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ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE JUIN 2017

Chers amis,

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   Le jeudi 1er juin, de 16 heures à 22 heures, se tiendra le vernissage de la vente « Cent œuvres à cent euros ». Organisée par « Le cabinet des Curieux », nom qui évoque furieusement Balzac (cf. Le cabinet des antiques), l’opération vise à promouvoir des travaux généralement singuliers, tous vendus au même prix (prix qui est lui-même contenu dans le titre!). La vente se poursuivra par ailleurs jusqu’au 17.

  Pour s’y rendre: Cabinet des Curieux, 12 passage Verdeau, 75009 PARIS, Métro Grands Boulevards (ligne 3 ou 9). 06 13 74 78 92 cabinetdescurieux@gmail.com

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  Le samedi 10 juin 2017, si tout va bien, je me rendrai à la 35ème édition du Marché de la Poésie, place Saint Sulpice (75007 PARIS, métro Saint Sulpice ou RER B station Luxembourg) en tant que simple touriste. Si vous souhaitez discuter, prendre un verre… Comme toujours 07 50 89 83 24. er10@hotmail.fr

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   Projeté dans le cadre d’ À la rencontre au cinéma l’Archipel le 8 novembre dernier, choisi deuxième meilleur court-métrage de l’année 2016 par Marc-Antoine Vaugeois, rédacteur à Format Court, montré en février dernier à New York dans le prestigieux bâtiment de l’Anthology Film Archives au cours du festival NewFilmMakers,

   Cantate/Macabre (réalisé par Stéphane Rizzi et co-écrit par votre serviteur) est aujourd’hui sélectionné au festival CÔTÉ COURT de Pantin.
Il y sera montré trois fois:
– Dimanche 11 juin à 21 h45 (ciné 104)
– Mercredi 14 juin à 20h15 (en présence du réalisateur)
– Vendredi 16 juin à 18h (ciné 104)
INFORMATIONS PRATIQUES:
FESTIVAL CÔTÉ COURT AU CINÉ 104
104 avenue Jean Lolive 93500 Pantin Métro : Église de Pantin (Ligne 5)
Bus : lignes 249, 170, 61
Station Vélib’ devant le Ciné 104
VOIR LE PLAN POUR VENIR

Entrée 1 séance :
• Plein tarif 5€
• Tarif réduit 3,50€

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   Ancien producteur de musique (on lui doit Rapattitude, soit la première compilation de rap en France, en 1990), mais aussi chanteur, auteur, et réalisateur, Benny Malapa, enfant du XXème arrondissement, viendra interpréter des œuvres de Boby Lapointe notamment au cours de la fête de la musique, le mercredi 21 juin, à partir de 20 heures, et pour une bonne partie de la nuit. Rendez-vous donc à Culture Rapide, 103 rue Julien Lacroix, 75020 PARIS, métro Belleville.

 

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   Jeudi 22 juin, à partir de 20H30, se tiendra l’habituel « Cénacle du Cygne », sous le patronage de Marc-Louis Questin, alias Lord Mandrake (comme toujours, à la Cantada II, 13 rue Moret, 75011 PARIS, métro Ménilmontant, ligne 2). Je viendrai y lire quelques poèmes, accompagnant ainsi les magiciens, danseuses et autres artistes lyriques habituellement présents!

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     Organisé par mon ami Pascal Mora, auteur d’une œuvre riche dont j’ai déjà parlé sur le blog, le traditionnel Café Poésie se tiendra à la médiathèque de Meaux (Médiathèque Luxembourg, salle C. Beauchart, 2 rue Cornillon, 77100 MEAUX, 01 83 69 00 90), le samedi 24 juin à partir de 10H30. L’entrée est libre est chacun est amené à lire ses textes, s’il le désire. Là encore, si je parviens à contourner mes obligations professionnelles, je viendrai partager quelques fables de mon cru. N’hésitez pas à prendre contact, le cas échéant. Si j’y vais, ce sera par le Transilien, sachant que la salle n’est pas loin de la gare.

