PAGE PAYSAGE

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UNE BELLE PRESENTATION DE « PAGE PAYSAGE » PAR PATRICE MALTAVERNE, SUR LE BLOG DE « TRACTION-BRABANT »

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Merci à Patrice Maltaverne, auteur, éditeur (« Le Citron-gare »), animateur de revue (« Traction-Brabant »), et blogueur (voir notre « Blogorama n°5 »: https://pagepaysage.wordpress.com/2014/10/12/blogorama-5-traction-brabant-de-patrice-maltaverne/), pour cette belle présentation de « Page paysage »:

Le nouveau blog d’Etienne Ruhaud est intéressant en ce sens qu’il est de type généraliste. Souvent, il est de bon ton de ne chroniquer (du moins apparemment, puisque dans les trois quarts des cas c’est ainsi) que tel ou tel style de littérature, voire un seul type de poésie…

Eh bien là, pas du tout. Car Etienne Ruhaud ne se contente pas de parler de Traction-brabant ! Il se livre à un vrai vagabondage à travers les lectures qui l’ont marqué (« La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole), ou évoque des expositions, des auteurs professionnels connus (Pierre Guyotat).

En même temps, vive le journalisme littéraire s’il ne se limite pas à parler que des auteurs ou initiatives archi reconnues !

Pour entrer dans le paysage, c’est ici.

SOURCE: http://www.traction-brabant.blogspot.fr/2014/10/page-paysage-detienne-ruhaud.html

BLOGORAMA 1: « PAGE PAYSAGE »

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   J’ai décidé de présenter un blog et/ou un site par semaine. Commençons par le mien, puisqu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. « Page paysage », qui emprunte son titre à Jean-Pierre Richard (Microlectures II, Pages paysages, Seuil, 1984),  s’inscrit dans la continuité d' »Opéra fabuleux » (http://etienneruhaud.hautetfort.com/), ouvert en janvier 2013, il y a presque deux ans. Me sentant à l’étroit, pour des raisons techniques, sur hautetfort.com, j’ai migré vers WordPress, plateforme plus complexe, mais aussi plus riche. L’esprit reste cependant le même: parler de livres, de films et d’œuvres avec une préférence marquée pour le champ poétique et pour l’art brut. Essentiellement critique, « Page paysage » se veut également créatif, puisque j’y inclurai mes propres textes, et notamment certains récits de voyage, ou des réflexions personnelles.

   Dans une optique de partage, je souhaite annoncer les spectacles, lectures, parutions et expositions, dans la mesure du possible (etienne.ferdinand@yahoo.fr). N’hésitez donc pas non plus à vous abonner à ma page Facebook (cf. colonne de gauche), ou à ma newsletter, en inscrivant votre adresse électronique dans la case prévue à cet effet (cf. colonne de droite). Un blog vit surtout grâce à ses lecteurs. D’avance, merci.

PS: Les notes de l’ancien blog seront reprises sur le nouveau.

« DIÉRÈSE » 83 (HIVER-PRINTEMPS 2022)

Chers amis,

Le quatre-vingt-troisième numéro de Diérèse paraît le 24 janvier. Outre un important dossier sur Thierry Metz, vous y trouverez deux articles critiques de mon cru, ainsi qu’une note biographique consacrée à André Delons (1909-1940), poète surréaliste et résistant, disparu en mer. Pour commander la revue, envoyez un chèque de 19,90 euros à l’ordre de Daniel Martinez (8 avenue Hoche, 77380 Ozoir-la-Ferrière). L’abonnement (un an, trois numéros), est à 45 euros.

« COMMENT AVAIT-ON PU OUBLIER LE VIRUS? », MICHEL GOUTEUX (MR ET MME GORGÔ), FRANCE, 2021 (série « surréaliste »)

PIERRE CORMARY PARLE DE « DISPARAÎTRE ».

Merci infiniment à notre ami, l’éminent houellebecquologue Pierre Cormary pour ce bel article sur mon roman Disparaître (éditions Unicité, 2013). Nous reparlerons avec Pierre -éléphanteau blanc d’octobre- de Roumanie et de femmes, très rapidement, à travers un livre.

http://pierrecormary.hautetfort.com/archive/2022/01/08/s-aneantir-a-propos-de-disparaitre-d-etienne-ruhaud-unicite-6359234.html?fbclid=IwAR2u720EJY6muIDaEBMrg5Jy1wzHLtUwhzsCwmRsW6F8xdfcJmPkRvXeFcE

« ANIMAUX » À LA BNF

Animaux catalogué à la BNF!

