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Monthly Archives: février 2016

TROIS ÉVÈNEMENTS PARISIENS

Chers lecteurs,

   Comme je l’ai reprécisé dans l’article paru le 1er janvier, ce blog a aussi, et peut être avant tout, une fonction évènementielle. J’y annonce en effet un certain nombre de lectures ou d’expositions faites par des amis ou par des créateurs que j’admire. Cette semaine, trois sauteries très rapprochées:

  • Le vernissage de l’exposition « Toujours des nanas! » demain mercredi 24 février à partir de 18 heures à la galerie « L’espace Beaurepaire » (28 rue Beaurepaire, Paris 10, métro République ou Jacques Bonsergent). Y seront présentes notamment mes amies Mylène Vignon, journaliste culturelle et auteur, ainsi qu’Isa Sator, plasticienne. Je ne pourrai malheureusement y être mercredi, pour des raisons professionnelles, mais viendrai dimanche, à partir de 16 heures, pour le goûter et la performance organisée sur place. Plus d’informations sur le site même de la galerie: L’oeil de la femme à barbe
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  • Le prochain Cénacle du Cygne, dans la cave du bar « La Cantada II », 13 rue Moret (Paris 11, métro Ménilmontant), à partir de 20 heures-20 heures 30. Je ne pense pas y lire des textes cette fois-ci, mais serai bien sur place. Au programme: les performances de Jean Hautepierre, mais aussi la danse du Rhinocéros, étrange animal cinématographique, ainsi que des courts-métrages décalés, des sketchs, le tout animé par l’ami Marc-Louis Questin, auteur-éditeur. L’édition suivante, fin mars, sera consacrée au réalisateur Jean Rollin. Avis donc aux amateurs!
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  • Enfin, l’écrivain Jean-François Jacq, qui a eu la gentillesse d’évoquer Disparaître sur son blog, dédicacera son récit Fragments d’un amour suprême, paru aux éditions Unicité, le vendredi 26 février à partir de 18 heures 30, à l’Espace culturel Christiane Peugeot, Atelier Z (62 avenue de la Grande Armée, Paris 17, métro Porte Maillot). Là encore, je ne pourrai être présent pour des raisons d’ordre professionnel. Je parlerai néanmoins du livre dans la revue Diérèse et ici même sur « Page paysage ».fragments… Voilà. Peut être préférerez vous vous rendre au Salon de l’Agriculture, ce qui n’a rien de méprisable. Pour ma part, j’ai hélas raté le rendez-vous avec Pierre Bergounioux que j’avais pourtant annoncé, tout simplement pour une erreur de date. Aux présents (sait-on jamais?), qui sont allés écouter l’auteur corrézien, je livre cette brève citation, extraite de La mort de Brune                                                                                        

  Le temps qu’on dit passé s’attardait encore, au milieu de ce siècle, dans les petites villes enfouies au coeur du pays. Sa lumière morte, son air éteint, ses drames anachroniques, sa misère, ses tenaces noirceurs encombraient la vie de chaque jour. L’heure qui montait au cadran de l’histoire hésitait, au loin. Quinze années durant, peut-être, la nuit mérovingienne, le regard d’une dame du temps du roi François, les catins et les roués de la Régence, le spectre d’un maréchal d’Empire assassiné hantèrent le paysage immobile. Une clarté soudaine, insolite et verte, les éclipsa un beau soir, sans retour, et l’instant qui nous était destiné, le présent, a fait son entrée.

