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BOBY LAPOINTE A CENT ANS!

Boby Lapointe est né le 16 avril 1922…

Ce soir au bar de la gare
Igor hagard est noir
Il n’arrête guère de boire
Car sa Katia, sa jolie Katia
Vient de le quitter
Sa Katie l’a quitté

Il a fait chou-blanc
Ce grand-duc avec ses trucs
Ses astuces, ses ruses de Russe blanc
Ma tactique était toc
Dit Igor qui s’endort
Ivre mort au comptoir du bar

Un Russe blanc qui est noir
Quel bizarre hasard! Se marrent
Les fêtards paillards du bar
Car encore Igor y dort

Mais près d’ son oreille
Merveille! Un réveil vermeil
Lui prodigue des conseils
Pendant son sommeil

Tic-tac, tic-tac
Ta Katie t’a quitté
Tic-tac, tic-tac
Ta Katie t’a quitté
Tic-tac, tic-tac
T’es cocu, qu’attends-tu?

Cuite-toi, t’es cocu
T’as qu’à, t’as qu’à t’ cuiter
Et quitter ton quartier
Ta Katie t’a quitté
Ta tactique était toc
Ta tactique était toc

Ta Katie t’a quitté
Ôte ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu’on t’a tant attaqué

Contre un tacot coté
Quatre écus tout comptés
Et quitte ton quartier
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté

Tout à côté
Des catins décaties
Taquinaient un cocker coquin
Et d’étiques coquettes
Tout en tricotant
Caquetaient et discutaient et critiquaient

Un comte toqué
Qui comptait en tiquant
Tout un tas de tickets de quai
Quand tout à coup
Tic-tac-tic, et brrring!

Au matin quel réveil
Mâtin quel réveille-matin
S’écrie le Russe, blanc de peur
Pour une sonnerie
C’est une belle sonnerie!

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BONNE ANNÉE 2022!

Nos vues depuis le premier jour.

Chers lecteurs, chers abonnés, chers amis en poésie,

Comme l’an précédent, je préfère désormais présenter mes voeux par écrit. La vidéo exige en effet un travail de montage assez important, et je ne me sens pas doué pour la chose. Je compte toutefois relancer ma chaîne YouTube, à terme. Mais c’est un autre problème.

Je tiens d’abord à vous remercier pour votre fidélité, votre attachement au blog. Vous êtes désormais 143 abonnés, avec des profils souvent très différents. Cela reste évidemment modeste, en termes de fréquentation et de visibilité. Mais qu’importe, au fond, puisque les choses existent, se maintiennent, progressent. Abordons quelques points, sous forme de bilan.

