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LES MOTS DE PAUL SANDA… (série « Eléphant blanc »)

Paru, chez Unicité, dans la collection « Eléphant blanc », créée et dirigée par Etienne Ruhaud, « LE CANON SANDA » d’Odile Cohen-Abbas. Un essai entièrement consacré à ma poésie, avec beaucoup de justesse et de talent. Une dédicace de cette ouvrage sera organisée à la mairie du Ve arrondissement, dans la cadre du festival « Quartier du Livre ». Merci à tous mes lecteurs assidus, et à tous ceux qui découvrent mon écriture. Véritable cheminement profond au fil de mes ouvrages poétiques… (Paul Sanda).

DÉDICACE D’ODILE COHEN-ABBAS À PARIS LE 4 JUIN 2021 (SÉRIE « ÉLÉPHANT BLANC »)

Chers amis, chers lecteurs,

Comme indiqué dans le précédent billet, Odile Cohen-Abbas dédicacera donc Canon de Sanda le vendredi 4 juin, à 15 heures, à la mairie du Vème arrondissement (place du Panthéon), dans le cadre du salon « Quartier du livre », sous le patronage de Laure Adler. Rendez-vous donc au stand des éditions Unicité. Ce sera l’occasion de lancer ma nouvelle collection « Eléphant blanc » (je ne sais toutefois si je serai présent). Vous pourrez retrouver d’autres auteurs d’Unicité, fidèles du blog, comme Jacques Cauda ou Eric Dubois.

Moi-même, je viendrai dédicacer le week-end. Vous pouvez me joindre, comme d’habitude, à l’adresse mail er10@hotmail.fr.

« LE CANON SANDA », ODILE COHEN-ABBAS, ÉDITIONS UNICITÉ, COLLECTION « ÉLÉPHANT BLANC », SORTIE FIN MAI 2021.

Editeur, essayiste féru d’occultisme et d’alchimie, Paul Sanda est aussi et d’abord poète. Habitée par les vers de l’intéressé, Odile Cohen-Abbas en explore les moindres aspects recueil après recueil, en adoptant un point de vue personnel, c’est-à-dire sensible, vrai, loin des exégèses universitaires desséchantes. Le résultat est surprenant, émouvant: cent pages de prose passionnée, comme si la lecture attentive engendrait une nouvelle furor lyrique.

… Bientôt, dans la collection « Eléphant blanc » créée et dirigée par Etienne Ruhaud aux éditions Unicité, l’essai d’Odile Cohen-Abbas dédié à la poésie de Paul Sanda. Une dédicace sera par organisée dans le cadre du festival « Quartier du livre », sous la présidence de Laure Adler, à la mairie du Vème arrondissement, vendredi 4 juin à 15 heures. Nous y reviendrons.

EDITIONS UNICITE | ROMANS | POESIE | ESSAIS | HISTOIRE | TEMOIGNAGES (editions-unicite.fr)

« LE CANON DE SANDA » D’ODILE COHEN-ABBAS EN PRÉPARATION CHEZ L’ÉLÉPHANT BLANC!

Cher amis, chers lecteurs,

   Comme précédemment annoncé, je dirige depuis quelques semaines une collection chez Unicité, intitulée « Éléphant blanc ». Le projet se précise, puisque nous publions aux alentours du vingt mai notre premier volume. Écrit par Odile Cohen-Abbas, auteure prolixe déjà évoquée sur le blog (à travers une critique consacrée au roman Les Fosses célestes), l’essai porte sur l’oeuvre poétique de Paul Sanda, et compte une centaine de pages. Nous en reparlerons naturellement ici le moment venu. 

https://pagepaysage.wordpress.com/2016/01/29/les-fosses-celestes-odile-cohen-abbas-editions-rafael-de-surtis-cordes-sur-ciel-2008-note-parue-dans-dierese-n-4849-automne-2010/

 

LES FOSSES CÉLESTES Odile Cohen-Abbas, éditions Rafael de Surtis, Cordes sur Ciel, 2008 (note parue dans « Diérèse » n° 48/49, automne 2010)

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Odile Cohen-Abbas, par Jacques Basse.

   Sous titrées « roman », Les fosses célestes apparaissent d’abord comme une sorte de récit initiatique, plus proche du conte allégorique, du poème en prose, que d’une narration à proprement parler. La trame, si tant est qu’elle existe, n’a effectivement rien de linéaire. À mi-chemin entre Lautréamont et Michaux, Odile Cohen-Abbas, qui signe là son septième ouvrage, a su construire, au fil des livres, un univers fantasmatique, fantasmagorique, tout-à-fait personnel. En tous cas le lecteur se trouve averti d’emblée, dès la page de garde : Ici, dans la commune de Petits-Puys-en-Labelle, la mort est absente. S’ensuit un enchaînement de chapitres singuliers, comme une série de songes tantôt merveilleux, tantôt cruels. Plusieurs Immortels se croisent au milieu d’une zone portuaire énigmatique : Irée et Paluel, Nostra et Pierre, Marcel et Pietra, sont apparemment condamnés à un amour malheureux. Accompagnée par un mystérieux gnome, Manah la harengère veille sur cet univers surprenant, organise les jeux, en quelque sorte, notamment lorsque Prim’horror, une jeune prostituée, voit sa croupe dévorée par les marins du bar, ou lorsque Manon la sourcière ressuscite un pendu par ses caresses… Les fosses célestes s’achèvent par la description d’un singulier cortège, mené par le sinistre Jean Atème, seule évocation du trépas, au milieu d’une mer apaisée.
Dans un style imagé, flamboyant, Odile Cohen-Abbas décrit par éclats l’odyssée du rêve, tantôt avec violence, tantôt avec tendresse : C’est un port dont une gloire ombrageuse dirait qu’il est l’entaille nimbée, inabritée, ouverte aux sangsues et aux polichinelles de l’azur, aux crânes chauves de roses et d’églantines célestes, aux chalutiers convexes, creusée de chatouillements, d’agacements d’un bleu de lavande de mer tels des selles de déesses ou des pots de chambre (p.11). Publié par Rafael de Surtis dans le Tarn, cet étrange opuscule évoque naturellement certaines fulgurances surréalistes, certaines figures chères à André Breton… Dans la postface, Sarane Alexandrian (1927-2009) parle d’une œuvre unique au sein de la littérature française actuelle, bien loin des complaisances de l’autofiction, des pièges d’un réalisme plat, aujourd’hui largement pratiqué. Par-delà les modes, les orientations du moment, Odile Cohen-Abbas suit en effet une voie solitaire, originale et fascinante.

 

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