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SA GUEULE

  Salon-du-livre-de-Paris-2014-vue-d-ensembleJe réalise, non sans un peu d’amertume, que bien des poètes ne me contactent que dans l’espoir d’un service (une note critique, l’achat de leur propre livre…), sans jamais offrir le moindre espoir de retour. Je veux dire; sans réciprocité. Sans s’abonner à un blog pourtant gratuit, sans demander ce que je fais. J’en viens à adopter la même démarche solipsiste, pour ne pas dire égocentrique. Désormais, je ne consacre d’efforts qu’à ceux qui me lisent un minimum, ou qui peuvent m’aider. Rares sont les écrivains réellement attentifs à l’autre, qui s’intéressent, même superficiellement, à ton travail. Même pour sauver les apparences. Récemment, un jeune homme me demande si j’ai déjà publié des livres. Je lui réponds par l’affirmative. Sans même se soucier de ce que je produis, il embraye directement en me demandant à quel éditeur il doit s’adresser. Et d’insister, comme si c’était un dû. Passons également sur les gens pressants qui exigent qu’on leur achète leur volume, sans même jeter un œil sur vos propres opuscules, qui vous gavent pour tel ou tel article. De même qu’il ne peut y avoir d’amitié avec un avare, il ne peut y avoir de curiosité littéraire envers un auteur totalement autocentré. Ce pourquoi je mets de moins en moins les pieds dans les salons.

VERNISSAGE/FINISSAGE LE 26 SEPTEMBRE, VERS NATION

  Le 26 septembre, cinquième jour de Vendémiaire, je me suis donc rendu au vernissage, ou plutôt au finissage organisé par mon ami poète et peintre Pascal Dandois. Une belle soirée, avec des gens que je ne connaissais pas, et que j’ai découverts. Citons notamment les toiles colorées, joyeuses de Stéphane Pruvot.

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Stéphane Pruvot

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Pascal Dandois devant ses œuvres (lors d’un précédent vernissage)

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UNE PENSÉE POUR STÉPHANE (1966-2019)

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   Il aimait les grands crus, la poésie de Baudelaire et d’Aragon, la musique classique, les rues de Paris où nous nous perdions comme dans un songe, les églises baroques, architectures tendues vers le Ciel. C’était un camarade, c’était un ami. Nous ne nous verrons plus sur Terre, mais tout est accompli, et tout reste intact.

 

« O Waly, Waly »

The water is wide, I cannot get o’er,
And neither have I wings to fly.
Give me a boat that will carry two,
And both shall row, my love and I.

O, down in the meadows the other day,
A-gath’ring flowers both fine and gay,
A-gath’ring flowers both red and blue,
I little thought what love can do.

I leaned my back up against some oak
Thinking that he was a trusty tree;
But first he bended, and then he broke,
And so did my false love to me.

A ship there is, and she sails the sea,
She’s loaded deep as deep can be,
But not so deep as the love I’m in;
I know not if I sink or swim.

O, love is handsome and love is fine,
And love’s a jewel while it is new,
But when it is old, it groweth cold,
And fades away like morning dew.

JOYEUSE ANNÉE 147!

1_TAXfZ9ki1RZFTHSBL2b3ZgChers amis, chers lecteurs pataphysiciens!

 

  Bonne année 147! Samedi, votre serviteur a croisé la route de son ami Maximilian Gilessen, traducteur de Raymond Roussel en allemand, ainsi que de Fernando Arrabal, grand Satrape, rue du Volga.

 

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Fernando Arrabal, photo d’Etienne Ruhaud.

Mon article sur la rue du Volga

« LES YEUX D’ELSA », LOUIS ARAGON

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« La mémoire », René Magritte

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L’enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

J’ai retiré ce radium de la pechblende
Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa

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« PATRICK OU L’HISTOIRE D’UNE MUTATION », ANTOINE DELAHAYE (édition Books on Demand). Un article de Patrick Stalenq.

  En janvier, j’ai publié deux critiques/notes de lecture (une lecture de Sérotonine, du célébrissime Houellebecq, et une autre de Ce vide nous blesse la vue, de Denis Montebello). Ce mois-ci je pose en quelque sorte le stylo pour laisser la parole à mon collègue, ami et musicien, fin lecteur, Patrick Stalenq. Auteur d’un morceau de bossa nova publié jadis sur « PAGE PAYSAGE », ce dernier nous a offert un article sur Patrick, premier roman du compagnon d’une autre collègue et amie, elle-même poétesse. Un roman que je n’ai pas encore lu, mais que j’ai acquis, via le géant Amazon, sur ma liseuse Kindle. Laissons donc Patrick Stalenq nous parler de Patrick (tout court). Le livre est disponible sur plusieurs sites marchands.

   Je reproduis également ci-dessous le quatrième de couverture, qui donne une idée de l’intrigue, ainsi qu’un teaser consacré au livre (réalisé par Manon Roth):

  Patrick est seul. Il rumine et insulte tout le monde. Son passe-temps préféré ? La télé-réalité. Y a rien de mieux pour l’oublier, cette foutue réalité ! Bien sûr, il y a la voisine qui le taraude. Et surtout, ces rêves où il saigne et croise des chimères… Tant pis, il faut vraiment qu’il se démène ! Godzilla rôde… Et les étrangers nous piquent notre boulot ! Cet homme raciste et peureux va se retrouver dans une situation étrange où il sera plongé dans une des plus incroyables aventures intérieures.

 

Patrick   Aujourd’hui, Anthoine a écrit son premier roman.
C’est un guide touristique.

   Vous allez découvrir un pays que personne n’a jamais visité, inquiétant,
volcanique, sans fleurs. Rien que des animaux dignes de vos meilleurs
cauchemars.
   Un pays de monstres, de chimères, de pulsions, que Patrick va transcender
malgré lui, avec courage, incompréhension, instinct, peut-être espérance.
Car ce solitaire attend, perdu dans le spectacle d’une ville où triomphe la
solitude, où chacun n’a plus d’autre choix que l’indifférence ou la haine.
Une métamorphose va se produire, inattendue.
Renaîtra-t-il?
   Aujourd’hui, Anthoine nous propose un roman aéré, minimaliste : une
partition du silence, où chaque note doit être écoutée dans l’entièreté de son
enveloppe incertaine, tantôt drôle, érotique, troublante, gênante, ou violente.
Laissons-nous guider par cette musique de l’errance, qui lentement nous
mène au choc improbable .
   Aujourd’hui, Anthoine nous invite au voyage initiatique sans but. C’est le
voyage qui compte, avec l’air, les trous d’air, les contre-temps en tous
genres, les couleurs qui fascinent par leur absence, les moments de détente,
préludes aux pires dissonances jamais entendues dans aucun de nos rêves .
Je veux dire que, dans ce récit d’aventures, la forme touche le fond, lequel se
confond alors avec la forme, laquelle se transforme à son tour, et le tout,
sans qu’on ne confonde jamais rien. Tout est maîtrisé. Métré. Millimétré.
Cartographié.

   Aujourd’hui, Anthoine nous offre pour son premier roman virgule une sonate.
Goutez l’air, goûtez le silence, lisez, sans oublier de fermer les yeux.
Et si vous revenez, serez-vous meilleur?

  Aujourd’hui, tentez donc l’expérience.

Pour acquérir l’ouvrage sur Amazon (cliquer sur le lien)

Un morceau du guitariste Patrick Stalenq (cliquer sur le lien)

 

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