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Archives de Catégorie: Actualité

UN ARTICLE DE CHRISTOPHE DAUPHIN SUR « LE CANON SANDA » (série « Eléphant blanc »)

Christophe Dauphin a consacré un bel article au Canon Sanda, publié par nos soins chez Unicité, pour sa revue Les Hommes sans épaules. Nous le reproduisons donc ci-dessous avec son autorisation.

Le poète Paul Sanda, né en 1961, se double d’un essayiste prolifique, également éditeur réputé (à l’enseigne des éditions Rafael de Surtis : plus de 600 titres depuis 1996) et directeur de revue (Pris de Peur, Mange Monde et tout récemment, depuis le printemps 2021, 7e Sens). Paul Sanda est également Président de la Maison de la Poésie du Pays de Quimperlé, dans ce Finistère, qui est devenu au fil des ans, son deuxième pays, après le Tarn et Cordes-sur-Ciel ; la perle des Bastides (construite en 1222 par le comte Raymond VII de Toulouse), haut lieu du catharisme, mais aussi d’art et de poésie, grâce à Paul Sanda et Rafael de Surtis. Ce poète, née vendéen (mais contrarié, en raison des deux grandes effigies de l’absence et de la violence que sont le père et la mère ; ajoutons bien sûr Gilles de Rais en son château de Tiffauges) n’ignore rien de sa cité, qui est sa peau même. Aucune pierre, aucune ruelle, aucun symbole ne lui sont étrangers, dans ses failles et ses illuminations. Il est Cordes, comme Cordes est en lui, à la suite de bien d’autres artistes et écrivains, et non des moindres, des peintres surréalistes, qui lui sont chers, Francis Meunier et Maurice Baskine, à Albert Camus : Des voiles légers descendent du ciel de nuit vers les brouillards de la vallée, s’y mêlent un moment, puis coulent plus bas tandis que les fumées de la terre, une à une, montent encore et se dissipent en n sous les étoiles claires. Le silence devient vaste et léger sur la vieille cité déserte. Tout est possible alors : voici la réconciliation.

Paul Sanda est d’un lieu d’où son œuvre multiple et riche prend son essor, qu’il s’agisse d’essais consacrés à la haute-magie, l’ésotérisme, l’alchimie, l’art, la littérature et bien sûr à la poésie, qui est le battement même de l’aorte. Paul Sanda est l’auteur de vingt-trois essais. Son œuvre poétique, totalise trente-cinq livres et plaquettes, de Ludi Funebres (éd. Saint-Germain-des-Prés, 1990) à La Petite Épée de Tolède, avec Bruno Geneste, et Martine Saurel (Rafael de Surtis, 2021). Une importante anthologie a paru en 2016 (Célébrations des Nuées, anthologie poétique 1990-2015). Il manquait encore l’essai que mérite cette œuvre. Odile Cohen-Abbas a l’avantage de bien connaître l’homme et l’œuvre. Il lui a donc été aisé de poser les jalons de son essai, à partir de quinze livres et plaquettes de poèmes de Paul Sanda, de Pour la chair d’une île (1999) à Les îles du silence (2020), en passant par la trilogie phare de Sanda (Entre chair et loup, 2001, Elle saigne à la lanterne, 2002 et La Corde Fantasophique, 2003), mais aussi Racines Profondes (2008), Les Messagères Coperniciennes (2009), Dix-sept Psaumes de Proue de Joue & de Beauté (2014), Ouessant, Phares & Balises (2016), Le vent, je suis Léo Ferré (2017), Les Travaux de la Nuit (2018), la poignante Auberge de la Tête Noire (2019) ou le Dialogue dans l’esprit d’Artaud (2019). Odile Cohen-Abbas nous invite à lire un poète, mais en poète : « Lire Paul Sanda, c’est être un prisme d’enfance, un phare, la chambre de Veille d’un Sémaphore, un navigateur, un mage celte, c’est être une plante marine, un caillou sur la berge, des sueurs et des larmes de fortification et des ombres poreuses, des bris, des cris de creuset alchimique (toutes choses qui se rencontrent dans ses pages) et des appels de feu, de flammes rougeoyantes, au plus profond d’un autre temps ; c’est entrer dans l’actif, le sonore, la jubilation d’un perpétuel renouvellement. Paul Sanda, nous dit Odile Cohen-Abbas, extrait des rangs vils, les promesses des rampes indigestes et les mène vers des lieux d’éblouissement. Ces lieux s’appellent « je », « tu », « ils », les objets de l’âme et de l’existence dans des cycles perpétuels de transmutation. Rien ne se pose dans les royaumes de Paul Sanda ; les désirs, les possessions, les nourritures acquises, convoitées, n’ont pas de fin, d’indice temporel fixe ; dans le même temps, les choses, les affects, ce qui était faim ou non-faim, foi ou non-foi, s’achèvent et engendrent de nouvelles révolutions.

