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Archives de Catégorie: Blogorama

BLOGORAMA 23: « LECTURES INDÉLÉBILES, ÉCRITURES VAGABONDES »

  Nous revenons enfin avec un nouveau « Blogorama », cette série autour des blogs littéraires et culturels. Pour ce numéro 23, laissons la parole à une fidèle lectrice, elle aussi sur WordPress.

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« Indélébiles ? » Indéfectibles, radiations, marques a-in-temporelles…

« Vagabondes? » Itinérance des mots, errance, nomadisme, méditations contemplatives…

Lecture, seconde nature

Toujours été insatiable, accrochée aux livres …

Ne me proposez pas de liseuse, j’y suis assez réfractaire (non pas que je sois rétive à la technologie), simplement, je lui préfère le contact soyeux, la texture, la prise en main, les odeurs de cuir et de papier, quitte à s’encombrer de P.A.L, autant qu’elles pèsent ! Certains d’ailleurs, portent les stigmates des relectures.

Intarissable aussi…

Je pourrai en parler des heures…Seul mot d’ordre de l’éclectisme, varier les tons et les styles (romans, science-fiction, poésie, théâtre, essais, bandes dessinées, classique ou contemporain…) selon les humeurs.

Je peux m’alanguir des heures (des éternités même !) en bibliothèques, librairies, salons, marchés d’occasion, ce qui me permet de fouiner, de découvrir de petites pépites

.Je me sens alors l’âme d’un chercheur d’or…Elles se révèlent avec une 4ème de couverture, un titre,un auteur,des couleurs, et même, le simple… hasard.

Ce blog est l’occasion de partager des moments de lectures et d’écritures, alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou expériences.

« Lectures indélébile, écriture vagabonde », blog (cliquer sur le lien)

 

BLOGORAMA 22: « L’AUTOBUS » DE FABRICE MARZUOLO

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   Écrivain volontiers frondeur, à une époque où le politiquement correct dissout, trop souvent, la parole littéraire, Fabrice Marzuolo a créé il y a déjà quelques temps la micro-revue poétique L’autobus, petit fanzine en format à l’italienne accueillant des auteurs très différents, tels Marc Bonetto, ou Xavier Frandon. Pas d’expérimentation tout azimuts, de hurlements de gorets ou de mots étalés partout sur la page, ni de haïkaï benêts en langue régionale: juste des textes sensibles, généralement vrais, parfois violents. L’objet s’acquiert sur simple envoi de timbres, à l’adresse indiquée sur le blog. Mais laissons la parole à l’intéressé lui-même:

Ça a débuté comme ça :
En 2011, avec pour thème Louis Ferdinand Céline
Puis il y a eu le numéro 2, l’Est de la France, avec un invité : Gilles Ortlieb.
Ensuite, un numéro spécial « revuiste » avec :
Cathy Garcia de la revue Délit de poésie
Patrice Maltaverne de Traction Brabant
Jean-Paul Lesieur (Comme en poésie)
Eric Dejaeger de Microbe  (Belgique)
Claude Vercey (les Polder, Décharge et Gros Textes)
Jacques Morin (dit Jacmo, de la revue Décharge)
Jean-Paul Morin (La Cave Littéraire)
A partir du numéro 11, la revue change de format (de A5 au A6, format paysage)

Les thèmes sont proposés pour être évités ou pas, selon l’inspiration de chacun. C’est avec le numéro 10, tant qu’à pousser le bouchon, que j’ai associé le thème avec le numéro, souvent à se tirer les cheveux, par exemple : le 10, c’est hé dix Constantine ; le 11, c’est l’aragne, alias Louis XI ; 12, les douze travaux d’Hercule ; 13, 13 à table, avec un clin d’œil à Louis Ferdinand Céline, et l’invité Jean-Paul Louis, des éditions du Lérot ;
14, la guerre de 14, etc.

   Il n’y a pas de formule d’abonnement, tout repose sur les échanges (timbres, plaquettes, vélos, gâteaux, avions, bretelles, pavillons, rien, etc.).