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    Signalons enfin la parution, ces jours-ci, de la biographie consacrée à Ian Dury, personnage central de la scène rock, par mon ami Jean-François Jacq, plusieurs fois évoqué sur le blog, et dans les pages de Diérèse. Un livre qui s’adresse à tous les amateurs de pop, publié chez Ring, jeune et énergique maison. Je reproduis ci-dessous la description bio-bibliographique de la maison, ainsi que la vidéo de présentation. Signalons aussi la présence de Jean-François Jacq au Marché de la poésie le dimanche 11 juin de 14 heures à 19 heures, au stand des éditions Unicité, pour la dédicace de son livre Fragments d’un amour suprême (dont j’ai déjà parlé sur « Page paysage »).

Mon article sur « Fragments d’un amour suprême » (cliquer sur le lien)

   Un enfant de la rue. C’est ainsi que se définit Jean-François Jacq. Une enfance sans amour, en partie vécue dans le noir. Errance initiée dès l’âge de treize ans sur fond de viol, mort latente, internement psychiatrique par erreur, à quatorze ans ; de maladie rare : Guillain barré. Plusieurs mois de paralysie complète à la clé. S’en suivent de longues années à la rue, jusqu’à vingt-quatre ans. Puis le désir de se cultiver à outrance. Licence en Arts du spectacle, sans nul autre diplôme en poche. Premier récit autobiographique en 1998 : Heurt Limite (récit incantatoire). L’écriture prend alors irrémédiablement le dessus. À compter de 2012, il alterne biographies rock et récits autobiographiques. Cette même année, Le soleil noir du rock français : Olivier Caudron de Lili Drop à Olive, puis Hémorragie à l’errance (genèse). Nouvelle bio rock en 2014, Bijou : vie, mort et résurrection d’un groupe passion. En 2016, Fragments d’un amour suprême. Troisième volet autobiographique. Dans le sillage de son écriture, l’ombre d’Artaud, de Calaferte. En 2017, il signe chez Ring et livre une nouvelle biographie rock, Ian Dury : Sex & Drugs & Rock & Roll.    

 

ET BEL ÉTÉ À TOUS!!

« FRAGMENTS D’UN AMOUR SUPRÊME » (Jean-François Jacq), article paru dans « Diérèse » 68, été-automne 2016.

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   Tendre, poignant, brûlant : ainsi pourrions-nous qualifier ce nouveau récit au titre évocateur. Écrit dans une langue sobre mais souvent lyrique, poétique, constitués de brefs chapitres accompagnés de citations variées, ces Fragments d’un amour suprême s’adressent, à la deuxième personne du singulier, à Daniel Benard, l’amant disparu, emporté par le cancer dix ans plus tôt. Ainsi explorons-nous, au fil des pages, les différentes étapes d’une relation entre deux écorchés : l’écrivain-narrateur lui-même, victime d’une enfance malheureuse, et Daniel, objet du livre, issu d’un milieu pauvre et dur, qui le rejette. Par-delà le portrait, la description physique et l’hommage au défunt, cet être à l’âme et à l’allure d’un enfant (page 55), se déroule ainsi un vrai récit sentimental, proche du journal intime, puisque nous suivons l’évolution d’une relation, depuis la rencontre initiale, jusqu’à l’achèvement tragique. De longues pages décrivent ainsi la souffrance physique et son corollaire d’angoisse, dans un style âpre, vrai, qui n’est pas sans rappeler celui d’Artaud dans L’ombilic des Limbes. Derrière le vocabulaire médical, technique, apparaît ainsi une réelle douleur, ressentie dans le corps et l’âme : C’était juste avant la nuit. Il ne s’agissait pas de ces heures indues où nos corps ankylosés sont plongés dans le noire, mais d’un spasme d’une nature souterraine, foncièrement nouvelle, un spasme arraché à ce corps déjà meurtri de longue date, annonciateur d’une ère glaciaire et entraînant avec lui un cri (p. 84). On songe aussi parfois au Journal de deuil de Roland Barthes, série de feuilles volantes rédigées en 1977, après la mort de la mère, et republiée en 2009, et où le célèbre essayiste tente de s’auto-analyser, de comprendre l’impact de la perte sur sa vie quotidienne.

