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Archives de l'année 2014

JOYEUX NOEL A TOUS!

FERMETURE DE MA PAGE FACEBOOK

BIG-BROTHER

DU GASPILLAGE DE TEMPS SUR FACEBOOK PAR LES ECRIVAINS: Nombre d’auteurs et de créateurs perdent de précieuses heures sur Facebook, sachant que nous sommes mortels. J’ai ré-ouvert un compte après six mois de salvatrice abstinence pour lancer mon blog, sachant que je n’ai guère de lecteurs, et que ma page me permettait de me faire, un tant soit peu, connaître, de partager des perspectives d’ordre littéraire, et, plus généralement, artistique. Je vais encore cracher dans la soupe, inutilement, mais ce gadget prend un temps fou, temps qu’on pourrait consacrer à lire, à méditer, à écrire, sachant que nos opinions politiques, idéologiques ou religieuses sont inspectées, et connues, que la moindre déclaration déviante peut nous valoir une excommunication virtuelle. Bref, comme Prince l’a fait, j’arrête durablement Facebook tout en gardant le blog, et ce dans un avenir proche. Je dis donc aux fidèles de « Page paysage » de s’inscrire directement à la newsletter SUR le site (à droite). A tous une bonne fin de semaine. 

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J’AI UN MAUVAIS PRESSENTIMENT

    Ci-dessous l’article du Figaro, qui, pour la première fois, parle vraiment du contenu.

Houellebecq convertit la France à l’islam dans son prochain roman

Michel Houellebecq son prochain roman dans la France de 2022.
Michel Houellebecq son prochain roman dans la France de 2022. Crédits photo : MIGUEL MEDINA/AFP

L’auteur situe son nouveau livre, Soumission, à paraître le 7 janvier 2015, dans la France de 2022. Une anticipation dans laquelle un parti musulman remporte la présidentielle contre le Front national.

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Michel Houellebecq se lance dans la politique fiction. Son prochain roman, Soumission, paraîtra le 7 janvier chez Flammarion et risque de faire beaucoup de bruit. Le Goncourt 2010 plonge son lecteur dans la France de 2022. Il imagine une élection présidentielle en fin de second mandat de François Hollande.

Le Front national de Marine Le Pen, qui a déjà perdu le scrutin de 2017, subit la loi d’une alliance UMP, UDI, PS, associée à la Fraternité musulmane, parti inventé par l’auteur. Son leader, Mohammed Ben Abbes, finit par être élu et choisit François Bayrou comme premier ministre.

Le narrateur, qui s’appelle François, est un universitaire malheureux et solitaire, spécialiste de Joris-Karl Huysmans. Il couche avec des étudiantes et comme toujours chez Houellebecq, l’amour est triste. La soumission du titre fait référence à celle des mécréants qui doivent se soumettre à Allah et à celle des femmes aux hommes. À la fin du roman, François se convertit à l’islam et, professeur adulé, voit se soumettre à ses désirs de jeunes étudiantes voilées…

Ce roman de 300 pages devrait attirer toute l’attention lors de la rentrée littéraire. Le sujet commence déjà à faire le tour du web, et la twittosphère n’a pas tardé à réagir. Et risque bien de ranimer la polémique née en 2001, lorsque l’écrivain en promotion de son roman Plateforme avait déclaré: «La religion la plus con, c’est quand même l’islam.»

MAUVAIS SANG

Chaudron de Gundestrup, IIe siècle av. J.-C

Chaudron de Gundestrup, IIe siècle av. J.-C

J’ai de mes ancêtres gaulois l’œil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure. (Arthur Rimbaud, Une Saison en enfer)