   Et ça continue, même si le moteur tousse, après tout, bien des poètes battent des ailes, ce qui tombe bien, le prochain passage, c’est un zoo. Le numéro en cours, c’est le 24(le thème à éviter aurait dû être les 24 heures du Mans mais je n’aime pas ce sport, alors j’ai préféré Henriette du Mans) Tout est bricolé à la main, j’en imprime environ une cinquantaine, une fois les numéros écoulés, je ne refais jamais un tirage, voilà pourquoi tous s’épuisent avant moi.

Le site de la revue :
http://autobus.centerblog.net/

PS: Pour acquérir L’autobus, il ne vous en coûtera que quelques timbres. Écrire donc directement à Fabrice Marzuolo (fabrice.marzuolo@wanadoo.fr)

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BLOGORAMA 21: « PEUT(-)ÊTRE », LE BLOG POÉTIQUE DE JULIEN BOUTONNIER

photos en tete 6  Jeune auteur résidant à Toulouse, Julien Boutonnier a accepté notre demande d’information, et nous livre ainsi quelques informations sur un blog entièrement poétique. Laissons lui donc la parole:

   J’ai créé ce blog « peut(-)être » en février 2012. Le nom « peut(-)être » renvoie à la fois, par l’opération du trait d’union entre parenthèses, à l’incertitude et à la possibilité, lesquelles se conditionnent l’une l’autre. Cette alliance d’un non savoir et d’une ouverture reste, je crois, un motif essentiel de l’écriture.

   Le désir qui fut la cause du blog tient à la solitude dans laquelle je me trouvais. Pour comprendre ma démarche, il est donc nécessaire de bien situer celle-ci dans son environnement numérique. Mon entreprise n’a en effet de sens qu’en ce qu’elle trouve sa place au cœur d’autres entreprises d’écriture, lesquelles stimulent, bordent, déplacent la mienne. Cette dimension de partage est un trait essentiel de ma présence sur le web. Elle est comme un axiome, lequel je pourrais énoncer de la sorte : écrire en numérique, c’est lire et relayer le travail des autres autant que produire et diffuser le sien propre.

   Je publie régulièrement sur mon blog, au moins plusieurs fois par semaine. J’essaie de donner à ressentir l’écriture au plus près de l’acte. Des photos peuvent ponctuellement accompagner le texte, mais aussi de la musique, des enregistrements audio. J’essaie d’utiliser au mieux les potentialités qu’offre le numérique, ce qui oblige à une certaine mesure pour éviter la dispersion. J’essaie de transmettre également, par le biais d’un journal , l’esprit de mes tentatives, d’en livrer les principes d’organisation, les sources d’inspiration. Pour certains travaux, je livre les différentes versions qui se succèdent dans le temps pour transcrire au plus près l’avancée de l’écriture.
   Les thématiques qui traversent ce blog sont le trauma, la mort, l’amour, la division du sujet humain, la Shoah, le poème. En résumé, je crois que j’essaie d’explorer la raison d’être. Mes moyens sont la poésie, l’essai, l’aphorisme, la note, dans un contexte numérique.

   J’ai écrit sur ce blog le livre Ma mère est lamentable édité en numérique et papier aux éditions publie.net.
   Outre mon journal, quelques travaux au long cours font la trame de ce blog. Il s’agit du « médaillon » et des « balises ». Ce dernier texte, issu du même rêve qui a provoqué l’écriture de « Ma mère est lamentable », croise les motifs du deuil, du rêve et de la Shoah. Il devrait donner lieu à un site, un livre numérique et un livre papier. Il faut noter enfin qu’on peut lire plusieurs échanges avec des créateurs numériques ; ce sont les « vases communicants ».

