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MÉMOIRE DES POÈTES XXIV: SARANE ALEXANDRIAN (1927-2009) ET MADELEINE NOVARINA (1923-1991), CIMETIÈRE DU PÈRE-LACHAISE, DIVISION 87, COLUMBARIUM, case 40048 (article à paraître dans « Diérèse » 73, été 2018)

DIVISION 87 (pour la description de l’ensemble crématorium-columbarium, nous renvoyons le lecteur à notre article autour de Max Ernst)

Notre article sur Max Ernst (cliquer sur le lien)

Sarane Alexandrian (1927-2009) et Madeleine Novarina (1923-1991) -case 40048-

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Photographie de Pierre-Yves Beaudouin

   Surnommé « Sarane » par sa nourrice indienne, Lucien Alexandrian est né à Bagdad le 15 juin 1927 d’une mère française et d’un père arménien, stomatologue du roi Fayçal Ibn Hussein. Maîtrisant à la foi l’arabe, l’arménien, le turc et le français, l’enfant arrive très jeune à Paris, chez sa grand-mère, pour soigner une poliomyélite. Là, il suit les cours du lycée Condorcet mais termine sa scolarité à Limoges, avant de rejoindre le maquis. Engagé dans la Résistance, il rencontre l’exubérant dadaïste autrichien Raoul Hausmann (1886-1971). Très proche d’André Breton dès son retour à Paris, Sarane Alexandrian, qui obtient son baccalauréat en philosophie en 1946, suit des études d’art à l’école du Louvre, et se voit confier le secrétariat de la revue Cause, en compagnie de l’Égyptien Georges Henein (1914-1973), et d’Henri Pastoureau (1912-1996, père du médiéviste Michel Pastoureau). Tous trois sont chargés de répondre aux demandes d’adhésion de surréalistes venus du monde entier, puisque le mouvement s’est internationalisé. En 1948, après avoir quitté le groupe suite à l’exclusion de Roberto Matta, S. Alexandrian cofonde Néon, périodique qui connaît cinq numéros, et qui se veut le manifeste du « Contre-groupe H ». En rupture avec l’orthodoxie de Breton, cette nouvelle tendance associe essentiellement la jeune garde, avec notamment Claude Tarnaud, Stanislas Rodanski, Alain Jouffroy (1927-2013, inhumé dans la division 49 et précédemment évoqué Notre article sur Alain Jouffroy (cliquer sur le lien)), Jindrich Heisler (inhumé au cimetière de Pantin. Sa tombe a disparu), ou encore Jean-Dominique Rey. Citons également Madeleine Novarina, que Sarane Alexandrian épouse en juillet 1959, et qui restera à ses côtés jusque dans la tombe. Désirant se détacher de l’abstraction, pour en revenir au sensible, le contre-groupe H puise essentiellement son inspiration dans le vécu. En outre S. Alexandrian dissocie nettement poésie et politique, et se défie notamment de l’engagement très fort du groupe surréaliste belge auprès du parti communiste : La révolution poétique et la révolution politique n’ont rien à faire ensemble. Elles n’ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes moyens, elles n’intéressent pas le même public et ne mobilisent pas les mêmes acteurs. La première est supérieure à l’autre, intellectuellement, et ne saurait sans déchoir se mettre sous sa dépendance déclare-t-il ainsi dans Le Spectre du langage (manuscrit demeuré inédit), ou encore Ce ne sont pas aux poètes de s’engager dans la politique, ce sont aux politiciens de s’engager dans la poésie. Poursuivant sensiblement le même objectif, le groupe « Infini » lui succède de 1949 à 1966. Le « grand Cri-Chant du rêve », comme le surnomme Victor Brauner (1902-1966, inhumé au cimetière de Montmartre), ne remettra cependant jamais en cause son amitié et son admiration pour Breton, auquel il consacre d’ailleurs un ouvrage brillant, André Breton par lui-même (éditions du Seuil, 1971): Auprès de lui, on apprenait le savoir-vivre des poètes, dont l’article essentiel est un savoir-aimer… On l’admirait pour la dignité de son comportement d’écrivain, ne songeant ni aux prix, ni aux décorations, ni aux académies.

