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ONFRAY? (Libre propos)

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Je pratique Onfray depuis des années. J’ai lu notamment les deux premiers tomes de sa trilogie consacrée au devenir de l’Humanité, ainsi que son livre sur Houellebecq (qui le traite pourtant d’indigent graphomane dans La possibilité d’une île). J’ai rencontré l’homme sur mon lieu de travail, au Louvre, et l’ai trouvé fort sympathique. Pourtant je ne peux cacher mon scepticisme. Je ne parle pas uniquement de son mouvement politique, dont les contours me paraissent flous (battre Marine Le Pen, alors même qu’il défend des idées souverainistes et tient des positions proches de cette dernière et qu’Emmanuel Macron va de toute façon très certainement repasser…), mais de ses multiples contradictions. Je n’arrive plus à voir en lui la moindre ligne de pensée cohérente. Comme s’il évoluait en fonction des évènements et qu’il changeait de casquette, de cap, au gré du vent de l’actualité. Je continue à admirer Onfray, car j’aime les stakhanovistes littéraires, j’apprécie le fait qu’il gagne de l’argent grâce à la philosophie, mais je ne sais plus qui il est, quelle est sa ligne, quelle est sa profonde pensée. Un attrape-tout de génie?


5 commentaires

  1. alain.roussel10 dit :

    Bonjour Étienne,J’ai un peu le même regard sur Onfray. Nous avions quelques très courts échanges par mail, car il avait l’air d’apprécier certaines de mes notes. Mais difficile de le suivre aujourd’hui dans ses raisonnements. Je pense qu’il adopte l’attitude d’un Aristippe de Cyrène pour l’hédonisme et d’un Diogène pour le Cynisme, au sens philosophique. C’étaient,  ne l’oublions pas, ses premières amours en philosophie.Amicalement,AlainEnvoyé depuis mon appareil mobile Samsung.

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour Alain,
      Oui, je sais que tu as fait des études de philosophie. Touchant Onfray, avec lequel tu est peut-être encore en contact, en effet, on se demande vraiment de plus en plus où on va. On a l’impression, de plus en plus, d’un penseur caméléon. Et pourtant j’ai apprécié nombre de ses livres.

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  2. Claudine Sigler dit :

    Même sentiment de mon côté. J’avais beaucoup aimé son « Traité d’athéologie » paru en 2005. Depuis lors, on l’a beaucoup vu dans les medias et l’homme me laisse perplexe..Je ne parviens pas du tout à le cerner aujourd’hui…

    Aimé par 1 personne

    • C’est surtout, Claudine, qu’on ne sait pas où il va ni ce qu’il veut puisqu’il semble se contredire en permanence, toucher à tout. On a l’impression qu’il n’y a plus aucune colonne vertébrale.

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  3. Un lecteur simple dit :

    Que penses-tu de cela:
    « L’esprit du temps est à la confusion des esprits et à l’émotion des corps : Michel Onfray en oubliant qu’il fut philosophe est devenu (depuis son livre contre Freud, dans lequel il refusait à la psychanalyse le droit de savoir quoi que ce soit sur son Moi – ce fut sa thérapie) le penseur officiel et écrivain public de cette confusion générale et de cette mascarade adorée qui consiste à faire passer pour des pensées des idées multimédiatiques et d’abord idéologiquement dominantes.

    Onfray de fait n’est plus nietzschéen et c’est ce qu’il fallait à Alain Jugnon démontrer, ni « de gauche » comme il le croyait, ni un nietzschéen pour la droite comme il le voudrait, il est devenu le fossoyeur de la pensée critique contemporaine. C’est la démocratie et l’humanisme qui s’éclipsent ainsi avec son dernier livre, pris dans l’aspiration droitière et siphonnés avec l’eau du bain de ses mauvaises pensées d’intellectuel célèbre et à la sagesse publique : Onfray est le penseur nouveau de la future nouvelle droite française ; cette conversion se donne à voir dans Cosmos, son dernier livre, sous forme d’un jeu de rôles et de passages à l’acte de la pensée fort peu logiques mais totalement anarchiques (au sens bien sûr non politique du terme).
    Cet essai de généalogie de la non-pensée onfrayenne relit méthodiquement les écrits du philosophe en regardant de près le travail en négatif de cette conversion : les trahisons du lecteur Michel Onfray sont multiples et ce livre en repère la plupart. Ce sont les contresens de Michel Onfray : au sujet de Foucault, de Lacoue-Labarthe, des poètes en général et de Nietzsche, essentiellement. Ces trahisons sont à chaque occurrence un nihilisme politique à l’œuvre, une fausse parole mise en actes de langage.

    Il y a au travail chez Onfray une fausse écriture philosophique (et écriture du faux en philosophie) qui renie tout en bloc, pour son propre plaisir, pour s’émouvoir de sa propre jouissance : ce qu’il nomme un hédonisme et qui a tout d’un dandysme assez pathétique. »

    Point de vue de 2 auteurs René Pommier et Jean-François Revel, sur une certaine tendance contemporaine en France:
    « Sans concession, un essai décapant (préfacé par M. Onfray!!!) dénonce ces pseudo-philosophes qui accaparent l’espace médiatique, et traque les impostures de la pensée contemporaine : Raphaël Glucksmann et Charles Pépin, Raphaël Enthoven, Vincent Cespedes et Geoffroy de Lagasnerie, (…) omniprésents dans les médias, enchaînent couvertures de magazines, interviews radio et plateaux télés. Ils représentent ainsi une nouvelle génération d’imposteurs, ceux que Hugo, dans un néologisme fameux des Misérables, qualifiait de « filousophes » et que les auteurs, en reprenant précisément leurs livres et leurs textes, dénoncent ici sans concession. »

    Et M. Onfray dans tout ça???

    Dans un article intéressant, bilan de la philosophie contemporaine:
    « Du travail de classification et d’évaluation se dégage une vision assez sombre de la philosophie contemporaine. En premier lieu, elle est submergée par des travaux techniques et scolastiques ; en second lieu elle est asséchée par des constructions doctrinales désincarnées ; en troisième lieu, elle est atrophiée par diverses pratiques indifférentes à la conceptualisation théorique. Les deux exigences fondamentales de la pensée philosophique sont largement négligées par les contemporains – l’exigence pratique chez les Théoriciens, l’exigence théorique chez les Praticiens, l’une et l’autre chez les Techniciens. Transcendant les catégories que nous avons repérées, des philosophes s’efforcent néanmoins de tenir ensemble toutes les exigences intellectuelles : ils font honneur à leur époque, et nous espérons que l’Histoire retiendra leurs noms. Ils sont malheureusement très minoritaires. »

    Et Pierre-Yves Albrecht, Marc Ballanfat, Jean Biès, Bruno Giuliani, Jean-Michel Le Lannou, José Leroy, Arouna Lipschitz…?

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