Lien vers publie.net, où acheter le livre de Julien Boutonnier

« peut(-)être », le blog de Julien Boutonnier

« Ma mère est lamentable », publie.net

je me suis appuyé contre un frêne. il y a ce ruisseau, presque une rivière, qui fait l’eau dans la pente douce. de temps à autre un corps d’enfant passe, bute contre les pierres, clapote et repart. je ne parviens pas à concilier la solitude. chaque pas dans l’herbe rouge sang est une butée dans l’horreur. et le ciel jusque bas se tait et pèse, et fait des rides au temps qui passe. j’ai perdu jusqu’à. peu tient encore. la guerre est morte. restent certaines heures l’après-midi quand la lumière se heurte à l’ennui. il m’arrive de m’appuyer contre un muret. voir ce qui glisse et tremble. c’est un ventre à la limite que je suis. une viscère qui contemple en dernier. peut-être. et toi tu as passé dans une nuit qui ne reviendra pas. ta voix descelle les roches encore parfois. les éboulis me diront. mais ce n’est plus toi. il y a mes mains aussi, elles regarderont la mort que je deviens. ce poids à la fin. (« Dérives », note 573, billet du blog publié le 2 novembre 2015)

BLOGORAMA 20: « LE DIMANCHE INDO-EUROPÉEN »

   image_1-3  Comment aborder la linguistique et l’étymologie avec humour, en rapprochant des langues aussi différentes que l’allemand et le perse, l’espagnol et le danois? La réponse se trouve dans ce blog, animé depuis la Belgique par Frédéric Blondieau, un passionné de belle langue, auteur de savoureux billets, publiés de manière dominicale, et dont la lecture s’avère plaisante, instructive autant que drôle. Frédéric a volontiers répondu à notre demande de Blogorama, et s’est prêté au jeu de manière exhaustive. Laissons lui donc la parole pour cette vingtième édition:

   Le dimanche indo-européen est né de ma passion pour les langues, et en particulier pour l’étymologie. Comme beaucoup de monde je pense, ma vision de l’étymologie des mots français s’arrêtait au latin et au grec. A l’université, quelle ne fut ma surprise quand je suivis un cours dédié aux racines proto-indo-européennes: une révélation! Je comprenais que la plupart des langues européennes, mais aussi indiennes et perses provenaient vraisemblablement d’un même tronc. Que l’on pouvait remonter bien plus loin que le latin ou le grec, jusqu’à une langue préhistorique parlée il y a plus de 5000 ans, quelque part dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire. Même si toute cette matière se réduit finalement en théories et hypothèses – oui, comment voulez-vous prouver l’existence d’une langue si ancienne, et qui plus est préhistorique, donc par définition non-écrite? -, elle permet pourtant d’expliquer les nombreuses similitudes entre nos langues modernes. Dans mon blog, je pars souvent d’un mot usuel, français ou anglais, et tente de remonter à sa racine proto-indo-européenne, souvent par le latin, le grec, ou le vieux francique, à ne pas négliger non plus. A partir de là, le travail inverse peut commencer: répertorier les mots qui, en français, anglais, ou dans d’autres langues indo-européennes, proviennent de cette racine particulière, et sont donc par conséquent apparentés au mot par lequel avait débuté ma recherche. Le résultat est parfois surprenant! Auriez-vous pensé, par exemple, que «femme », « faon » et « fenouil » proviennent d’une même racine proto-indo-européenne *dhē-, « sucer, téter » ? Ou qu’à l’inverse, le français « temps » et l’anglais « time », pourtant si proches par la forme et par le sens, ne sont en rien liés étymologiquement? Même si je suis traducteur de formation (russe, espagnol et anglais), je ne suis pas à proprement parler un linguiste, loin de là! Je suis simplement un passionné. Je base en réalité mon travail sur le travail d’autrui ! Des sources qui m’apparaissent dignes de confiance: les recherches d’éminents linguistes spécialisés en linguistique historique, comme Calvert Watkins, Robert Beekes, Pierre Chantraine, Alain Rey, Donald Ringe, Guus Kroonen, Serguei Sakhno, Michiel de Vaan… Mon but est de transmettre le plaisir que j’éprouve toujours à retrouver derrière les mots courants les traces de leurs formes les plus anciennes ; j’essaye de faire connaître ce fascinant savoir que la linguistique comparative et historique nous apporte, mais en le rendant nettement plus digeste qu’à l’origine (avez-vous déjà essayé de décrypter un ouvrage de linguistique comparative ?). D’où ma démarche, fondamentalement personnelle, décalée, ou parfois même irrévérencieuse: je veux un blog plaisant à lire, amusant, qui puisse vous instruire tout en vous faisant sourire… Bon dimanche à toutes et tous!