   Pour autant le livre n’est pas qu’une longue déploration, une sorte de complainte. Par-delà la dégradation du corps et l’expérience, J.F. Jacq évoque aussi des moments heureux, des instants de partage, des sourires, et même quelques clins d’œil coquins, sans pour autant verser dans l’exhibitionnisme ou la pornographie. On songe notamment à cette incroyable découverte de Paris, lorsque le narrateur ouvre les portes du Marais à Daniel, venu de province et peu à l’aise avec le style de vie de la capitale : De retour dans cette maison où nous nous sentons si bien, nous arrivons juste avant l’averse. Des trombes d’eau que nous prenons plaisir à regarder à travers l’immense baie (p. 68). Auteur de plusieurs récits autobiographiques décrivant une vie d’errance, mais aussi spécialiste de rock français (on lui doit notamment notamment la biographie du groupe « Bijou »), metteur en scène, Jean-François Jacq signe là un texte magnifique, intime et universel.

 

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE SEPTEMBRE 2016

   C’est la rentrée, chers lecteurs! Ayant marqué une pause estivale toute relative en juillet-août, j’en reviens aujourd’hui, en ce premier jour de septembre, aux fondamentaux du blog, en annonçant quelques évènements à venir. Le mois va être riche!

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  Le vendredi 9 septembre, à partir de 18 heures, notre ami Marc-Louis Questin dédicacera son ouvrage consacré au groupe mythique « Urban sax ». Le livre, qui est paru chez Unicité, est accompagné d’un CD, et coûte 22 euros. Rendez-vous nous est donné au Centre Culturel Peugeot, 62 avenue de la Grande Armée, 75017 PARIS (métro « Porte Maillot », ligne 1). Je ne pourrai hélas être présent, pour des raisons professionnelles, mais le livre m’intéresse (la dédicace, que j’ai d’ailleurs déjà annoncée, a été décalée à cette date pour raisons techniques). Ci-dessous une petite présentation de l’ouvrage en question:

   Ce livre est le premier ouvrage consacré à la dimension esthétique, philosophique et poétique du groupe mythique Urban Sax. L’écriture profondément baroque de Marc-Louis Questin s’inscrit dans une longue tradition de récits jouant sur plusieurs niveaux de sens à la manière des poupées russes du romancier cubain José Lezama Lima. Le théâtre des sons mis en forme par les compositions étincelantes de Gilbert Artman redéfinit la relation de l’être humain à l’univers, à la musique tourbillonnante des sphères. L’esprit de chaque lieu investi s’imprègne ainsi du sceau de ces étranges symphonies ludiques et voluptueuses, répétitives et solennelles. Ethnologie, architecture, scénographie et musicologie se font écho entre les pages de cette étude originale. Le jeu des sons mène à l’éveil, à une sereine lucidité, à une vision renouvelée et transfiguratrice du monde.

   Urban Sax demeure une référence majeure en matière de musique vivante et performante, en incessant mouvement de dérive urbaine et de psycho-géographie. Ce pertinent essai montre la puissance, la beauté et la singularité de cette musique incomparable et inclassable. Il y est aussi question d’une méditation intense sur le pouvoir subtil des sons, le silence et le vide, l’espace et l’infini, la présence à soi-même et l’éternel retour.

   Écrivain, peintre, magnétiseur et comédien, Marc-Louis Questin dirige les Éditions Éleusis spécialisées dans la littérature fantastique. Fondateur du Cercle Dionysos et de la revue gothique La Salamandre, passionné de danse japonaise Butô, d’expressionnisme allemand, d’illusionnisme et de cinéma expérimental, il participe à différents projets de groupes tels que Barbarossa Umtrunk, Electric Press Kit, Heavenly Creatures, The Cemetary Girlz.

   Marc-Louis Questin aka Lord Mandrake anime régulièrement les soirées du Cénacle du Cygne au cabaret parisien La Cantada.

    Le lendemain soir, soit le samedi 10 septembre, nous pourrons cette fois écouter l’immortel auteur des Versets sataniques, Salman Rushdie, et son acolyte Wadji Mouawad, au théâtre de la Colline (15 rue Malte Brun, 75020 PARIS, métro Gambetta, ligne 3).

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  Je joins ci-dessous la présentation postée sur le site du théâtre, et qui est très complète:

   À l’occasion de la sortie en France du roman « Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits », les éditions Actes Sud et La Colline organisent une rencontre entre les auteurs Salman Rushdie et Wajdi Mouawad le samedi 10 septembre à 20h30.
Trois adolescents seront invités à monter sur le plateau pour cet entretien.

entrée libre, réservation indispensable
au 01 44 62 52 00 ou à contactez-nous@colline.fr

 

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      Le samedi 10 septembre, les activités du Café-Poésie de Meaux reprendront également, comme me l’indique l’ami Pascal Mora, auteur du superbe recueil Paroles des forêts, évoqué sur le blog. Si vous habitez en Seine-et-Marne et que vous souhaitez lire des textes, participer à l’aventure… Ci-dessous le descriptif que m’a laissé Pascal:

Le Café-Poésie de Meaux reprend ses activités en septembre.

