PAGE PAYSAGE

Accueil » Disparaître (roman) (Page 2)

Archives de Catégorie: Disparaître (roman)

Publicités

RETOUR SUR « DISPARAÎTRE » (réflexion sommaire)

  ee31a88f

   Parfois on se demande si on a fait quelque chose d’abouti. Je ne dis pas ça pour qu’on me rassure mais c’est une vraie question. Orné d’une photo de la gare du Nord, prise depuis la ligne 2 par mon amie Marianne Vinégla Camara, Disparaître est sorti il y a trois ans, grâce à François Mocaër et aux éditions Unicité (Gallimard avait aimé l’idée, et puis c’est tout). Dans sa préface, Dominique Noguez parlait d’un « roman de la crise ». Je demeure très touché que l’écrivain ayant fait connaître Houellebecq, grand romantique libéral de ce nouveau siècle, (et qui m’a écrit par mail après avoir reçu le livre), ait parlé en termes élogieux de ce qui se voulait d’abord un récit poétique. De fait, j’y évoquais le parcours catastrophique d’un étudiant apathique devenu précaire, à la Poste de Nanterre, de ceux qu’Aymeric Patricot appelle les « petits blancs » dans son essai éponyme, sachant que le terme est polémique (comme tout ce qui est vrai aujourd’hui). L’absence de perspective et de foi propre au personnage, l’absence de cause religieuse ou politique, constituaient le fil directeur d’un parcours tristement banal, de la banlieue Ouest jusqu’au cimetière de Thiais. Au moment de l’écriture je voulais surtout évoquer les SDF et les paysages urbains, ces paysages fer, les ensembles multiculturels de la petite ceinture. L’introduction assez rapide d’un personnage ressemblant fort au dynamique François Bon, et animant un atelier d’écriture à la fac de Limoges, ne devait rien au hasard, évidemment. Désormais certains éléments me paraissent datés.D’une part, Paris s’est encore dégradé, évidemment, et la donne terroriste a laissé son empreinte de sang. D’autre part les lieux eux-mêmes ont changé. Mon propre quartier a muté, puisque les squats y ont laissé la place aux bâtiments du Ministère, et que le tramway s’est installé, le long de Montreuil. Chinagora même, qui était alors abandonnée, et où plusieurs affaires sordides s’étaient déroulées, a été réhabilité. Les chiffres de vente du bouquin sont par contre toujours aussi faibles, mais ça c’est encore autre chose. Le prochain roman sera plus saignant, plus direct peut être plus long et plus construit aussi car certains éléments me semblent trop brefs et sommaires. Dépasser le politiquement correct ne serait pas une mince affaire. Pourtant tout est là. Parler de l’époque en vrai, sans provocation ni idée préconçue. Juste dire les choses.

Publicités

RENCONTRE AVEC DOMINIQUE NOGUEZ, PARIS, 20/10/2015.

Souvenir d'une rencontre croisée à la Lucarne des écrivains, avec Dominique Noguez, Pierre Mérot, et votre serviteur.

Souvenir d’une rencontre croisée à la Lucarne des écrivains, avec Dominique Noguez, Pierre Mérot, et votre serviteur.

   Préfacier de mon premier et unique roman Disparaître, « découvreur » et ami de Houellebecq, mais plus encore romancier (Amour noir, Les derniers jours du monde…), essayiste (Lénine Dada), et spécialiste du cinéma expérimental, Dominique Noguez présentera son dernier livre, Pensées bleues, recueil d’aphorismes, à la librairie du cinéma du Panthéon (5 rue Victor Cousin, RER Luxembourg ou métro ligne 10, station Cluny-la Sorbonne), le 20 octobre 2015, à partir de 18H30. Sera également présent son illustrateur, Pierre Le Tan. Pour information, le livre coûte 12 euros. Venez nombreux!