BLOGORAMA 10: MARIE-JOSEE DESVIGNES

   L53mariejosee   Il semble que les femmes soient à l’honneur sur « Blogorama », notre panorama des littératures du web. Les femmes et plus particulièrement les femmes poètes. Ayant répondu à notre appel d’offres (chaque auteur étant invité à présenter son travail sur Internet), Marie-Josée Desvignes évoque de façon exhaustive et complète son propre blog. Laissons lui donc la parole!
Je vis aux portes du Lubéron, en Provence. Enseignante en Lettres modernes et formatrice ateliers d’écriture dans une autre vie, je me consacre exclusivement à l’écriture. Auteur d’un essai sur l’enjeu des ateliers d’écriture dès l’école primaire,  La littérature à la portée des enfants (L’Harmattan, 2001) d’un récit poétique Requiem, (Cardère Editeur, 2013), je publie régulièrement dans de très nombreuses revues et je chronique les ouvrages en service de presse de nombreux éditeurs.
Destiné au partage sensible de mes goûts poétiques, le blog comporte mes notes de lecture et articles, des liens vers les sites de littérature et de poésie dans lesquels je suis publiée mais pas seulement. Il est aussi le lieu d’annonces de mes publications et rencontres littéraires et humaines, mes ateliers d’écriture avec analyses de pratiques, mes projets en cours.
Mais surtout, ce site vous convie à me rejoindre dans cet Autre monde que j’explore chaque jour (réf à Roberto Juarroz). Au coeur de ma vie, l’écriture. La poésie procède d’une nécessité : faire (poïen) et  dire, mais aussi partager et diffuser par la lecture et le faire  écrire.
Si la définir demeure toujours un mystère propre à chacun, elle est, selon les plus grands l’ayant fréquentée, un état, une façon d’être au monde (G. Haldas) ou un mode de vie (St John Perse) – deux poètes qui ne sont pas par hasard  parmi mes préférés.
Le blog de Marie-Josée Desvignes : http://marie873.wix.com/autre-monde

« LA GUERRE », MARCEL GROMAIRE, 1925 (Musée d’Art moderne de la ville de Paris).

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   A raison de douze hommes de front représentant la largeur d’un défilé, la colonne des morts se serait étirée sur 110 kilomètres (distance qui sépare Paris de Montargis). Si le glas avait retenti pour chacun des morts pendant deux minutes, il aurait sonné pendant 1875 jours, soit plus de cinq ans; rien que pour Verdun, pendant plus de six mois. Chaque journée de guerre a tué en moyenne 900 hommes (Jean-Paul Cointet, Hitler et la France).

« DANS LA POIGNE DU VENT », François-Xavier Maigre, Bruno Doucey, 2012 (note parue dans « Diérèse » n°59)

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    Sensible, lyrique, la poésie de François-Xavier Maigre se déploie sur la page en vers libres, légers, riches d’images, de métaphores : Je marche à vue comme on navigue/proue et voile de chair/vers un débarcadère d’âmes/une simple chapelle/après la forêt profonde/et l’océan/des blés mûrs (p. 98).  Chaque texte semble ainsi habité par les souvenirs heureux d’une jeunesse encore proche. Né en 1982, journaliste à La Croix, François-Xavier Maigre souhaite effectivement retrouver l’enfance de la parole, les sensations et les bruits du premier âge, soit ce royaume à nous (p.44). Lyrique, parfois nostalgique, le verbe n’a pourtant rien de passéiste ou de désespéré. Résolument moderne, l’auteur célèbre le monde, la nature, cet instinct de vie dont frissonne l’écorce (p. 66). Placée à la lisière des lendemains (p. 66), l’écriture demeure ainsi habitée par l’enthousiasme, au sens étymologique, par l’espoir, et chante le départ, le déplacement : Je voyage léger/nu au-dedans/dépouillé au plus intime/avec rien –et moins encore-/oh ! J’avance/cela m’est suffisant (p. 62). Par-delà les chenaux de la mémoire (p.17), François-Xavier Maigre explore donc de nouveaux sentiers, et dépeint avec vérité les paysages qu’il traverse, sans en excepter les décors contemporains, généralement absents de la production actuelle. Dernière partie du recueil, « Et nos pas sans mémoire » s’apparente à une série de tableaux de la cité d’aujourd’hui, souvent dure, déshumanisée : Les masques de pluie/déforment les passants/visages sans voix/dans la voracité/des villes en croissance  (p. 75). Face à cette tristesse urbaine et houellebecquienne, reste la prière, discrètement évoquée, mais aussi l’amour, qu’il s’agisse des joies de la paternité, cette tiédeur nouvelle (p. 99) ou de la relation à la femme, dans la sérénité : Mais désormais/nous serons deux/pour clarifier l’intempérie  (p. 88). Bien des passages fêtent ainsi l’autre, tout à la fois reflet, complice, et soutien, sorte de double joyeux, différent et semblable, complémentaire.

   Prometteur, ce premier recueil, qui rappelle en même temps René-Guy Cadou et certains haïkaï japonais, signe bel et bien l’acte de naissance d’un vrai poète, pour reprendre les termes de l’éditeur.

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