 

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Sarane Alexandrian

   Lecteur acharné, travailleur infatigable, esprit toujours curieux, Sarane Alexandrian poursuit une œuvre abondante, diversifiée, tant dans le champ théorique que dans le champ littéraire pur. Outre sa célèbre trilogie consacrée aux pouvoirs de l’imagination et de l’intuition (Le Surréalisme et le rêve, Le Socialisme romantique et L’Histoire de la philosophie occulte), l’auteur, qui signe de nombreux articles dans L’Oeil ou L’Express, publie de nombreux contes, petits bijoux hypnotiques, oniriques, dont certains ont été regroupés par Paul Sanda, dans L’impossible est un jeu (éditions Rafael de Surtis, Cordes-sur-Ciel, 2012). Citons notamment « L’enlèvement de la Joconde », où les protagonistes masculins du Louvre (le Condottiere, mais aussi les esclaves de Michel-Ange), sortent de leurs cadres, descendent de leur piédestal, pour devenir réels, une fois la nuit tombée, et tenter de ravir la belle Monna Lisa. Illustré par Jacques Hérold (1910-1987, inhumé au cimetière de Montparnasse), S. Alexandrian atteint probablement le sommet de son art romanesque à travers Les Terres fortunées du songe, une de ses aventures mentales (sic), monument de prose surréaliste, inclassable, mêlant poésie et narration, paru en 1980. Érotologue invétéré, il publie en outre nombre d’essais autour de la magie sexuelle, tel l’Histoire de la littérature érotique (Seghers, 1983), ou Le Doctrinal des jouissances amoureuses (Filipacchi, 1997). Enfin on lui doit de nombreuses monographies d’artistes, parmi lesquels bien des surréalistes, tel Jacques Hérold, cité plus haut, mais aussi Salvador Dali, les Allemands Hans Bellmer (cf. notre article sur Hans Bellmer (cliquer sur le lien)) Max Ernst (cf. le lien sur notre notice plus haut), dont nous avons parlé dans Diérèse, Jean Hélion ou encore sa propre épouse, Madeleine Novarina. Dernier volume paru, Les Peintres surréalistes (Hanna Graham, New-York-Paris, 2009) semble couronner ces années de réflexion, faire la synthèse. Influencé par des maîtres aussi différents que l’humaniste Cornélius Agrippa, André Breton, Aleister Crowley, ou Charles Fourier (1772-1837, inhumé au cimetière de Montmartre), Sarane Alexandrian aura joué un rôle phare dans l’évolution de la pensée surréaliste, notamment à travers Supérieur inconnu, revue d’avant-garde qui compte trente numéros, parus entre 1995 et 2011. Parmi les contributeurs, citons notamment Christophe Dauphin, qui a entre autres consacré une magnifique biographie à l’intéressé : Sarane Alexandrian ou le défi de l’imaginaire (L’Âge d’homme, Paris, 2006). Mort à Ivry, comme Antonin Artaud, le 11 septembre 2011, des suites d’une leucémie, Sarane Alexandrian lègue ses biens à la Société des Gens de Lettres en souhaitant que celle-ci encourage la création en aidant financièrement un auteur, le directeur d’une troupe de théâtre ou l’animateur d’une revue particulièrement méritant. D’un montant de 10 000 euros, la bourse Sarane Alexandrian a donc été fondée en ce sens.