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LE (VIEUX) PÈRE-LACHAISE

  J’ai beaucoup parlé de cimetières, de tombes d’auteurs, sur le blog et à travers plusieurs publications imprimées. Adhérent de l’APPL (Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise), habitant le XXème arrondissement, je me balade souvent dans les allées du célèbre lieu, à la recherche d’écrivains oubliés, de personnages singuliers. Dans la prochaine livraison de Diérèse, j’évoquerai directement l’histoire de la nécropole (l’article sera reproduit ici même en avril), du Mont-Louis à l’actuel lieu touristique. En attendant je partage avec vous quelques magnifiques lithographies signées Pierre Rousseau et Émile Lassalle, tirées du livre de Joseph Marty, Les principaux monuments funéraires de Père-Lachaise, de Montmartre, du Mont-Parnasse et autres cimetières de Paris, publié à Paris en 1839, chez Amédé Bedelet, imprimeur. Je reproduis également les légendes de l’ouvrage sous les images.

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« Vue de la porte d’entrée du Père Lachaise ». Le cimetière était encore situé dans le village de Charonne, aujourd’hui « intégré » à Paris.

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LE BARON DE BEAUJOUR.


Beaujour (Louis-Félix de), pair de France, naquit à Callas, en Provence, le 28 décembre 1765.

Entré fort jeune dans la diplomatie, il fut, pendant plusieurs années, consul-général en Suède et en Grèce. Après le 18 brumaire (9 novembre 1799), il fut appelé au Tribunat et s’y distingua constamment par la sagesse de ses principes.

En 1804, nommé consul-général et chargé d’affaires aux États-Unis, il y composa, dans ses moments de loisir, un excellent ouvrage publié en 1814 sous le modeste titre de : Aperçu des États-Unis au commencement du dix-neuvième siècle, in-8°. Ce livre donne les notions les plus exactes sur ce pays et sur ses habitants.

Rentré dans sa patrie, Beaujour fut nommé, en 1816, consul-général à Smyrne, et, en 1817, inspecteur-général de tous les établissements français dans le Levant.

En 1818, le titre de baron lui fut accordé en récompense de trente années toutes dévouées au bien public.

Il a en outre publié, en 1801 et 1802, deux opuscules politiques in-8°, le Traité de Lunéville et le Traité d’Amiens ; Tableau du commerce de la Grèce, formé d’après une année moyenne, depuis 1787 jusqu’en 1797, Paris, 1800, deux vol. in-8°. Cet ouvrage a été traduit en anglais, ainsi que son Aperçu des États-Unis.

M. de Beaujour s’est occupé, depuis plusieurs années, d’un travail très-important sur la géographie de la partie de l’Asie que ses missions diplomatiques l’ont mis à même de parcourir et d’étudier avec soin.

Il est décédé le 1er juillet 1836 et a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Le monument de M. Beaujour, qui est un des plus élevés du cimetière, offre par sa solidité un grand luxe de construction : sa forme est pyramidale, élevée en cône et couronnée d’une coupole à jour qui est dorée. L’intérieur du monument n’est pas moins remarquable : il est décoré d’une Peinture dont le fond est ponceau ; des filets jaunes d’or figurent des panneaux dans lesquels sont inscrits les différents voyages de M. Beaujour et les diverses missions diplomatiques qu’il a remplies. Vis-à-vis la porte d’entrée est le portrait du défunt peint à fresque.

À l’extérieur du monument, on lit sur la façade principale :

Félix BEAUJOUR
Né à Callas, en Provence, le 28 décembre 1765,
Mort à Paris, le 1er juillet 1836.

Ce monument a été construit sur les dessins et sous la direction de M. Cendrier, architecte.

Père Lachaise Denon

Le baron Denon (Dominique-Vivant) naquit à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire), en 1747, d’une famille noble.

Il était destiné à la magistrature, et ses parens l’avaient envoyé à Paris pour faire son droit. L’étude des lois lui parut trop sérieuse. Les arts le réclamaient ; il s’y livra tout entier : la littérature légère, qu’il cultiva en même temps, lui procura de nombreux succès dans la société ; une conversation qu’il eut avec Louis XV, lui valut la place de conservateur d’un musée particulier de pierres gravées et de médailles que le Roi s’était formé.

