PAGE PAYSAGE

Accueil » Non classé » MÉMOIRE DES POÈTES: MICHEL ZIMBACCA (1924-2021)

MÉMOIRE DES POÈTES: MICHEL ZIMBACCA (1924-2021)

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

avril 2021
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Me suis rendu, ce matin, à l’enterrement de Michel Zimbacca, 96 ans, à Pantin (mes récentes pérégrinations n’ont aucun rapport). La cérémonie, rythmée par la musique de Louis Armstrong, fut sobre et émouvante, et les cieux devaient rester cléments. En 2008, peu après mon arrivée à Paris, je fréquentais le groupe surréaliste en compagnie de Marie-Dominique Massoni, Pierre-André Sauvageot et de Guy Girard, qui devint un copain. J’étais un peu intimidé, et Michel Zimbacca, en grand aîné, se montra à la fois accueillant et chaleureux, m’encourageant à lire mes contes animaliers. Je ne suis hélas jamais parvenu à faire son interview. A la fois cinéaste professionnel (il travaillait pour EDF), poète et plasticien, l’homme a connu la grande période du surréalisme: Breton, Peret, etc. Hélas il évoquait peu le passé, parlant peu de ses voyages en Amérique latine. On lui doit notamment L’invention du monde, film ressorti en DVD. J’en reparlerai.

(On reconnaît Michel Zimbacca (cf. post précédent), tout à fait au fond, au deuxième rang, posant sa main sur l’épaule d’une belle jeune femme blonde. A ses côtés, Clovis Trouille puis Juan Andralis. Remarquons également, adossé à la colonne, un certain Julien Gracq. Au premier rang, Man Ray, une jeune femme inconnue (donc), Max Ernst, Alberto Giacometti, André Breton, Benjamin Peret et Toyen. Le jeune homme souriant au deuxième rang est Jean-Pierre Duprey. Juste au-dessus de Toyen, Simon Hantaï et Wilfredo Lam tenant une pipe)


11 commentaires

  1. Alain Roussel dit :

    J’ai rencontré Michel Zimbacca au début des années 1980, lors d’une longue soirée où il y avait, je cite de mémoire, Marie-dominique Massoni, Terrossian, Pierre et Liliane Vandrepote, peut-être Marianne Van Hirtum et une ou deux autres personnes. Mais je n’ai pas adhéré au groupe malgré ma sympathie.

    Aimé par 1 personne

  2. Georges-Henri MORIN dit :

    Georges-Henri Morin

    J’entends Michel réagir à votre assertion sur Schuster enterrant le surréalisme. Pardi vous le connaissiez mal, lui qui a refusé la pratique de Schuster et de ses comparses. Auriez-vous oublié ce qui fut fait alors avec Vincent Bounoure, Jean Terrossian, Marianne Van Hirtum, Bernard Caburet et d’autres dont Jean-Louis Bédouin qui passa sur une autre rive ensuite. Toujours cette manie de réécrire l’histoire sans envisager toutes ses faces ! Ce que ne faisait pas Michel.

    gh morin

    J'aime

    • Monsieur, Je n’ai pas cité Jean Schuster. Et je n’ai pris parti ni pour Schuster, ni pour ses opposants, considérant que le surréalisme n’était pas mort. J’ai simplement voulu témoigner de ma rencontre avec Michel Zimbacca, et lui rendre hommage.

      J'aime

  3. Georges-Henri MORIN dit :

    Quel dommage que vous ne vous relisiez pas. Le 11/04/2021 à 9h13 mn – ah! la méticulosité ! – vous répondiez à Alain Roussel :

    « Jean Schuster considérait que le surréalisme était mort, et il a donc acté son décès en 1969. »

    Je me contentais de rappeler que Michel Zimbacca fut un de ceux qui n’admirent pas cette « attitude » de Jean Schuster. Croyez bien que je ne me soucierais nullement de connaître votre opinion à ce sujet, si cette phrase très affirmative ne semblait la refléter. Nuancer n’est pas anodin.