 

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Dans L’aventure en soi (Mercure de France, 1990), récit autobiographique, Sarane Alexandrian mentionne longuement la femme de sa vie, prématurément décédée en 1991, à l’âge de soixante-sept ans. Tante de l’écrivain Valère Novarina, sœur de l’architecte Maurice Novarina, Madeleine Novarina naît le 28 novembre 1923 à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, au sein d’une fratrie de neuf enfants, et grandit au 2 place des Arts. Entrepreneur en bâtiment, son père, Joseph, refuse de la laisser intégrer l’école des Beaux-Arts. C’est donc auprès de son cousin, le peintre Constant Rey-Millet (1905-1959), qui lui-même admire ses gouaches fantastiques, que Madeleine effectue son apprentissage. Ayant pris une part active à la Résistance, elle est arrêtée avec sa sœur en juillet 1943, et interrogée par la Gestapo. L’officier SS, qui qualifie alors sa création « d’art dégénéré », décide de la faire déporter au camp de concentration de Ravensbrück. La jeune artiste est sauvée in extremis par son amant, l’avocat Marcel Cinquin, sous réserve qu’elle quitte Lyon définitivement. Arrivée à Paris, elle se lie d’amitié avec Victor Brauner dès mars 1946, et expose au premier Salon des Surindépendants. Là, Breton la remarque, et l’invite à participer aux réunions du groupe, le lundi au Café de la Place Blanche et le jeudi aux Deux-Magots, à Saint-Germain-des-Prés. En 1950, âgée de vingt-sept ans, elle fait un mariage malheureux avec un architecte de l’atelier Zavaroni, et peint alors une série de toiles sadomasochistes qu’elle détruira ultérieurement. Appréciée par Hans Bellmer, Benjamin Péret puis par Max Ernst, Dorothea Tanning, Yves Tanguy et Key Sage, elle fait la connaissance de Sarane Alexandrian en novembre 1954. Ils se marient fin juillet 1959.
Ayant obtenu une commande grâce à son frère Maurice, qui travaille alors pour les bâtiments civils, Madeleine Novarina réalise d’abord une mosaïque dans un immeuble d’Auguste Perret, au 52 rue Raynouard, derrière la maison de Balzac, puis seize vitraux en un style résolument moderne pour les églises de Vieugy et Marignier, en Haute-Savoie. D’autres commandes affluent, notamment pour les vitraux de l’église Notre-Dame-de-la-Paix à Villeparisis, en Seine-et-Marne, de la basilique Saint-François-de-Sales à Thonon-les-Bains et de la chapelle funéraire de l’église Saint-Maurice, à Annecy. Une rupture se produit alors, à travers les Patchworks, où se mêlent calligraphie, figuration et abstraction, à travers des scènes imaginaires surprenantes, avec diverses créatures apparaissant sur fond géométrique.
Ce travail se poursuit jusqu’en 1971. À l’été 1972, très affaiblie par une tumeur maligne, Madeleine Novarina doit mettre entre parenthèses ses grandes réalisations pour ne plus réaliser que des dessins automatiques à l’encre de chine, sortes de paysages intérieurs, pour reprendre les termes de son époux. C’est la troisième période de son art, plus intimiste, après les gouaches surréalistes de sa jeunesse, puis les travaux monumentaux. La maladie évolue lentement. Tombée dans le coma le 2 novembre 1991, Madeleine Novarina meurt prématurément deux jours plus tard. Pour finir, citons ces quelques vers, qui rappellent furieusement Henri Michaux:

Encore la corvée du ménage

Je tambouillonne

Tu m’écirages

Elle vaissellise

Nous surrécurons

Vous empailledeferisez

Ils mirauzenzimisent

 

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« Amoureuse arrivant sur un pas de danse », Madeleine Novarina, 1965.

Un site sur Sarane Alexandrian

Un site sur Madeleine Novarina (cliquer sur le lien)

 

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ÉVÉNEMENTIEL DE NOVEMBRE 2016

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Chers amis,

  Comme précédemment indiqué, Cantate/macabre, le moyen-métrage de Stéphane Rizzi, auquel j’ai collaboré, sera projeté le mardi 8 novembre au cinéma l’Archipel (17 boulevard de Strasbourg, 75010 PARIS, métro Strasbourg-Saint Denis), dans le cadre de la programmation « A la rencontre », organisée par Marc-Antoine Vaugeois et Damien Trucho. Sera également projeté, à cette occasion, La disparition du chorégraphe, un film d’Anne Colson. L’entrée n’est pas libre, mais le prix devrait être modique.