« Le dimanche indo-européen » (cliquer sur le lien)

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BLOGORAMA 19: « LA TÊTE DE L’ARTISTE », VIDEOBLOG DE YANN LANDRY

  1731998_300x300    Ci-joint un nouveau « Blogorama », ou plutôt, devrais-je dire, un « Vidéoblograma ». Vidéaste, caméraman, écrivain, auteur de plusieurs clips, Yann Landry, qui vit en Languedoc-Roussillon, anime depuis plusieurs années « La tête de l’artiste ». Yann a accepté de se prêter au jeu. L’occasion, aussi, pour moi de faire un peu de promotion, puisque l’ami cherche à filmer des concerts, à réaliser des publicités, comme il l’explique fort bien lui-même:

   La Tête de l’Artiste propose des prestations vidéo aux artistes : interviews, clips, reportages, captations de concert, d’expos… Pour que le public puisse connaître puis reconnaître les artistes nouveaux ou moins nouveaux; et cela passe à travers la voix, les expressions corporelles, le visage. L’artiste expose ses points de vue sur lui-même, sa tête, son art, son parcours, son actu… mais également son point de vue sur la création artistique contemporaine et la place de l’artiste dans l’espace culturel. L’artiste fait également découvrir ses prestations scéniques et ses œuvres.

NB: Ci-dessous le roman illustré de Yann, un entretien de l’écrivain-performer Jean-Louis Costes, ma propre interview autour du roman Disparaître, et une publicité pour Canson.

"Matière noire", un livre illustré.

« Matière noire », un livre illustré.

« La tête de l’artiste » (site)

« La tête de l’artiste » (page Facebook)

BLOGORAMA 18: « TRANCHES DE VI(D)E », LE BLOG DE KEMI OUTKMA (cf. addendum de janvier 2016 en bas de page)

   Publié, comme votre serviteur, chez Unicité, l’ami Kemi Outkma (ne consultez pas l’orthophoniste si vous n’arrivez pas à prononcer), nous fait l’honneur d’un prolixe Blogorama. « Il fait trop chaud pour travailler », dit la publicité pour Pulco citron, avec le cow-boy mexicain dans son hamac. N’ayant rien à ajouter, et sentant mes neurones fondre sous la cuisante canicule de juillet, secondée par la pollution parisienne, je laisse donc la parole à l’intéressé, qui se présente fort bien lui-même.

Kemi au pilori

Kemi au pilori

  Kemi OUTKMA est né en 1977 en Vendée et a jusqu’en 2005 considéré sa vie et fait d’elle une succession d’expériences spontanées. Pendant ses années d’errance (1993-2005) il a fréquenté de nombreux milieux interlopes parfois nommés « underground » et a vécu en divers endroits de France, d’Europe et du Maroc. Depuis 2005 il se tient retiré quelque part dans le Sud-Ouest, et se consacre entièrement à l’écriture, la quête spirituelle et son autonomie vivrière. Déscolarisé à 16 ans, il n’a aucun cursus et est donc autodidacte non par choix mais par voie de conséquence. Son style acide et son humour caustique se veulent à l’image d’un réalisme social contemporain, profondément humain, là où se côtoient dans la plus grande intimité l’horreur et la grandeur, la Lumière au milieu des Ténèbres.