Quelque temps après, Denon demanda au Roi d’être employé dans la diplomatie, et fut nommé gentilhomme d’ambassade à Saint-Pétersbourg. Paul Ier, alors grand-duc, affectionnait les Français, mais principalement ceux qui possédaient quelque talent ; il s’établit une espèce d’intimité entre le grand-duc et Denon, dont l’impératrice Catherine II conçut quelqu’ombrage ; des tracasseries en furent la suite. Alors Denon demanda et obtint de se rendre avec le même titre qu’il avait en Russie, auprès du comte de Vergennes, ambassadeur en Suède ; il l’accompagna quand celui-ci fut nommé à l’ambassade de Danemarck.

Lorsque M. de Vergennes revint en France prendre le portefeuille des affaires étrangères, il ramena le jeune Denon, il lui confia une mission importante en Suisse. De là, il passa à Naples avec le baron de Talleyrand, y resta sept ans, et, après le rappel de l’ambassadeur, y demeura comme chargé d’affaires.

La révolution commençait à s’annoncer : déjà des idées de liberté fermentaient dans plus d’une tête. Denon ne sut pas en garantir la sienne ; il encourut la disgrâce de la reine Marie-Caroline, qui demanda son rappel ; et la carrière diplomatique fut fermée pour lui.

Mais il avait mis à profit son séjour en Italie : il s’y était perfectionné dans le dessin ; il s’y était formé un tact sûr, un goût exquis. On peut dire que c’est à lui que le Voyage pittoresque de Naples et de Sicile dut la plus grande partie de son succès, puisque c’est lui qui dirigea dans le choix des matériaux les dessinateurs que l’auteur (l’abbé de Saint-Non) employait pour ce travail important.

De retour en France, Denon fut reçu à l’Académie de Peinture, section de la Gravure ; il passa encore quelque temps à Paris, puis se rendit à Venise, où, pendant cinq ans, il étudia avec la plus grande assiduité les chefs-d’œuvre de l’école vénitienne. Forcé comme Français de quitter le territoire de cette république, il se rend à Florence ; mais la même proscription le contraint d’en sortir. Il se réfugie en Suisse, où il ne peut rester, la république française ayant défendu au gouvernement helvétique de donner asile aux émigrés. Pendant son séjour à Venise, il avait été porté sur la liste, et ses biens avaient été confisqués.

Proscrit en France, proscrit chez l’étranger, Denon, au péril de sa vie, se hasarde à revenir à Paris ; il est accueilli par David, dont la puissante égide le protège comme membre de l’Académie de Peinture.

Des jours plus sereins commencent à luire ; la société se reconstitue sur de nouvelles bases. Denon y reparaît avec tous les avantages qui l’avaient fait distinguer plusieurs années avant ; il est accueilli, et cette bienveillance, si justement acquise, devient pour lui la source d’une nouvelle fortune. Il accompagna Bonaparte en Égypte ; embarqué comme artiste, il se battit comme soldat dans le voyage de la Haute-Égypte qu’il fit avec le général Desaix. C’est dans cette expédition qu’il dessina ces monumens qui, depuis quatre mille ans, défient les ravages du temps, Riche de toutes ces vues, à son retour en France, il publia son Voyage dans la Basse et Haute-Égypte, pendant la campagne du général Bonaparte.

Napoléon, devenu consul, le nomma directeur-général des Musées et de la monnaie des Médailles ; c’est sous sa direction que fut érigée la colonne triomphale de la place Vendôme. Il fut conservé dans ces deux places en i8i4 ; niais il les perdit en i8i5.

Denon avait été nommé par l’Empereur membre de l’Institut, baron de l’empire et officier de la Légion-d’Honneur ; en 1816, il fut nommé membre de l’Académie des Beaux-Arts, première section (peinture).