Durant la saison 2016 /2017 ,  nous prévoyons d’inviter des éditeurs, auteurs,

ateliers d’écriture, lycéens, musiciens…

Il est ouvert à toute forme poétique. Lecture, chant ou représentation

de 10 minutes environ pour chaque lecteur , acteur ou chanteur. Bien

sûr, il est possible d’assister à la rencontre en tant qu’auditeur uniquement. Entrée

libre et gratuite. L’adhésion à l’association et la participation à

l’organisation des rencontres sont bienvenues.

Les rencontres du Café-Poésie auront lieu à la Médiathèque du Luxembourg

1er étage/ dans la salle bulle au niveau de l’espace jeunesse.

Dates pour 2016 :

– Samedi 10 septembre    10h30/12h30

– Samedi 22 octobre       10h30/12h30

– Samedi 19 novembre   10h30/12h30

– Samedi 17 décembre  10h30 /12h30

Pour toute information, contacter Pascal Mora

pmora1262@gmail.com

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  Le dimanche 11 septembre, à 15 heures, le poète Eric Dubois, dont j’ai déjà parlé sur « Page Paysage », fera une lecture du recueil Chaque pas est une séquence (éditions Unicité), au Cabinet de Curiosités, 41 bis rue Vandrezanne, près de la Butte aux Cailles (Paris 13, métro Tolbiac) dans le cadre du festival « 0+0 ».

Descriptif complet du festival « 0+0 » (cliquer sur le lien)

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   Le samedi 17 septembre, Régis Jauffret, que j’apprécie, dédicacera son nouveau roman à la librairie « Les Cahiers de Colette » (23 rue Rambuteau, 75004 PARIS, métro Rambuteau ligne 11), à partir de 18 heures. Ci-dessous un bref résumé du livre, que je suis en train de lire, d’ailleurs:

   Noémie est une artiste-peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec un architecte de près de trente ans son aîné avec lequel elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par une lettre adressée par Noémie à la mère de cet homme : elle s’y excuse d’avoir rompu. Une correspondance s’amorce alors et s’affermit entre les deux femmes, qui finissent par nouer des liens diaboliques et projeter de se débarrasser du fils et ex-amant. Elles imaginent même de le dévorer cuit à la broche au cours d’un infernal banquet. En réalité, ce roman parle d’amour. Les deux femmes sont des amoureuses passionnées. La vieille dame a appelé son fils du nom du seul homme qu’elle ait jamais aimé, et qui est mort accidentellement avant leur mariage. Noémie, elle, est une « collectionneuse d’histoires d’amour », toujours à la recherche de l’idéal. Au fil des lettres que, de son côté, il échange avec les deux protagonistes, le fils et ex-fiancé exprime toute la passion qu’il éprouve toujours pour Noémie. Un roman d’amour épistolaire, donc, dans la plus belle tradition du genre.

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  Le mercredi 21 septembre, à partir de 18 heures à 20 heures 30, la jeune Elka Léonard, dont j’ai déjà parlée sur le blog, et dont les peintures mêlent érotisme et humour, participera à un vernissage collectif à la galerie Mona Lisa (32 rue de Varenne, 75007 PARIS, métro Rue du Bac, ligne 12). Je ne pourrai être présent au vernissage en question mais visiterai de toute façon l’exposition ultérieurement.

Pour consulter le site d’Elka Leonard (cliquer sur le lien): https://www.artactif.com/elka#.V8fiPKKbcU0

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  Le jeudi 22 septembre à 19h30, à la Lucarne des écrivains, notre ami Jean-François Jacq présentera Fragments d’un amour suprême, autobiographie poignante dont je parlerai dans le prochain numéro de la revue Diérèse. La librairie, où j’ai fait plusieurs lectures, se trouve au 115 rue de l’Ourcq, 75019 PARIS, métro Crimée (ligne 7). L’auteur Michel-Olivier Dury parlera lui de La Vie comme ça. Ci-dessous le descriptif de la soirée, sur le site de l’établissement.