Je l’ai déjà dit ici: un jour, au rez-de-jardin, je suis tombé sur le livre d’un surréaliste belge (publié dans les années 60), et qui n’avait jamais été massicoté. Les pages étaient donc encore reliées, ce qui signifie que personne ne l’avait lu en presque 55 ans. J’ai donc demandé à une bibliothécaire d’opérer, de peur d’abîmer ce beau volume bordeaux, évoquant Maldoror. Le livre n’avait donc bénéficié d’aucun like ni commentaire, mais au moins il était là, posé sur l’étagère, comme pour m’attendre. Et cela remplacera toujours n’importe quel blog ou n’importe quel texte Facebook non imprimé, destiné malgré tout à une disparition, à plus ou moins long terme. On me répliquera que la BNF disparaîtra d’ici la fin des temps, ou d’ici la fin de la France, que je souhaite la plus tardive possible. Certes. Mais d’ici là… Rien ne remplacera jamais l’imprimé. Joie narcissique, donc, à savoir mes propres livres conservés en ce lieu prestigieux, à côté des Reader’s digests comme des Harlequins, comme des Balzac. C’est dans ces moments-là que tout le reste, soit le nombre de ventes, la diffusion, demeurent indifférents. Accessoires, à tout le moins.

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb46888381x?fbclid=IwAR2mhomKrHLnAxa7Te4K9PIn914dfA0h4YbR2bXSkKRWdK-TEnUBcgPXfR8

« PIANO SUR L’EAU », CATHERINE ANDRIEU, ÉDITIONS RAFAEL DE SURTIS, 2021. 

Ce matin je m’étais coupé les cheveux

Juste avant de voir ton masque mortuaire

Grimaçant gueule ouverte yeux ouverts

Ton souffle comme seule preuve de ta présence

Les stupéfiants a dit le vétérinaire en te caressant

S’il savait que tu l’aurais abattu d’un seul coup de patte

Toi l’âme de la forêt sauvage

Et te voilà tu n’es pas mort mais mes cheveux

Sont devenus blancs en une seule nuit

Tu as le secret de mes nuits étoilées

La rue illuminée le soir, le manège que tu regardes

Couché sur le balcon les bateaux

Je me mets au piano et nous glissons

Sur l’eau. 

MÉMOIRE DES POÈTES: JINDRICH HEISLER (1914-1953), SUITE. (« ET LE GRILLON S’ÉTAIT ENDORMI », A. BRETON)

Jindrich Heisler (1914-1953)

… IL y a quelques mois, nous évoquions dans Diérèse, puis ici, le tragique destin de Jindrich Heisler, plasticien et poète juif tchèque, ami de Toyen, mort prématurément d’une crise cardiaque. Bouleversé, André Breton consacre quelques lignes à son ami, le 13 janvier 1953, dans la revue surréaliste Médium. La tombe d’Heisler a disparu. Mais soixante-huit ans plus tard, les mots de Breton demeurent toujours aussi forts, émouvants.

PS: Pour lire, relire notre note biographique, cliquer sur le lien:

Le cimetière de Pantin est le plus grand de France.

 

   Le noir n’est pas si noir dit l’un (Paul Valéry) et l’autre parle de ces morts qu’il ne convient pas de pleurer pour la simple raison qu’ils n’ont jamais rien de commun avec la douleur (Apollinaire in Feu Alfred Jarry). Mais la vanité de ces propos devant le départ d’Heisler! Ce 6 janvier vers 3 heures, au cimetière de Pantin enfoui sous la neige, se dérobait jusqu’à l’idée d’un soleil autre qu’un coeur poignardé. 

   Cédons la parole à l’un de ceux qui n’étaient pas là et qui, placés devant la nouvelle foudroyante, ont pu d’autant mieux la tourner à l’exaltation de ce que Jindrich Heisler avait d’unique. De Rabat, le 8 janvier, Robert Benayoun écrit: Il va falloir que nous nous serrions pour que sa place, au lieu d’être prise, soit en chacun de nous – mais ce sens inné de l’harmonie graphique, qu’il possède à plus de titre qu’aucun d’entre nous, cette affinité chimique qu’il entretient avec les matières les plus subtiles et les moins définies, cet oeil incroyablement perfectionné qui apporte à chaque objet, à chaque vide entre les objets, la direction même qui lui manquait, ce don perpétuel de soi-même aux entreprises les plus perdues d’avance, voilà) ce qu’avec notre seule affection nous ne saurions remplacer. 

