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MÉMOIRE DES POÈTES: MICHEL ZIMBACCA (1924-2021)

Me suis rendu, ce matin, à l’enterrement de Michel Zimbacca, 96 ans, à Pantin (mes récentes pérégrinations n’ont aucun rapport). La cérémonie, rythmée par la musique de Louis Armstrong, fut sobre et émouvante, et les cieux devaient rester cléments. En 2008, peu après mon arrivée à Paris, je fréquentais le groupe surréaliste en compagnie de Marie-Dominique Massoni, Pierre-André Sauvageot et de Guy Girard, qui devint un copain. J’étais un peu intimidé, et Michel Zimbacca, en grand aîné, se montra à la fois accueillant et chaleureux, m’encourageant à lire mes contes animaliers. Je ne suis hélas jamais parvenu à faire son interview. A la fois cinéaste professionnel (il travaillait pour EDF), poète et plasticien, l’homme a connu la grande période du surréalisme: Breton, Peret, etc. Hélas il évoquait peu le passé, parlant peu de ses voyages en Amérique latine. On lui doit notamment L’invention du monde, film ressorti en DVD. J’en reparlerai.

(On reconnaît Michel Zimbacca (cf. post précédent), tout à fait au fond, au deuxième rang, posant sa main sur l’épaule d’une belle jeune femme blonde. A ses côtés, Clovis Trouille puis Juan Andralis. Remarquons également, adossé à la colonne, un certain Julien Gracq. Au premier rang, Man Ray, une jeune femme inconnue (donc), Max Ernst, Alberto Giacometti, André Breton, Benjamin Peret et Toyen. Le jeune homme souriant au deuxième rang est Jean-Pierre Duprey. Juste au-dessus de Toyen, Simon Hantaï et Wilfredo Lam tenant une pipe)

« AUTOPORTRAIT EN ÉRECTION – ÉPERON D’AMOUR » – VERS 1965- PIERRE MOLINIER (surréalisme)

JENSEITS VON GUT UND BÖSE (Par-delà Bien et Mal)

Obscène? Décadent? Putàclick? Le Bordelais Pierre Molinier (Agenais en réalité, mais peu nous chaut), choqua jusqu’à André Breton qui l’accusait de proxénétisme, et qui demeurait farouchement homophobe (Dieu merci, la culture du Bien ne l’a pas encore censuré). Molinier, qui eut des relations féminines, et dont la fille tenait un bar en banlieue, aimait se travestir, et provoquer. Suicidé en 1976, il avait demandé à ce que son corps soit légué à la science.

Facebook m’a censuré suite à la publication des photographies ci-dessous. Mon but n’était pas de faire le buzz, mais simplement d’appliquer une liberté totale à la création artistique, en l’occurrence surréaliste. Le mouvement, c’est Magritte, les « chantefables » de Desnos, mais c’est aussi Sade, l’angoisse, et le déferlement du refoulé.

« LA GARDIENNE DE L’OEUF NOIR » (LEONOR FINI), série surréaliste.

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