   Il nomme son repaire le Camp de Base, son blog en est la principale balise émettrice ensuite relayée par Facebook, Twitter, etc…

   Il s’agit davantage d’un laboratoire d’expériences littéraires que d’un blog proprement dit puisqu’il n’existe aucune ligne éditoriale ni aucune rigueur dans la fréquence des parutions. Un genre de signal aléatoire, comme un écho résiduel dans le champ magnétique. (certains projets y ont toutefois été « testés » avant d’être lus puis publiés par des éditeurs)

   On y trouve des actus, des infos, des extraits ou des critiques de ses publications*, des extraits de son journal, quelques nouvelles ou micro-nouvelles, de la néo-poésie, des pamphlets, des extraits de correspondance ou encore un cadavre exquis…

   Il appelle son blog « Tranches de vi(d)e » et il signe de ses initiales : K.O. Si on lui demande il se qualifie lui-même de :

   «  Plumitif autodidacte, galérien de la plume, prolo du verbe, incorrigible sale gosse de la scribouille. Miroir de vos travers et mémoire de vos revers. Sampler/émetteur. Rédacteur et assembleur des maux silencieux de mes congénères et de mots licencieux que les cons génèrent. »

https://kemioutkma.wordpress.com/

Cycle(s), roman format papier, 2012, éditions UNICITE

Demain je ne pointe pas, roman format numérique (adaptation de Cycle(s)), 2014, éditions NUMERIKLIVRES

Junkz, recueil de nouvelles format papier, 2014, éditions FORGEURS D’ETOILES

Pentatracks, recueil de nouvelles collectif format papier et numérique, 2014, éditions LA BOURDONNAYE

La ménagerie, feuilleton format papier ou numérique, 2015, éditions LA BOURDONNAYE

kemi junkz

ADDENDUM DU 4 JANVIER 2016: Kemi a désormais ouvert un site internet plus complexe, reprenant les principaux articles du blog précité: Le site de Kemi Outkma

BLOGORAMA 17: « ARRÊT SUR POÈMES », LE BLOG DE MURIELLE-COMPÈRE DEMARCY

"Trash fragilité", de Murielle Compère-Demarcy, aux éditions du Citron Gare

« Trash fragilité », de Murielle Compère-Demarcy, aux éditions du Citron Gare

   Les quelques lecteurs réguliers de « Page paysage » m’ont vu condamner Facebook avec une certaine vigueur. Il est vrai que le réseau présente bien des aspects déplaisants: photos de vacances publiées, et retrouvées par des collègues, débats politiques et/ou idéologiques vains, étalage ad nauseam du Moi, flicage, etc., etc., etc. Je l’ai dit et annoncé, je me suis surtout réinscrit parce que vous étiez trop rares, chers abonnés, et qu’il me fallait, un peu, diffuser. Et aussi parce que je devais découvrir d’autres créateurs.

   L’objectif a été partiellement atteint: j’ai gagné des abonnés, et j’ai rencontré quelques créateurs, et créatrices. Parmi elles, Murielle Compère-Demarcy, très active sur le Net, et auteure de plusieurs recueils, parmi lesquels Trash fragilité, publié par mon ami en poésie Patrice Maltaverne, aux éditions du Citron Gare (j’ai déjà parlé de Patrice ici même, si vous êtes attentifs!). Murielle a accepté ma proposition de Blogorama, et s’est fort bien présentée elle-même. Laissons lui donc la parole!

  Enseignante, documentaliste dans le second degré après avoir été libraire plusieurs années à Paris, Murielle Compère-Demarcy est l’auteur de La F– du Logis, opus de nouvelles mi-réalistes mi-imaginaires paru en août 2014, et de trois recueils de poèmes parus en 2015 : Coupure d’électricité publié en février 2015 aux éditions du Port d’Attache de Marseille, La Falaise effritée du Dire publié aux éditions du Petit Véhicule de Nantes, Trash fragilité paru en juin 2015 aux éditions du Citron Gare de Metz. Auparavant Murielle Compère-Demarcy, qui signait encore de son monogramme MCDem., a publié 2 plaquettes de poèmes chez Michel Cosem éditeur, éditions Encres Vives, dans la collection Encres Blanches (L’Eau-Vive des falaises, en avril 2014, et Je marche—, poème marché/compté à lire à voix haute et dédié à Jacques Darras, édité en août 2014).