   De son arrivée en France en 1947 jusqu’à ces tous derniers jours, Jindrich Heisler a vécu intégralement pour le surréalisme. L’énumération de ses titres personnels dans la poésie, l’objet, les recherches de tous ordres, le film, serait plus loin que pour quiconque dépuiser l’étendue de son apport qui se voulut avant tout générateur d’action collective: c’est ainsi qu’il fut de 1948 à 1950 l’âme de Néon et jusqu’à ses derniers instants le plus grand enfanteur de projets que son génie lui soufflait le moyen de réaliser comme par enchantement. Sa perte, en ce sens, est illimitable. 

  Il a été enseveli portant sur lui son livre de prédilection: Gaspard de la Nuit en traduction tchèque. 

Médium numéro 3, janvier 1953. 

 

 

Sans titre, oeuvre de Jindrich Heisler, 1942.

« UNE GARANCE POUR LE VIOLONCELLE, MYLÈNE VIGNON, ÉDITIONS UNICITÉ, SAINT-CHÉRON, 2013. (ARTICLE PARU DANS « LE SALON LITTÉRAIRE » EN JANVIER 2014).

Une série d’hommages : ainsi pourrions-nous qualifier le nouveau recueil de Mylène Vignon, femme de Lettres, blogueuse, journaliste, et animatrice du site « Saisons de culture ». Reprenant, par le titre, une métaphore de Maria Elena Vieira da Silva[1], Une garance pour le violoncelle ressemble en effet d’abord à une belle suite de dédicaces, ou plutôt d’odes à diverses personnes aimées, ou à des éléments, des lieux familiers. Ainsi, page 42, lorsque l’auteure s’adresse à Nina, dans le texte « Vers Nina » : Dors/Et j’écris le poème/Pour toi/Nina/Rien que pour toi, ou encore page 24, dans le texte « Vers les saisons » : Regarder une fleur/Avant de s’en aller/Sans se retourner/Observer le printemps/La veille d’un été/Et rêver. Une large part est faite aux créateurs, musiciens et plasticiens, que la poétesse, par ailleurs critique artistique[2], prend plaisir à célébrer, non sans une certaine complicité : Paris New York/West Side Story/Bernstein/Des cris joyeux/Percent l’hiver/Neigeux (page 26).

   Aucune phrase ne semble détachée, gratuite, et chaque moment, chaque passage, raconte un instant de vie. Une histoire personnelle se déroule ainsi, au fil du livre, comme si le recueil tout entier formait une sorte d’autobiographie fragmentaire. Écrite dans une langue à la fois simple et lyrique, exempte de prosaïsme, Une garance pour le violoncelle rappelle par son style la pureté et la limpidité du haïku. Les vers libres s’enchaînent dans une secrète harmonie, en une série d’images fugaces mais précises, picturales, loin de toute abstraction, de tout hermétisme : Un cri nyctalope/Alcôve interlope/Divan de minuit/Harmonie/Bras de lune/Rivière d’étoiles/Givre/Palette de lumière/Comète (« Vers la nuit », page 33). L’ensemble laisse une impression de vivacité, de bonheur, même si la mélancolie, l’amertume pointent parfois : On chante pour ne pas pleurer (« Vers la nostalgie », page 16).

   Publié par les soins de François Mocaër, jeune éditeur riche d’un catalogue déjà fourni et varié, illustré par Adrienne Jalbert, ce bref ouvrage, profond et touchant, évoque une trouée de lumière en ce morne début d’année.

[1] Un jaune d’or … richesse/Un violet de cobalt pour la rêverie/Une garance qui fait entendre le violoncelle (Maria Elena Vieira da Silva, Testament)

[2] Cf. notamment Rencontre avec Olivier Debré suivi de La Ferveur de l’être, éditions Unicité, 2010.

PS; Retrouvez notre article sur le site « Vu d’ailleurs »:

ANGST

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