    Et enfin, comment ne pas être « surpris » de votre réponse qui omettait la réaction de Michel qui n’a jamais dissimulé ses choix et n’aurait guère compris que vous écriviez que Schuster « a donc acté son décès [du surréalisme] en 1969 » à propos de son décès à lui, Michel Zimbacca ? Voilà qui était bien mal le connaître et le reconnaître.

    J'aime

  4. Le surréalisme est un mouvement inscrit dans le temps. La révolte qui fut celle d’André Breton au lendemain du terrible conflit de 14-18 a quelque chose de circonstancié. La France était alors une société hyper-conservatrice, et aujourd’hui ce qui paraissait anodin ou quotidien ferait bondir: expositions coloniales avec des êtres humains, interdiction de l’homosexualité, journaux propageant ouvertement des idées antisémites (comme « La Croix »), interdiction touchant les femmes, avortement interdit, puissance du clergé, émeutes contre les films d’avant-garde (prohibés d’ailleurs par le préfet Chiappe)… Aujourd’hui le surréalisme est enseigné en faculté. Nombre de professeurs ont appartenu ou appartiennent encore à des mouvements d’extrême-gauche. Je ne dis pas que cela soit bien ou mal. Je constate simplement (soulignons qu’être anarchiste en 1916 valait une révocation de l’instruction publique). De fait le surréalisme actuel n’a pas la même teneur subversive qu’il eut auparavant. Cela ne signifie pas que le surréalisme soit mort. Simplement il continue à vivre en tant que mouvement historique.

    J'aime

  5. Maintenant si vous me posez la question, et que je vous réponds avec honnêteté, sans craindre votre réaction (qui paraît horrifiée), je vous dirais simplement que le surréalisme n’a plus la portée aujourd’hui qu’il eut avant. Voilà tout. Je ne crois pas que les surréalistes actuels soient le moins du monde inquiétés, donc subversifs. Evidemment si on était surréaliste en Iran, au Pakistan ou en Corée du Nord, soit dans un système où tout est interdit, où on terminerait en prison…

    J'aime

  6. Georges-Henri MORIN dit :

    Une fois de plus vous vous en tenez à vos vérités générale qui vous appartiennent, et évitez avec soin ou négligence de vous en tenir à un fait précis – voir plus haut – qui aurait provoqué un lever de sourcils ou un haussement d’épaules de Michel, qui ne tenait pas vos vérités pour acquises. Peut-être n’est-ce pas le surréalisme qui s’est « académisé » mais certains de ses lecteurs et regardeurs qui oublient – volontairement ? – ses exigences autres qu’artistiques ; peut-être … Et basta !

    J'aime

  7. Régis G-d dit :

    Le surréalisme n’est pas mort, il existe bien, il existera toujours et le déclarer mort est une stupidité. Mais ce qui est le plus incroyable et le plus dérangeant voir le plus scandaleux pour certains, c’est que le groupe surréaliste existe toujours. Qu’une fraction menée par Schuster ait voulu l’enterrer n’y change rien. Schuster n’était qu’un idéologue qui avait intérêt à tuer le surréalisme. Il prenait ses ordres dans des officines moscoutaires qui ne pouvaient que haïr le surréalisme.

    J'aime

    • Cher Monsieur,

      J’ai l’impression que Monsieur Morin une fixation sur Jean Schuster, que j’ai évoqué plus haut. Je n’ai pas pris position pour ou contre la poursuite du mouvement surréaliste. Je ne fais que répondre à Alain Roussel qui déclare ne pas avoir appartenu au surréalisme. C’est très différent. Je dis également que le contexte actuel est très différent de celui de l’entre-deux-guerre et que la société a changé.

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Catégories

avril 2021
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Catégories

Catégories

Statistiques du blog

  • 102 995 hits

Suivez-moi sur Twitter

%d blogueurs aiment cette page :