   Publiée dans des revues dont elle partage l’état d’esprit et un point de vue sans concession sur le monde (Traction-Brabant, Nouveaux Délits ou encore Le Moulin des Loups, Libelle, Traversées, Poésie/première, Décharge, Verso) elle est par ailleurs rédactrice et écrivain à La Cause Littéraire où elle rédige chroniques, articles et publie quelques créations poétiques.

  Elle anime depuis février 2015 un blog, « Arrêt sur poèmes » dont l’objectif est la diffusion et le partage des écritures poétiques provenant de tout horizons.

   J’ai crée mon blog pour la nouvelle année 2015 pour jeter des ponts vers d’autres écrivant de mon espèce, et avec l’espoir de partager sur le même territoire de l’écriture des points de vue, des coups de rage, des éclaircies. Sans concession. Sans sentimentalisme. Sans lyrisme fleur-bleue ou arbre pleureur.

   Je privilégie les voies singulières où la littérature circule assez dans les relais de la parole ou de l’écrit pour se faire sentir viscérable, dans le flux d’un quotidien où, déplacer ou broyer / résorber avant qu’il ne soit trop tard des caillots de noir dans le sang qui asphyxierait notre avancée, nos escapades vitales vers la lumière, paraît plus que nécessaire.

   Je lis un livre de poèmes comme j’ouvre sur la lumière la fenêtre du jour et de mes insomnies. C’est tout dire.

   Sur mon blog figurent des liens vers des sites-phares d’éditeurs comme les blogs des éditions du Citron Gare de Patrice Maltaverne, de Nouveaux Délits de Cathy Garcia, des blogs de journalistes littéraires rencontrés comme celui d’Alexandra Oury-Blaire ou les chroniques du journaliste-écrivain Philippe Lacoche, et bien d’autres liens encore. La rubrique « Des blogs, des blogs, des blogs », « Des revues, des revues, des revues« , ou « Des livres, des livres, des livres » partagent des coups de cœur, diffusent des pépites d’auteurs-poètes ou écrivains : Matthias Vincenot, Eric Dubois, François Teyssandier, Xavier Frandon, Thieery Radière, Christophe Esnault, Marilyne Bertoncini. Je publie également des Textes du Jour, Citations du Jour, Livres du Jour –sortes de textes marqués au rouge dans l’Agenda Perpétuel qu’est l’Agenda de la Poésie.

« Arrêt sur poèmes », le blog de Murielle-Compère Demarcy:

http://poeviecriture.over-blog.com/

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BLOGORAMA 16: « LE LIBRE BONIMENTEUR » DE JEAN-LOUIS RIGUET

   lauteur-jean-louis-riguet-remporte-prix-marie-L-rsF0Ht   Autodidacte, notaire retraité né en 1947 dans la Vienne, Jean-Louis Riguet est l’auteur d’un essai (lire très mince, éditions « Le masque d’or »), de plusieurs romans historiques (Augustin, éditions Dédicaces, Aristide, la butte meurtrie, ibid.), d’un récit autobiographique (La vie en archives d’un petit gars, éditions Dédicaces), d’un roman d’enquête (L’association des bouts de livre, éditions Dédicaces), et de plusieurs nouvelles diffusées sur le Net. Membre de la société des Gens de Lettres, du Bottin International des Professionnels du Livre et de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature, il publie également un blog très intéressant, diversifié, visant entre autres à interroger les autres créateurs (quand tant d’autres sites ne visent que l’auto-promotion!). L’homme a accepté notre proposition de Blogorama (série consistant à évoquer les blogs littéraires amis). Laissons lui donc la parole!
   J’ai créé mon blog il y a 3-4 ans pour promouvoir mes livres. Puis, très vite, je me suis mis à partager des chroniques d’autres sites wordpress. Je privilégie les livres, l’art, le théâtre, l’écriture. Il m’arrive de faire des chroniques sur les livres que je lis ou les pièces de théâtre que je vois.
Je tiens régulièrement, enfin au gré des auteurs, sculpteurs, peintres, etc., une chronique intitulée « JL à l’écoute de … » que je publie sur 
https://librebonimenteur.wordpress.com/ et transfère ensuite sur les réseaux sociaux. 20 réponses à 20 questions avec des photos. C’est gratuit bien entendu. Déjà plus de 60 auteurs ont participé en 7 mois. Seulement 4 ou 6 peintres mais cette partie est ouverte depuis seulement 2 mois.