Une soirée avec Jean-François Jacq pour Fragments d’un amour suprême et Michel-Olivier Dury pour La Vie comme ça.

Fragments d’un amour suprême
Deux hommes de milieux très différents, mais chacun avec des cassures, se rencontrent et s’aiment jusqu’à ce que la mort les sépare. Jean-François Jacq, tout en nous faisant part de ses émotions avec justesse, nous amène à une profondeur d’analyse que porte une écriture qui ne lâche rien à la facilité mais au contraire nous interroge. Un récit autobiographique que l’auteur parvient à nous faire partager avec son humanité.
 
La Vie comme ça
Avec cet ouvrage, Michel-Olivier Dury nous invite à lire deux histoires, tout d’abord celle d’un homme dans le milieu du travail de la fonction publique. L’emprise de ses supérieurs hiérarchiques qui frisent le ridicule l’amène à éprouver des états d’âme qui, paradoxalement, vont lui ouvrir la porte des souvenirs et de l’inspiration pour former en parallèle un second récit, celui de sa jeunesse. Alors, au gré des entrées et sorties de ses chefs, l’auteur revoit ou réinvente son enfance et son adolescence émaillées d’aventures, de sentiments, d’expériences amoureuses homosexuelles tout en retenue. Il y a beaucoup de drôlerie et de tendresse mélangée dans ce livre qui amènera le lecteur à se revoir lui-même dans sa propre enfance ou jeunesse.
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Marc-Louis Questin lisant les textes de Prisca Poiraudeau au Cénacle du Cygne (photographie personnelle)

  Le jeudi 22 septembre, enfin, se tiendra le fameux Cénacle du Cygne, dont je ne rate presque aucune édition, et où je vendrai moi-même mon propre petit recueil, Le Bestiaire. Comme toujours Lord Mandrake, alias Marc-Louis Questin, auteur de l’essai mentionné plus haut, fait bien les choses, invitant poètes, chanteurs, danseurs, plasticiens et cinéastes pour des soirées à la fois variées et riches, surprenantes. Comme toujours rendez-vous nous est donnée à la cave du bar « La Cantada II », 13 rue Moret, 75011 PARIS (métro Ménilmontant, ligne 3). Venez nombreux!

  Et bon courage pour la rentrée!

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La belle danseuse Cassandra Hans en pleine action.

TROIS ÉVÈNEMENTS PARISIENS

Chers lecteurs,

   Comme je l’ai reprécisé dans l’article paru le 1er janvier, ce blog a aussi, et peut être avant tout, une fonction évènementielle. J’y annonce en effet un certain nombre de lectures ou d’expositions faites par des amis ou par des créateurs que j’admire. Cette semaine, trois sauteries très rapprochées:

  • Le vernissage de l’exposition « Toujours des nanas! » demain mercredi 24 février à partir de 18 heures à la galerie « L’espace Beaurepaire » (28 rue Beaurepaire, Paris 10, métro République ou Jacques Bonsergent). Y seront présentes notamment mes amies Mylène Vignon, journaliste culturelle et auteur, ainsi qu’Isa Sator, plasticienne. Je ne pourrai malheureusement y être mercredi, pour des raisons professionnelles, mais viendrai dimanche, à partir de 16 heures, pour le goûter et la performance organisée sur place. Plus d’informations sur le site même de la galerie: L’oeil de la femme à barbe
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  • Le prochain Cénacle du Cygne, dans la cave du bar « La Cantada II », 13 rue Moret (Paris 11, métro Ménilmontant), à partir de 20 heures-20 heures 30. Je ne pense pas y lire des textes cette fois-ci, mais serai bien sur place. Au programme: les performances de Jean Hautepierre, mais aussi la danse du Rhinocéros, étrange animal cinématographique, ainsi que des courts-métrages décalés, des sketchs, le tout animé par l’ami Marc-Louis Questin, auteur-éditeur. L’édition suivante, fin mars, sera consacrée au réalisateur Jean Rollin. Avis donc aux amateurs!
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  • Enfin, l’écrivain Jean-François Jacq, qui a eu la gentillesse d’évoquer Disparaître sur son blog, dédicacera son récit Fragments d’un amour suprême, paru aux éditions Unicité, le vendredi 26 février à partir de 18 heures 30, à l’Espace culturel Christiane Peugeot, Atelier Z (62 avenue de la Grande Armée, Paris 17, métro Porte Maillot). Là encore, je ne pourrai être présent pour des raisons d’ordre professionnel. Je parlerai néanmoins du livre dans la revue Diérèse et ici même sur « Page paysage ».fragments… Voilà. Peut être préférerez vous vous rendre au Salon de l’Agriculture, ce qui n’a rien de méprisable. Pour ma part, j’ai hélas raté le rendez-vous avec Pierre Bergounioux que j’avais pourtant annoncé, tout simplement pour une erreur de date. Aux présents (sait-on jamais?), qui sont allés écouter l’auteur corrézien, je livre cette brève citation, extraite de La mort de Brune                                                                                        