Site du cinéma « L’Archipel » (cliquer sur le lien)

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  Comme chaque année, le Salon de l’Autre livre, organisé espace des Blancs-Manteaux dans le Marais (48 rue Vieille du Temple, 75004 PARIS, métro « Hôtel de Ville », ligne 1), accueillera du 11 au 13 novembre des éditeurs et des auteurs indépendants, pour que vivent aussi les petites maisons. J’y serai moi-même présent en tant que simple visiteur. Vous pouvez m’appeler ou me contacter par mail, évidemment (07 50 89 83 24, er10@hotmail.fr)

 L’Association L’Autre Livre vous offre, du 11 au 13 novembre 2016, la possibilité de découvrir plus de 2000 livres, qui font rarement les têtes de gondole, quelque 400 auteurs de 160 maisons d’édition dont de nombreux éditeurs de province, mais aussi belges, suisses ou canadiens.

 Le salon de l’Autre Livre, devenu depuis quelques années « le salon international de l’édition indépendante », est aussi l’un des rendez-vous incontournables d’échanges entre les éditeurs indépendants : sur leur situation, celle du livre, de la lecture et de la marchandisation des biens culturels.

 Notre salon se présente pour les éditeurs comme un lieu stratégique pour défendre nos maisons indépendantes, une opportunité en raison du faible coût de participation aux frais et une réelle possibilité de conquérir des lecteurs.

  TOUS LES RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES SE TROUVENT SUR LE SITE MÊME DE L’ASSOCIATION:

Site du salon « L’autre livre » (cliquer sur le lien)

 

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  En collaboration avec « L’œil de la femme à barbe », la jeune peintre coloriste Isa Sator exposera ses toiles, librement inspirées des Mille et une nuits, à partir du 15 novembre dans la salle de réception du restaurant « La Table fleurie » (103 rue de Paris, 93100 MONTREUIL, métro Robespierre ou Croix de Chavaux, ligne 9). Les informations complémentaires figurent sur le carton ci-dessus.

Site de l’artiste Isa Sator (cliquer sur le lien)

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   Le mercredi 16 novembre, à 20 heures, se tiendra le premier banquet houellebecquien, autour du livre de Jean-Marc Quaranta que nous avons déjà évoqué ici. La conférence, qui sera accompagnée d’un repas, se tiendra au restaurant « La Bellevilloise » (19-21 rue Boyer, 75020 PARIS, métro Ménilmontant ou Gambetta, ligne 2 ou 3). Il est préférable de réserver  par téléphone au 01 46 36 07 07 ou par mail resa@labellevilloise.com. Les tarifs pratiqués sont raisonnables. Si vous venez, me contacter (er10@hotmail.fr, 07 50 89 83 24). Ci-dessous le descriptif de l’évènement en question, trouvé sur la page Facebook:

  Conférence-lecture, repas, animé par Jean-Marc Quaranta auteur de Houellebecq aux fourneaux (éditions Plein Jour) avec les lectures de Noam Morgensztern, de la Comédie française.

   Infos pratiques : Mercredi 16 novembre à 20h dans la Halle aux Oliviers de la Bellevilloise. Réservation par téléphone au 01 46 36 07 07 ou par mail resa@labellevilloise.com
Détails du menu : http://www.labellevilloise.com/2016/11/banquet-houellebecquien/

   Un événement proposé par Lauren Malka à la Bellevilloise, dans le cadre du Festival « Paris en toutes lettres », en partenariat avec Toutelaculture.com

   Et si pour comprendre l’écrivain français le plus lu dans le monde il fallait passer par la cuisine ? Jean-Marc Quaranta a suivi le fil culinaire des six romans de Houellebecq, pour mieux saisir l’œuvre et l’auteur. Au cours de ce repas houellebecquien l’assiette des personnages (pas toujours bien dans la leur) devient celle du lecteur. Un moment de partage entre réalité et fiction où on verra que « manger Houellebecq » n’a en rien les attributs de la malbouffe à laquelle on associe, généralement et à tort, l’auteur de La Carte et le territoire.