  • Depuis 2019, le blog connaît une décrue. En 2021, nous enregistrons 10150 vues, pour un total de 5987 visiteurs. Les mentions « J’aime » ont par contre augmenté (132 cette année, contre 118 l’an dernier), et enfin les lecteurs commentent davantage. Je pense que nous allons donc vers une forme de fidélisation: moins de public, certes, mais un public plus investi. J’avoue ne disposer d’aucune explication. Je n’ai pas diffusé le blog à fond comme je le faisais précédemment. Cela demande des efforts, du temps… Or je préfère écrire. D’ailleurs j’aurai publié 120 billets en 2021, soit quinze de plus qu’en 2020. Depuis le début, en septembre 2014, nous en sommes à 108 421 vues.
  • La plupart des visiteurs viennent de France, puis des Etats-Unis, d’Allemagne, d’Irlande, de Belgique, du Canada et de Suisse. Là encore, je ne dispose d’aucune explication plausible. WordPress étant un moteur américain, nous touchons évidemment le monde entier.
  • Nous avons publié 730 billets en six ans. Cette année, l’article ayant récolté le plus de vue demeure ma chronique sur Michel Zimbacca (1924-2021), cinéaste du groupe surréaliste qui nous a quittés en avril. En termes de rubriques et de construction du blog: 2021 aura été semblable à 2020. Je publie en moyenne entre 9 et 10 billets par mois. Certaines classifications demeurent invariables: la série décalée « Angst » expose une photographie dérangeante, ou étrange, glanée sur Google images. La série « Mémoire des poètes » évoque, elle, un auteur vivant ou mort, généralement inhumé au Père-Lachaise. La série « surréalismes » est dédiée à l’art plastique. La série « Libre propos », ou « Réflexion personnelle » correspond à un texte plus ou moins autobiographique, ou à une simple méditation littéraire. La série « critique », mensuelle, est, elle, consacrée à mes impressions de lecture. J’y recycle souvent une note parue dans Diérèse, revue à laquelle je collabore depuis 2003. La série « création personnelle » correspond généralement à un poème écrit par mes soins. La série « mon propre travail » évoque mes rencontres avec des lecteurs, les articles qui me sont consacrés, ou les simples commentaires publiés sur Amazon, Babelio, etc. Enfin, je cite une fois par mois un autre auteur contemporain.
  • Le premier janvier 2021, je disais que je terminerai mon essai sur le Père-Lachaise surréaliste, et je n’y suis pas parvenu. Vendredi 7 janvier, j’envoie un tapuscrit électronique à deux éditeurs, dont l’Harmattan, avec pour titre Panorama 2005-2021. Le texte, qui compte plus de 250 pages, compile les différents articles écrits ces quinze dernières années, parmi lesquels, essentiellement, diverses notes de lectures. J’y ai ajouté les entretiens d’auteurs, au nombre de six. Je m’astreindrai cette fois sérieusement à achever le recueil sur le Père-Lachaise. Si les choses se maintiennent, ce qui est loin d’être évident, je serai par ailleurs présent début mars au festival de Moëlan-sur-Mer, invité par Paul Sanda et par Bruno Geneste.
  • En 2021, année de lancement de la collection, nous avons donc publié trois livres: Le Canon Sanda, essai consacré à la poésie de Paul Sanda écrit par Odile Cohen-Abbas, Chansons et poèmes, un recueil de Paul Vecchiali reprenant les refrains qu’on trouve dans les films, et enfin Villes/Ciudades, anthologie bilingue franco-argentine dirigée par notre ami Pascal Mora, animateur du café/poésie de Meaux, et lui-même auteur. En 2022, si tout va bien, nous publierons cinq ou six livres (selon les possibilités). Le programme est déjà établi, et nous ne pouvons donc recevoir de nouveaux manuscrits. Chaque ouvrage sera très différent. Nous n’en dirons pas davantage. Signalons aussi le lancement d’un blog spécialement consacré à la collection, qui est désormais présente à part entière sur le site des éditions Unicité.
  • Fondé en 2019, le groupe « surréalisme(s)’ poursuit sa route. J’y suis simplement moins présent, tant Facebook s’avère chronophage. J’ai plus ou moins passé le relais à notre ami Eric Dubois, maintes fois cité ici-même. Cette autonomie me convient parfaitement.
  • Enfin, je ne pourrai pas accepter de nouveaux services de presse en 2022. Je dois déjà finir ce que j’ai à faire, soit lire une vingtaine de livres et les chroniquer progressivement. Je ne suis pas payé pour mes critiques (seul le réseau Canopé, lié à l’Education Nationale, verse des droits), et parfois les auteurs me voient uniquement comme quelqu’un qui va parler d’eux. Sans se soucier de mon blog, sans même lire mes propres écrits. C’est ainsi, même si souvent les gens cherchent aussi à me connaître, et qu’on en vient à des échanges intéressants. Simplement, pour des raisons purement techniques, je ne peux poursuivre de la sorte, de même que je ne peux plus lire uniquement ce qui me plaît, au hasard de l’inspiration. Les contraintes de temps m’obligent à me concentrer sur mes propres projets, et donc à parcourir des volumes en rapport avec ces mêmes projets, précisément.

Merci à vous, qui me suivez. Le meilleur pour 2022, année de feu…

Votre ami,

Etienne Ruhaud

Mosaïque romaine (Tunisie). Plaçons 2022, année de feu, sous les auspices du bon Dionysos/Bacchus!

… On se quitte en musique, avec l’immortel, le maudit, Syd Barret (1946-2006), dont l’univers psychédélique m’aura tellement marqué, notamment pour l’écriture d’Animaux.

PS: Enregistré à la Bibliothèque Nationale sous l’ISSN 2427-7193, « PAGE PAYSAGE » est considéré comme un périodique électronique à parution irrégulière, et donc protégé par le code de la propriété intellectuelle.