Un lien vers « Pensées bleues », sur le site des éditions des Equateurs

PENSEESBLEUES

L’aphorisme est un tour de magie difficile à réussir. Il est la pièce d’un puzzle mais supporte mal la compagnie. Il cherche l’universalité plus que l’originalité, la concision plus que la simplicité. Il est souvent amer et il est mal-aimé. Dans le sillage de Lichtenberg et Kafka, Dominique Noguez nous peint ses aphorismes en bleu. Des pensées, des maximes, à l’image de son travail d’écrivain. Du style, de l’élégance, une dose de désespoir et beaucoup d’humour. Il y a des pensées classiques et d’autres ancrées dans l’actualité.

« La plupart des hommes sont des Sancho Pança sans Don Quichotte. »

« Avec les portables, les confessionnaux sont en pleine rue, sans grillage et sans prie-Dieu. »

« Quand on va prendre l’avion, soigner ses sous-vêtements : on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe »

« L’Académie : 40 membres. N’est-ce pas un peu se vanter ? »

Si vous êtes partisan du court, de l’abrégé et d’un désespoir savant, lisez Noguez !

(Présentation sur le site des éditions)

« DISPARAÎTRE », UNE CRITIQUE PARUE SUR LE BLOG DE PATRICE MALTAVERNE EN JUILLET 2013

"Disparaître", d'Etienne Ruhaud

Comment s’en sortir quand on est célibataire, que l’on vient de perdre son emploi, même précaire, et que l’on vit seul en région parisienne ? Renaud est le personnage principal du premier roman d’Etienne Ruhaud, qui se trouve confronté à cette problématique du pire.

Si cela continue comme ça, d’ailleurs, nous allons assister à la naissance d’un nouveau genre littéraire, comme une sorte de roman d’apprentissage à l’envers. La faute à notre société et surtout à ses décideurs, qui savent très bien s’occuper de la jeunesse, en pensant d’abord à eux-mêmes ! Ainsi, sans le vouloir, « Disparaître » peut être vu comme une oeuvre engagée dans une dénonciation, même a minima, de ces ravages sociaux.

Ici, la réponse à la question de la survie en milieu urbain tient dans un seul mot : disparaître, qui donne le titre du roman.

Mais je ne peux vous en révéler davantage, auquel cas ce texte n’aurait plus de mystère pour vous.

J’ai en tout cas beaucoup aimé « Disparaître » pour plusieurs raisons : d’abord, l’excellente connaissance et description des paysages urbains, qui ne se limitent pas aux seuls immeubles et rues qui les desservent, mais également à moult friches industrielles ou immobilières situées au milieu de nulle part…

Ensuite, l’auteur sait très bien rendre la solitude en milieu urbain, quelque chose de profondément déshumanisé, où seules les pensées ont encore une consistance humaine.

Enfin, le style de l’auteur, qui reste dans la retenue, ajoute encore à la crédibilité du chemin de croix de Renaud.

Ainsi, « Disparaître » constitue une description fidèle des conditions de vie d’aujourd’hui, entre réussite scolaire et faillite sociale, à laquelle est trop souvent destinée notre génération perdue.

Pour en savoir plus sur ce livre, vendu au prix de 13 €, vous pouvez vous renseigner sur le site de son nouvel éditeur basé dans la région parisienne, Unicité, http://www.editions-unicite.com/, dont le mail est editionsunicite@laposte.net

http://poesiechroniquetamalle.centerblog.net/rub-etienne-ruhaud-.html

MISE EN SCENE DE « DISPARAÎTRE » (demain à Saint-Mandé)

affiche-livre-a-part-big

Chers amis,

Une lecture de mon roman Disparaître sera organisée demain à la mairie de Saint-Mandé, dans le cadre du salon du livre indépendant, à 17 heures.

"Disparaître", roman, éditions Unicité, 2013

« Disparaître », roman, éditions Unicité, 2013

ENTRETIEN REALISE EN 2013 AUTOUR DE MON ROMAN « DISPARAÎTRE » (Merci à « La Tête de l’artiste »)

 

… et un grand merci à Yann Landry, auteur-réalisateur (j’invite les lecteurs à visionner ses autres vidéos sur YouTube).

 

ee31a88f

%d blogueurs aiment cette page :