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CINÉ-CLUB 10: « VIVRE AU PRÉSENT » DE MEHDI RAZI, 2009, فیلم مستند زندگی در اکنون

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Mehdi Razi, réalisateur iranien.

Né en 1986 au Nord de l’Iran, Mehdi Razi a d’abord travaillé pour le théâtre, en tant qu’acteur et dramaturge, avant de suivre une école de cinéma à Téhéran. Venu en Suède en 2011, il a réalisé de nombreux courts-métrages et divers documentaires, dont certains ont été présentés à la télévision ou à l’occasion de festivals.

 

Marlik films, site des productions de Mehdi Razi

  Personnellement, je suis tombé un peu par hasard, au court de pérégrinations électroniques, sur ce bref documentaire, tourné dans le Gilan (au Nord de la Perse, soit déjà dans le Caucase). On y découvre un vieil homme handicapé, vivant avec ses six enfants déficients mentaux au sein d’une ferme isolée, dans des conditions de grande précarité. Mais le lecteur/spectateur se fera une idée par lui-même.

  De notre cru, les sous-titres français ne sont certes pas irréprochables. Que les potentiels iranophones soient donc indulgents. Nous en profitons également pour présenter notre nouvelle chaîne YouTube, qui apparaîtra très prochainement dans les liens, sur la page.

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CINÉ-CLUB 9: « MONSIEUR FANTÔMAS », ERNST MOERMAN (1897-1944), UN FILM AVEC LE PÈRE DE JOHNNY!

  En dépit de son aspect souvent décalé, pour ne pas dire intimiste, ce blog n’est pas tout-à-fait en dehors du Monde et de l’actualité. On parle beaucoup, ces derniers temps, de la mort de Johnny Hallyday, devenu héros national, et en quelque sorte panthéonisé, tant par les médias que par le gouvernement, qui lui a donné des funérailles grandioses (à l’instar du grand Hugo). À titre privé, je n’ai jamais rejeté l’homme, qui donnait l’impression d’une certaine sincérité. En revanche je n’ai jamais adhéré à ses chansons, hormis peut-être Tennessee, écrite par Michel Berger (car n’oublions pas que Johnny fut un interprète). Petit serrement au cœur, malgré tout, à l’annonce de sa disparition, car l’homme représentait une part de l’histoire de France, de cet Hexagone des « petits blancs », des ouvriers moqués par Cabu, au moins symboliquement. Cela étant il eut convenu de raison garder, de ne pas faire une sorte de psychodrame national du décès d’un artiste ayant bien vécu, et mort à 74 ans. La chose paraît certes impossible, dans le cas du journalisme. Bast! Revenons en à la poésie.

  … Et donnons un ciné-club putaclick, selon l’expression consacrée, mais fidèle à l’esprit de « Page paysage » en présentant ce court-métrage surréaliste de l’écrivain et réalisateur belge Ernst Moerman (1897-1944). Tourné en 1937, et salué par Paul Éluard, Monsieur Fantômas présente la particularité de faire jouer un certain Léon Smet (1908-1989), acteur wallon, père naturel de Johnny l’ayant peu ou prou abandonné peu après sa naissance. Devenu une sorte de semi-clochard, l’homme, qui ignorait son fils, repose désormais au cimetière de Schaerbeek non loin de René Magritte. Nous n’en dirons pas davantage. Johnny est devenu un sujet trop sérieux, et trop sensible!

CINÉ-CLUB 8: « HÔTEL DES INVALIDES » (GEORGES FRANJU), 1951

  Déjà le 22 novembre. Il y a quelques jours, nous célébrions comme chaque année l’armistice de 14-18. Et à l’heure où Au revoir là haut, le film de Dupontel, fait un tabac dans les salles, poursuivons notre cycle « Franju » en diffusant ce court-métrage tourné en 1951 au Musée de l’Armée, réquisitoire contre les horreurs de la guerre. Pas de sang, pas de combats, ou presque. Juste le commentaire, terrible, dit par Michel Simon, sur une musique de Maurice Jarre.

CINÉ-CLUB 7: « LA COQUILLE ET LE CLERGYMAN »

  Dans notre précédent billet, nous évoquions la figure attachante de Germaine Dulac (1882-1942), et nous parlions de La Coquille et le Clergyman, premier film surréaliste qui fut boudé par André Breton. Voici donc l’œuvre, en version restaurée. Pour les détails, on se référera donc plus précisément à ce que nous en avons dit il y a quelques jours, ainsi qu’à la fiche Wikipédia qui lui est consacrée, et qui est plutôt bien conçue.

Fiche Wikipédia consacrée au film

VIE DU BLOG 3: COURRIER DES LECTEURS (suite)

  DIMITRI ROULLEAU-GALLAIS

   Nous allons nous répéter, mais « Page paysage » est aussi un lieu de rencontres et d’échanges, non pas un forum, mais l’occasion de partager. Un de mes amis de faculté, récemment revu, cinéphile invétéré, laisse souvent de longs et intéressants commentaires sous nos articles. En l’occurrence, cet « amateur trop éclairé », pour reprendre le pseudonyme qu’il s’est choisi, a rebondi sur notre avant-dernier « Ciné-club », écrit suite  la mort de Tobe Hooper, il y a déjà deux mois. La critique est intéressante, et nous la reproduisons donc ci-dessous. Chronique itinérante, irrégulière, notre nouvelle série « Vie du blog » laissera ainsi de plus en plus fréquemment, la parole aux lecteurs (pour plus de commodités, nous publions également le billet original, écrit par nos soins).