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   Le mercredi 23 novembre, à partir de 18h30, le ténor Roberto Sentieys, accompagné au piano par Marc-Sola Pages, viendra lire des textes de Colette sur une musique de Fauré, Satie, Chausson… sur l’Île Saint-Louis (métro Pont-Marie ou Saint-Paul), magnifique lieu parisien où vécurent notamment Charles Baudelaire et Robert Bresson. Le prix d’entrée est de 15 euros (10 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi). Il est naturellement préférable de réserver. Notons au passage que le théâtre Paul Rey, l’un des plus petits de Paris, est à la fois élégant, intime est plaisant, ce qui joue naturellement sur la qualité d’écoute.

Site du Théâtre Paul Rey (cliquer sur le lien)

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  Le samedi 26 novembre, de 15h à 21h, se tiendra le premier Salon de la littérature érotique, organisé par l’atelier « Les écrits polissons », au 4 rue Roger Verlomme (75003 PARIS, métro Bastille, Bréguet-Sabin ou Saint-Paul). Un petit descriptif, ci-dessous, une petite mise en bouche, si j’ose dire:

► Le salon de la littérature érotique… ◄
…vous ouvre ses portes samedi 26 novembre !

Alors « salon », « salon », certes, mais ne vous attendez pas à rester bien au chaud dans un fauteuil au coin du feu que le temps passe…

Ce salon se veut vivant et participatif, bouillonnant, décalé, surprenant et bienveillant… bref, en un mot comme en mille : polisson.

► Au menu ◄

– des défis d’écriture érotique à chaque stand auteur (avec des cadeaux à la clé), ventes + dédicaces
– un coin lecture érotique pour les petits rats de bibliothèque
– des surprises tout au long de l’événement
– un espace conférence :

La littérature érotique à l’heure du digital
C’est quoi le sexe ?…. C’est quoi l’amour ?
Comment écrire une (bonne) histoire de cul ?
Ecrire du cul, est-ce que cela peut être un geste militant ?

Sur place, pour ne pas rester l’estomac vide, un traiteur foodtruck vous propsera différentes petites choses à grignoter, accompagné de la Bière la Fessée.

Adresse : L’espace éphémère du Marais
4 rue Roger Verlomme Paris 3ème

Entrée : 5€ (à régler sur place / conso non comprises).

► Les auteurs invités◄

Arthur Vernon « L’amour, la vie et le sexe », « Comment je me suis tapé Paris » (Tabou éditions)

B.Sensory histoires érotiques connectées à un sex-toy (le little bird)

Daniel Nguyen auteur de nouvelles dans la collection « Osez 20 histoires de sexe… » (La Musardine)

Eva Delambre auteur de « Devenir Sienne », « L’esclave », « L’Eveil de l’Ange », « L’envol de l’Ange » (Tabou éditions)

Eve DeCandaulie auteur de « Mon mari est un homme formidable » (La Musardine), « Infidélité promise » (Tabou éditions)

Julia Palombe rockeuse et écrivaine, auteur de « Au lit citoyens ! » (ed. Hugo et Cie)

Julie-Anne De Sée « 10 Bonbons à l’amante » (Tabou) « La pâle heure sombre de la chair » (Broché)

Marion Favry coach en écriture, organisatrice des Dinécritures et auteur de « S’occuper en t’attendant » (La Musardine).

