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DES NOUVELLES DE L’AUTOBUS

  Auteur, blogueur, et animateur de feu la micro-revue francilienne L’Autobus, dont j’ai déjà parlé ici dans la rubrique « Blogorama », Fabrice Marzuolo revient avec un nouvel opus autoédité via Amazon. Je viens de commander, et relaie donc son appel aux lecteurs, en espérant qu’ils soient le plus nombreux possible (une vingtaine, ce serait déjà bien). Haut les cœurs!

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   J’ai contacté un éditeur, ça n’a rien donné. Pas deux, je me suis démerdé tout seul sur Amazon, au moins ça donne « l’impression » de ne pas gratter que pour son tiroir. Mes nouvelles ne changent pas, toujours des perdants, des qui plaisent pas aux gens. Le zizi avait attiré douze lecteurs, pas de quoi se prendre pour un jésus, ce gros saucisson lyonnais. Et avec ce nouveau Far West, je ne pense pas dépasser le précédent record d’autant qu’ayant bazardé la revue l’Autobus , le côté lecteur des écrivants ira encore diminuant. Sur ce blog endormi, personne n’est supposé avoir connaissance de cette publication, c’est d’ailleurs pour les fantômes que j’écris mes livres. À toi l’égaré ici-bas !

https://www.amazon.fr/Far-West-Fabrice-Marzuolo/dp/2953932089/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1487786486&sr=8-1&keywords=marzuolo

Site du blog « L’autobus »

Blogorama 22, consacré à « L’autobus »

 

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE JUILLET

   … Cet évènementiel intervient relativement tard (nous sommes déjà le 7). Les vacances ont commencé, et de fait l’activité littéraire tourne au ralenti. Signalons malgré tout quelques beaux évènements, et quelques livres intéressants:

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  Signalons tout d’abord le magnifique festival international de poésie actuelle, 8ème du nom, organisé à la médiathèque du Pays Cordais par notre ami Paul Sanda, animateur des éditions Rafaël de Surtis et de la maison des surréalistes, à Cordes-sur-Ciel, petite ville magnifique du Tarn. Organisé directement à la médiathèque, donc, l’évènement se déroulera… cette semaine, à partir de vendredi. Notons la présence de Bruno Geneste, entre autres, co-auteur du magnifique « guide » littéraire (avec Paul Sanda), Les Surréalistes et la Bretagne. Je ne pourrai être présent, mais je pense que mes rares lecteurs du Midi-Pyrénées qui le peuvent devraient y faire un tour, d’autant que le lieu est, je me répète, magnifique. Ci-dessous la présentation laissée par la mairie. Toutes les informations sont disponibles sur le site:

   Organisé par la Médiathèque du Pays Cordais et La Maison des Surréalistes ce festival a su créer au fil du temps un véritable engouement pour la poésie contemporaine.  En réunissant, en milieu rural, pour la 8ème année,  des auteurs renommés et un public d’amateur ou de découvreur, il prouve que la poésie actuelle est accessible à tous.

Site de la mairie (cliquer sur le lien)

     … Pour rester dans le champ du surréalisme, signalons, cette fois dans la Belle-Province, la parution en juin de la revue La vertèbre et le rossignol. Animé par David Nadeau, le périodique est disponible en France, pour la modique somme de 9,97 euros. Poète, performeur, David, dont je reproduit ci-dessous une partie du mail, nous donne toutes les indications nécessaires pour se la procurer.

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Bonjour Étienne,
   Voici deux annonces d’événements que je propose pour votre blog.

  D’abord, le quatrième numéro de la revue La vertèbre et le rossignol, à la rencontre du surréalisme, de la ‘Pataphysique et de la création underground, a été publié en juin. Pour ce numéro spécial sur l’Épreuve périlleuse,il a été proposé aux participants d’explorer les pulsions destructrices, le côté sombre de l’esprit, et la possibilité de surmonter la souffrance, voire même de la transformer, avec l’aide magique de la poésie. Le venin étant son propre antidote.

Avec des participations de Marie-Claire, Pascale Dubé, David Nadeau, Crl Lampron, Sien-Sébastien Bouchard, Coroner Paradis, Chanterel Gagnon, Allex Bel, La vertèbre et le rossignol, Siri Tobahc, Suzanne et Sylvain, Suzanne Labrie, Gilles Latour. J Karl Bogartte, Guy Ducornet, Evi Moechel, Tim White, Andrew Mendez, Janice Hathaway Stephen Kirin, Singwan Chong Li, Tunç Gençer, Ody Saban, Jon Graham, Jean-Pierre Paraggio, Raman Rao, Rik Lina, Paul Cowdell, Craig S Wilson, Alex Januario, Patrick Lepetit, Verónica Cabanillas Samaniego, Amirah Gazel, David Coulter, Casi Cline, Michael Vandelaar, Byron Baker, Steven Cline, Device Scribbles – Afterburn, John Welson, Gabriel Lalonde, Bruno Montpied, Richard Misiano-Genovese, Peter Dube, Merl Fluin, Valery Oisteanu, Paul Mc Randle, Allan Graubard, Rodrigo Verdugo, Alejandro Puga, Tania Lorandi et Gleason Théberge.
En annexe, le chapitre 16 du roman
The Novel of the Tupinamba Indian, d’Eugenio Granell, traduit par David Coulter, évoque l’épreuve périlleuse de la guerre civile espagnole.