Tout Paul Sanda est donner à lire et à vivre, par Odile Cohen-Abbas, en quinze livres emblématiques, d’où émerge le « canon Sanda », une montée vers l’être, le chant, la création et la Vie !

Christophe DAUPHIN

(Revue Les Hommes sans Épaules)

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La revue « Les Hommes sans épaules » est éditée par la Librairie-Galerie Racine, située dans le Vème arrondissement.

LES MOTS DE PAUL SANDA… (série « Eléphant blanc »)

Paru, chez Unicité, dans la collection « Eléphant blanc », créée et dirigée par Etienne Ruhaud, « LE CANON SANDA » d’Odile Cohen-Abbas. Un essai entièrement consacré à ma poésie, avec beaucoup de justesse et de talent. Une dédicace de cette ouvrage sera organisée à la mairie du Ve arrondissement, dans la cadre du festival « Quartier du Livre ». Merci à tous mes lecteurs assidus, et à tous ceux qui découvrent mon écriture. Véritable cheminement profond au fil de mes ouvrages poétiques… (Paul Sanda).

« ANIMAUX » À L’ÉCOLE! (série: mon propre travail)

L’année prochaine, mes élèves étudieront quelques « animaux » dEtienne Ruhaud. L’idée m’est venue comme une évidence: découverte de la poésie contemporaine pour des adolescents : sacré défi, certes, mais je suis persuadé qu’il y a dans ce merveilleux recueil quelque chose, relevant peut-être de la magie créatrice déjà pour certains perdue de l’enfance, qui saura les toucher ; et également, plus prosaïquement, mine d’or en terme d’exercices d’écriture dont j’ai déjà l’idée…

… Tel est le sympathique message laissé sur Facebook par mon ami, le poète Gaël Guillarme, professeur de Lettres classiques en Poitou-Charentes. Quelle plus belle récompense que de voir son recueil étudié en classe! Mon autre ami, également écrivain, Christian Ghiotti (alias Nasthir Togitichi), psychologue, a lui fait lire mes textes aux jeunes pensionnaires d’un IME (institut médico-éducatif), en Seine-Saint-Denis. Un chaleureux merci (je reproduis le texte ci-dessous).

Photo de Christian Ghiotti.

Animaux, lue d’une voix haute et craintive, par une élève (légèrement déficiente) d’un IME (institut médico-éducatif). Un bon support d’entretien clinique. Que d’associations ! Et elle lit du Ruhaud avec intérêt et plaisir ! Le surréalisme, ici, c’est la rencontre improbable d’ un livre d’un bon niveau, et d’une jeune femme de 18 ans abonnée aux Mangas. Ça vaut presque celle d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table à dissection… Elle n’est pas, de loin, la plus démunie de cette école. Le lien thérapeutique est bon, où va t elle m’emmener ?

DÉDICACE D’ODILE COHEN-ABBAS À PARIS LE 4 JUIN 2021 (SÉRIE « ÉLÉPHANT BLANC »)

Chers amis, chers lecteurs,

Comme indiqué dans le précédent billet, Odile Cohen-Abbas dédicacera donc Canon de Sanda le vendredi 4 juin, à 15 heures, à la mairie du Vème arrondissement (place du Panthéon), dans le cadre du salon « Quartier du livre », sous le patronage de Laure Adler. Rendez-vous donc au stand des éditions Unicité. Ce sera l’occasion de lancer ma nouvelle collection « Eléphant blanc » (je ne sais toutefois si je serai présent). Vous pourrez retrouver d’autres auteurs d’Unicité, fidèles du blog, comme Jacques Cauda ou Eric Dubois.

Moi-même, je viendrai dédicacer le week-end. Vous pouvez me joindre, comme d’habitude, à l’adresse mail er10@hotmail.fr.

« LE CANON SANDA », ODILE COHEN-ABBAS, ÉDITIONS UNICITÉ, COLLECTION « ÉLÉPHANT BLANC », SORTIE FIN MAI 2021.

Editeur, essayiste féru d’occultisme et d’alchimie, Paul Sanda est aussi et d’abord poète. Habitée par les vers de l’intéressé, Odile Cohen-Abbas en explore les moindres aspects recueil après recueil, en adoptant un point de vue personnel, c’est-à-dire sensible, vrai, loin des exégèses universitaires desséchantes. Le résultat est surprenant, émouvant: cent pages de prose passionnée, comme si la lecture attentive engendrait une nouvelle furor lyrique.

