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Monthly Archives: septembre 2015

FANTASTIQUE! L’ESTAMPE VISIONNAIRE, de Goya à Redon (exposition)

DU 1er OCTOBRE 2015 AU 17 JANVIER 2016, AU PETIT-PALAIS, POUR LES AMATEURS DE FANTASTIQUE (et de surréalisme!)

"Le sommeil de la raison engendre les monstres" (Francisco Goya)

« Le sommeil de la raison engendre les monstres » (Francisco Goya)

Le Petit Palais invite dans ses murs la Bibliothèque nationale de France pour cette grande première sur l’estampe fantastique. Plus de 170 oeuvres de Goya à Redon en passant par Delacroix et Gustave Doré introduiront le visiteur dans cet univers omniprésent dans la gravure et la lithographie du XIXe siècle. Du macabre au bestiaire fantastique, ou au paysage habité, jusqu’à la représentation du rêve ou du cauchemar : le triomphe du noir !

A découvrir dans les collections permanentes Sabbat et tentations, Dürer, Callot et Desmazières

Exposition organisée par le Petit Palais et la Bibiothèque nationale de France

#EstampeVisionnaire

Commissaires :
Valérie Sueur-Hermel, conservateur en chef au département des Estampes et de la photographie de la BnF, commissaire scientifique de l’exposition
Gaëlle Rio, conservateur au Petit Palais

"Entrée de Monseigneur Henry de Lorraine, Marquis de Moy soubs le nom de Pirandre", Jacques Callot, 1627

« Entrée de Monseigneur Henry de Lorraine, Marquis de Moy soubs le nom de Pirandre », Jacques Callot, 1627

"Le Ministère de la Marine", Charles Méryon

« Le Ministère de la Marine », Charles Méryon, 1865

"L'Esprit gardien des eaux", Odilon Redon, 1878.

« L’Esprit gardien des eaux », Odilon Redon, 1878.

 
INFORMATIONS PRATIQUES

Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
01 53 43 40 00

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Fermeture des caisses à 17h fermeture des salles à partir de 17h45.

NOUVEAU Nocturne le vendredi jusqu’à 21h uniquement pour les expositions temporaires.

Fermé le lundi et certains jours fériés

TARIF NORMAL: 10 euros

TARIF RÉDUIT: 7 euros

BLOGORAMA 19: « LA TÊTE DE L’ARTISTE », VIDEOBLOG DE YANN LANDRY

  1731998_300x300    Ci-joint un nouveau « Blogorama », ou plutôt, devrais-je dire, un « Vidéoblograma ». Vidéaste, caméraman, écrivain, auteur de plusieurs clips, Yann Landry, qui vit en Languedoc-Roussillon, anime depuis plusieurs années « La tête de l’artiste ». Yann a accepté de se prêter au jeu. L’occasion, aussi, pour moi de faire un peu de promotion, puisque l’ami cherche à filmer des concerts, à réaliser des publicités, comme il l’explique fort bien lui-même:

   La Tête de l’Artiste propose des prestations vidéo aux artistes : interviews, clips, reportages, captations de concert, d’expos… Pour que le public puisse connaître puis reconnaître les artistes nouveaux ou moins nouveaux; et cela passe à travers la voix, les expressions corporelles, le visage. L’artiste expose ses points de vue sur lui-même, sa tête, son art, son parcours, son actu… mais également son point de vue sur la création artistique contemporaine et la place de l’artiste dans l’espace culturel. L’artiste fait également découvrir ses prestations scéniques et ses œuvres.

NB: Ci-dessous le roman illustré de Yann, un entretien de l’écrivain-performer Jean-Louis Costes, ma propre interview autour du roman Disparaître, et une publicité pour Canson.

"Matière noire", un livre illustré.

« Matière noire », un livre illustré.

« La tête de l’artiste » (site)

« La tête de l’artiste » (page Facebook)

PARUTION(S) EN REVUE

Chers lecteurs,

  J’ai dû m’absenter quelques temps pour diverses raisons. Mais je reste là. Et signale, humblement, la parution de deux articles: l’un consacré à l’écrivain charentais Georges Hyvernaud, auteur du roman autobiographique La peau et les os, dans la revue poitevine Le Picton de septembre-octobre (n° 233); l’autre consacré aux tombes d’auteurs, dans le numéro 65 de Diérèse, (été 2015) revue poétique dirigée par Daniel Martinez.

N.B.: Je n’ai pu naturellement reproduire les articles, qui sont soumis à des droits. On trouvera néanmoins sur le site du « Picton » la première page de l’article en question.

Un lien vers « Le Picton »

« Diérèse et les Deux-Siciles », le blog de Daniel Martinez

"Le Picton" n° 233.

« Le Picton » n° 233.