Un blog à visiter, donc, car vraiment au service de l’écrit:

Le libre bonimenteur, blog de Jean-Louis Riguet

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BLOGORAMA 15: « LA MAGIE DU MOT » DE JEAN LEZNOD

magie du mot  Les quelques trente-cinq abonnés de « Page paysage » et les lecteurs occasionnels auront peut être remarqué que je m’étais réinscrit sur Facebook. J’ai longtemps hésité à le faire, tant on perd de temps précieux sur le réseau social, et tant on peut, parfois, s’exposer, dérivant vers une sorte de nombrilisme de l’écran en racontant sa vie à des inconnus. Bref… Mon but demeure avant tout de diffuser l’écrit, d’étendre un tant soit peu mon lectorat.

  Le premier effet, positif, de la chose, fut de gagner quelques abonnés. Le second effet, de retrouver des figures littéraires connues (j’entends « de moi connues »), et d’en découvrir d’autres, qui me firent d’électroniques demandes d’amitié. Tel est le cas de Jean Leznod, jeune écrivain parisien, qui s’est spontanément prêté au jeu du Blogorama, cette rubrique consistant à présenter des sites littéraires. Laissons le donc parler de « La magie du mot », blog varié, riche de proses poétiques extrêmement différentes:

   La magie des mots www.magiedumot.com est un dictionnaire des mots bien particulier, rédigé et constitué par Jean Leznod. Un mot, souvent une photo accompagnatrice, une phrase, quelques phrases, mais pas plus, pour en exprimer le sens, celui qui passe par la tête, en toute liberté..

 Vous y trouverez une large gamme d’écrits : de la poésie, de la prose et des histoires courtes, fonction du mot choisi et de l’inspiration du moment.

  Aux dires des lecteurs, certains textes sont hilarants, d’autres profonds ou sensibles. A vous de choisir le bon mot convenant à l’humeur du jour. Vous avez un vaste choix qui, de plus, s’étayera au fil du temps qui passe. Et si ce dictionnaire des mots un peu à part vous séduit,  n’hésitez pas à vous abonner, pour en suivre ses pérégrinations burlesques ou profondes.

« La magie du mot », blog de Jean Leznod.  (cliquer sur le lien)

BLOGORAMA 14: LES ÉDITIONS DU PORT D’ATTACHE

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   Poète, écrivain, dramaturge, journaliste et critique d’art, Jacques Lucchesi vit toujours à Marseille, où il est né en 1958. Ayant découvert et publié un dizain inconnu d’Arthur Rimbaud dans la revue belge bien nommée Inédit nouveau (en 2008), l’homme a également fondé les éditions associatives du Port d’attache en 2006. Petite maison indépendante, le Port d’attache publie environ deux recueils par an, au prix d’un paquet de cigarettes. Citons, entre autres, les textes d’André Ughetto (Je ne sais pas faire de poèmes), de Murielle Compère-Demarcy (Coupure d’électricité), ou encore de Didier Chiarabini (A propos d’art contemporain).

Pour s’informer, commander:

Editions du Port d’Attache

7 rue de l’Eglise Saint Michel

13005 MARSEILLE

jlucchesi13@gmail.com

Quelques liens:

Blog des éditions « Le Port d’attache »

L’emission « Vignette » de France Culture du 24/06/2014 consacrée à Jacques Lucchesi (podcast)

NB: Les éditions du Port d’attache sollicitent elles-mêmes les auteurs qu’elles publient. Rien ne sert, donc, de leur envoyer des manuscrits.

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