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Archives d’Auteur: ETIENNE RUHAUD

RIGO(L)ONS

« L’humour, c’est l’infini mis à la portée des pas riches ».

Louis-Ferdinand à Caylus…
  • Voyage au bout du fruit
  • Mort au crédit
  • D’un cageot l’autre
  • Les beaux gras
  • Épicerie pour une autre fois

MÉMOIRE DES POÈTES: JEAN-PIERRE DUPREY ET JACQUES PREVEL PAR CHRISTOPHE DAUPHIN

« Et je suis las de cette brume qui m’efface.

Je suis fatigué de cette misère

Et j’imagine un amour que je pourrais vivre sans pleurer.

J’imagine un pays où je pourrais mourir sans regret. » (Jacques Prével, épitaphe)

Le mythe du poète maudit? Jean-Pierre Duprey (1930-1959), astre noir du surréalisme, et Jacques Prevel (1915-1951), tuberculeux et dernier compagnon de route d’Artaud, qu’il fournissait en laudanum, en opium. Deux auteurs normands présentés par Christophe Dauphin aux éditions « Les hommes sans épaules » de la librairie galerie Racine. Le tout préfacé par Gérard Mordillat qui réalisa justement un film autour du dernier Artaud, après 1948, à Ivry. À lire.

« PETITE HISTOIRE D’UN JUIF FRANÇAIS – RÉSURRECTIONS-« , L’HARMATTAN, PARIS, 2022 (article paru dans « ActuaLitté »).

… Paru dans ActuaLitté, donc, mon dernier article autour du livre de Laurent Geoffroy (Laurent Sedel), chirurgien orthopédiste, Juif républicain, universaliste. Aucun rapport avec ce qui se passe au Proche-Orient, que je ne suis pas vraiment, du reste (hasard du calendrier). L’ouvrage, qui peut paraître polémique, est d’une grande honnêteté. Merci, encore une fois, à Nicolas Gary, rédacteur en chef. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien!

https://actualitte.com/article/107350/chroniques/petite-histoire-d-un-juif-francais-celui-qui-n-aurait-pas-du-vivre?fbclid=IwAR2sOKGHNebeLTF4nxuvzXaaEmHzXzsWvLoINpzwcZwtDGU5fVfWwdqAUzU

« STUNDE UND GEBURT » (« Les heures et la naissance », 1901), ALFRED KUBIN (1877-1959), AUTRICHE. Surréalisme.

ANGST

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UN CLASSIQUE PAR MOIS, EUGÈNE LABICHE (épisode 2)

En juin, j’ai donc lancé le défi « Un classique par mois » (que les abonnés peuvent suivre, du reste, s’ils le souhaitent). J’ai également dit que je valoriserai les volumes minces, car je manquais de temps. En juillet, j’ai comblé une nouvelle lacune en attaquant Eugène Labiche, dont on trouve les pièces en libre-accès sur la toile. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas lire la pièce la plus fameuse, ou, disons-le, la plus célèbre? Une nouvelle fois, je ne résumerai pas l’histoire ici. Je renvoie le lecteur, paresseusement peut-être, à la fiche Wikipédia. Il semble de toute façon impossible de donner un aperçu global de la pièce. Le principe du vaudeville demeure le quiproquo, le rebondissement. Il en va d’ailleurs de même chez Feydeau ou Courteline, que je me suis promis de lire prochainement (et donc d’en parler ici même). Régulièrement donné à la Comédie Française car indémodable, Un chapeau de paille d’Italie m’a beaucoup plu, rappelant les ambiances Belle-Époque, l’insouciance d’avant la grand carnage de 14-18. On y voit se croiser la bonne société parisienne et banlieusarde, habilement caricaturée. Cela se lit d’une traite et met plutôt de bonne humeur. Je sais d’ores et déjà ce que je lirai en août (en sus des lectures « obligatoires », services de presse et autres ouvrages liés à mon étude du surréalisme).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_chapeau_de_paille_d%27Italie

« UN AMOUR AVEUGLE ET MUET. UNE PASSION FRANÇAISE ET RUSSE », JEAN WINIGER, éditions L’Harmattan, collection « Rue des Écoles », Paris, 2022 (article paru dans « ActuaLitté »).

Russie : attraction et répulsion

À l’heure où les relations avec la Russie se tendent, sous fond de crise ukrainienne, l’homme de théâtre Jean Winiger évoque le pays sous forme d’une fiction documentée. Histoire d’une passion amoureuse malheureuse, le livre décrit également un pays morcelé, fracturé. « 

Retrouvez mon article complet sur ActuaLitté. Merci encore à Nicolas Gary.

https://actualitte.com/article/106994/chroniques/russie-attraction-et-repulsion

OÙ EST CHARLIE?

Charlie, version française du personnage imaginé par Martin Handford (dessinateur britannique) en 1987.