  Le temps qu’on dit passé s’attardait encore, au milieu de ce siècle, dans les petites villes enfouies au coeur du pays. Sa lumière morte, son air éteint, ses drames anachroniques, sa misère, ses tenaces noirceurs encombraient la vie de chaque jour. L’heure qui montait au cadran de l’histoire hésitait, au loin. Quinze années durant, peut-être, la nuit mérovingienne, le regard d’une dame du temps du roi François, les catins et les roués de la Régence, le spectre d’un maréchal d’Empire assassiné hantèrent le paysage immobile. Une clarté soudaine, insolite et verte, les éclipsa un beau soir, sans retour, et l’instant qui nous était destiné, le présent, a fait son entrée.

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UNE BELLE CRITIQUE DE « DISPARAÎTRE » PAR L’ECRIVAIN JEAN-FRANCOIS JACQ

   Ci-dessous une très belle critique de Disparaître, mon premier et unique roman, par Jean-François Jacq, homme de théâtre, blogueur, écrivain, qui publiera prochainement chez Unicité.
Photo prise par l'auteur.

Photo prise par l’auteur.

   Je ne suis pas un lecteur ordinaire, saisi de plein fouet par l’inéluctable se profilant de page à page, hanté par le personnage de Renaud dont la descente m’est, au demeurant, éminemment familière. Ayant connu la rue à l’âge de dix-neuf ans, et ce durant plusieurs années, je ne suis absolument pas en mesure de faire preuve de complaisance à l’égard du roman d’Etienne Ruhaud. Roman, je l’avoue d’emblée, le mot me gêne. Il me dérange d’autant plus que l’auteur nous met face à une histoire romancée, et que nous en dépassons rapidement le cadre, Ruhaud nous invitant à pénétrer l’envers de ce quotidien nauséabond, se suffisant à lui seul pour n’avoir à apporter aucune explication quant aux raisons de la chute de son personnage. Lorsque le processus est en marche, rien ne peut plus l’arrêter. Et c’est l’une des grandes réussites de ce livre.  Ne pas donner à comprendre. Renaud ne m’est pas donc pas étranger (d’où ce rejet  à l’égard du terme roman). Je suis tout près de lui au fil de la lecture de Disparaître, à ses côtés à un point tel que je ressens exactement le vide se faire en son corps, et que je me surprends – ce qui n’est nullement mon habitude de lecteur – à en murmurer les mots, happé par la justesse de la mécanique anthropologique de Disparaître. Sachez-le. Ruhaud ne vous a pas dupé. Ruhaud de nous conter une histoire somme toute banale, puisque c’est ainsi que nous côtoyons ceux dont les corps finissent par éclater sur le pavé. Combien de morts, précisément à Thiais, carré des indigents, dans la plus grande indifférence ? Le lecteur que je suis tient à remercier l’auteur que tu es pour cet immense Disparaître, d’un point de vue littéraire, mon cher Etienne. L’auteur que je suis le considère comme frère de sang de mon récit (Hémorragie à l’errance), traitant de mes années passées à la rue. Pas un seul jour sans que je n’y pense. Et il en sera ainsi jusqu’à ma mort, jusqu’à ce qu’à mon tour, communément à Renaud, peut-être bien dans mon lit mais empreint de la même liquéfaction que ce personnage en résonance avec ce que je suis, jusqu’à ce qu’à mon tour je disparaisse. Un livre de cet acabit ? Il y a bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé.
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Le site de Jean-François Jacq (rajouté au favoris): http://jean-francois-jacq.e-monsite.com/
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