Flaming

Alone in the clouds all blue
Lying on an eiderdown
Yippee, you can’t see me
But I can you

Lazing in the foggy dew
Sitting on a unicorn
No fair, you can’t hear me
But I can you

Watching buttercups cup the light
Sleeping on a dandelion
Too much, I won’t touch you
But then I might

Screaming through the starlit sky
Traveling by telephone
Hey ho, here we go
Ever so high

Alone in the clouds all blue
Lying on an eiderdown
Yippee, you can’t see me
But I can you

LIBRE-PROPOS SUR TOM WAITS

Tom Waits fête aujourd’hui ses 72 ans. L’artiste est rare, et je n’ai hélas jamais pu le voir en concert, ne l’ai jamais croisé au Louvre, sur mon lieu de travail. Je l’écoute depuis des années et possède plusieurs de ses disques.

Je revois également toujours avec le même plaisir Down by law de Jim Jarmush. Tom Waits y incarne Zack, animateur de radio malheureux dont la route croise celle d’un petit truand (John Lurie), et d’un Italien excentrique (Roberto Benigni). Drôle, mais étrangement sombre aussi, le film met en scène le Sud profond, au milieu des années 80, époque où la région n’avait rien de particulièrement touristique.

Adolescent, le film m’a donné envie de visiter la Nouvelle-Orléans. Down by law s’ouvre effectivement par un long et magnifique travelling noir et blanc, mettant en scène divers quartiers emblématiques, des chantiers en construction, le bayou, une école primaire fréquentée par des Afro-Américains, le tout rythmé par la chanson Jockey full of Bourbon. Comme Detroit actuellement, marqué par la crise, la fameuse métropole semble à moitié détruite, laissée à l’abandon, ce qui lui confère un aspect doublement glauque et romantique. On est ainsi frappé par l’alternance de luxueuses résidences de style colonial légèrement décaties, et de logements pauvres, à la limite de la ruine.

The unending steam, Clarence John Lauglin,, 1939.

Le premier plan montre le fameux cimetière. Celui-là même où Denis Hopper et Peter Fonda, accompagnés de prostituées, se défoncent, au milieu d’Easy rider. Devenu lieu de deal, et situé au milieu d’un quartier dangereux, la nécropole fut également photographiée par Clarence John Laughlin (1905-1985), poète surréaliste originaire de Lake Charles, mais inhumé au columbarium du Père-Lachaise, et dont nous avons déjà parlé ici même, à plusieurs reprises. L’homme nous laissé de nombreux clichés de l’endroit, sans pour autant y être inhumé, S’estimant incompris dans son propre pays, Laughlin désirait en effet reposer à Paris. Ses voeux ont été exaucés. Pour autant son oeuvre demeure totalement inconnue en France même (cf. notre article ci-dessous).

John Kennedy Toole (1937-1969)

La Nouvelle-Orléans, c’est aussi, pour moi, le décor dans lequel évolue l’obèse pédant, écrivain raté, mon double détesté, Ignatius Reilly dans La Conjuration des imbéciles. Ou plutôt le double potentiel de l’auteur, John Kennedy Toole, suicidé à trente-deux ans car il vivait chez sa mère et ne trouvait pas d’éditeur (alors même que le roman devint mondialement célèbre après sa mort…) Autant de raisons, donc, d’aller en Louisiane. Ou, à défaut, d’écouter Tom Waits…

Edna million in a drop dead suit
Dutch pink on a downtown train
Two dollar pistol but the gun won’t shoot
I’m in the corner on the pouring rain
Sixteen men on a dead man’s chest
I been drinking from the broken cup
Two pairs of pants and a mohair vest
I’m full of bourbon and I can’t stand up

Hey little bird , fly away home
Your house is on fire , your children are alone
Hey little bird , you fly away home

Your house is on fire , your children alone

Schiffer broke a bottle on Morgan’s head
I’m stepping on the devil’s tail
Across the stripes of a full moon’s head
All through the bar’s of a Cuban jail
Bloody finger’s on a purple knife
Flamingo drinking from a cocktail glass
I’m on the lawn with someone else’s wife

Admire the view from the top of the mast

Hey little bird , fly away home
Your house is on fire , your children alone
Hey little bird , fly away home