Le monument de Denon est du nombre de ceux qui n’ont aucun aspect funèbre ; il n’a de remarquable que sa statue en bronze, qui est d’une parfaite ressemblance, placée sur un piédestal en pierre de Volvic. Il est représenté assis sur un socle, tenant de la main droite un crayon, et de la gauche des tablettes. Sur le piédestal sont gravés ces mots :

VIVANT DENON,
n. en 1747 — m. en l825.
N.B.: Notons que Vivant Denon est également l’auteur d’une unique longue nouvelle, Point de lendemain, évoquée par Milan Kundera dans La lenteur.

RENCONTRE AVEC PIERRE BERGOUNIOUX LE 17/02/16

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  Une rencontre avec l’écrivain Pierre Bergounioux est organisée le 17 février 2016 à 19h30 par la librairie « Texture » (94 avenue Jean Jaurès, 75019 PARIS, station Laumière, ligne 5). L’auteur y présentera son dernier Carnet de notes. J’irai moi-même. Pour me contacter: er10@hotmail.fr, 07 50 89 83 24.

Site de la librairie « Texture ».

Biographie de Pierre Bergounioux sur Wikipédia.

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BLOGORAMA 22: « L’AUTOBUS » DE FABRICE MARZUOLO

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   Écrivain volontiers frondeur, à une époque où le politiquement correct dissout, trop souvent, la parole littéraire, Fabrice Marzuolo a créé il y a déjà quelques temps la micro-revue poétique L’autobus, petit fanzine en format à l’italienne accueillant des auteurs très différents, tels Marc Bonetto, ou Xavier Frandon. Pas d’expérimentation tout azimuts, de hurlements de gorets ou de mots étalés partout sur la page, ni de haïkaï benêts en langue régionale: juste des textes sensibles, généralement vrais, parfois violents. L’objet s’acquiert sur simple envoi de timbres, à l’adresse indiquée sur le blog. Mais laissons la parole à l’intéressé lui-même:

Ça a débuté comme ça :
En 2011, avec pour thème Louis Ferdinand Céline
Puis il y a eu le numéro 2, l’Est de la France, avec un invité : Gilles Ortlieb.
Ensuite, un numéro spécial « revuiste » avec :
Cathy Garcia de la revue Délit de poésie
Patrice Maltaverne de Traction Brabant
Jean-Paul Lesieur (Comme en poésie)
Eric Dejaeger de Microbe  (Belgique)
Claude Vercey (les Polder, Décharge et Gros Textes)
Jacques Morin (dit Jacmo, de la revue Décharge)
Jean-Paul Morin (La Cave Littéraire)
A partir du numéro 11, la revue change de format (de A5 au A6, format paysage)

Les thèmes sont proposés pour être évités ou pas, selon l’inspiration de chacun. C’est avec le numéro 10, tant qu’à pousser le bouchon, que j’ai associé le thème avec le numéro, souvent à se tirer les cheveux, par exemple : le 10, c’est hé dix Constantine ; le 11, c’est l’aragne, alias Louis XI ; 12, les douze travaux d’Hercule ; 13, 13 à table, avec un clin d’œil à Louis Ferdinand Céline, et l’invité Jean-Paul Louis, des éditions du Lérot ;
14, la guerre de 14, etc.

   Il n’y a pas de formule d’abonnement, tout repose sur les échanges (timbres, plaquettes, vélos, gâteaux, avions, bretelles, pavillons, rien, etc.).

   Et ça continue, même si le moteur tousse, après tout, bien des poètes battent des ailes, ce qui tombe bien, le prochain passage, c’est un zoo. Le numéro en cours, c’est le 24(le thème à éviter aurait dû être les 24 heures du Mans mais je n’aime pas ce sport, alors j’ai préféré Henriette du Mans) Tout est bricolé à la main, j’en imprime environ une cinquantaine, une fois les numéros écoulés, je ne refais jamais un tirage, voilà pourquoi tous s’épuisent avant moi.

Le site de la revue :
http://autobus.centerblog.net/

PS: Pour acquérir L’autobus, il ne vous en coûtera que quelques timbres. Écrire donc directement à Fabrice Marzuolo (fabrice.marzuolo@wanadoo.fr)

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