PAGE PAYSAGE

Accueil » 2015 » octobre

Monthly Archives: octobre 2015

« MY TREE » DE SARA SIADATNEJAD

  Un collègue et ami m’a envoyé ce court-métrage poétique de la jeune réalisatrice Sara Siadatnejad. Tourné au Nord de l’Iran, au bord de la mer Caspienne avec très peu de moyens et une seule actrice (Sara Siadatnejad elle-même), le film a bénéficié de l’aide du célèbre Abbas Kiarostami, auteur du Goût de la cerise. Pour les mélomanes, indiquons que la musique de fin est un extrait de la sonate pour violon en mi mineur de Mozart (deuxième mouvement).

« APNEA » de Marianne Vinégla-Camara: une présentation le 6 novembre 2015 à Paris

11068396_100828403589869_5505726984551421201_n  La poétesse et artiste Marianne Vinégla-Camara, qui a gracieusement illustré la couverture de Disparaître en 2013, présente son exposition le 6 novembre prochain à Paris, à partir de 19 heures dans le onzième arrondissement (Galerie Kalahari, cité de la Roquette, métro Bastille ou Bréguet-Sabin). Tout (ou presque), est indiqué ci-dessous. Je ne pourrai hélas être présent le soir même pour des raisons d’ordre professionnel, mais vous espère nombreux.

12193716_959606794078687_5950205514347464883_n

« Chers tous,
Apnea, le tome 2 de In Vivo aux Editions Unicité, verra le jour à la Galerie Kalari 7 à Paris le 6 novembre 2015.
C’est avec beaucoup d’émotion que j’expose pour l’occasion les oeuvres nées des illustrations de cet ouvrage ….
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas mon travail, et pour les curieux, je vous invite à travers mes sites , à découvrir mon univers…
www.mariannecamara.fr
libarto.wix.com/marianne
Pour cette soirée, Laurent Schuh nous fait le plaisir de venir improviser autour du thème de In Vivo en voix et au piano.
Je vous invite à découvrir son travail en suivant le lien qui vous mènera sur le site de la Compagnie des Arts et Mouvants!
http://www.lesartsetmouvants.com/presentation/
J’espère de tout coeur vous retrouver nombreux, je serai présente à la Galerie tous les jours en fin d’après midi jusqu’au 18 novembre. »

« LES FILLES DU DOCTEUR STAN », film de Céleste Galliot-Dollet, diffusé le mardi 27 octobre 2015 à Paris

  les_filles_du doc_stan2

   Assistante sur le tournage de Cantate macabre, court-métrage de mon ami Stéphane Rizzi (et dont le dialoguiste n’est autre que votre serviteur), Céleste Galliot-Dollet, toute jeune réalisatrice, présentera son premier film le mardi 27 octobre à 21h30 au 17 de la rue Méricourt, dans le onzième arrondissement (Métro Saint-Ambroise, ligne 9). Un aperçu ci-dessous:

   C’est un film sans but, farfelu et plein de vague. Il n’y a rien à comprendre, il n’y a pas de mouvement artistique ni esthétique, c’est tout simplement n’importe quoi. Au cinéma, le sérieux, s’apprend. Et puis, pour que tout soit parfait, entre analyse, but, début, fin, milieu, plans, cadre, enfermement, ouverture, image, lumière, esthétique (à nouveau), et bien il faut plus que cinq minutes, et il faut du talent…

   Les sœurs inséparables…

LES FENÊTRES (Charles Baudelaire, « Petits poèmes en prose »)

Salvador Dali

Salvador Dali

 

   Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vit, rêve la vie, souffre la vie. Par delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant. Si c’eût été un pauvre vieux homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément. Et je me couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même. Peut-être me direz-vous: «Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?» Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que suis?

RO40213841

HANS/ANGST

4590644belmmer-jpg

BLOGORAMA 20: « LE DIMANCHE INDO-EUROPÉEN »

   image_1-3  Comment aborder la linguistique et l’étymologie avec humour, en rapprochant des langues aussi différentes que l’allemand et le perse, l’espagnol et le danois? La réponse se trouve dans ce blog, animé depuis la Belgique par Frédéric Blondieau, un passionné de belle langue, auteur de savoureux billets, publiés de manière dominicale, et dont la lecture s’avère plaisante, instructive autant que drôle. Frédéric a volontiers répondu à notre demande de Blogorama, et s’est prêté au jeu de manière exhaustive. Laissons lui donc la parole pour cette vingtième édition:

   Le dimanche indo-européen est né de ma passion pour les langues, et en particulier pour l’étymologie. Comme beaucoup de monde je pense, ma vision de l’étymologie des mots français s’arrêtait au latin et au grec. A l’université, quelle ne fut ma surprise quand je suivis un cours dédié aux racines proto-indo-européennes: une révélation! Je comprenais que la plupart des langues européennes, mais aussi indiennes et perses provenaient vraisemblablement d’un même tronc. Que l’on pouvait remonter bien plus loin que le latin ou le grec, jusqu’à une langue préhistorique parlée il y a plus de 5000 ans, quelque part dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire. Même si toute cette matière se réduit finalement en théories et hypothèses – oui, comment voulez-vous prouver l’existence d’une langue si ancienne, et qui plus est préhistorique, donc par définition non-écrite? -, elle permet pourtant d’expliquer les nombreuses similitudes entre nos langues modernes. Dans mon blog, je pars souvent d’un mot usuel, français ou anglais, et tente de remonter à sa racine proto-indo-européenne, souvent par le latin, le grec, ou le vieux francique, à ne pas négliger non plus. A partir de là, le travail inverse peut commencer: répertorier les mots qui, en français, anglais, ou dans d’autres langues indo-européennes, proviennent de cette racine particulière, et sont donc par conséquent apparentés au mot par lequel avait débuté ma recherche. Le résultat est parfois surprenant! Auriez-vous pensé, par exemple, que «femme », « faon » et « fenouil » proviennent d’une même racine proto-indo-européenne *dhē-, « sucer, téter » ? Ou qu’à l’inverse, le français « temps » et l’anglais « time », pourtant si proches par la forme et par le sens, ne sont en rien liés étymologiquement? Même si je suis traducteur de formation (russe, espagnol et anglais), je ne suis pas à proprement parler un linguiste, loin de là! Je suis simplement un passionné. Je base en réalité mon travail sur le travail d’autrui ! Des sources qui m’apparaissent dignes de confiance: les recherches d’éminents linguistes spécialisés en linguistique historique, comme Calvert Watkins, Robert Beekes, Pierre Chantraine, Alain Rey, Donald Ringe, Guus Kroonen, Serguei Sakhno, Michiel de Vaan… Mon but est de transmettre le plaisir que j’éprouve toujours à retrouver derrière les mots courants les traces de leurs formes les plus anciennes ; j’essaye de faire connaître ce fascinant savoir que la linguistique comparative et historique nous apporte, mais en le rendant nettement plus digeste qu’à l’origine (avez-vous déjà essayé de décrypter un ouvrage de linguistique comparative ?). D’où ma démarche, fondamentalement personnelle, décalée, ou parfois même irrévérencieuse: je veux un blog plaisant à lire, amusant, qui puisse vous instruire tout en vous faisant sourire… Bon dimanche à toutes et tous!

« Le dimanche indo-européen » (cliquer sur le lien)

humanistic-miniscule

« PLEIN PHARE », JEAN-BAPTISTE PÉDINI, éditions La Porte, Laon, 2015.

   Fabriqués par Yves Perrine et par son épouse à Laon, dans l’Aisne, les minuscules livres des éditions La Porte, (chez qui je publierai mon prochain recueil en 2016), sont à la fois sobres et beaux. On y trouve à la fois des poètes célèbres, comme Jean Rousselot, Max Alhau ou Antoine Emaz, mais aussi de nouvelles plumes, de nouveaux styles. On peut commander ces petites plaquettes de 16 pages, tirées à 200 exemplaires, cousues main, et à couverture d’ivoire, en envoyant un chèque directement à Yves Perrine (3,75 euros par ouvrage, ou 20 euros pour 6 ouvrages parus dans l’année. 215 rue Moïse Bodhuin, 02000 LAON).

Une présentation des éditions « La Porte » sur le blog de Denis Heudré. (cliquer sur le lien)

  Moi-même souscripteur, j’ai découvert récemment Plein phare, oeuvre du jeune poète Jean-Baptiste Pédini, qui évoque la mer en termes mélancoliques, nostalgiques. Beaucoup d’images, de sensations, un peu de révolte aussi, et d’angoisse. Un créateur à suivre:

c440ba61

   D’ici on ne distingue rien. Les lambeaux de l’horizon remuent dans la lumière. L’eau grouille de mains noires. Une bouée dérive. La lune coule par intermittence. Un bateau de croisière disparaît dans la nuit. Ce naufrage se fera sans nous. À moins que l’on perde en mer quelque chose de l’enfance. D’ici tout se ressemble et personnes n’est à la hauteur des obsessions et des fantasmes, des petites dunes écorchées dans la paume du soir, de la douceur peut-être. On ouvre grand la fenêtre. Le phare s’éteint. Un peu de bois brûle sur la plage. Personne ne cherche le sommeil.

Une présentation du recueil, par Patrice Maltaverne (cliquer sur le lien)

%d blogueurs aiment cette page :