Your house is on fire , your children are alone

Yellow sheets on a Hong Kong bed
Stazybo horn and a slingerland ride
To the carnival is what she said
A couple hundred dollars makes it dark inside
Edna million in a drop dead suit
Dutch pink on a downtown train

Two dollar pistol but the gun won’t shoot
I’m in the corner on the pouring rainHey little bird , fly away home
Your house is on fire , your children alone
Hey little bird , fly away home
Your house is on fire , your children are alone

Hey little bird , fly away home
Your house is on fire , children alone
Hey little bird , fly away home
Your house is on fire , your children are alone

L’ENFANT ET LE 4éme MONDE « LIVE » (THE CHILD AND THE 4TH WORLD « LIVE »), GÉRARD PAPE (INTERLUDE MUSICAL).

Mon ami, le compositeur d’origine new-yorkaise Gérard Pape, vient de publier une nouvelle vidéo musicale, tirée d’un spectacle donné le 19 septembre 2020 à Ivry-sur-Seine, ville où Artaud acheva son parcours terrestre. Pour en savoir plus sur l’artiste:

Gérard Pape — Wikipédia (wikipedia.org)

« LA GUERRE », Clément Janequin (1485-1558). Interlude musical.

 

« Nous sommes en guerre » (Emmanuel Macron, 16 mars 2020)

macron

1ère partie

Escoutez, tous gentilz Galloys,
La victoire du noble roy Françoys.
Et orrez, si bien escoutez,
Des coups ruez de tous costez.
Phiffres, soufflez,Frappez.
Tambours toujours !
Aventuriers, bons compagnons,
Ensemble croisez vos bastons.
Bendez soudain, gentils Gascons.
Nobles, sautez dans les arçons,
La lance au poing hardiz et prompts,
Comme lyons !
Haquebutiers, faites vos sons !
Armes bouclez, frisques mignons.
Donnez dedans! Frappez dedans!
Alarme, alarme.
Soyez hardiz, en joye mis.
Chacun s’assaisonne,
La fleur de lys,
Fleur de haut pris,
Y est en personne.
Suivez Françoys,
Le roy Françoys,
Suivez la couronne!
Sonnez trompettes et clarons,
Pour resjouyr les compagnons.

2e partie

Fan fre le le,
Fan fan feyne,
Fa ri ra ri ra,
A l’étendard,
Tous avant,
Boutez selle,
gens d’armes à cheval,
Frere le le fan fan.
Bruyez, tonnez,
Bombardes et canons,
Tonnez gros couteaux et faulcons,
Pour secourir les compagnons.
Von pa ti pa toc,
Ta ri ra ri ra ri ra reyne,
Pon, pon, pon, pon,
Courage, courage,
Donnez des horions.
Chipe, chope, torche, lorgne,
Pa ti pa toc,
Tric, trac zin zin,
Tue! à mort ; serre,
Courage prenez,
Frappez, tuez.
Gentils galants, soyez vaillants,
Frappez dessus, ruez dessus,
Fers émolus, chiques dessus,
Alarme, alarme !
Ils sont confus, ils sont perdus,
Ils montrent les talons.
Escampe toute frelore,
La tintelore,
Ils sont défait.
Victoire au noble roy Françoys,
Escampe toute frelore bigot
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JOKER! (interlude musical)

   Outre l’homme qui rit de Victor Hugo, le troubadour Tiny Tim, excentrique New Yorkais efféminé, amateur de reprises décalées, aurait servi de modèle pour créer le joker. Herbert Khaury (de son vrai nom) apprit seul la guitare dans sa chambre et fut rejeté par ses camarades du fait de son allure originale. Maronite obsédé par Jesus, ayant enregistré sur de minuscules labels, le baryton Tiny Tim aimait se poudrer le visage et chanter avec une voix de fausset, tout en adoptant les manières d’un gentleman du 19eme siècle. Il fit forte impression lors du festival de Wight et devint malgré lui symbole hippie, alors même qu’il demeura conservateur toute sa vie, soutien inconditionnel de Richard Nixon et défenseur du mariage. Il mourut à 64 ans, sur scène, terrassé par une crise cardiaque, à Minneapolis, le 30 novembre 1996.

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Joaquin Phoenix dans « Joker ».

