l’événementiel, il y a quelques jours, je me rendrai au marché de la poésie de la place Saint-Sulpice le samedi 10 et non le dimanche 11 juin. J’y visiterai notamment les stands d’Unicité, mais aussi de Diérèse et d’Empreintes, la revue de mon amie Claude Brabant. J’espère vous y retrouver. Comme toujours: er10@hotmail.fr, 07 50 89 83 24. Bonne fin de semaine!

%d blogueurs aiment cette page :