NB: C’est la seconde fois que nous publions un commentaire d' »Un amateur trop éclairé ». La prochaine fois, nous reproduirons les remarques d’un autre follower, ou plutôt d’une autre, qui nous suit assidûment.

 

hooper

Le regretté Tobe Hooper (1943-2017)

 

NOTRE BILLET INITIAL:

    Tobe Hooper vient de nous quitter, à l’âge de 74 ans. L’occasion pour nous de lui rendre un ultime hommage, à travers cette scène finale de Massacre à la tronçonneuse, film devenu culte, réalisé avec un budget dérisoire en 1971. Nous y voyons « Leatherface », personnage cauchemardesque, inspiré du tueur en série Ed Gein, suivre avec sa tronçonneuse une des malheureuses touristes égarées dans un hameau paumé du Texas, peuplé de sadiques. Ex-étudiant ès Lettres d’origine islandaise, Gunnar Hansen, qui incarne le monstre, a lui disparu en 2015.

LA RÉPONSE D’UN AMATEUR TROP ÉCLAIRÉ:

    « LE film d’horreur des années 70 et l’un des plus grands jamais tournés.
(…) une date, l’archétype du film inoubliable qui saisit toujours autant malgré les visionnages à répétition. Une œuvre dure et brutale qui traverse les décennies sans perdre de sa force. Un cauchemar éveillé qui surprend toujours par son étonnante virtuosité. Et surtout, un opus indispensable au même titre que le Frankenstein de James Whale ou que le King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. » (Critique parue au verso de dvdclassik)

   Tout cela semble parfaitement juste sauf que je n’en partage pas la totalité, je conteste surtout le caractère inoubliable et son caractère indispensable aujourd’hui: je ferai une distinction entre les oeuvres devenues des classiques, toujours « modernes », et les films novateurs à leur époque, des films-jalons dont l’importance historique est indéniable mais pas forcément toujours actuels car tout simplement démodés ou dépassés ou rendus indigestes en raison de leur postérité…
   Par ailleurs rapprocher cette oeuvre des films cités ci-dessus, vrais classiques incontournables du fantastique plus que de l’horreur, me paraît peu judicieux; oui « Il s’inscrit dans la lignée des premiers survivals de l’histoire du cinéma, au même titre que les très controversés Delivrance réalisé par John Boorman, ou La Dernière maison sur la gauche, réalisé par le quasi-débutant Wes Craven », mais on peut se demander si le film d’horreur en tant que genre n’est pas condamné au vieillissement par essence, surtout s’il repose essentiellement sur son côté purement technique et novateur et non sur une vision forte de l’humanité.

   Je dois reconnaître ses qualités évidentes de mise en scène donc mais ne peux que reconnaître le caractère présentement plus parodique ou grotesque, en aucun cas insoutenable, son caractère dur et brutal n’étant plus qu’un lointain souvenir…

   Pour l’horreur, plutôt penser à Requiem pour un massacre  par exemple… ou aux films muets de Bunuel… ou certains films d’Haneke? Ou…

   Rendre hommage à Romero, oui pourquoi pas?! Au film de Hooper, ouais?

   Et Jess Franco? Déjà fait par nos amis des Cahiers du Cinéma dernièrement! Quant à Rollin…

CINÉ-CLUB 6: « LE SANG DES BÊTES », GEORGES FRANJU, 1949.

  Nous continuons notre série « hommage à Franju » à travers la rubrique « Ciné-club » en diffusant cette fois-ci Le sang des bêtes, court-métrage réalisé en 1949, mettant en scène les abattoirs de Vaugirard et de Pantin. Loin d’être un carnivore invétéré, ou un sadique, Franju capte la violence du geste avec une précision chirurgicale. Une sorte de prouesse, pour un réalisateur féru de surréalisme, connu essentiellement pour son chef d’œuvre, Les Yeux sans visage.

CINÉ-CLUB 5: MORT DE TOBE HOOPER, « THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE »

 

   Massacre_a_la_tronconneuse   Tobe Hooper vient de nous quitter, à l’âge de 74 ans. L’occasion pour nous de lui rendre un ultime hommage, à travers cette scène finale de Massacre à la tronçonneuse, film devenu culte, réalisé avec un budget dérisoire en 1971. Nous y voyons « Leatherface », personnage cauchemardesque, inspiré du tueur en série Ed Gein, suivre avec sa tronçonneuse une des malheureuses touristes égarées dans un hameau paumé du Texas, peuplé de sadiques. Ex étudiant ès Lettres d’origine islandaise, Gunnar Hansen, qui incarne le monstre, a lui disparu en 2015.

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