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« SEMAINE SAINTE »

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  Dans Le dernier soupir du Maure, son autobiographie, Luis Buñuel évoque longuement son enfance à Saragosse, ainsi que sa rencontre avec Salvador Dali. À plusieurs reprises, le cinéastes parle également des processions de la semaine sainte, et de l’influence que cela devait avoir sur sa propre production. Chaque film, qu’il soit réalisé en France, au Mexique, ou dans son pays natal, contient effectivement un ou plusieurs roulements de tambour. Sombre, doloriste, peuplé de Christs tordus sur la croix et de squelettes enchâssés, le catholicisme espagnol ne pouvait, selon son propre aveu, que marquer l’esprit du jeune créateur. À titre privé, et bien que je ne l’aie jamais vue « en vrai », la marche solennelle des pénitents vêtus de San Benito m’a toujours frappé, comme une parfaite célébration de la mort, à l’instar de la corrida.

 

   … Notons que le rythme, au début de la vidéo, est le même que celui du générique, au début de Johnny s’en va-t-en guerre, film antimilitariste de l’Américain Dalton Trumbo (1905-1976), adapté de son propre roman (Johnny got his gun):

 

   Enfin, précisons, s’il le fallait, que ce blog est totalement laïc. Il ne s’agit ici que d’évoquer la culture d’un pays, et son influence.

GUS VAN SANT À LA CINÉMATHÈQUE (jusqu’au 31 juillet 2016)

… En ce moment à la cinémathèque française, et jusqu’au 31 juillet 2016, se tiennent une exposition et une rétrospective Gus Van Sant, créateur américain renommé, souvent abusivement rattaché au genre « gay » qui ne signifie rien (ou si peu). Réalisateur, l’homme est aussi plasticien, influencé par Burroughs (qu’il met en scène dans Drugstore cowboy). L’oeuvre m’a, a titre personnel, beaucoup marqué, et plus particulièrement dans ses aspects intimistes. Je pense naturellement à la trilogie de la mort, à Gerry, Elephant et Last days, évocation indirecte du suicide de Kurt Cobain, icône de ma propre génération, mais aussi à La Mala noche, premier film en noir et blanc, tourné avec peu de moyens dans l’Oregon. Je ne sais que dire de plus, et préfère laisser la parole aux spécialistes de cinéma, aux professeurs. Ci-dessous un petit bon, First kiss, très bref court-métrage esthétisant, typique de l’inspiration vansantienne (puisqu’il faut lui donner un nom).

N.B.: L’entrée de l’exposition est libre.

« First kiss », un court-métrage de Gus Van Sant (cliquer sur le lien)

Présentation de l’exposition sur le site de la cinémathèque (avec une longue présentation de l’oeuvre)

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