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L’EFFET NOTHOMB… (journal-photo)

Malgré quelques couacs mineurs au niveau de la distribution, Aurora Cornu se vend bien, dans la mesure de nos moyens. La préface d’Amélie Nothomb, et l’entregent de notre cher Pierre Cormary nous permettent ainsi de figurer dans la vitrine de l’illustre librairie parisienne Albin Michel (éditeur qui publie A. Nothomb, s’il fallait le rappeler). To be continued…

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LIBERTÉ GRANDE (J. GRACQ)

Pendant les vendanges, en Beaujolais, (où j’appris d’ailleurs l’attentat contre les tours jumelles), je me liai d’amitié avec un jeune philosophe d’origine kabyle, rappeur à ses heures perdues, toujours en survêtement, et grand lecteur de Schopenhauer auquel il consacrait un mémoire. Mehdi, dont j’ai hélas perdu la trace… Quand on nous interrogeait sur l’avenir, et sur notre futur métier, nous répondions invariablement « consommateur culturel ». Nous avions créé une nouvelle profession, un nouveau concept pour Pôle Emploi. L’idée étant de flâner à jamais, sans tenir compte des espaces a priori de la perception, des données matérielles, juste à lire, regarder des films, sans même écrire ni produire quoi que ce soit, ou alors de façon totalement gratuite. Ah, comme nous eussions aimé demeurer étudiants, éternellement, boire de la 8-6 ou du rosé de chez Lidl, en écoutant alternativement du métal ou du classique, en discutant cinéma indépendant, dans nos petites chambres spartiates emplies de poches! Mais ma foi il fallut bien entrer dans la vie active, à contre-coeur. Ne plus aimer les études pour les études, et cette formidable insouciance, tant matérielle qu’amoureuse, pour assurer l’avenir. « On se doit à la société », comme dit Rimbaud. Et, loin de toutes illusions anarcho-utopiques somme toute bien confortables (mais inopérantes), cette société demeure nécessaire.

Dans un de ses romans sur le Japon, Amélie Nothomb évoque ces quelques années de permissivité absolue, où les jeunes Nippons suivent un cursus de glande universitaire, avant de travailler comme des esclaves, 25 heures par jours sans vacances ni répit, et ce jusqu’à un âge avancé où on les laissera enfin tranquilles. Où on les saluera, dans la rue, comme si avoir survécu à tout ça vous classait parmi les anciens combattants, et méritait une particulière déférence… Pareillement, je songe au titre de Jarmusch, Permanent vacation. Vivre de rien mais totalement libre, en vacances de l’existence réelle faite de contraintes et d’obligations sociales…

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