Alain Gründ, 83 ans, et dont j’ignorais jusqu’à hier l’existence, nous a donc quittés un 14 juillet, comme Léo Ferré, ou comme Raymond Roussel. Fin d’une (probable) passionnante, mais silencieuse, saga familiale, faite de crises, de rebondissements, de coups littéraires… L’homme aura dirigé, des années durant, les éditions fondées en 1894 par son grand-père, Ernest Gründ, immigré allemand installé dans le sixième arrondissement, rive gauche. Fin stratège, le petit-fils aura sauvé l’entreprise, en ouvrant notamment au livre jeunesse. Rachetée par Editis (cf. article ci-dessous), la structure se maintenait, manifestement.

Parfois certains évènements insoupçonnés vous ramènent à l’enfance: disparition d’un concepteur de dessins animés que vous aimiez sans même connaître son visage, d’un chanteur qui vous avait bercé, d’un acteur que vous croyiez immortel car lié à vos premières années, d’un ami de famille qui vous faisait sauter sur ses genoux, d’un dessinateur dont vous aviez oublié l’existence, mais qui demeurait en un coin de votre mémoire, tel un album qu’on redécouvre à l’occasion d’un déménagement, et qu’on prend plaisir à relire. Mort très jeune, Lautréamont demeure un grand lecteur d’encyclopédies: en témoigne la bizarre érudition des Chants de Maldoror, ce goût pour les animaux. Semblablement, j’ai toujours adoré feuilleter les Larousse illustrés, et aussi les Gründ, qu’on trouvait alors chez Maxilivres à bon prix. Évoquons, entre autres, l’album consacré aux fossiles, ou aux minéraux, qu’on m’avait offerts pour un anniversaire. Évoquons également Où est Charlie?, ce globe-trotter à lunettes, hippie aux cheveux courts, éternel étudiant en marinière, perdu au milieu de la foule, et que nous retrouvions, avec les copains, vers midi et deux, au CDI du collège, entre deux lectures du Guinness des Records, et autres revues érotiques soigneusement cachées, par crainte de se faire coincer par la documentaliste quinquagénaire, qui poussait de discrets et sages soupirs, non dupe de notre manège… Ce même Charlie, qui aura assuré de confortables revenus à Gründ, sa continuité… (quelle plus grande récompense, au passage, que de publier un ouvrage faisant à ce point date, connu de tous? Passé dans l’imaginaire collectif? Même si Charlie est d’origine anglaise, ce qui casse un peu le mythe).

L’auteur et traducteur Denis Montebello estime qu’écrire, c’est d’abord réécrire son nom. Quid de l’éditeur? Car « Grund » signifie « sol », « terrain », ou « racine » dans la langue de Goethe. Sans le tréma, me direz-vous, j’en conviens. Toutefois, comment ne pas établir une analogie entre le patronyme, et l’objet même des éditions? Car Gründ publiait beaucoup de vulgarisation, et donc nous ramenait à la base. Au Grund, donc.

Ainsi merveilles et plaisirs s’en vont, sans bruit (Maurice Pialat).

https://actualitte.com/article/106983/edition/ancien-directeur-des-editions-grund-alain-grund-est-mort

FRÉDÉRIC DELANGLADE (1907-1970). SÉRIE SURRÉALISTE

« L’arbre à mains », fresque de l’hôpital Sainte-Anne, détruite pendant l’Occupation, 1936.

N.B. Peinte par l’artiste et écrivain surréaliste Frédéric Delanglade, lui-même psychiatre, dans une salle de garde de l’hôpital Sainte-Anne (où devait résider Unica Zürn), la fresque fut qualifiée d' »art dégénéré » (entartete Kunst), par les autorités allemandes, et badigeonnée de blanc. En rappelant au passage que plusieurs milliers de fous sont morts de faim pendant la guerre, délibérément abandonnés (on parle d' »extermination douce »). Une nouvelle fresque, collective, fut peinte après la Libération, sur proposition même de Frédéric Delanglade.

VOIX DES AUTEURS: YVES BOUDIER ET VINCENT GIMENO-PONS (ORGANISATEURS DU MARCHÉ DE LA POÉSIE)

Chers lecteurs,

Retrouvez notre dernier entretien avec Yves Boudier et Vincent Gimeno-Pons autour du Marché de la poésie 2022, qui s’est tenu en juin place Saint-Sulpice. Je livre ci-dessous un extrait. Pour lire la suite, rendez vous sur ActuaLitté, le site de Nicolas Gary (que nous saluons).

La poésie est sûrement le genre le plus pratiqué, le plus populaire

Annulé en 2020 du fait de la pandémie, déplacé en octobre 2021, le marché de la poésie en est à sa trente-neuvième édition. Installée en juin place Saint-Sulpice, aux pieds de la majestueuse cathédrale, la manifestation permet aux auteurs de se retrouver, mais aussi de faire connaître ce genre quelque peu oublié, ce parent pauvre de la littérature, qu’est la poésie.

https://actualitte.com/article/106592/interviews/la-poesie-est-surement-le-genre-le-plus-pratique-le-plus-populaire

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