PAGE PAYSAGE

Accueil » ITZPAPALOTL (série mexicaine) » OCTAVIO PAZ, une présentation par Claudine Sigler. (« Itzpapalotl », série mexicaine, 11).

OCTAVIO PAZ, une présentation par Claudine Sigler. (« Itzpapalotl », série mexicaine, 11).

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

novembre 2018
L M M J V S D
« Oct   Déc »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
Publicités

   Octavio Paz (1914- 1998) naît durant la Révolution. Issu d’une famille déjà bien ancrée dans la vie politique mexicaine, il est élevé en partie par son grand-père paternel, romancier qui encourage ses premiers contacts avec la littérature. Octavio Paz connaît ensuite une double carrière de diplomate (il est notamment ambassadeur du Mexique en Inde) et d’enseignant dans diverses universités des Etats-Unis. Mais avant tout, il demeure un immense auteur. Très tôt influencé par les grands écrivains espagnols comme Antonio Machado, il écrit d’abord des textes à caractère social et philosophique, et traduit en espagnol une Anthologie du Portugais Fernando Pessoa. Enfin, sa rencontre la plus déterminante est celle du mouvement surréaliste, en France. Une de ses œuvres les plus célèbres est le Labyrinthe de la solitude (1950), suite de réflexions sur la nation et le peuple du Mexique. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1990. Tout au long de son oeuvre, son style ne cesse d’évoluer, produit de par son ouverture d’esprit, de par son idéologie humaniste et de par son intérêt pour les nouvelles tendances littéraires et poétiques. C’est ce qui rend sa poésie si ample, si universelle, et en même temps si particulière.

   (« Le grand mystère du poème, a-t il écrit, c’est qu’il n’est de la poésie qu’à condition de ne pas la garder par devers soi : il est fait pour la répandre ou la faire couler”. Dont acte, avec le texte ci-dessous).

OctavioPaz

 

VIENTO, AGUA, PIEDRA

El agua horada la piedra,
el viento dispersa el agua,
la piedra detiene al viento.
Agua, viento, piedra.

El viento esculpe la piedra,
la piedra es copa del agua,
el agua escapa y es viento.
Piedra, viento, agua.

El viento en sus giros canta,
el agua al andar murmura,
la piedra inmóvil se calla.
Viento, agua, piedra.

Uno es otro y es ninguno:
entre sus nombres vacíos
pasan y se desvanecen
agua, piedra, viento.

 

VENT, EAU, PIERRE

                                                À Roger Caillois

                  
L’eau perce la pierre             
Le vent disperse l’eau
La pierre arrête le vent
Eau, vent, pierre
 
Le vent sculpte la pierre
La pierre se fait coupe pour l’eau
L’eau s’échappe et se fait vent
Pierre, vent, eau.
 
Le vent dans ses méandres chante
L’eau qui coule murmure
La pierre immobile se tait
Vent, eau, pierre
 
L’un est l’autre et ne l’est pas :
Entre leurs noms vides,
Ils passent et ils s’évanouissent
 Eau, pierre, vent.

(Traduction de Claudine Sigler)

                                                                                    

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Catégories

novembre 2018
L M M J V S D
« Oct   Déc »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Catégories

Catégories

Statistiques du blog

  • 71 066 hits

Suivez-moi sur Twitter

%d blogueurs aiment cette page :