La version papier est disponible sur le site internet de POD lulu.com :
www.lulu.com/shop/http://www.lulu.com/shop/la-vert%C3%A8bre-et-le-rossignol/l%C3%A9preuve-p%C3%A9rilleuse/paperback/product-22773931.html

  … Le deuxième évènement dont parle David dans le mail sera annoncé début juin, et concernera les Québécois, peuple de poètes qui m’a généreusement accueilli, il y a maintenant quatre ans, lors du festival international de poésie de Trois-Rivères.

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   François Bon interviendra à La Baule, chapelle Sainte-Anne (Place du Maréchal Leclerc, 44500 LA BAULE), à l’occasion du festival « Écrivains en bord de mer », qui se tiendra du 13 au 17 février, avec de nombreuses figures de la vie littéraire actuelle, comme Mathias Énard, Yves Arcaix, Christian Garcin et tant d’autres. Si vous êtes dans le coin, pour faire du naturisme ou autre, n’hésitez donc pas à écouter François Bon déclamer du Lovecraft (dans sa propre, et excellente, traduction), le vendredi 15 à 15h30. Une rencontre croisée avec Martin Page est également prévue à 17h30 le lendemain, soit le samedi 17h30, dans le même lieu.

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Programme du festival « Ecrivains en bords de mer » de La Baule

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   Dans un tout autre genre, signalons la sortie du nouvelle érotique, produite par un lecteur fidèle du blog, animateur du blog « L’autobus » et du fanzine du même nom, et dont j’ai déjà évoqué ici même. Je veux parler évidemment de Fabrice Marzuolo, qui nous gratifie donc d’un texte humoristique et trash, dans la veine habituelle, celle introduite, si j’ose dire, par son dernier recueil, Le zizi confetti. Ce bref conte pour majeurs est disponible depuis début juin en numérique sur les sites d’Amazon, de la Fnac, etc. Vous pouvez également commander la version papier, par la Poste, sur le site même de l’éditeur. Je joins un bref extrait:

Site des éditions « Sous la cape » (suivez le lien)

Plus de 18 ans. Fantasmer sur sa supérieure hiérarchique quand on est simple bibliothécaire, au bas de l’échelle (un point de vue épatant sur les sous-vêtements féminins, selon l’auteur), peut avoir de lourdes conséquences sur sa progression de carrière.

Extrait

   Je travaillais dans une bibliothèque, au bas de l’échelle, l’endroit idéal pour mater les petites culottes des filles. Même qu’une fois, je n’avais pas pu voir celle de Liliane, la responsable du service. Je n’avais pas pu voir sa petite culotte car tout simplement, cette journée-là, elle n’en portait pas! Ça m’avait tellement émoustillé que j’avais dû courir illico dans les toilettes. Je ne sais toujours pas si j’avais vraiment vu ce qui m’avait excité à ce point ou si c’était mon imagination surchauffée qui avait altéré ma vision et fait déborder ma cafetière J’avais atteint les cabinets, in extremis…

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   … Dans un tout autre style, signalons la parution, en juin, du roman Copies du poète Thierry Radière, professeur d’anglais en Vendée, auteur de plusieurs recueils sensibles et directs, dont j’aurai peut être l’occasion de reparler ici même. Je n’ai pas encore lu son dernier livre, car je croule sous les ouvrages, comme toujours. Je vous donne néanmoins le résumé que je n’ai pas écrit, ainsi que deux extraits, envoyés par l’intéressé, à ma demande. L’éditeur Jacques Flament ne disposant pas encore de réseau de distribution, il faut une nouvelle fois commander l’ouvrage en passant directement par le site. Vous trouverez donc les liens nécessaires en bas de page, ainsi qu’une présentation de l’écrivain, et un article paru dans La cause littéraire. Bonne vacances à vous, et bon courage à ceux qui travaillent!