ÉVÉNEMENTIEL D’AOÛT 2018

Chers amis, cher lecteurs,

Nous n’avons pas d’évènements à annoncer a priori. Un addendum suivra peut-être. En attendant, et pour vous souhaiter un beau mois d’août, nous diffusons ce clip musical, réalisé en URSS en 1969 sur une chanson de l’artiste nanaï (sibérien), Kola Beldy (1929-1993). Les paroles ne sont guère passionnantes, mais la réalisation vaut son pesant de caviar. On y voit notamment la Mer Noire, ainsi que les traditionnelles Lada.

kola beldy

Вспоминаю тебя, сестричка, Ханина-ранина,
Когда рыбку бью в реке, Ханина-ранина.
Помню я, как сердце мое, Ханина-ранина,
Трепетало, как рыбка на остроге, Ханина-ранина.
Хотел бы тебе лодку рыбы самой вкусной набить, Ханина-ранина…

Traduction :
Je me souviens de toi, ma soeur, Hanina Ranina,
Quand j’attrape le poisson dans la rivière, Hanina Ranina
Je me souviens comment mon coeur, Hanina Ranina
tremblait comme un poisson sur un pic, Hanina Ranina
J’aimerais t’attraper un bateau de délicieux poissons, Hanina Ranina…

 

 

« LA ADELITA », (ITZPAPALOTL, série mexicaine, 7).

   Ce mois-ci, Claudine Sigler nous présente un corrido, soit une ballade populaire traditionnelle composée par Antonio Gil del Rio. Écrite durant la révolution mexicaine (1910-1920), cette chanson rend hommage aux jeunes femmes qui accompagnaient les troupes insurgées, et qui, à pied, à cheval ou en train, semblaient prêtes à mourir avec leurs compagnons de lutte. Le nom propre « Adelita » (diminutif du prénom courant « Adela »), est devenu par la suite un mot générique pour désigner ces mythiques héroïnes. Le texte est long, et nous n’en présentons ici qu’un fragment. Les plus motivés peuvent en écouter la version musicale, interprétée par Amparo Ochoa:

 

LA ADELITA

En lo alto de la abrupta serranía
acampado se encontraba un regimiento
y una moza que valiente los seguía
locamente enamorada del sargento

Popular entre la tropa era Adelita
la mujer que el sargento idolatraba
que ademas de ser valiente era bonita
que hasta el mismo coronel la respetaba (…)

Adelita, la mítica soldadera
Traduction :
En haut de la montagne abrupte
Se trouvait un régiment qui campait
Et une jeune fille vaillamment le suivait,
Follement amoureuse du sergent.
Populaire dans la troupe était Adelita,
La femme que le sergent idolâtrait,
Car, autant que brave, elle était jolie
Au point que le colonel lui-même la respectait (…)

 

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Une Adelita et un révolutionnaire, par José Guadalupe Posada.

 

 

ÉVÉNEMENTIEL DE FÉVRIER 2018

  Chers amis, chers lecteurs,

  Trois évènements à annoncer ce mois-ci, peut-être davantage (on trouvera, comme à chaque fois, un addendum dans les semaines à venir).

André-Chabot-15-janvier-2014-1

  Le 3 février, l’artiste nécrosophe André Chabot, que nous avons évoqué en janvier (en parlant de son livre Mes pères sous les draps verts), inaugurera son exposition « Chronos mythifié » dans le onzième arrondissement, à la galerie « Satellite », station Voltaire, ligne 9, à partir de 19 heures et jusqu’à 21 heures. Je serai naturellement présent.

Galerie SATELLITE
7 rue François-de-Neufchâteau 75011 Paris
Tel. 01 43 79 80 20

Notre article sur le livre d’André Chabot

Site de la galerie Satellite

Site officiel d’André Chabot

 

Page Wikipédia d’André Chabot

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   Le jeudi 8 février, notre ami Jean Hautepierre, fidèle du Cénacle plusieurs fois évoqué sur PAGE PAYSAGE, présentera sa pièce adaptée du mythe de Tristan et Yseult, à Paris. Je joins donc le descriptif ci-dessous, en vous espérant nombreux.

