PAGE PAYSAGE

Accueil » Savitzkaya Eugène

Category Archives: Savitzkaya Eugène

ÉVENEMENTIEL TARDIF: EUGÈNE SAVITZKAYA À LA LIBRAIRIE « ATOUT LIVRES » CE SOIR

   savitzkaya

   Ce vendredi 23 juin se poursuit le cycle des « Soirées Diacritik » initié à la librairie Atout Livre qui est le partenaire de nos rencontres littéraires et critiques où, régulièrement, un auteur vient échanger avec la revue et le public autour de son œuvre. Ce nouveau rendez-vous, animé par Johan Faerber (Diacritik) et David Rey (Atout Livre) prend place vendredi à 19h30 pour recevoir l’un de nos contemporains capitaux : Eugène Savitzkaya.

   Le romancier et poète belge s’entretiendra à l’occasion de la récente parution de son abrasif Sister (éditions L’œil d’or) dont il proposera une lecture et reviendra sur l’ensemble d’une œuvre qui, de Mentir jusqu’à Fraudeur en passant par La Traversée de l’Afrique, a su inventer la littérature contemporaine telle que nous la lisons aujourd’hui. « Frère d’écriture » disait si justement Hervé Guibert à son propos, en une formule qui dit combien l’auteur se tient comme le compagnon secret et lumineux de nombre d’écrivains aujourd’hui.

L’occasion de relire ici même ce que Diacritik avançait au sujet de Fraudeur à sa parution ou encore de sa correspondance avec Hervé Guibert.

En espérant vous y rencontrer nombreux !

Informations pratiques : Librairie Atout Livre, 19h30 – 21h. Adresse : 203 bis avenue Daumesnil, 75012 Paris. Métro Daumesnil. Entrée libre.

2707328286

« À LA CYPRINE », Eugène Savitzkaya, éditions de Minuit, 2015.

cyprine-219x300

Pisserai contre le sol comme pissent chiennes et brebis

puis me coucherai sur l’herbe pour jour de l’air et du

beau temps rien n’aura sur moi d’ascendant hormis l’ombre

d’une branche aurait oublié le cloaque dont l’œuf surgit

chaque jour ma tête poserai sur la touffe aigrette de la

dune mon pied dansera dans l’azur honorerait le nectar

trancherai ma pastèque comme on fend une sphère dirai

après-midi la mer et au soir la toison de la nuit prendrai

dans la main la tige portant les fleurs neuf et trois ne

font plus douze chanterai la plus belle ritournelle comme

on pile du charbon brûlerai la bougie et noircirai la craie (p. 51)

%d blogueurs aiment cette page :