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Archives de Catégorie: Arts plastiques

« STUNDE UND GEBURT » (« Les heures et la naissance », 1901), ALFRED KUBIN (1877-1959), AUTRICHE. Surréalisme.

FRÉDÉRIC DELANGLADE (1907-1970). SÉRIE SURRÉALISTE

« L’arbre à mains », fresque de l’hôpital Sainte-Anne, détruite pendant l’Occupation, 1936.

N.B. Peinte par l’artiste et écrivain surréaliste Frédéric Delanglade, lui-même psychiatre, dans une salle de garde de l’hôpital Sainte-Anne (où devait résider Unica Zürn), la fresque fut qualifiée d' »art dégénéré » (entartete Kunst), par les autorités allemandes, et badigeonnée de blanc. En rappelant au passage que plusieurs milliers de fous sont morts de faim pendant la guerre, délibérément abandonnés (on parle d' »extermination douce »). Une nouvelle fresque, collective, fut peinte après la Libération, sur proposition même de Frédéric Delanglade.

UN DIMANCHE AVEC JACQUES CAUDA

De gauche à droite: Etienne Ruhaud, Guillaume Petit-Leroux, Erwann d’Harmental, Jacques Cauda et Claire Boitel, dimanche 15 mai 2022. Rue Florian, Paris XX.

Retrouvailles dans le vingtième arrondissement, au village de Charonne pour être précis, à l’occasion des journées « Ateliers d’artistes, portes ouvertes »… Un trou de verdure au milieu de Paris, comme une enclave au milieu du monde qui souffre. Le long de la petite ceinture, à contempler les oeuvres de l’ami Jacques.

1er PRAIRIAL, AN VII… (Mémoire des poètes)

Peinture de Jacques Cauda exposée à la maison de Balzac.

Bon anniversaire, Honoré!

« LE BIKINI CLAVIER », WOLS, 1939 (série surréaliste)

JOYEUSES PÂQUES!

Concert dans un oeuf, Hieronymus Bosch

KATERINE DU DIMANCHE

Un dimanche soir, TF1, récemment (et ouais…). Me suis infligé Le lion, mauvais film d’espionnage, navet notoire à juste titre boudé par le public mettant en scène un psychiatre (Philippe Katerine) et son patient (Dany Boon), pseudo agent secret. En couple avec une femme fatale rangée des bécanes, le psy s’embarque dans une aventure absolument débile en compagnie de l’espion, qui répond à tous les clichés du genre, en mode James Bond hexagonal. Je pense que la « comédie » (ils auraient dû enregistrer les rires), se veut second degré. C’est plus que raté. Le qualificatif est faible. Du Mocky en moins bon. C’est dire…

Me suis donc fait violence pour tenir une heure. J’aurais mieux fait d’ouvrir un livre ou de zapper pour M6, chaîne populaire mais instructive. Dans les années 2000, je croisais Katerine sur le vieux port de La Rochelle. Et je le trouvais bon, du moins dans ses chansons. Non seulement j’estime ses albums de plus en plus surfaits et potaches (au mauvais sens du terme. Le potache pouvait être sublime, comme chez Jarry). Mais je le crois médiocre comédien, à l’instar de Houellebecq, qui n’a absolument rien d’un acteur, encore que sa mise de poète maudit soit parfaitement calculée. Passons sur Dany Boon, qui m’est indifférent… Passons aussi sur l’expo mignoniste au bon marché, où Katerine expose ses machins roses, non sans humour par contre. Au fond, je ne saisis pas pourquoi l’artiste accède à un statut culte au moment où il baisse. La bobocratie? Sans me placer au-dessus du lot (car je coche une bonne partie des cases), c’est quand même de plus en plus vain. On est loin des premiers disques!

« LES MALHEURS DE LA GUERRE OU LE BAPTÊME DU SANG », 1942. FÉLIX LABISSE (1905-1982), série surréaliste. 

« JEUNE FILLE AUX PAPILLONS », PAVEL TCHELITCHEW (1898-1957), RUSSIE, FRANCE. Surréalisme.

MÉMOIRE DES POÈTES: MON AMI GILLES

Dimanche soir, j’ai appris avec tristesse la disparition de mon ami, le plasticien Gilles Cottin. Tous deux nous étions rencontrés au cours du fameux « mercredi de la sirène », organisé mensuellement par Florence Gourier rue Poliveau, dans la Vème arrondissement, en face de « La traversée de Paris », le bar mythique du film, toujours en activité. La sympathie fut d’emblée réciproque, et nous devions nous retrouver pour des après-midi arrosés, enfumés, à Château-Rouge, où réside (toujours?) Erwann L., cinéaste et monteur. Parfois, c’est dans les galeries ou à l’occasion d’expositions que nous pérégrinions dans les rues de Paris, en compagnie de Pascal Varejka, éléphanteau de février, publié aux alentours du 25 dans notre chère collection.

Gilles avait 75 ans et vivait dans un appartement-atelier, au rez-de-chaussée, rue Léopold Bellan. Fils de colonel, peintre passionné et grand lecteur, dandy arty, il savait faire preuve d’un humour à froid, bienveillant, et se montrait toujours chaleureux. Je sais aussi qu’il avait beaucoup voyagé, en Afrique comme au Moyen-Orient. A l’heure actuelle, je le croyais en Suisse, à l’abri du COVID. C’est apparemment le crabe qui l’a emporté. Je regrette évidemment de ne pas lui avoir dit « Aurevoir », pris par mes propres occupations, en cette période étrange, décalée. Mes pensées l’accompagnent.

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