Octavie Delvaux auteur de « Sex in the Kitchen » et « Sex in the TV » (La Musardine)

Philippe Lecaplain journaliste RFI, « Ces Dames de l’Annonce » (Tabou éditions)

Stella Tanagra auteur de « Sexe Cité » (IS éditions)

► Nos chers partenaires ◄

Tabou éditions, Maison Close Lingerie, Blablablog, Cherry Gallery Agency, Alex Varenne, La Musardine, Les écrits polissons, Union Magazine, Karim Haidar

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  Le jeudi 24, comme chaque mois, se tiendra le « Cénacle du Cygne », à La Cantada II, soirée ludique mêlant danse, poésie, chant, performances diverses, cinéma… Le tout organisé par Marc-Louis Questin, alias « Lord Mandrake ». J’y serai moi-même et y lirai quelques fables (à partir de 20 heures).

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  Le lundi 28 novembre, à 20 heures, Laurent Obertone viendra nous parler de Guérilla. Polémique, le roman, qui a suscité une levée de boucliers, pose de vraies questions. Nous ne sommes certes pas obligés d’accepter les réponses d’Obertone. Encore faut-il être capable de les entendre, en commençant par lire le livre. Rappelons également que la liberté littéraire n’est pas négociable, surtout dans le domaine de la fiction, et que la censure, voire aujourd’hui l’autocensure, ne font avancer ni le débat, ni la création, ni la société. Nous en reparlerons très prochainement dans un nouveau billet. Organisée par le Cercle Aristote de Pierre-Yves Rougeyron, la rencontre aura lieu au restaurant « François Coppée » (1 boulevard de Montparnasse, 75014 PARIS, métro Falguière/Duroc). L’entrée de la conférence est généralement de 5 euros. Il est également préférable de réserver: revue.libres@gmail.com.

Site du « Cercle Aristote » (cliquer sur le lien)

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  Voilà. Quittons nous avec cette image de méchante qualité, mais émouvante. Accompagné du réalisateur Albert Serra, Jean-Pierre Léaud est venu nous présenter brièvement le film dans lequel il joue, La mort de Louis XIV, jeudi dernier au MKII Quai de Seine. Et bonne semaine à tous!

ÉVÈNEMENTIEL DU MOIS DE JUILLET

   … Cet évènementiel intervient relativement tard (nous sommes déjà le 7). Les vacances ont commencé, et de fait l’activité littéraire tourne au ralenti. Signalons malgré tout quelques beaux évènements, et quelques livres intéressants:

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  Signalons tout d’abord le magnifique festival international de poésie actuelle, 8ème du nom, organisé à la médiathèque du Pays Cordais par notre ami Paul Sanda, animateur des éditions Rafaël de Surtis et de la maison des surréalistes, à Cordes-sur-Ciel, petite ville magnifique du Tarn. Organisé directement à la médiathèque, donc, l’évènement se déroulera… cette semaine, à partir de vendredi. Notons la présence de Bruno Geneste, entre autres, co-auteur du magnifique « guide » littéraire (avec Paul Sanda), Les Surréalistes et la Bretagne. Je ne pourrai être présent, mais je pense que mes rares lecteurs du Midi-Pyrénées qui le peuvent devraient y faire un tour, d’autant que le lieu est, je me répète, magnifique. Ci-dessous la présentation laissée par la mairie. Toutes les informations sont disponibles sur le site:

   Organisé par la Médiathèque du Pays Cordais et La Maison des Surréalistes ce festival a su créer au fil du temps un véritable engouement pour la poésie contemporaine.  En réunissant, en milieu rural, pour la 8ème année,  des auteurs renommés et un public d’amateur ou de découvreur, il prouve que la poésie actuelle est accessible à tous.

Site de la mairie (cliquer sur le lien)

     … Pour rester dans le champ du surréalisme, signalons, cette fois dans la Belle-Province, la parution en juin de la revue La vertèbre et le rossignol. Animé par David Nadeau, le périodique est disponible en France, pour la modique somme de 9,97 euros. Poète, performeur, David, dont je reproduit ci-dessous une partie du mail, nous donne toutes les indications nécessaires pour se la procurer.

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Bonjour Étienne,
   Voici deux annonces d’événements que je propose pour votre blog.