"Diérèse" n° 55

« Diérèse » n° 55

MEMOIRE DES POÈTES XIII: ANDRÉ PIEYRE DE MANDIARGUES ET SA FEMME BONA (Cimetière du Père-Lachaise)

André Pieyre de Mandiargues peint par sa femme Bona

André Pieyre de Mandiargues peint par sa femme Bona

DIVISION 14
Né le 14 mars 1909 à Paris au sein d’une famille calviniste aisée d’ascendance à la fois languedocienne et normande, André Pieyre de Mandiargues est un élève médiocre qui s’ennuie à l’école. Devenu rentier avant même sa majorité grâce à l’héritage paternel, il entame une licence de Lettres, puis, fasciné par la civilisation étrusque, étudie l’archéologie tout en parcourant l’Europe et le Proche-Orient. Il fréquente aussi assidûment le milieu littéraire et artistique de la capitale, et se lie d’amitié avec le photographe Henri Cartier-Bresson, Lanza del Vasto, mais également les surréalistes Léonora Carrington (1917-2011, inhumée à Mexico), Léonor Fini (1918-1996), avec laquelle il vivra un temps, et Max Ernst (1891-1976. Ses cendres reposent au columbarium, case 2102). En 1943, réfugié à Monte-Carlo pour fuir la guerre, André Pieyre de Mandiargues publie à compte d’auteur Dans les années sordides. Suite de singuliers poèmes en prose, riches en images et en métaphores, ce premier recueil illustre les obsessions propres au créateur, son érotisme, mais aussi une certaine attirance pour le macabre, une esthétique à la fois fantasque et morbide. En 1963, La motocyclette le révèle au grand public. Très singulier, le récit décrit le péril de Rébecca : âgée de dix-neuf ans, la jeune amazone quitte le domicile conjugal, en Alsace, pour rejoindre, à moto, la ville allemande d’Heidelberg, où l’attend son amant. Le livre procède, une nouvelle fois, d’une puissante et puissante sensualité. Ayant reçu le prix Goncourt en 1967 pour son roman La marge, qui décrit l’errance d’un homme traumatisé à Barcelone, puis le Grand Prix de poésie de l’Académie française en 1979, André Pieyre de Mandiargues continue à écrire romans et poèmes jusqu’à sa mort, le 13 décembre 1991. À l’âge de quatre-vingt-deux ans, ce grand collectionneur d’objets pornographiques, qui a préfacé Pierre Loüys, laisse derrière lui une importante œuvre, qui compte également d’intéressants essais et traductions, parmi lesquelles celles d’Octavio Paz, qu’il contribue à faire découvrir au public hexagonal, mais aussi celles de William Butler Yeats ou de Yukio Mishima. Moins connues sans doute, ses correspondances avec Jean Paulhan ou Francis Ponge sont également très riches, et révèlent une sensibilité complexe, un grand éclectisme. Pieyre de Mandiargues, qui n’a jamais à proprement parler fait partie du groupe surréaliste, mais qui l’a fréquenté, tout en consacrant plusieurs textes à Arcimboldo (Arcimboldo le merveilleux, Robert Laffont, 1977), Hans Bellmer (Le Trésor cruel de Hans Bellmer, Le Sphinx, Paris, 1979), peut être rattaché, du fait de son inspiration, au courant. Procédant d’un univers fantasmatique trouble, et d’un imaginaire débordant, quoique habilement maîtrisé, les livres de Pieyre de Mandiargues, poursuivent l’inspiration de Breton, et y participent. Toujours redécouverts, ces derniers ont parfois été portés à l’écran : en 1976, La Marge est ainsi adaptée par Walerian Borowczyk (1923-2006, inhumé au Vésinet, dans les Yvelines), quand une version filmée de la nouvelle « La Marée » constitue la première saynète des Contes immoraux, où nous retrouvons Fabrice Luchini. André Pieyre de Mandiargues se situe au cœur d´un blason baroque qui s´ouvre des poètes élisabéthains au surréalisme, du dolce stil nuovo au romantisme allemand. Chez lui se réconcilient le rêve méditerranéen et le songe nordique, au soleil noir étincelant d´Eros, écrit Salah Stétié (in Mandiargues, Seghers, Paris, 1978).

Pieyre de Mandiargues et sa femme Bona

Pieyre de Mandiargues et sa femme Bona

   D’abord inhumé dans la trente-cinquième division, André Pieyre de Mandiargues repose aujourd’hui dans la quatorzième, aux côtés de son épouse, Bona Tibertelli de Pisis (1926-2000). Nièce de l’artiste ferrarais Filippo de Pisis, cette dernière apprend la peinture dans un institut de Modène, puis vient à Paris, où elle fréquente les surréalistes, avant d’épouser l’homme de lettres en 1950. Très amoureux, ce dernier consacre un essai au travail de sa femme, Bona, l’amour et la peinture (éditions Skira, Genève, 1971). Exposée à la fondation Berggruen, en Allemagne, puis à Milan, dans son pays d’origine, Bona découvre la technique du collage lors d’un voyage au Mexique en 1958, et en fait son mode d’expression plastique préféré. Également auteure, Bona a écrit un récit (La cafarde, Mercure de France, 1967), une autobiographie (Bonaventure, Stock, 1977), et des Poèmes (Fata Morgana, 1988). Elle figure également dans le très beau livre de Georgiana Colvile, Scandaleusement d’elles. Trente-quatre femmes surréalistes (Jean-Michel Place, Paris, 1999).

MANDIARGUES_Pierre_1909-1991_Ecrivain

Photo trouvée sur le site de l’APPL (Association des Amis du Père Lachaise)

PS: Selon certaines sources, la tombe d’André Pieyre de Mandiargues se trouverait en réalité dans la treizième division du Père-Lachaise. Je vérifierai et apporterai une correction si nécessaire très prochainement.

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