   « Lequel de l’amour ou de la littérature contamine l’autre ? C’est la question que se pose le narrateur – prof et correcteur de copies de bac de français – de cette longue rêverie.
   Tiraillé entre son côté très cérébral, ses réflexions sur son métier d’enseignant et son désir charnel, il se rend compte que la mémoire et les souvenirs – thèmes sur lesquels les candidats ont planché – sont des sujets trop difficiles pour des adolescents. Ce n’est qu’à la fin de son travail que lui-même parvient un peu mieux à cerner la question et à comprendre qui il est vraiment.
   Copies est une invitation poétique à parcourir les méandres de l’esprit contrarié d’un correcteur de copies à la tâche – perfectionniste, soucieux de bien faire et follement attaché aux détails littéraires – et à visiter le cœur d’un homme amoureux qui découvre et analyse l’amour comme une œuvre artistique à part entière. »
   « Peut-être attend-on trop de l’amour quand on a vingt ans ? Peut-être cette attente fébrile pourrit-elle le sentiment ? Je suis d’accord avec Françoise. L’amour est fait pour être vécu, mais certainement pas pour apporter un plus imaginaire – et qu’on aurait soi-même du mal à définir – à notre routine d’être humain davantage attiré par la perfection et la satisfaction éternelle. Non, l’amour n’est pas une potion magique. C’est un plus et il nous tombe dessus en nous procurant un bien énorme. Quand on est deux à s’en rendre compte et qu’on a la même manière de voir les choses, alors l’espoir de vivre enfin heureux à deux prend tout son sens. Le quotidien n’est pas l’antidote de l’amour, c’est au contraire son engrais, il le fait pousser jour après jour. Parce que seul l’enracinement dans le réel fait grandir l’imagination et donc l’amour. Quand on a du mal à trouver ses repères dans la réalité et qu’on n’a pas vraiment les pieds sur terre, le monde de l’imaginaire est encore plus inaccessible et celui des grands sentiments, une lune à décrocher. »  p.183-184
   « Voilà où m’emmène la mémoire : dans des songes qui me dépassent et tournent constamment autour du même sujet ; celui d’autrui comme révélateur de ma propre vie ; celui d’autrui comme source d’un bonheur inattendu ou cause d’un malheur plus sournois ; celui d’autrui comme image d’un sens que je cherche à mon existence tout entière. »  p. 171

BLOGORAMA 22: « L’AUTOBUS » DE FABRICE MARZUOLO

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   Écrivain volontiers frondeur, à une époque où le politiquement correct dissout, trop souvent, la parole littéraire, Fabrice Marzuolo a créé il y a déjà quelques temps la micro-revue poétique L’autobus, petit fanzine en format à l’italienne accueillant des auteurs très différents, tels Marc Bonetto, ou Xavier Frandon. Pas d’expérimentation tout azimuts, de hurlements de gorets ou de mots étalés partout sur la page, ni de haïkaï benêts en langue régionale: juste des textes sensibles, généralement vrais, parfois violents. L’objet s’acquiert sur simple envoi de timbres, à l’adresse indiquée sur le blog. Mais laissons la parole à l’intéressé lui-même:

Ça a débuté comme ça :
En 2011, avec pour thème Louis Ferdinand Céline
Puis il y a eu le numéro 2, l’Est de la France, avec un invité : Gilles Ortlieb.
Ensuite, un numéro spécial « revuiste » avec :
Cathy Garcia de la revue Délit de poésie
Patrice Maltaverne de Traction Brabant
Jean-Paul Lesieur (Comme en poésie)
Eric Dejaeger de Microbe  (Belgique)
Claude Vercey (les Polder, Décharge et Gros Textes)
Jacques Morin (dit Jacmo, de la revue Décharge)
Jean-Paul Morin (La Cave Littéraire)
A partir du numéro 11, la revue change de format (de A5 au A6, format paysage)

Les thèmes sont proposés pour être évités ou pas, selon l’inspiration de chacun. C’est avec le numéro 10, tant qu’à pousser le bouchon, que j’ai associé le thème avec le numéro, souvent à se tirer les cheveux, par exemple : le 10, c’est hé dix Constantine ; le 11, c’est l’aragne, alias Louis XI ; 12, les douze travaux d’Hercule ; 13, 13 à table, avec un clin d’œil à Louis Ferdinand Céline, et l’invité Jean-Paul Louis, des éditions du Lérot ;
14, la guerre de 14, etc.

   Il n’y a pas de formule d’abonnement, tout repose sur les échanges (timbres, plaquettes, vélos, gâteaux, avions, bretelles, pavillons, rien, etc.).

   Et ça continue, même si le moteur tousse, après tout, bien des poètes battent des ailes, ce qui tombe bien, le prochain passage, c’est un zoo. Le numéro en cours, c’est le 24(le thème à éviter aurait dû être les 24 heures du Mans mais je n’aime pas ce sport, alors j’ai préféré Henriette du Mans) Tout est bricolé à la main, j’en imprime environ une cinquantaine, une fois les numéros écoulés, je ne refais jamais un tirage, voilà pourquoi tous s’épuisent avant moi.

Le site de la revue :
http://autobus.centerblog.net/

PS: Pour acquérir L’autobus, il ne vous en coûtera que quelques timbres. Écrire donc directement à Fabrice Marzuolo (fabrice.marzuolo@wanadoo.fr)

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