   L’histoire de Tristan représenta en son temps un thème radicalement nouveau : celui de l’amour fatal, qui n’a pour justification que lui-même. Ce thème, fondamentalement peu chrétien, gênait obscurément bien des forces de la société du Moyen Age, d’où la disparition de pans entiers des longs poèmes qui lui ont alors été consacrés. Il trouve une forme à la fois poétique et fidèle au mythe, tel que chacun le connaît, dans la démarche de Jean Hautepierre, auteur d’un théâtre en vers contemporain dont la prosodie, si elle n’est pas toujours strictement classique, est extrêmement réfléchie et rigoureuse. Jeudi 8 février à 20h
Centre Jean Dame 17/25 rue Léopold Bellan 75002 PARIS
Métro : Sentier Entrée libre
Direction : Alain MICHEL

Notre article autour du « Meurtre de la tour de cristal », roman de Jean Hautepierre

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  Comme indiqué sur l’affiche ci-dessus, le traditionnel café poésie organisé par notre ami Pascal Mora se tiendra à la médiathèque Luxembourg de Meaux, 2 rue Cornillon, le samedi 10 février à partir de 10h30. La poésie espagnole, ainsi que la poésie chinoise, seront à l’honneur.

Site de la médiathèque de Meaux

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   Comme indiqué ci-dessus, notre ami du Cénacle, l’infatigable Yves Gaudin, dit YG, se produira le 20 février sur une péniche, non loin du Châtelet, à partir de 20 heures. Pour les amateurs d’électro, entre autres.

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  Enfin, comme chaque dernier jeudi du mois, se tiendra le traditionnel « Cénacle du Cygne », animé par notre ami Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake. Venez donc nous voir le 22 à partir de 20h30 à la Cantada II, 13 rue Moret, 75011 Paris (station Ménilmontant). Le thème ne m’est pas encore connu.

 

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Le regretté Pascal Ulrich fut un des illustrateurs fétiches de « Diérèse ».

 

  Signalons pour finir la parution de plusieurs de nos articles, à la fois des notes de lecture et des hommages consacrés à des poètes enterrés aux Père-Lachaise, dans la revue Diérèse 72, animée par mon ami Daniel Martinez. Diérèse, qui fête en mars ses vingt ans, et dans laquelle j’écris depuis quinze ans, s’acquiert contre un chèque de 18 euros, à l’ordre de Daniel Martinez, au 8 avenue Hoche, 77330 Ozoir-la-Ferrière.

Le blog de Daniel Martinez, animateur de « Diérèse ».

 

ÉVÉNEMENTIEL DE JANVIER 2018

Chers amis, chers lecteurs,

Peu d’évènements à annoncer pour ce premier mois de l’année.

vampire

   Comme chaque mois, à la Cantada II, au 13 rue Moret (75011 Paris, métro Ménilmontant), se tiendra l’habituel Cénacle du Cygne, animé par notre ami Marc-Louis Questin. Le thème en sera les vampires, et j’interviendrai sur scène. Retrouvez également Claudine Sigler, fidèle lectrice et animatrice de la rubrique mexicaine « Itzpapalotl », sur ce même blog, le dernier jeudi du mois, soit le 25 janvier, à partir de 20 heures 30. J’essaierai de filmer l’évènement, avec mes modestes moyens techniques.

 

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  Le lendemain, soit le vendredi 26 janvier, à vingt-heures trente, François Bon fera une lecture musicale en compagnie du jazzman Dominique Pifarély, à la Cave d’Argenteuil, au 107 rue Paul Vaillant-Couturier. L’entrée est fixée à 11 euros (tarif plein), et à 8 euros (tarif réduit). Pour s’y rendre, suivre les indications présentes sur le site de la salle, en cliquant sur le lien ci-dessous. Nous joignons également la description du spectacle, trouvé sur le portail précité. Je ne sais si je pourrai être présent, pour des raisons d’ordre professionnel.

   Depuis quelques années maintenant, François Bon, écrivain pionnier de l’internet littéraire et Dominique Pifarely violoniste virtuose et improvisateur de génie, proposent des lectures mêlant violon, voix et électronique. Ils se lancent aujourd’hui ensemble dans La musique d’Erich Zann, une des plus curieuses et célèbres histoires brèves de Lovecraft, où la terreur mêle intimement la nuit, la ville, et un violoniste.

Site de « La cave d’Argenteuil »

Notre présentation du « Tiers-Livre », blog de François Bon

Quand François Bon parle (entre autres), du « Bestiaire » d’Etienne Ruhaud

 

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