  D’abord, le quatrième numéro de la revue La vertèbre et le rossignol, à la rencontre du surréalisme, de la ‘Pataphysique et de la création underground, a été publié en juin. Pour ce numéro spécial sur l’Épreuve périlleuse,il a été proposé aux participants d’explorer les pulsions destructrices, le côté sombre de l’esprit, et la possibilité de surmonter la souffrance, voire même de la transformer, avec l’aide magique de la poésie. Le venin étant son propre antidote.

Avec des participations de Marie-Claire, Pascale Dubé, David Nadeau, Crl Lampron, Sien-Sébastien Bouchard, Coroner Paradis, Chanterel Gagnon, Allex Bel, La vertèbre et le rossignol, Siri Tobahc, Suzanne et Sylvain, Suzanne Labrie, Gilles Latour. J Karl Bogartte, Guy Ducornet, Evi Moechel, Tim White, Andrew Mendez, Janice Hathaway Stephen Kirin, Singwan Chong Li, Tunç Gençer, Ody Saban, Jon Graham, Jean-Pierre Paraggio, Raman Rao, Rik Lina, Paul Cowdell, Craig S Wilson, Alex Januario, Patrick Lepetit, Verónica Cabanillas Samaniego, Amirah Gazel, David Coulter, Casi Cline, Michael Vandelaar, Byron Baker, Steven Cline, Device Scribbles – Afterburn, John Welson, Gabriel Lalonde, Bruno Montpied, Richard Misiano-Genovese, Peter Dube, Merl Fluin, Valery Oisteanu, Paul Mc Randle, Allan Graubard, Rodrigo Verdugo, Alejandro Puga, Tania Lorandi et Gleason Théberge.
En annexe, le chapitre 16 du roman
The Novel of the Tupinamba Indian, d’Eugenio Granell, traduit par David Coulter, évoque l’épreuve périlleuse de la guerre civile espagnole.

La version papier est disponible sur le site internet de POD lulu.com :
www.lulu.com/shop/http://www.lulu.com/shop/la-vert%C3%A8bre-et-le-rossignol/l%C3%A9preuve-p%C3%A9rilleuse/paperback/product-22773931.html

  … Le deuxième évènement dont parle David dans le mail sera annoncé début juin, et concernera les Québécois, peuple de poètes qui m’a généreusement accueilli, il y a maintenant quatre ans, lors du festival international de poésie de Trois-Rivères.

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   François Bon interviendra à La Baule, chapelle Sainte-Anne (Place du Maréchal Leclerc, 44500 LA BAULE), à l’occasion du festival « Écrivains en bord de mer », qui se tiendra du 13 au 17 février, avec de nombreuses figures de la vie littéraire actuelle, comme Mathias Énard, Yves Arcaix, Christian Garcin et tant d’autres. Si vous êtes dans le coin, pour faire du naturisme ou autre, n’hésitez donc pas à écouter François Bon déclamer du Lovecraft (dans sa propre, et excellente, traduction), le vendredi 15 à 15h30. Une rencontre croisée avec Martin Page est également prévue à 17h30 le lendemain, soit le samedi 17h30, dans le même lieu.

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Programme du festival « Ecrivains en bords de mer » de La Baule

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   Dans un tout autre genre, signalons la sortie du nouvelle érotique, produite par un lecteur fidèle du blog, animateur du blog « L’autobus » et du fanzine du même nom, et dont j’ai déjà évoqué ici même. Je veux parler évidemment de Fabrice Marzuolo, qui nous gratifie donc d’un texte humoristique et trash, dans la veine habituelle, celle introduite, si j’ose dire, par son dernier recueil, Le zizi confetti. Ce bref conte pour majeurs est disponible depuis début juin en numérique sur les sites d’Amazon, de la Fnac, etc. Vous pouvez également commander la version papier, par la Poste, sur le site même de l’éditeur. Je joins un bref extrait:

Site des éditions « Sous la cape » (suivez le lien)

Plus de 18 ans. Fantasmer sur sa supérieure hiérarchique quand on est simple bibliothécaire, au bas de l’échelle (un point de vue épatant sur les sous-vêtements féminins, selon l’auteur), peut avoir de lourdes conséquences sur sa progression de carrière.