… Bientôt, dans la collection « Eléphant blanc » créée et dirigée par Etienne Ruhaud aux éditions Unicité, l’essai d’Odile Cohen-Abbas dédié à la poésie de Paul Sanda. Une dédicace sera par organisée dans le cadre du festival « Quartier du livre », sous la présidence de Laure Adler, à la mairie du Vème arrondissement, vendredi 4 juin à 15 heures. Nous y reviendrons.

EDITIONS UNICITE | ROMANS | POESIE | ESSAIS | HISTOIRE | TEMOIGNAGES (editions-unicite.fr)

« LA MÉMOIRE NÉCROPOLITAINE », COURT-MÉTRAGE DE JAMES FRACHON (SÉRIE : MÉMOIRE DES POÈTES)

Photographe, spécialiste de l’histoire des cimetières, artiste, créateur de monuments funéraires, André Chabot a imaginé sa propre tombe au Père-Lachaise, en sculptant son propre appareil, de marque Leica. Portrait du créateur et de sa femme, Anne Fuard, par James L. Frachon, (Mygale Films 2021).

Notre article sur le livre d’André Chabot, Mes pères sous les draps verts:

« MES PÈRES SOUS LES DRAPS VERTS , ANDRÉ CHABOT, éditions Galerie Koma, Mons, Maison de la culture de Tournai, La mémoire nécropolitaine, 2013. (article à paraître dans « Diérèse  72, printemps 2018) « «PAGE PAYSAGE (wordpress.com)

Le site d’André Chabot:

Accueil – André CHABOT (andrechabot.com)

DIÉRÈSE 81 (été 2021)

Sous le patronage de Daniel Martinez, le Diérèse nouveau est en route! Outre la poésie contemporaine, les traductions et les textes libres, retrouvez mes chroniques autour du surréalisme ainsi que quatre notes de lecture de mon cru. Les différents articles seront mis en ligne ici même au fil du temps. Pour être précis:

  • deux notes biographiques autour des poètes plasticiens Théodore Koenig et Paul Jean Revel
  • quatre critiques littéraires autour de Didier Ayres (H.P.), Paul Sanda (Sept fragments immanents pour une alchimie poétique), Radu Bata (Le Blues roumain) et Claire Boitel (Vitamines noires).

Retrouvez une présentation plus complète sur le blog dédié:

Diérèse 81 : Diérèse et les Deux-Siciles (hautetfort.com)

Pour commander Diérèse, envoyer un chèque de 19,90 euros (15 euros + 4,90 euros de frais de port), à Daniel Martinez, 8 avenue Hoche, 77330 Ozoir-la-Ferrière. L’abonnement (3 numéros annuels) est de 45 euros.

La revue sortira fin mai, aux alentours du 30.

HAÏKU DE JARNAC

Comme une envie de chasser le mammouth

en compagnie d’Helmut

du côté d’Solutré…

THIAIS, SUITE ET FIN (réflexion personnelle)

Le cimetière fut construit par Auguste Perret en 1929.

Avec un ami, nous étions mercredi dernier dans le tristissime cimetière parisien de Thiais, pour retrouver les dernières sépultures de surréalistes qui figureront dans mon essai. Lieu de dernier repos des marginaux, d’étrangers (parmi lesquels Zog 1er roi d’Albanie), d’anciens miliciens, ou tout simplement de familles pauvres… Imaginé par Auguste Perret, le portail massif a quelque chose de rétro-futuriste et rappelle Le Havre, surtout sous la pluie. Trouvé la dernière demeure, en pleine terre, d’un peintre pourtant reconnu. Trouvé, comme toujours, des gens aux patronymes amusants, mais je me suis fixé pour règle de ne jamais diffuser d’images d’inconnus, par respect pour la mémoire, et parce que les gens ont droit au silence (les artistes/écrivains étant des personnalités publique, c’est différent). Cette exploration des nécropoles n’est pas un but en soi, puisqu’il s’agit d’abord d’évoquer des oubliés, ou des créateurs variés. Je dois désormais terminer la rédaction.

L’ENFANT ET LE 4éme MONDE « LIVE » (THE CHILD AND THE 4TH WORLD « LIVE »), GÉRARD PAPE (INTERLUDE MUSICAL).

Mon ami, le compositeur d’origine new-yorkaise Gérard Pape, vient de publier une nouvelle vidéo musicale, tirée d’un spectacle donné le 19 septembre 2020 à Ivry-sur-Seine, ville où Artaud acheva son parcours terrestre. Pour en savoir plus sur l’artiste:

Gérard Pape — Wikipédia (wikipedia.org)

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