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« ORLÉANS », YANN MOIX, Grasset, 2019.

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   J’arrivai à Paris aux alentours de 9 heures. Je me rendis sur la tombe de Raymond Roussel, au Père-Lachaise. Il reposait seul dans un caveau prévu pour toute une famille. Cette incongruité très roussélienne m’enchanta. Sa solitude offrit un écho à la mienne. Je déposai sur sa pierre un tout petit poème, bâclé, puis me rendis au cimetière de Montmartre, où je visitai Stendhal et Sacha Guitry. Je n’eus pas le temps de me recueillir, à Montparnasse, sur la tombe de Poulou. Quant à Gide et Péguy, ils reposeraient respectivement à Cuverville-en-Caux et à Villeroy; du moins fis-je un passage rapide au 1 bis rue Vaneau, où l’auteur de Corydon avait conclu sa vie. J’y rencontrai par hasard un couple de retraités affables qui l’avaient connu et m’en parlèrent comme d’un poseur. « Il lisait en marchant. Ou il faisait semblant. On n’aurait su dire! » (page 124)

 


2 commentaires

  1. Claudine Sigler dit :

    J’ai lu le livre très tôt, avant la découverte des écrits antisémites de jeunesse de Yann Moix (autre sujet..). J’ai été frappée à la fois par sa qualité littéraire et par son projet (un roman d’apprentissage) : « Orléans » est divisé en deux parties de même longueur, avec dans chacune un découpage chronologique absolument parallèle, et seule la première partie (à mon avis très supérieure à l’autre) traite des sévices que l’auteur a (aurait) subis dans son enfance. « Orléans » est défini, sous le titre, comme un « roman », ce qu’il est à l’évidence, avec des récits fantasmagoriques : à qui fera-t-on croire que sa mère déterrait les étrons que le jeune Yann avait enfouis dans le jardin, pour les lui servir sur une assiette devant des invités ??…

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  2. Claudine Sigler dit :

    La deuxième partie est beaucoup plus convenue, et rappelle nombre de récits de la jeunesse de ces auteurs aujourd’hui agés de 50 ans, et donc adolescents dans les années 70. Elle est d’un interêt bien moindre. Tel quel, le livre dans son ensemble n’est pas réaliste, bien sûr (qui lit avec ferveur tout Gide à 7ans, en CE1 (sic) ?). Et le père et le frère de Yann Moix ont eu bien tort de s’indigner publiquement, donnant du coup à ce roman (assez moyen) une audience et une publicité qu’il n’aurait sans doute pas eues sans eux?

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