Extrait

   Je travaillais dans une bibliothèque, au bas de l’échelle, l’endroit idéal pour mater les petites culottes des filles. Même qu’une fois, je n’avais pas pu voir celle de Liliane, la responsable du service. Je n’avais pas pu voir sa petite culotte car tout simplement, cette journée-là, elle n’en portait pas! Ça m’avait tellement émoustillé que j’avais dû courir illico dans les toilettes. Je ne sais toujours pas si j’avais vraiment vu ce qui m’avait excité à ce point ou si c’était mon imagination surchauffée qui avait altéré ma vision et fait déborder ma cafetière J’avais atteint les cabinets, in extremis…

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   … Dans un tout autre style, signalons la parution, en juin, du roman Copies du poète Thierry Radière, professeur d’anglais en Vendée, auteur de plusieurs recueils sensibles et directs, dont j’aurai peut être l’occasion de reparler ici même. Je n’ai pas encore lu son dernier livre, car je croule sous les ouvrages, comme toujours. Je vous donne néanmoins le résumé que je n’ai pas écrit, ainsi que deux extraits, envoyés par l’intéressé, à ma demande. L’éditeur Jacques Flament ne disposant pas encore de réseau de distribution, il faut une nouvelle fois commander l’ouvrage en passant directement par le site. Vous trouverez donc les liens nécessaires en bas de page, ainsi qu’une présentation de l’écrivain, et un article paru dans La cause littéraire. Bonne vacances à vous, et bon courage à ceux qui travaillent!

   « Lequel de l’amour ou de la littérature contamine l’autre ? C’est la question que se pose le narrateur – prof et correcteur de copies de bac de français – de cette longue rêverie.
   Tiraillé entre son côté très cérébral, ses réflexions sur son métier d’enseignant et son désir charnel, il se rend compte que la mémoire et les souvenirs – thèmes sur lesquels les candidats ont planché – sont des sujets trop difficiles pour des adolescents. Ce n’est qu’à la fin de son travail que lui-même parvient un peu mieux à cerner la question et à comprendre qui il est vraiment.
   Copies est une invitation poétique à parcourir les méandres de l’esprit contrarié d’un correcteur de copies à la tâche – perfectionniste, soucieux de bien faire et follement attaché aux détails littéraires – et à visiter le cœur d’un homme amoureux qui découvre et analyse l’amour comme une œuvre artistique à part entière. »
   « Peut-être attend-on trop de l’amour quand on a vingt ans ? Peut-être cette attente fébrile pourrit-elle le sentiment ? Je suis d’accord avec Françoise. L’amour est fait pour être vécu, mais certainement pas pour apporter un plus imaginaire – et qu’on aurait soi-même du mal à définir – à notre routine d’être humain davantage attiré par la perfection et la satisfaction éternelle. Non, l’amour n’est pas une potion magique. C’est un plus et il nous tombe dessus en nous procurant un bien énorme. Quand on est deux à s’en rendre compte et qu’on a la même manière de voir les choses, alors l’espoir de vivre enfin heureux à deux prend tout son sens. Le quotidien n’est pas l’antidote de l’amour, c’est au contraire son engrais, il le fait pousser jour après jour. Parce que seul l’enracinement dans le réel fait grandir l’imagination et donc l’amour. Quand on a du mal à trouver ses repères dans la réalité et qu’on n’a pas vraiment les pieds sur terre, le monde de l’imaginaire est encore plus inaccessible et celui des grands sentiments, une lune à décrocher. »  p.183-184
   « Voilà où m’emmène la mémoire : dans des songes qui me dépassent et tournent constamment autour du même sujet ; celui d’autrui comme révélateur de ma propre vie ; celui d’autrui comme source d’un bonheur inattendu ou cause d’un malheur plus sournois ; celui d’autrui comme image d’un sens que je cherche à mon existence tout entière. »  p. 171

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